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Les musardises de Parisianne

Equateur - Pelican

25 Juillet 2019, 17:06pm

Publié par Parisianne

EP Pélican Disponible en digital Tie Break Records

EP Pélican Disponible en digital Tie Break Records

Découverte encore, merci Xavier Chezleprêtre. Un rythme électro pop auquel je ne suis pas très habituée mais qui me fait bouger les pieds tout de même !

A votre tout de battre la mesure et d'entrer dans le monde de ce jeune artiste parisien.

Présentation :

Après un premier album, en anglais, « Burn The Sun », sorti il y a un an et salué par la critique, Equateur (aka Charles Rocher) revient avec Pélican, son 1er single en français, produit par Tie Break Records.
Découvert en exclusivité sur la compilation « Parisien : The Art de Vivre Issue » de Kitsuné, Pélican est un titre French-Pop, mêlant des sonorités acoustiques et électroniques. Une plongée dans l’univers onirique d’une jungle colorée bercé par la musique sensuelle d'Equateur. Ce voyage tropical est accompagné d’un EP de Remix avec à son bord : Anoraak (Valérie), Neus, Palmbomen (GTA, Non Records), Caspian Pool (Producteur de The Pirouettes), Visconsi. La sortie du maxi est prévue le 28 juin pour fêter l’été.
Pour cette odyssée exotique, Equateur dévoile son nouveau clip d’animation avec des illustrations signées Adrien Blanchat (Chromeo, Justice, Kavinsky...). Une carte d’embarquement pour un voyage enchanteur et solaire.
 
Equateur est un artiste parisien dont l’univers musical oscille entre 2 hémisphères musicaux : l’électro pop et la synth wave.
C’est le nom choisi par Charles Rocher, auteur, compositeur et producteur pour tracer sa ligne imaginaire entre sonorités rétro-futuristes, hypnotiques et mélancoliques.
Son premier album « Burn The Sun », marque l’entrée d’Equateur sur la scène électro française. Le disque a été largement prébliscité par la critique : Radio Nova le compare même aux albums de Kavinsky et M83, grâce à des titres come « The Lava » et « The Haunted ». Equateur collabore alors avec d’autres artistes sur « Absolut » feat. Sophie Tith et « 93.2 » feat. 86 Joon.
Aujourd’hui Equateur revient sur de nouvelles latitudes avec un premier single en français : Pélican. Mixé par Stéphane « Alf » Briat (Air, Phoenix, The Pirouettes...) et masterisé par Alex Gopher (The Blaze, Breakbot, Eddy de Pretto...), Pélican nous entraine dans un univers équatorial fantasmé.

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Soan & Tryo A l'Ancienne

20 Juillet 2019, 18:54pm

Publié par Parisianne

C'est encore à Xavier Chezleprêtre de l'Agence Attitude que je dois cette découverte. Je dois dire qu'en voyant le clip j'ai souri, il y a un peu (beaucoup) de vrai dans cet attachement que nous avons pour nos smartphones, et je ne suis pas la dernière à être accro. Mais finalement, sans cet outil un peu magique, comment pourrais-je suivre toutes ces nouveautés alors que je ne regarde jamais la télé et suis en mouvement tout le temps... mauvais excuse ? je vous l'accorde ! N'empêche !

Allez, on écoute, et je vous mets la présentation après la vidéo. Allez faire un tour sur la page facebook de Soan, c'est ici

 

Soan et Tryo
Sortie du single A l'ancienne,
Extrait de l'album 10 ans de Cavale
Disponible chez One Hot Minute / Wagram
Soan est de retour en duo avec Tryo pour le titre A l'ancienne, que l'on retrouve sur son dernier album 10 ans de Cavale. Après 5 albums studio et une victoire à La Nouvelle Star en 2009, c’est le moment pour Soan de célébrer ses 10 ans de carrière et de proposer un Best of de ses meilleures chansons, totalement ré-arrangées et ré-enregistrées. Dix ans de cavale compte 14 titres dont 5 chansons inédites. Soan y revisite ses compositions à la source, en repartant des guitares-voix.
 
