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Les musardises de Parisianne

De l'ère des dinosaures à l'ère de glace

29 Juillet 2014, 14:02pm

Publié par Parisianne

Grâce à Xavier Chezleprêtre, de l'agence Attitude, je suis retombée en enfance, dans mes années de curiosité pour tout ce qui concerne la préhistoire. Je reconnais n'avoir plus le même goût pour cette époque aujourd'hui ! C'est en curieuse cependant que je me suis rendue à cette expo, De l'ère des dinosaures à l'ère de glace qui a lieu Porte de Versailles et que je vous conseille vivement de voir avec vos enfants et petits-enfants. 

Le début du parcours nous plonge dans l'ère glaciaire, au milieu de toutes sortes d'animaux plus gros les uns que les autres mais dont bon nombre nous rappellent qu'ils sont bien les ancêtres de certains que nous connaissons encore aujourd'hui.

Dans une succession des scènes représentant l'habitat naturel, nous pouvons voir et entendre (dans une belle cacophonie) les mamiphères et les hommes qui les entourent : Homo Erectus,  Homme de Neanderthal et Homme de Cro-Magnon.

Un petit bonheur pour les plus jeunes attirés par ces grosses bêtes au regard bien doux qui reconnaissent avec bonheur les personnages de leurs dessins animés. Moi-même j'en ai reconnu certains, c'est dire !

De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace

La deuxième partie de l'exposition nous transporte à l'ère secondaire, il y a 150 millions d'années.

Et nous voilà plongés au milieu des dinosaures, du plus petit au plus gros et effrayant. Terreur assurée pour les plus jeunes, mais c'est bien connu, les enfants aiment se faire peur, et j'en ai vu plus d'un se sauver en courant pour revenir à pas de loup observer par en-dessous l'énorme Tyrannosaure.

Au-delà de ce côté ludique pour les enfants, le parcours est intéressant et les audioguides fort utiles pour nous (r)enseigner.

N'hésitez donc pas à profiter des vacances pour vous y rendre, avec des enfants c'est encore mieux !

 

De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glaceDe l'ère des dinosaures à l'ère de glaceDe l'ère des dinosaures à l'ère de glace

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Petit jeu avec les mots, Entre2lettres 2

28 Juillet 2014, 17:23pm

Publié par Parisianne

Autre fantaisie de mots pour un Exercice inédit d'écriture créative proposé par Pascal Perrat du blog Entre2lettres :

"En ce  doux matin de juin, la roseraie était en émoi.
Une rose avait outragé sa voisine en la traitant d'églantine.

Imaginez les suites de cette zizanie végétale"

Petit jeu avec les mots, Entre2lettres  2

En ce doux matin de juin, la roseraie était en émoi.

Une rose avait outragé sa voisine en la traitant d'églantine.

La belle offensée prit un instant un air fané puis, forte de l’agitation de ses voisines, se redressa de toute sa tige pour asséner à l’effrontée :

  • Vous si joufflue, êtes jalouse de ma silhouette fine ! Je ne suis que souplesse et légèreté quand vous êtes tout enjuponnée !

Un grand silence se fit alors.

Les roses anciennes – d’abord acquises à la jeune insultée – frémirent de tous leurs pétales devant ce retournement de situation. N’étaient-elles pas elles-mêmes rondes et pommées ? Comment réagir à l’affront : jeter le gant à l’insolente maigrichonne et lui signifier qu’effectivement tout en elle évoquait la sauvageonne ? ou bien ignorer la fanfaronnade de celle que sa silhouette gracile rendait cependant très fragile.

Un roulement de tonnerre coupa court aux hésitations ! Après l’orage qui s’annonçait, la fluette serait muette.

Leur cousine, l’églantine, derrière le mur enfermant ces pimbêches, sourit de toutes ses étamines.

  • Parlez, parlez mes jolies, je serai la seule après la pluie à offrir un chemin de cœurs en libertés aux amants parcourant la campagne. Vous n’aurez pour toute oraison que le coup de balai de la maîtresse de maison !
Petit jeu avec les mots, Entre2lettres  2

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Petit jeu avec les mots, Entre2lettres

21 Juillet 2014, 16:42pm

Publié par Parisianne

Découvert il y a peu grâce au Traversier, je m'arrête aussi régulièrement que possible sur le blog de Pascal Perrat, Entre 2 lettres pour jouer avec les mots.

Chaque semaine un thème est proposé pour ce qui est appelé " Exercice inédit d'écriture créative ", et vous verrez, les thèmes sont souvent très originaux, et chacun est libre de déposer un petit texte en commentaire. Pas de contrainte de longueur, de délai, de style, chacun est libre de s'exprimer à sa guise. Pascal Perrat répond personnellement à chaque message par un mot très sympathique.

