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Les musardises de Parisianne

Articles avec #culture

Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie

21 Juillet 2017, 09:41am

Publié par Parisianne

Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie
Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie

Chose promise...

S'il est une expo à voir à Paris en ce moment, si vous avez déjà fait 21 rue la Boétie qui se termine le 23 juillet, Jardins au Grand Palais (24 juillet) et Rodin l'expo du centenaire (31 juillet), bien sûr, c'est celle qui se tient à l'Orangerie jusqu'au 21 août, ça vous laisse un peu de temps. 

Tokyo Paris réunit les chefs-d'oeuvre de la collection du Bridgestone Museum of Art, il s'agit de la collection de la Fondation Ishibashi. Quel rapport entre les pneus et l'art me direz-vous ? Un homme ! Shôjirô Ishibashi (1889-1976) qui alors qu'il s'apprête à reprendre l'atelier de confection paternel se tourne vers le caoutchouc et se lance dans la fabrication de pneus. Au moment de l'ouverture du Japon au monde, l'entreprenant entrepreneur occidentalise son nom de famille ishi "pierre", bashi "pont" devient Bridgestone, l'entreprise prospère et son heureux fondateur s'intéresse à l'art occidental, particulièrement à l'impressionnisme. Nous sommes plus habitués à parler du phénomène inverse, observez les nombreuses références au Japon dans les oeuvres de la même époque !

De nombreuses oeuvres d'artistes japonais contemporains d'Ishibashi rejoignent ses collections et nous sont présentés ici, on constate aisément le style occidental dans les oeuvres de Hanjitô Sakamoto et Takeji Fujishima. Je n'ai pas de photo, beaucoup trop de monde dans la première salle, il vous aller voir sur place :)
 

Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie
Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie
Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie
Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie
Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie

La suite de l'exposition nous offre un parcours dans l'histoire de l'art, de nombreux impressionnistes, Monet, Renoir, Caillebotte, Degas, mais bien d'autres aussi plus ou moins proches du mouvement viendront enrichir les collections au fil des années et des générations puisque les héritiers d'hishibashi poursuivent leurs achats d'oeuvres. On peut donc voir le seul autoportrait en pied de Manet mais aussi un Cerf courant dans la neige de Courbet ou La Traite des vaches à Gréville de Millet ainsi que des toiles de Sisley et Pissarro.

Le postimpressionnisme est également représenté par de magnifiques Cézanne, dont un autoportrait et une Montagne Saint-Victoire, mais également Gauguin, Van Gogh et Gustave Moreau.

On entre ensuite dans la modernité avec Signac, Dufy, Rousseau, Soutine, Modigliani, Picasso puis Matisse, Mondrian, Klee, et je n'ai pas parlé des sculptures ! On peut voir des oeuvres de Rodin, Bourdelle, Zadkine mais aussi un Baiser de Brancusi. Bref, presque tous sont là dans un parcours chronologique qui nous conduit ensuite à l'abstraction avec quelques artistes japonais et bien sûr Pollock, Soulage et d'autres que j'oublie.

Un parcours riche et un plaisir immense. 

J'ai pour ma part découvert avec émotion un Toulouse-Lautrec  Au cirque dans les coulisses, traité en grisaille, simplement superbe.

Alors n'hésitez pas, profitez des vacances avant que tous ces chefs-d'oeuvre ne rentrent au Japon pour n'en pas ressortir de si tôt, où que vous soyez, Paris reste moins loin !

Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie
Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie
Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie
Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie
Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie
Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie

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21, rue La Boétie

10 Avril 2017, 08:45am

Publié par Parisianne

Matisse, La leçon de piano

Matisse, La leçon de piano

Ce n'est pas dans un salon que nous sommes conviés au Musée Maillol mais dans une galerie d'Art, plus précisément dans la Galerie de Paul Rosenberg (1881-1959), ce collectionneur averti et habile marchand. 

A partir du livre éponyme d'Anne Sinclair en hommage à son grand-père Paul Rosenberg, l'exposition 21, rue La Boétie s'est construite non seulement comme une exposition d'art moderne mais aussi comme un témoignage mêlant petite et grande histoire, art de faire et art de promouvoir.

Non seulement nous découvrons des toiles magnifiques de Picasso, Braque, Léger, Marie Laurencin ou encore Matisse mais en plus, le parcours très bien construit nous apprend les "ficelles" d'un métier ! 