Véritable tube en puissance, A l'ancienne sonne le début du printemps avec sa rythmique reggae implacable. «  Dis moi que tu m’aimes, dis moi que tu m’aimes, à l’ancienne, à l’ancienne » chante le duo événement Soan et Tryo. 
 
Dans le clip, on retrouve des invités de marque : Juliette Arnaud, Chinois Marrant et Marion Seclin qui se retrouvent tous embarqués avec Soan dans une aventure à l'ancienne.

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Offrons des Rêves aux enfants malades avec les Anthologies Éphémères et l'Association Rêves

18 Juillet 2019, 18:52pm

Publié par Parisianne

Couverture de Solyzaan

Couverture de Solyzaan

Je l'ai !

J'ai un peu tardé mais je suis une chanceuse, j'ai pu récupérer mes exemplaires des mains de Quichottine elle-même, pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore, je vous invite à aller naviguer sur son blog.

Quichottine est la cheffe d'un c(h)oeur depuis plusieurs années déjà, c'est elle qui lance le projet et nous conduit à l'aboutissement final : un livre !

Mais pas n'importe quel livre, un ouvrage écrit à plusieurs mains, à plusieurs coeurs, pour réaliser les rêves d'enfants malades, grâce à l'engagement de l'Association Rêves. 

Ce livre, Les Métiers improbables, vous le trouvez ici chez The Book Editions, au prix de 15 €.

 

 

 

Grâce à la vente des 240 livres de la souscription, pour les Métiers improbables, un chèque de 2500 € a été envoyé le 28 juin 2019 à l'Association Rêves. Il permettra la réalisation de deux rêves d'enfants.

Les Anthologies éphémères

Marché des Batignolles, Seth pour Art en ville

Marché des Batignolles, Seth pour Art en ville

Vous l'avez compris, la participation des auteurs est libre et a pour seul objectif de réaliser des rêves d'enfants gravement malades.

Avec la souscriptions pour ce 6e opus des Anthologies, deux rêves d'enfants vont être réalisés, 

Jade, trois ans fera un séjour à Disneyland Paris en fin d'année.

Clarisse 4 ans devrait rencontrer Jérémy Frérot.

Toutes les informations sont sur le blog des Anthologies Ephémères.

Marché des Batignolles, Seth pour Art en ville

Marché des Batignolles, Seth pour Art en ville

Pour que d'autres enfants gravement malades puissent réaliser leur rêve, afin que leur bonheur d'un jour puisse les aider à lutter contre la maladie,

partagez,

parlez-en autour de vous,

offrez-en à vos proches,

Six livres ont été édités à ce jour, vous les trouverez tous chez The Book Edition.

Marché des Batignolles, Seth pour Art en ville

Marché des Batignolles, Seth pour Art en ville

Qui sait si dans ce dernier livre, Métiers improbables, vous ne trouverez pas une vocation nouvelle.

Dites-nous si vous devenez Ravaudeuse d'émotions comme Marie Minoza,

Collectionneur de silences pour emboîter le pas à erato,

ou Puiseurs de lumière Quichottine vous donnera la voie à emprunter...

Et tant d'autres métiers plus poétiques les uns que les autres, parce qu'il n'y a pas d'âge pour rêver et surtout pour faire rêver des enfants qui en ont grand besoin !

Métiers improbables

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Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur

18 Juillet 2019, 17:23pm

Publié par Parisianne

Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur
Berthe Morisot par Edouard Manet

Berthe Morisot par Edouard Manet

Pour terminer ce chapitre féminin, il me fait bien sûr vous parler de la magnifique exposition Berthe Morisot qui se tient au musée d'Orsay jusqu'au 22 septembre.

Si vous êtes à proximité, je vous invite vraiment à y aller, il y a beaucoup de monde mais vraiment cela vaut la peine de voir ces toiles pour certaines prêtées par des collectionneurs privés du bout du monde.

Et si vous êtes curieux, regardez cette courte vidéo d'Arts in the City, je vous conseille leur très belle revue pour vous tenir informés de toutes les expos en France et en Europe (je n'ai pas d'actions dans la revue !)

Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur
Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur
Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur
Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur
Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur
Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur

Berthe Morisot est née en 1841 (et morte en 1895), une époque où, nous l'avons déjà évoqué, les jeunes filles (surtout de bonne famille) sont formées aux arts plus pour parfaire leur éducation que pour faire d'elles des artistes.

Petite parenthèse, je dis "jeunes filles de bonne famille", mais rappelons tout de même que les petites-filles de milieux plus modestes étaient envoyées à l'école de l'opéra, celles qui avaient un talent pourraient être danseuses, les autres pourraient trouver un riche monsieur venu chercher "sa danseuse", et oui, c'est de là que vient cette expression !

Degas avec sa Petite Danseuse de 14 ans fera scandale en 1881, le réalisme de la sculpture a été conspué, mais n'est-ce pas la mise en avant de pratiques douteuses qui devrait scandaliser ? Sur le sujet je vous invite à lire La petite danseuse de 14 ans de Camille Laurens.

Degas, ami de Berthe Morisot, sera à son tour mis à l'honneur à la rentrée pour son rapport avec l'opéra justement, nous en reparlerons donc.

Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur
Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur
Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur
Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur
Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur

Mais revenons à Berthe Morisot, c'est la première fois que le musée d'Orsay lui consacre une exposition, on voit quelques unes de ses œuvres dans le musée, d'autres au Musée Marmottan-Monet mais la dernière grande rétrospective a eu lieu à l'Orangerie en 1941... il était temps de réparer cette erreur. C'est chose faite et bien faite ! L'an dernier Mary Cassatt était mise à l'honneur au musée Jacquemart André, l'année d'avant Frida Khalo à l'Orangerie, les femmes peu à peu sont mises sur le devant de la scène.

ll n'est pas question pour moi de vous faire une biographie de Berthe Morisot, ni une analyse d’œuvres, juste vous donner l'envie d'en savoir plus et surtout d'aller voir l'exposition si vous le pouvez, ou d'en savourer quelques images ici-même pour ceux d'entre vous qui ne pourrez pas vous rendre au musée d'Orsay.

Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur
Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur
Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur
Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur
Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur
Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur
Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur
Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur
Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur

Berthe Morisot est à n'en pas douter une femme de caractère. Formée au dessin et à la peinture, elle n'a qu'un souhait, être artiste peintre professionnelle. Elle a la chance de naître dans une famille qui accepte ses choix, et d'avoir un mari qui non seulement la laissera peindre, exposer et vendre son travail mais qui acceptera aussi qu'elle signe de son nom de jeune fille Berthe Morisot. Il faut dire que signer de son nom de dame aurait prêté à confusion, puisqu'elle est Madame Eugène Manet, Eugène étant le frère d'Edouard, le célèbre peintre et grand ami de Berthe. Vous suivez ?

 

Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur
Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur
Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur
Musée d’Orsay, À l’heure de femmes 3 Berthe Morisot à l’honneur

Dès 1874, Berthe Morisot expose avec les impressionnistes (elle a déjà exposé au Salon officiel, avec sa soeur Edma), elle restera fidèle au groupe impressionniste et participera à toutes leurs exposition, sauf en 1879, année de la naissance de sa fille Julie Manet (vous savez la fille d'Eugène et nièce d'Edouard !).

Proche de Manet, nous l'avons dit, mais aussi de Degas, Renoir, Monet mais aussi Mallarmé, Berthe Morisot est au cœur de toute l'activité artistique de son époque.

Si ses œuvres reflètent beaucoup un univers féminin, elles sont avant tout des scènes de la vie moderne dans l'intimité d'une famille bourgeoise, on y voit les lieux de villégiature, les jardins d'agrément mais aussi le travail domestique féminin et bien sûr, les enfants.

"fixer quelque chose de ce qui passe" voici la volonté de l'artiste. Cette volonté est sensible dans sa touche rapide et esquissée, elle utilise aussi beaucoup le non finito qui lui vaudra, en 1880, de la part d'un journaliste le surnom d'"Ange de l'inachevé".

