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Les musardises de Parisianne

Des voyages immobiles... carte postale

28 Mars 2021, 07:00am

Publié par Parisianne

J'ai cheminé longtemps pour atteindre ce bout de mon monde, et me voici rendue enfin. A la proue de ce navire parisien baptisé Ile aux Cygnes, je regarde vers l'ouest, des envies de voyages plein les yeux, des rêves de rencontres plein le cœur.

J'ai la chance aujourd'hui d'entraîner avec moi une dame que ces mois d'enfermement ont rendue inquiète, le soleil printanier, le ciel limpide vont faire de notre sortie plus qu'un voyage, une forme de renaissance.

Paris sera dans les semaines à venir notre musée à ciel ouvert à défaut de notre activité habituelle dans les musées et les expositions, toujours fermés. SI le ciel reste clément, je préparerai des itinéraires adaptés à une personne plus très jeune, un peu fragile, et nous arpenterons la ville aux trésors.

Je vous emmène ?

 

Des voyages immobiles... carte postale

Et si nous reprenions l'envoi de cartes postales, malgré notre immobilité contrainte, rien ne nous empêche de voyager.

Si vous prêter au jeu vous amuse, dites-le en commentaire que nous puissions passer sur vos blogs pour vous lire.

Vous n'avez pas de blog ? Envoyez-moi par la rubrique contact ou à parisianne95@orange.fr votre photo et votre texte et je les publierai.

Des voyages immobiles... carte postale

Dans cette période contrainte, allons contre vents et marées : 

La liberté est en nous ! 

Celle-ci, réplique de la célèbre statue de Bartholdi qui a vu tant de misères arriver à New-York nous indique le chemin, vous voyez, c'est droit devant !

Amitiés

Anne

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Alain Emery, Horn

26 Mars 2021, 23:20pm

Publié par Parisianne

Alain Emery, Horn

Alain Emery, vous le connaissez, vous savez que non seulement c'est un auteur de talent, nombre de ses livres ont fait l'objet de publications sur ces pages, mais que c'est surtout pour moi un ami, un modèle et celui qui a eu la gentillesse de poser ses mots sculptés sur mes photos dans notre livre commun, Cette seule voix. 

Vous ne serez donc pas surpris que je revienne vers vous pour parler de ce superbe nouveau court roman, Horn,  qui vient de paraître aux éditions Terres du couchant.

Après coup, l’homme qu’on devient glisse un peu de lui-même dans les blessures des autres et le jeu qui se dévoile à lui, carte après carte, est tout bonnement faussé.

Horn, ce n'est pas un voyage au long cours, c'est un retour aux sources pour la traversée mouvementée d'une histoire familiale marquée par la guerre, ses drames et ses silences qu'il convient parfois de faire rugir. 

On dit que l'absence laisse un goût sur les lèvres. Sur les miennes flottait une inqualifiable amertume.

C'est cette amertume aux lèvres que le narrateur revient vers la mer de son enfance, une lettre froissée au fond de la poche ; une lettre ressurgie d'un passé destructeur.

Le sang farouche qui coulait dans ses veines l’avait poussé au sacrifice et, le reste du temps, l’avait condamné au silence. L’océan l’avait appelé et continuait de le réclamer.

Avec son talent de poète et de narrateur, Alain Emery nous entraîne dans la quête de vérités.

C'est ciselé. C'est fort jusqu'à la chute inattendue, devrais-je dire inespérée ?  

Un roman court à lire et à relire.

Alain Emery, Horn

A un journaliste qui me demandait d’où venait ma vocation d’écrivain, j’ai répondu qu’elle avait vu le jour ici, face à cette immensité têtue et indifférente à mon sort, dans ce vent large et impétueux qu’il m’était arrivé une fois où deux, beaucoup plus tard, de comparer à une monture. Je ne crois pas avoir menti.

Pour prolonger un peu la gourmandise des mots, Alain nous offre ensuite une nouvelle, Trois Géants, autre plongée dans un univers d'hommes de mer autour de l'adieu au capitaine. Des portraits rugueux, comme Alain sait si bien les écrire.

C'est aux éditions Terres du couchant et c'est à consommer sans modération.