Fils d'un marchand de grains devenu antiquaire et marchand d'art, Paul et Léonce Rosenberg suivront une direction identique par des chemins séparés. Les deux frères prennent dans un premier temps la direction de la galerie de leur père Alexandre avant que Léonce ne se décide, en 1906, à ouvrir sa propre galerie, L'Effort moderne, dans laquelle il accueille de nombreux cubistes. Paul ouvrira à son tour sa galerie, 21 rue La Boétie, ce sont les impressionnistes qui auront d'abord grâce à ses yeux. 

La Grande Guerre le trouve aux côtés du général Niox pour lequel il organise, aux Invalides, des expositions au bénéfice des troupes, ayant lui-même été réformé pour raisons de santé.

Dès 1918, il invite Picasso à rejoindre sa galerie, ce sera le début d'une longue collaboration professionnelle mais également d'une profonde amitié.  Le goût de Paul pour les artistes du XIXe permettra aux modernes de s'inscrire dans une sorte de filiation.

"(Picasso) voit la possibilité de s'évader du cubisme dont Paul n'était pas si friand, et sait qu'exposé à la galerie Rosenberg, il ne sera pas catalogué uniquement comme peintre d'avant-garde mais côtoiera les maîtres célèbres du siècle tout juste achevé. Paul, en 1918, représentait encore beaucoup le XIXe, et c'était pour Picasso l'occasion de s'inscrire dans la lignée des grands classiques des siècles précédents." écrit Anne Sinclair dans son livre.

Paul est un marchand habile, il prend ses artistes sous contrat, leur assurant un certain confort et s'offrant un droit de première vue, ce qui signifie qu'il est le premier à voir les nouveautés des peintres, qu'il choisit ce qui l'intéresse et les laisse libre de proposer à d'autres ce qu'il n'a pas retenu.

Ainsi, dès 1913, Marie Laurencin se lie à lui par contrat, George Braque en 1920, Fernand Léger en 1924 et Matisse en 1936.

Paul Rosenberg met tout en oeuvre pour promouvoir ses artistes, expositions, publicités, catalogues, tous les moyens sont bons. Il n'hésite bien sûr pas à se tourner également vers les Etats-Unis. 

La Seconde Guerre Mondiale viendra bien sûr interrompre tragiquement ce bel équilibre. De confession juive, la famille Rosenberg se trouve contrainte à l'exil et les oeuvres de Paul qu'il n'a pas eu le temps de faire partir sont spoliées par le régime nazi. Il n'aura de cesse après guerre de se battre pour récupérer son bien et offrira, en remerciement de leur aide, un certain nombre de toiles à des musées français, notamment au Centre Pompidou.

Le parcours de l'exposition explique très bien non seulement les pratiques du marchand que j'ai évoquées plus haut, mais aussi cette période troublée, la propagande nazi contre l'art dit dégénéré, les spoliations et les restitutions.

Je vous épargne plus de détails, mais vous l'aurez compris, je vous conseille vivement cette exposition mais également la lecture du livre d'Anne Sinclair, et si vous ne pouvez vous rendre au musée Maillol, le hors-série de Connaissance des arts (entre autres) vous offrira une bonne vision de l'ensemble.

 

 

 

 

21, rue La Boétie
21, rue La Boétie
21, rue La Boétie
21, rue La Boétie

"Toujours l'obsession de  montrer que l'art est une continuité et que les oeuvres qu'il expose et qui font hurler les bourgeois s'inscrivent dans la continuité de l'histoire de l'art de son pays."

Anne Sinclair 21 rue La Boétie

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Rodin, l'exposition du centenaire

7 Avril 2017, 08:28am

Publié par Parisianne

Giacometti et Rodin Homme qui marche

Giacometti et Rodin Homme qui marche

A l'occasion du centenaire de la mort d'Auguste Rodin, décédé le 17 novembre 1917, le Grand Palais présente une magnifique exposition hommage à ce grand sculpteur. 

Les plus grandes oeuvres de Rodin sont présentes, vous reconnaîtrez ci-dessous le Baiser, bien sûr, mais aussi la Danaïde et le Balzac.

Le parcours créatif de Rodin est parfaitement expliqué, de l'Age d'Airain de 1877 pour lequel Rodin a été accusé de tricherie - on le soupçonne d'avoir effectué un moulage - au Balzac de 1898 refusé par ses commanditaires, les recherches sur les corps vivants, et l'évolution du travail de l'artiste de l'expressionnisme aux portes de l'abstraction sont parfaitement montrés.