Vous noterez sur les photos le jeu avec les espaces, dedans dehors, avec les portes, les fenêtres, mais aussi les différentes pièces, ou encore les miroirs.

Tout se passe comme si cette technique, complexe et vigoureuse, assurée et personnelle, spontanée et maîtrisée, mettait en scène une course contre le temps, l'esthétique de l'"oeuvre en devenir" inscrivant une temporalité dans le monde immobile du tableau. L'impression de rapidité est aussi une tentative chez Morisot de refléter et d'endiguer la fuite du temps.

Musée d'Orsay, revue de presse

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Paris Âmes

17 Juillet 2019, 21:00pm

Publié par Parisianne

Paris Âmes

Et la lune de son œil étonné, observe la jeunesse dans les rues se glisser ;

Et le grand fleuve d’argent serpente langoureusement, saluant tour à tour haute dame, grands palais, et jusqu’aux tours meurtries à la flèche consumée de la fière cathédrale.

La nuit s’installera,
La ville ne dormira
Mais la lune veillera.

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Musée d’Orsay à l’heure des femmes 2

15 Juillet 2019, 18:52pm

Publié par Parisianne

Musée d’Orsay à l’heure des femmes 2

Les arts décoratifs vont offrir aux femmes des structures de formation qui permettront à certaines d'avoir un métier lucratif.

On ne se rend pas bien compte sur la photo de cet incroyable travail de tapisserie de Blanche Ory-Robin (1892-1942)  célèbre pour son invention de broderies de ficelles.

Blanche Ory-Robin

Blanche Ory-Robin

Annie Swynnerton (1844-1933) est la première femme élue à la Royal Academy of Arts en 1923. Formée à l'Académie Julian à la fin des années 1870, elle a beaucoup combattu pour les droits des femmes, en tant que suffragette mais également en tant que militante pour l'admission des femmes à l'Académie des Beaux-Arts de Manchester.

Annie Swynnerton Mater Triumphalis 1892
Annie Swynnerton Mater Triumphalis 1892

Annie Swynnerton Mater Triumphalis 1892

Marie Bashkirtseff (1858-1884) d'origine ukrainienne étudie à Paris à l'Académie Julian et expose au Salon. 

Louise Breslau (1856-1927) d'origine allemande, elle commence ses études à Zurich avant de rejoindre l'Académie Julian à Paris en 1878, elle y rencontre Marie Bashkirtseff qui voit en elle la seule véritable rivale pour l'obtention de prix !

Marie Bashkirsteff - Louise Breslau
Marie Bashkirsteff - Louise Breslau

Marie Bashkirsteff - Louise Breslau

Je n'étonnerai personne en disant que les femmes sont exclues de l'Ecole des beaux-arts comme elles le sont de presque partout. […] ce qu'il nous faut, c'est la possibilité de travailler comme les hommes et de ne pas avoir à exécuter des tours de force pour en arriver à avoir ce que les hommes ont tout simplement.

Musée d'Orsay Marie Bashkirtseff

Marie Bashkirtseff
Marie Bashkirtseff

Marie Bashkirtseff

La sculpture n'est évidemment pas un art considéré comme féminin. Marie Bashkirtseff s'y est essayé mais celle qui est restée dans les mémoires et dont on parle de plus en plus aujourd'hui, et non plus seulement pour sa relation avec Rodin mais bel et bien pour son talent, c'est Camille Claudel.

Camille Claudel
Camille Claudel
Camille Claudel

Camille Claudel

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Musée d’Orsay à l’heure des femmes

12 Juillet 2019, 18:07pm

Publié par Parisianne

Musée d’Orsay à l’heure des femmes

En parallèle de l'exposition Berthe Morisot, dont nous parlerons plus tard, le musée d'Orsay invite les curieux à parcourir les salles du musées dans lesquelles sont mises en avant un certain nombre d’œuvres d'artistes femmes, le titre de ce parcours Femmes, art et pouvoir, titre emprunté à un recueil de textes de l'historienne Linda Nochlin. Je vous invite en suivant le lien à aller lire ce qu'en disent Laurence des Cars, présidente des musées d'Orsay et de l'Orangerie, et les responsables des collections ayant travaillé sur ce parcours très agréable.