 Un excellent secoueur de neurones en ce qui me concerne. Je n'ai pas participé souvent, je le fais au gré de mes disponibilités de temps et de mon inspiration. Il y a longtemps que je n'ai pas alimenté cette catégorie-ci du blog, ces Mots, je j'avais dit que je déposerais de temps en temps, alors puisque c'est l'été, soyons fous ! jouons avec les mots !

 

Et pour commencer, cette fantaisie dont voici le sujet, vous trouverez :

Hier soir, un adjectif est venu me voir.
T'aurais pas une phrase où m'héberger ? m'a-t-il demandé
Je ne savais pas trop où le loger...

Imaginez la suite

Petit jeu avec les mots, Entre2lettres

Hier soir, un adjectif est venu me voir.
T'aurais pas une phrase où m'héberger ? m'a-t-il demandé
Je ne savais pas trop où le loger...

Il tombait mal, à l’approche de l’été, c’est bien connu, on dégraisse, on allège, on évite toute surcharge. Comment, dans ces conditions, lui trouver une place sans craindre les foudres de ces dames lancées à la chasse du moindre gramme.

Les phrases elles-mêmes tendent à affiner leur silhouette pour filer, à toute vitesse, sur les ondes autour du monde !

Un tweet et puis s’en va pas d’place pour le surpoids !

Où donc loger mon ami venu vers moi fort marri ?

Il me vint alors une idée, écrire un traité pour révolutionner l’été :

« Pour celles et ceux qui refusent le dictat des régimes : au plaisir des gourmets, tout ce qui est en trop est dorénavant décrété : DELICIEUX ».

Je n‘avais pas sitôt pris mes dispositions que le perfide alla chercher ses amis ; savoureux, gourmand, délectable et succulent s’invitèrent à notre table pour un festin d’excès.

Demain, c’est promis, je n’ouvre pas la porte.

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Au revoir là-haut, Pierre Lemaître

16 Juillet 2014, 10:51am

Publié par Parisianne

Au revoir là-haut, Pierre Lemaître

 

Paru chez Albin Michel et récompensé par le prestigieux Prix Goncourt en 2013, Au revoir là-haut, ce roman magistral mérite toutes les attentions qui lui ont été portées. Pierre Lemaitre, dont je reconnais n'avoir jamais rien lu auparavant, signe là un livre de très grande qualité dans lequel on entre violemment "Ceux qui pensaient que cette guerre finirait bientôt étaient tous morts depuis longtemps." et que l'on quitte difficilement imprégnés du devoir de mémoire. "Restèrent les commémorations, les morts, la gloire. La patrie."

C'est en novembre 1918 que s'ouvre l'histoire, à la veille de l'armistice auquel ceux du front peinent à croire, confrontés qu'ils sont à l'horreur jusque dans les derniers instants. Les deux principaux protagonistes du roman, deux soldats rescapés mais sérieusement amochés, tenteront de reconstruire leur vie sur une sordide escroquerie. Ils abusent les institutions et bonnes gens désireux d'élever de beaux monuments pour leurs morts. Mais quelle place dans cette société pleine de compassion offre-t-on aux vivants meurtris ? 

Ce roman de l'après-guerre est d'une grande cruauté et personne n'échappe à l'acuité de l'auteur qui brosse des portraits sans concession, il parvient tout de même à rendre attachants les escrocs débutants, et repoussants tous ces êtres bien-pensants qui -après avoir envoyé à la boucherie de trop nombreux hommes- n'ont eu de cesse de leur rendre hommage.

Le récit mêlé à la tragédie des lendemains de guerre est terriblement bien mené par Pierre Lemaitre dont le style incisif nous prend à témoins, nous invite au coeur de l'histoire pour observer à ses côtés toute la bassesse humaine autant que sa grandeur. Habitué des romans policiers, l'auteur sait nous tenir en haleine tout au long de son roman, on se prend alors à vouloir soulager les uns, punir les autres, on rit parfois des lueurs d'espoir, on rugit aussi de rage et de douleur, on pleure sur cette tragédie et toutes celles qui montrent encore que l'on n'a pas tiré les leçons du drame.

 

Un livre profondément bouleversant.

 

" La détonation est incommensurable. Prise d'une convulsion foudroyante, la terre s'ébranle et pousse un grondement massif et lugubre avant de se soulever. Un volcan. Déséquilibré par la secousse, surpris aussi, Albert regarde en l'air parce que tout s'est obscurci d'un coup. Et là, à la place du ciel, une dizaine de mètres au-dessus de lui, il voit se dérouler, presque au ralenti, une immense vague de terre brune dont la crête mouvante et sinueuse ploie lentement dans sa direction et s'apprête à descendre vers lui pour l'enlacer. Une pluie claire, presque paresseuse, de cailloux, de mottes de terre, de débris de toutes sortes annonce son arrivée imminente."

 

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