Les nombreuses sculptures nées pour la Porte de l'Enfer sont bien entendu très présentes, et si vous avez vu le magnifique film documentaire de Bruno Aveillan sur Arte vous les retrouverez avec curiosité, mais au-delà de l'oeuvre de Rodin, c'est son influence qui est aussi présentée. Rodin ouvre la porte à une modernité qui le conduit à présenter comme achevés des torses, sans têtes ou membres, à faire des assemblages ou encore à utiliser plusieurs fois la même figure dans une même oeuvre. Autant d'innovations qui inspireront les plus grands,  Bourdelle, Giacometti, Picasso, Brancusi et aujourd'hui encore des sculpteurs contemporains.

De nombreux dessins et aquarelles sont également présentés confrontés à ceux d'autres artistes, en résumé une exposition très riche à voir absolument.

Rodin, l'exposition du centenaire
Rodin, l'exposition du centenaire
Rodin, l'exposition du centenaire
Rodin, l'exposition du centenaire

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Petite chronique des Yeux ouverts !

2 Mars 2016, 22:18pm

Publié par Parisianne

Petite chronique des Yeux ouverts !

Ici au moins nous n'avons pas qu'un oeil ouvert mais les deux en même temps !

Ce qui fait que malgré mes absences prolongées la communauté s'agrandit et nos voilà maintenant 46 blogs ! 

Je dispose de peu de temps pour passer chez tout le monde mais j'aime bien flâner ici ou là quand je le peux et découvrir vos espaces.

Certains se sont vu refuser l'accès à la communauté, je n'accepte pas les sites marchands ni les auteurs seulement préoccupés de leur promo.

A tous les autres je souhaite la bienvenue et merci pour la variété des sujets présentés.

Amicalement

Anne

 

 

 

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Faire le mur aux Arts décoratifs

2 Mars 2016, 21:28pm

Publié par Parisianne

Faire le mur aux Arts décoratifs

Le musée des Arts décoratifs présente jusqu'en juin une exposition au thème original : Faire le mur, quatre siècles de papiers peints.

Apparu fin XVIIIe, le papier peint verra son "âge d'or" au XIXe. 

C'est non seulement un objet décoratif mais aussi le reflet d'une culture, d'un art de vivre. 

D'abord décor partiel, il recouvrira peu à peu l'ensemble des murs dans une variété de motifs très intéressante. Entre les trompe l'oeil, les motifs floraux ou exotiques, les scènes antiques ou encore les reproductions architecturales, l'imagination des dessinateurs n'avait pas de limites.

Il y en a pour tous les goûts !

 

 

 

Faire le mur aux Arts décoratifs
Faire le mur aux Arts décoratifs
Faire le mur aux Arts décoratifs
Faire le mur aux Arts décoratifs

Si vous êtes curieux et que vous avez l'occasion d'aller visiter le très beau musée des Arts décoratifs, passez voir cette expo, rien que pour le plaisir des yeux cela vaut le détour !

Vous reconnaitrez ci-dessous les Nanas de Niki de Saint Phalle et le personnage de Folon.

Faire le mur aux Arts décoratifsFaire le mur aux Arts décoratifsFaire le mur aux Arts décoratifs

L'exposition pêche cependant par le manque d'explications. Quelques fiches descriptives sont à la disposition des visiteurs mais il est très compliqué de s'y retrouver dans la pénombre et aucune information n'est donnée sur les techniques de fabrication, ce qui est fort dommage.

Le classement n'est pas non plus chronologique, il faut donc une attention très forte pour tenter de distinguer les modèles les plus anciens.

 

Faire le mur aux Arts décoratifs
Faire le mur aux Arts décoratifs
Faire le mur aux Arts décoratifs
Faire le mur aux Arts décoratifs
Faire le mur aux Arts décoratifs
Faire le mur aux Arts décoratifs
Faire le mur aux Arts décoratifs
Faire le mur aux Arts décoratifs

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Elisabeth Vigée Le Brun au Grand Palais

14 Décembre 2015, 22:26pm

Publié par Parisianne

Elisabeth Vigée Le Brun au Grand Palais

Le Grand Palais reçoit jusqu'au 11 janvier 2016, il ne vous reste donc plus beaucoup de temps, une magnifique rétrospective des oeuvres de Louise Elisabeth Vigée Le Brun

Portraitiste renommée, cette artiste devait sans aucun doute être une femme de caractère pour traverser ce qu'elle a traversé.

Née en 1755 et morte en 1842, elle a perdu son père très jeune. Ce dernier, pastelliste avait déjà décelé le talent de sa fille, c'est donc tout naturellement qu'elle poursuivra dans cette voie. Douée, elle deviendra dès 1778 la portraitiste de Marie-Antoinette. En 1783, le soutien des monarques lui permettra d'être élue à l'Académie royale de peinture et de sculpture. 