 

Rosa Bonheur Le Sombrage

Rosa Bonheur Le Sombrage

Le musée d'Orsay dont on sait que les collections couvrent la période 1848-1914 souffre, comme de nombreux musées, du manque de visibilité des femmes artistes, elles n'ont à cette époque pas grande liberté d'expression, ce n'est pas une nouveauté, et les collections ici représentées sont pour beaucoup des œuvres acquises par l'Etat. Cela voudrait-il dire que l'administration des Beaux Arts à la fin du XIXe ne s'intéresse pas aux femmes ? Quelle étrange idée !

Il ne faut pas faire une généralité cependant, regardez ce tableau de 1849 dit Labourage nivernais ou Le Sombrage de Rosa Bonheur, il est une commande officielle faite à l'artiste à l'issue du Salon de 1848. Le cartouche nous dit " Le tableau connaît un immense succès au Salon de 1849 et ne manque pas d'être rapproché des écrits d'une autre femme..." de qui parle t-on ? je vous laisse deviner, la réponse sera en fin de cet article.

J'ai trouvé intéressante cette idée de parcours qui nous incite donc à nous arrêter sur certaines œuvres, que je ne détaillerai pas, mais dont je vais vous montrer quelques images, en plusieurs fois, vous laissant le soin d'aller à Orsay pour ceux qui en ont la possibilité, ou de flâner sur le site du musée.

 

Marie Bracquemont, Tête de muse 1878

Marie Bracquemont, Tête de muse 1878

Berthe Morisot, palette d'aquarelle

Berthe Morisot, palette d'aquarelle

Si les "jeunes filles de bonne famille" suivent souvent une formation artistique, rares sont celles qui exercent leur art comme un métier. Elles sont la plupart du temps invitées à exercer leur talents dans des techniques dites mineures, aquarelle, dessin, pastel. Le pastel sera mis en avant plus tardivement, vers 1880, Edgar Degas l'utilisera souvent mais aussi bien sûr Berthe Morisot ou Marie Cassatt.

Berthe Morisot Portrait de Madame Rosalie Pillaut © RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Gérard Blot

Berthe Morisot Portrait de Madame Rosalie Pillaut © RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Gérard Blot

Regard d’homme sur femme de tête !

Ci-dessous, deux portraits peints par Edouard Vuillard, Jeanne Lanvin à sa table de travail, et sa fille, la Comtesse de Polignac, grande mécène qui réunit dans son salon Nadia Boulanger ou Louise de Vilmorin.

Edouard Vuillard, Jeanne Lanvin et sa fille La comtesse de Polignac
Edouard Vuillard, Jeanne Lanvin et sa fille La comtesse de Polignac

Edouard Vuillard, Jeanne Lanvin et sa fille La comtesse de Polignac

La réponse à la question concernant le tableau de Rosa Bonheur est George Sand bien sûr, voici ce que nous dit précisément le cartouche :

"Le tableau connaît un immense succès au Salon de 1849 et ne manque pas d'être rapproché des écrits d'une autre femme, George Sand, qui évoquait dans son roman La Mare au diable (1846), le labourage comme un sujet digne d'être peint".

Un jour viendra où le laboureur pourra être aussi un artiste, sinon pour exprimer, du moins pour sentir le beau

George Sand La Mare au diable

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Guillo Macadam Animal

11 Juillet 2019, 15:59pm

Publié par Parisianne

Guillo Credit Illustration Valerie Vernay

Guillo Credit Illustration Valerie Vernay

Découverte et coup de cœur ! Ne pas oublier de remercier Xavier Chezleprêtre, et oui bien sûr l'Agence Attitude qui depuis plusieurs années maintenant veille à piquer ma curiosité, et ça marche ! Les informations reçues sur Guillo m'ont incitée à aller regarder de près le site que je vous invite à visiter en suivant le lien Guillo.  

Vous me direz ce que vous en pensez, pour ma part, quelque chose me touche.