 

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Square de la place des Martyrs juifs du Vélodrome d'hiver

20 Mars 2021, 21:49pm

Publié par Parisianne

Square de la place des Martyrs juifs du Vélodrome d'hiver

Nous sommes ici à deux pas de l'emplacement du Vélodrome d'Hiver, qui reste aujourd'hui gravé dans nos mémoires en raison de la terrible rafle des 16 et 17 juillet 1942 ; plus de treize mille personnes dont un tiers d'enfants entassés là, pendant plusieurs jours, dans des conditions horribles avant d'être déportés à Auschwitz.

 

Square de la place des Martyrs juifs du Vélodrome d'hiver
Square de la place des Martyrs juifs du Vélodrome d'hiver
Square de la place des Martyrs juifs du Vélodrome d'hiver

Aujourd'hui, un square qui longe la Seine et sous lequel passe le RER a été aménagé en mémoire de ces victimes de la barbarie. Une sculpture très expressive du Walter Spitzer et de l'architecte Mario Azagury en est le coeur.

Il y a non loin de là un jardin mémorial des enfants du Vél' d'Hiv'.

Le site en bord de Seine, malgré la modernité froide de l'environnement de tours est émouvant.

Il y a dans de nombreux jardins parisiens des stèles en verre sur lesquelles sont gravés les noms des enfants déportés, c'est toujours bouleversant de lire ces noms de très jeunes enfants au détour d'une flânerie. 

 

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Paris XV, Square Bela Bartok

18 Mars 2021, 21:29pm

Publié par Parisianne

Petite oasis au coeur des tours du XVe arrondissement, le square Bela Bartok longe le quai de Grenelle, entre les Ponts Bir Hakeim et Pont de Grenelle.

Paris XV, Square Bela Bartok

En arrivant par la dalle du Front de Seine, on le devine d'en haut, comme une bouffée d'oxygène, confirmée par le maître des lieux avec qui j'ai eu une petite conversation sans toutefois parvenir à le faire poser devant la Tour Eiffel, le masque et les lunettes ne faisant pas toujours bon ménage, il m'a trouvée un peu longue pour la mise au point, quand j'ai eu cadré la Tour et le piquet sur lequel Maître Rouge-gorge me faisait l'honneur de poser... il était parti !

Vous voyez la Tour Eiffel sur la dernière photo !Vous voyez la Tour Eiffel sur la dernière photo !Vous voyez la Tour Eiffel sur la dernière photo !

Vous voyez la Tour Eiffel sur la dernière photo !

C'est un jardin planté de magnolias, bruyères et rhododendrons qui ne tarderont pas à offrir une explosion de couleurs comme vous pouvez le deviner sur mes photos malgré le gris ambiant.

Paris XV, Square Bela Bartok

Jardin hommage au compositeur hongrois, Bela Bartok (1881-1945), on y trouve une sculpture de l'artiste Imre Varga, offerte par la ville de Budaptest en 1982.

Et une fontaine Cristaux, en métal posé sur un socle de mosaïque, œuvre du sculpteur Jean-Yves Lechevallier.

Bela Bartok par Imre Varga

Bela Bartok par Imre Varga

Cristaux, Jean-Yves Lechevallier

Cristaux, Jean-Yves Lechevallier

A la sortie du square côté Place de Brazaville une bambouseraie offre une nature différente de ce à quoi nous sommes habitués dans les jardins parisiens, et aujourd'hui avec le vent, le froissement des feuilles de bambous faisait oublier les bruits de la ville.

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Serge Joncour, Nature humaine

17 Mars 2021, 19:43pm

Publié par Parisianne

Serge Joncour, Nature humaine

Les grands moments de l'Histoire sont la consigne de nos souvenirs personnels.

Découverte de cet auteur à travers ce prix Femina 2020, un jour peut-être m'intéresserais-je au Femina créé en 1904 en réaction au Goncourt jugé misogyne ! 

Mais ce n'est pas le prix qui m'a fait m'intéresser à ce livre, plutôt les échos positifs entendus ici ou là. Et je ne regrette pas. Cette histoire qui s'étend de 1976 à 1999 est un peu la nôtre, je n'étais pas très grande en 76 mais je me souviens de cette année de sécheresse terrible. 