La proximité avec la Cour la contraindra à fuir la Révolution.

C'est ainsi qu'elle va partir en Italie en octobre 1789. Elle ne rentrera en France que douze ans plus tard, après avoir parcouru l'Europe et peint de très nombreux portraits, en Italie, en Autriche, en Pologne et jusqu'en Russie. Connue et reconnue, elle n'aura pas de difficultés à obtenir les commandes qui lui permettront de vivre et de voyager avec sa fille. 

Julie, sa fille est avec elle-même son premier modèle. Et ses auto-portraits très connus sont d'une grande sensibilité. L'idée en elle-même est intelligente, faire son auto-portrait revenait un peu à montrer sa carte de visite en laissant s'exprimer tout son talent.

Elisabeth Louise Vigé Le Brun n'a manqué ni de talent ni d'intelligence et laisse un témoignage précis de sa longue vie dans ses Souvenirs, rédigés dans les dernières années de sa vie.

 

La rétrospective est vraiment belle, alors si vous êtes à Paris, ne manquez pas cette exposition.

Elisabeth Vigée Le Brun au Grand Palais
Elisabeth Vigée Le Brun au Grand PalaisElisabeth Vigée Le Brun au Grand Palais
Elisabeth Vigée Le Brun au Grand Palais
Elisabeth Vigée Le Brun au Grand Palais
Elisabeth Vigée Le Brun au Grand Palais

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Charles Sandison, écrits sous le toit

23 Octobre 2015, 17:56pm

Publié par Parisianne

Beauvais - MUDO palais épiscopal

Beauvais - MUDO palais épiscopal

Le musée départemental de l'Oise (Mudo) installé dans l'ancien palais épiscopal face à la cathédrale de Beauvais accueille depuis quelques mois et jusqu'au 31 décembre, Axis Mundi, une oeuvre contemporaine du britannique Charles Sandison.

 

 

Charles Sandison, écrits sous le toit

C'est la charpente du XVIe siècle qui est "la toile" de cet artiste connu pour  ses projections de mots générés par ordinateur. Plus de 14 mètres sous faîtage, 500 m2 au sol, le "grenier" du palais offre comme vous pouvez le voir sur l'image ci-dessus un magnifique espace.

L'oeuvre est constituée d'un réseau d'ordinateurs et de vidéoprojecteurs qui projettent dans l'espace des mots communiqués grâce à un programme. Je vous passe les détails techniques que vous devriez trouver sur le site de l'artiste.

Ce qui est intéressant ce sont les mots choisis. Les extraits de textes ont tous un lien avec le palais :

  • poèmes en vers en anciens français de Jehan Régnier (enfermé dans une des tours du châtelet pendant la Guerre de Cent Ans) réunis dans un recueil Les Fortunes et adversitez (1526) ;
  • extraits de la Description du département de l'Oise (1803) par le préfet Jacques Cambry ;
  • essai de l'architecte Aymar Verdie au moment de la restauration du bâitiment vers 1855 ; 
  • description du palais dans Beauvaixs (1868) par Fanny Dénoix des Vergnes, femme de lettres de la ville de Beauvais ;
  • et pour finir des données de l'inventaire du musée pour ancrer l'oeuvre dans son écrin.

 

Charles Sandison, écrits sous le toit

Je connaissais la charpente pour l'avoir admirée souvent et j'étais très heureuse de pouvoir y retourner après une fermeture pour les travaux de restauration. Alors, quand je suis entrée et que sans avoir aucune idée de ce qui m'attendait je me suis retrouvée dans le noir avec une multitude de petits points lumineux qui couraient partout comme des bestioles prêtes à me tomber dessus... j'ai eu un sentiment de dégoût puis de colère ! 

Qu'était donc cet art contemporain qui me privait de la magnificence de la charpente...

Puis peu à peu les mots sont apparus.

Charles Sandison, écrits sous le toit

Alors, j'ai flâné dans le grenier. Je m'étais habituée à l'obscurité même s'il faut dire que le mouvement permanent peut finir par être étourdissant. Intriguée, je suis ressortie pour trouver des explications et lire la plaquette que je venais de trouver à l'intérieur.

Et je suis retournée me plonger dans le noir éclairé par les mots.

L'idée de ces mots, peut-être prononcés sous cette voûte de bois au cours des siècles, qui nous étaient restitués ici me plaisait. Cela me plaisait même drôlement. "Girouette !" me diront certains, peut-être !

J'ai pris une fois encore conscience de la nécessité de connaître pour comprendre.

Sans explications, cette oeuvre magistrale ne me parlait pas. Avec quelques pistes, ce sont les poutres qui se sont mises à me dire l'Histoire.