Guillo credit photo L'oeil dans la boite

Guillo credit photo L'oeil dans la boite

Présentation ! 

Guillo nous revient avec son nouvel album Macadam Animal (Cinq Secondes/Absilone), réalisé par Benoît et Cyril Crabos (Le trottoir d’en face). Ce disque nous parle des origines de l’humanité, de ses conquêtes et de ses déplacements migratoires à travers les âges. Voici un album de Pop française aux textes ciselés, véritable plongée dans la profondeur de nos abîmes.
À 18 ans, Guillaume Galiana quitte la banlieue nord de Paris et s’installe dans le Sud Ouest de la France, avec la ferme intention de poursuivre des études d'anglais mais il devient auteur-compositeur-interprète sous le nom de Guillo, et fait ses premières armes aux côtés de Francis Lassus (batteur pour Claude Nougaro et Jacques Higelin). En 2007, il est sélectionné pour participer aux 26èmes Rencontres d’Astaffort parrainées par Tété. Il effectue, presque dans la foulée, les premières parties de Francis Cabrel sur la tournée Des roses et des orties, puis en lever de rideau pour Emily Loizeau et Juliette. En tournée au Québec, il croise la route de Bernard Adamus, Anne Sylvestre, Allain Leprest ou Pierre Lapointe, et commence à se sentir sur scène comme à la maison.
Super 8, son premier album distribué, sort fin 2013 et l'amènera à jouer partout en France et en Suisse : des premières parties, encore, de La Grande Sophie à Vincent Baguian, aux concerts intimistes chez l’habitant ou aux festivals chanson. Après trois ans de tournée et quelques récompenses plus tard (Prix du texte à Tarbes, Prix du public et des programmateurs en Suisse, Prix de l’ODDAC à Bayeux…) il peaufine sa plume et son art de la mélodie puis se remet au travail.
Au printemps 2016, son nouvel album Soulage reçoit le soutien de la Sacem et de l’Adami. Après une sortie digitale remarquée, les onze chansons paraissent en librairie sous la forme d’un livre-disque Je ne suis pas un long fleuve tranquille. Un ouvrage intime, musical et poétique, incluant l’album Soulage ainsi que 30 minutes de Bonus audio. Au gré des 70 pages, Guillo raconte l’origine de ses chansons, à travers un récit original où il fait parler la vie. Ce livre-disque reçoit, en septembre 2017, un coup de coeur Parole enregistrée de l'Académie Charles Cros.
En parallèle, Guillo anime depuis dix ans des ateliers chanson en milieu scolaire ou hospitalier. Macadam Animal marque un nouveau pari pour cet auteur-compositeur si proche de nos vies.

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Alain EMERY, D'Ombre et d'argile

8 Juillet 2019, 15:58pm

Publié par Parisianne

Alain EMERY, D'Ombre et d'argile

Alain EMERY, je ne vous le présente plus, vous trouverez dans le sommaire des lectures, la liste de ses différents ouvrages.

Le livre dont je vais parler aujourd'hui est un peu à part dans l'oeuvre d'Alain, c'est le récit d'une vie, celle de Félicie, incarcérée pour infanticide le 10 septembre 1896 à la maison d'arrêt de Marennes.

Ce n'est un secret pour personne, la vie prend toujours un malin plaisir à déchiqueter les âmes simples : de Félicie, elle ne va faire qu'une bouchée.

Ce récit est né d'une rencontre avec les descendants de Félicie, qui ont fait un important travail de recherche, et confié leur histoire à l'auteur qui nous dit lui-même en introduction " je m'étais donné pour mission de lui rendre figure humaine...".

Soyons honnête, une femme condamnée pour infanticide n'inspire a priori pas la l'indulgence. Mais en suivant Alain dans son travail, appuyé sur le dossier d'assises, ce n'est plus une femme que l'on regarde, c'est une époque, je vous rappelle que nous sommes en 1896.

Quelle est la condition de la femme à l'époque ? Que représente une domestique dans la société ? Comment regarde t-on une fille mère de 22 ans ?