Serge Joncour nous entraîne donc dans une histoire simple, celle d'un jeune fermier qui reprend l'exploitation de ses parents, située dans le Lot, un peu par contrainte, beaucoup par amour pour sa terre et sa région préservée mais qui se trouve malgré lui au cœur de certaines des luttes qui ont jalonné la fin du XXe siècle. 

... toutes ces zones périphériques devenaient d'interminables successions d'hypermarchés, de magasins de sport, de bricolage, de jardineries et de grandes surfaces d'ameublement, et pour réguler la circulation née de tous ces parkings et de ces nouvelles routes on construisait des ronds-points tous les cinq cents mètres... Le paysage urbain changeait du tout au tout.

La politique (élection de Mitterand en 1981), les centrales nucléaires et la catastrophe de Tchernobyl (1986), la vache folle et l'apparition du SIDA, la chute du Mur de Berlin, bien sûr, l'évolution de notre société et la multiplication des grandes surfaces, jusqu'à la tempête de 1999, tout défile pour nous rafraîchir la mémoire et nous interroger.

L'histoire d'amour qui incite notre principal protagoniste, Alexandre, à revenir toujours vers Constanze, la belle Allemande, trouve son écho dans la nature préservée qui entoure la ferme et que la jeune femme évoque comme une sorte d'oasis à laquelle elle se rattache lors de ses combats pour d'autres terres, lointaines celles-là et sacrifiées, celles de l'Inde.

Un livre à lire assurément. 

 

Le plus fou c'est que toutes ces terres qu'ils bétonnaient, ces terres de sortie de ville, c'étaient des terres de bord de rivière ou de fond de vallée, autant dire les meilleures, c'étaient donc sur des terres agricoles de la plus haute qualité qu'on bétonnait à n'en plus finir pour y faire pousser des hypermarchés.

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Saint-Samson, Clermont de l'Oise

12 Mars 2021, 09:56am

Publié par Parisianne

Saint-Samson, Clermont de l'Oise

Une église qui a connu - comme beaucoup d'autres - un grand nombre de vicissitudes.

Construite à la fin du XIIe siècle, Samson sera incendiée pendant la Guerre de Cent ans, ce qui vaudra la reconstruction de la partie sud en gothique flamboyant, nous sommes en 1495.

Le clocher du XIVe siècle est décapité par la foudre en 1785 et restauré en 1812.

Clermont-de-l'Oise, est une jolie commune des Hauts-de-France, proche de Beauvais, Compiègne, Senlis ou Chantilly, autrement dit une belle et riche région !

Saint-Samson, Clermont de l'OiseSaint-Samson, Clermont de l'OiseSaint-Samson, Clermont de l'Oise

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Notre-Dame de l'Oratoire, Passais la Conception, Orne

11 Mars 2021, 22:25pm

Publié par Parisianne

Notre-Dame de l'Oratoire, Passais la Conception, Orne

Deux chapelles, la première édifiée en 1852 suite au vœu d'une paroissienne guérie.

Une seconde, plus grande sera édifiée en 1857 pour faire face à l'affluence de pèlerins, mais encore trop petite, la troisième, ci-dessous sera construite en 1927. 

Tout au long du mois de mai les pèlerins viennent rendre hommage à Notre-Dame.

Notre-Dame de l'Oratoire, Passais la Conception, Orne

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Edith Holden, Journal champêtre... de mère en fille

11 Mars 2021, 16:13pm

Publié par Parisianne

Edith Holden, Journal champêtre... de mère en fille

S'il est un livre, parmi les nombreux livres de nos bibliothèques familiales, auquel je tiens beaucoup, c'est bien ce journal champêtre d'Edith Holden. D'ailleurs, ce n'est pas un mais deux livres, puisque celui-ci est en double.

Maman en a offert un à sa maman comme moi je lui en ai offert un, il n'aurait plus manqué qu'elles se réunissent pour m'offrir le mien ! Mais non, et mon exemplaire est celui de ma grand-mère remis par ma maman... vous suivez ? ce sont des transmissions de mère en fille.