Vous ne posez jamais votre oreille contre des vieilles pierres, ou contre la peau rugeuse d'un très viel arbre, pour qu'ils vous disent leurs secrets ? Moi si. 

Charles Sandison, écrits sous le toit
Charles Sandison, écrits sous le toit
Charles Sandison, écrits sous le toit
Charles Sandison, écrits sous le toit
"Ça doit vraiment venir du bâtiment et intégrer son histoire, ses personnages, son architecture, ses couleurs, jusqu’à la petite couche de poussière. Tous ces éléments font partie de la richesse de l’œuvre." Charles Sandison

"Ça doit vraiment venir du bâtiment et intégrer son histoire, ses personnages, son architecture, ses couleurs, jusqu’à la petite couche de poussière. Tous ces éléments font partie de la richesse de l’œuvre." Charles Sandison

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Les yeux ouverts infos

9 Juin 2015, 22:00pm

Publié par Parisianne

Les yeux ouverts infos

Chers amis bonsoir,

vous me pardonnerez mon absence, le temps court toujours plus vite que moi !

Notre petite communauté s'agrandit et compte maintenant 9 blogs, j'aime bien ce côté intimiste.

Pour information, je n'accepte pas les blogs qui ne s'inscrivent que pour faire leur promo ou dont le sujet me semble trop éloigné de nos préoccupations culturelles.

Nous ont rejoint dernièrement :

Philae, que j'étais ravie de retrouver, qui gère la très belle communauté Douce France.

YoyoSpire, dont le blog a retenu mon attention.

Rebecca dont il faut suivre le Fil d'Argent,

Et dernièrement, Révélation N°1 qui va nous offrir de découvrir la Côte d'Ivoire.

Quant à moi, je vais essayer d'être un peu plus présente pour vous faire partager mes découvertes.

Bien amicalement

Anne

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Femmes, femmes, femmes...

27 Avril 2015, 16:18pm

Publié par Parisianne

Paul Belmondo

Paul Belmondo

Non, ce n'est ni la Journée de la femme, ça devrait être tous les jours, ni une enseigne féministe ni même la chanson de Serge Lama ! C'est juste l'envie d'un clin d'oeil à Jacqueline qui a offert comme premier article à la communauté Les yeux ouverts, son regard sur une très belle exposition de Belles Italiennes, à Naples.

Muses ou artistes, les femmes occupent une place importante dans l'art, alors voilà, ma propre cueillette au cours de promenades dans les musées, les monuments ou certaines expositions, juste pour le plaisir des yeux.

Toulouse Lautrec

Toulouse Lautrec

Camille Claudel,
Camille Claudel,
Camille Claudel,
Camille Claudel,

Camille Claudel,

Henry Moore, Reclining Figure

Henry Moore, Reclining Figure

Maillol

Maillol

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A vol d'oiseau ça fait combien ?

21 Avril 2015, 21:17pm

Publié par Parisianne

A vol d'oiseau ça fait combien ?

A l'ombre du Théâtre Hébertot, au fond d'un passage, se niche une petite salle, le Petit Hébertot  où pendant une semaine encore, vous pouvez allez entendre Delphine Zana et Marc Bassler dans un face à face cinglant.

A vol d'oiseau ça fait combien ? présentée par la compagnie L'Azile une pièce de Marc Bassler et Philippe Sohier dans mise en scène par Philippe Sohier.

Merci à Marie-Paule Anfonsso pour son invitation, et à Alice et Guillaume pour leur participation :-)

 

Elle est femme d'affaire, citadine et autoritaire, il est misogyne, désabusé et en rupture avec la société, rien ne les prédestinait à priori à se rencontrer. Une panne de voiture la conduit pourtant à frapper à la porte de ce solitaire installé au milieu de nulle part avec un minimum de confort et surtout pas de moyen de communication. 

Dans un décor épuré et une mise en scène simple, les deux protagonistes vont s'affronter alternant dialogues vifs, presque violents, dans un langage parfois vulgaire, et monologues plus longs dans une langue plus soutenue, parfois même rimée. L'ensemble apporte une vivacité à la pièce, les jeux de scène contribuent à donner une impression de mouvement permanent. 

Si l'on a parfois l'impression - un brin agaçante - que les personnages sont sur-joués, ils n'en restent pas moins attachants et se découvrent peu à peu pour montrer les failles dans les carapaces et expliquer les raisons de certains comportements jusqu'à la chute finale un peu déconcertante mais plutôt surprenante.

Un bon divertissement pour une agréable soirée, 

 

 

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