Félicie n'est pas une citadelle. Le fragile édifice qu'elle a bâti de ses propres mains, sans l'aide de personne, ne s'élève pas bien haut et repose sur la glaise.

Avec une forme de recul humaniste avant tout, Alain Emery retrace les chemins de Félicie, et faisant de nous lecteurs ses interlocuteurs privilégiés, il nous entraîne et nous incite à observer. Le crime est là, il n'est aucunement nié, mais les circonstances ne sont-elles pas atténuantes ? 

L'écriture d'Alain est comme toujours magnifiquement évocatrice, et l'on voit sous sa plume l'amoureux "coq faisan" qui se débine à tire-d'aile à la première occasion, le veuf "le nez sur les gibiers en sauce et les daubes" qui renvoie les misères du peuple aux bonnes œuvres, les religieuses qui promènent "les ombres griffues de leurs cornettes" aussi acérées que leurs bonnes âmes, et j'en passe.

Tous ces personnages se mettent en place, les uns près des autres pour tisser la toile d'un destin pris dans la tourmente.

Je n'ai qu'une chose à ajouter, lisez, sans préjugés !

 

J'envie ceux qui peuvent ne s'en tenir qu'aux faits.

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Curiosité

5 Juillet 2019, 08:34am

Publié par Parisianne

Lucien Fontanarosa - Pichet en étain 1948 - Musée des Années 30 Boulogne Billancourt

Lucien Fontanarosa - Pichet en étain 1948 - Musée des Années 30 Boulogne Billancourt

Je vous parlais dernièrement de la Cité des Fleurs où ont vécu le peintre Lucien Fontanarosa (1912-1975) et son épouse, Annette Faive (1911-1988) avec leurs enfants musiciens. Une de mes amies a bien connu ce couple d'artistes, c'est par elle que j'ai appris à regarder leur travail, je connaissais ce nom par leur fils Patrice Fontanarosa, violoniste que je vous invite à écouter en fin de cet article.

Pour en savoir plus sur Lucien Fontanarosa et les siens, n'hésitez pas à aller sur le site dédié en suivant le lien ici 

Je ne vous parlerai que de Lucien, artiste peintre, vous pouvez voir un de ses tableaux en ouverture de cet article, peut-être pas le plus représentatif de son travail c'est pour cela qu'il faut aller faire un tour sur le site ! Le Pichet d'étain est exposé au musée des Années 30 à Boulogne.

Lucien Fontanarosa a été Premier Grand Prix de Rome en 1936, il a reçu de nombreux autres prix, exposé dans de nombreuses galeries et reçu bien des honneurs. Mais ce n'est pas ce qui m'intéresse le plus, pour les détails vous avez le site.

Il faudra que je fasse quelques recherches complémentaires,  j'ai lu également que cet artiste avait illustré de nombreux ouvrages littéraires, comme Les Hauts de Hurlevent, Terre des Hommes et Germinal pour n'en citer que trois. Peut-être avez-vous sans le savoir dans votre bibliothèque quelques trésors de livres illustrés. Vous n'êtes pas sans savoir que nombreux sont les artistes à avoir illustré des livres. 

Alors peut-être que ce nom Lucien Fontanarosa, ne vous évoque rien, et pourtant, vous avez tous eu entre les mains certaines de ses oeuvres puisqu'il est le dessinateur des billets de banque à l'effigie de Berlioz (10F), Quentin de La Tour (50F), Delacroix (100F) et Pascal (500F) commandés par la Banque de France.

Alors, vous voyez que vous le connaissez bien ! Je ne vais pas entrer dans de trop nombreux détails mais voyez ci-dessous un petit descriptif de chacun de ces billets, merci Wikipédia !

Par Banque de France — Scan personnel, Domaine public, Wikipédia
Par Banque de France — Scan personnel, Domaine public, Wikipédia

Par Banque de France — Scan personnel, Domaine public, Wikipédia

Commençons par Berlioz, émis de 1974 à 1980, gravé par Jacques Jubert et Henri Renaud.