Je suis aujourd'hui la dernière et seule femme au milieu d'un cercle d'hommes.

Edith Holden, Journal champêtre... de mère en fille
Edith Holden, Journal champêtre... de mère en fille

Assis à l’aise dans un bosquet, j’entendais
Un millier de notes mêlées.
Dans la douce inclination où les pensées agréables amènent à l’esprit de tristes pensées.

Edith Holden, née en 1871 dans le Worcestershire, suivit les cours d'une école de dessin puis travailla comme illustratrice. Son journal champêtre est un savant mélange d'amour et d'observation de la nature.  Elle se noie dans la Tamise le 16 mars 1920, en cueillant des chatons de châtaignier, alors qu'elle n'a que 49 ans.

Edith Holden, Journal champêtre... de mère en fille

Cette édition en fac simile est d'une grande beauté, vous pouvez le deviner à travers ces quelques images.

L'écriture manuscrite calligraphiée, par Corinne Rouault, d'après l'œuvre originale contribue au charme de l'ouvrage dans lequel, en plus de ses merveilleux dessins, l'auteur note ses observations, les poèmes qu'elle aime, comme celui de William Wordworth que vous pouvez lire en partie, mais aussi des dictons.

Un dicton pour mars :

"Quand mars rentre comme un mouton, il sort comme un lion."

La Nature à son bel œuvre liait
L’âme humaine qui en moi fusait,
Et très peiné mon cœur était
De ce que l’homme, de l’homme a fait.

Edith Holden, Journal champêtre... de mère en fille

A travers les touffes de primevères dans la verdure,
La pervenche entraînait ses guirlandes,
Et je suis sûr que toute fleur
Jouit de l’air qu’elle respire.
[...]
W. Wordworth

Journal Champêtre d'Edith Holden, édition Blume-Chêne

Traduction française : Florence Herbulot
Traduction des poèmes : Claude Kosmann
Calligraphie d'après l'oeuvre originale : Corinne Rouault

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Abbaye de Chaalis, chapelle Sainte-Marie

10 Mars 2021, 21:51pm

Publié par Parisianne

Abbaye de Chaalis, chapelle Sainte-Marie

Dans le domaine de Chaalis, les ruines de l'abbaye cistercienne et la chapelle édifiée sur la volonté de Saint-Louis, gothique rayonnant XIIIe siècle.

Abbaye de Chaalis, chapelle Sainte-Marie

Vous avez déjà eu l'occasion de me suivre dans ce superbe lieu, pour regarder en l'air, ici, ou admirer les couleurs éclatantes, ici.

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Bonheurs des fleurs

10 Mars 2021, 11:00am

Publié par Parisianne

Bonheurs des fleurs

Plaisir des mots et des yeux au frais soleil printanier qui éclaire mon petit coin de Picardie.

Je reste en quête de surprises apportées par ces compositions japonaises.

Un livre déniché sur le net pour poursuivre dans la découverte d’un art qui me séduit et auquel je m’adonne en toute liberté au gré des fleurs croisées.

Les dernières sont présents du jardin qui malgré un froid persistant offre chaque jour de nouveaux bonheurs.

Dans cet ouvrage de Martine Clément sur l’ikebana, suivi d'un second sur le paysage ikebana, qui commencent à être un peu anciens, Philippe Sollers a écrit l'introduction dont je vous livre ce bel extrait :

Qu’il s’agisse de mots, de signes de ponctuation, de fragments de phrases, de fleurs, de mousses ou de branches ; ou encore de notes de musique, de plans colorés ou de coups de pinceau, la déclaration d’un ensemble paraît lui venir du dedans, parcourir le tout en équilibre instable et revenir au détail pour le faire vibrer. Lui. Lui seul.
Aucune différence, donc, entre l’art floral, celui de la poésie ou de la peinture. C’est la même chose de réussir un bouquet ou un nô. Échelles d’espaces. Rythme des volumes. Jaillissement du temps.

Philippe Sollers

Bonheurs des fleurs

Printemps tout frisquet :
Les jonquilles grelottent
Dans l’herbe mouillée.

Myo Ren

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