Au recto, à droite, est représenté le portrait d'Hector Berlioz d'après l’œuvre d'Émile Signol peinte en 1832, en train de diriger un orchestre dans la chapelle des Invalides, à Paris, à l'occasion de la première exécution de son Requiem.

Au verso, à gauche, le même portrait de Berlioz, représenté devant les bâtiments de la Villa Médicis à Rome. On voit en arrière-plan le Château Saint-Ange et la Basilique Saint-Pierre de Rome.

Le filigrane représente le profil de Berlioz.

 

Par Banque de France — Scan personnel, Domaine public, Wikipédia
Par Banque de France — Scan personnel, Domaine public, Wikipédia

Par Banque de France — Scan personnel, Domaine public, Wikipédia

Le billet Quentin de la Tour, d'une valeur de 50 francs a été créé le 15 juin 1976 par la Banque de France et émis le 4 avril 1977. La vignette a été dessinée par Bernard Taurelle, d'après une œuvre de Lucien Fontanarosa (décédé en 1975) lequel s'est inspiré d'un autoportrait de Maurice Quentin de La Tour, un pastel exposé au Musée Antoine-Lécuyer ; elle fut gravée par Henri Renaud et Jacques Combet.

Au recto : à droite le portrait de Quentin de La Tour avec en fond la façade principale du château de Versailles.

Au verso : à gauche, le même portrait du peintre avec en fond, la façade de l'hôtel-de-ville de Saint-Quentin, sa ville natale.

En filigrane apparaît la tête du peintre d'après un autre autoportrait.

Par Dwight Burdette — Travail personnel, Domaine public, Wikipédia
Par Dwight Burdette — Travail personnel, Domaine public, Wikipédia

Par Dwight Burdette — Travail personnel, Domaine public, Wikipédia

Au tour de Delacroix, pour ce billet de 100 francs, créé par la Banque de France le 24 mars 1978 et émis le 2 août 1979, si j'avais su j'en aurais demandé un pour mon anniversaire deux jours plus tard !

La vignette a été dessinée par Lucien Fontanarosa et a été gravée par Henri RenaudJacques Jubert et Jacques Combet.

Les tons dominants sont le brun et l'orange.

Au recto : centrée, l'autoportrait d'Eugène Delacroix tenant au premier plan sa palette et ses pinceaux devant un détail du tableau La Liberté guidant le peuple.

Au verso : le même autoportrait Delacroix mais cette fois le peintre, une plume d'oie à la main, est en train d'écrire son fameux journal. En fond, les arbres de la place Furstenberg sur laquelle s'ouvrait l'atelier du peintre.

Le filigrane représente la tête de Delacroix de trois-quart.

Et pour terminer, le billet de 500 francs, créé le 4 janvier 1968 et émis le 7 janvier 1969, moi je n'étais pas née mais comme il est resté en circulation jusqu'en 1997 je me souviens en avoir vu ! 

Voici ce qu'en dit Wikipédia : Le dessin est de Lucien Fontanarosa donc, la gravure a été réalisée par Robert Armanelli et Claude Durrens. De dominante jaune et marron clair, nous voyons au recto Blaise Pascal avec en fond à gauche le clocher de l'église Saint-Jacques de la Boucherie (Tour Saint Jacques pour ceux qui la connaissent à Paris), et à droite la cathédrale de Clermont-Ferrand.

Au verso, Pascal toujours avec en fond le colombier et la chapelle de l'Abbaye de Port Royal. Il faudra que je vous y emmène un jour dans cette magnifique abbaye.

Le filigrane qui n'est pas visible sur cette photo représente le masque mortuaire de Pascal.

 

Par Banque de France —Domaine public, Wikipedia
Par Banque de France —Domaine public, Wikipedia

Par Banque de France —Domaine public, Wikipedia

Terminons en musique puisque vous savez que si les parents étaient peintres, leurs trois enfants sont musiciens, Patrice Fontanarosa étant le plus célèbre, j'ignore si son frère et sa soeur jouent encore.

Je ne sais pas vous mais moi j'adore quand une recherche sur un sujet me mène à faire des découvertes inattendues ! L'art prend toutes les routes, même les plus improbables ! 

Anne

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