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Les musardises de Parisianne

Le dernier baiser de Mozart, théâtre du Petit Montparnasse

22 Novembre 2016, 19:13pm

Publié par Parisianne

Le dernier baiser de Mozart, théâtre du Petit Montparnasse

Un petit théâtre pour une grande et belle pièce. C'est sur Radio Classique, forcément, que j'ai entendu parler de cette pièce, la présentation m'a donné envie, je n'ai pas regretté. 

Parlons d'abord du théâtre, j'aime ces petites salles intimes dans lesquelles on se sent proches et donc au coeur de la pièce. En l'occurrence puisque l'intrigue se déroule dans l'intérieur simple de la famille Mozart, la proximité avait un certain charme, le décor de Catherine Bluwal est plein de délicatesse et la mise en scène de Raphaëlle Cambray tout en étant vivante rend la situation crédible.

Le dernier baiser de Mozart met en scène Constance Mozart, tout juste veuve, face à Franz-Zaver Süssmayer, ami, confident voire même un peu souffre-douleur de Mozart, venu apporter son soutien à la jeune veuve effondrée et lui faire part de son travail sur la fin du Requiem que l'illustre compositeur fauché brutalement n'a pas eu le temps d'achever.

Constance, sans revenus et acculée, a besoin de l'argent du Requiem pour vivre avec ses deux enfants et n'est pas en mesure d'en rembourser l'avance obtenue.

Süssmayer, profondément attaché à Mozart et peut-être amoureux de la jeune veuve dont le dernier enfant porte son prénom (la légende leur prête une idylle) se sent investi d'une mission et est surtout très imprégné du Requiem. 

En évoquant leur passé avec Mozart et leur avenir, les deux jeunes gens se livrent à une sorte de joute au long de laquelle Constance peut-être teste les capacités de Süssmayer de se substituer au compositeur, quant à Süssmayer, il sonde la jeune femme afin de savoir si peut-être elle lui est attachée. 

Le texte de Jean Teulié est sensible et vivant, il évoque la vie du Maître aussi bien que les affres de la création porté par des extraits de l'oeuvre bien sûr. 

Les jeunes acteurs en costumes sont très convainquants, Delphine Depardieu, en veuve raisonnablement éplorée sait nous faire passer par différents sentiments quant à Guillaume Marquet, il est un Süssmayer plein de sensibilité et d'ardeur au travail.

Personne ne sait avec certitude qu'elle partie du Requiem Süssmayer a réellement écrite puisqu'il savait imiter l'écriture de Mozart et que l'on ignore ce qui avait déjà été composé à la mort de ce dernier mais la pièce semble mettre en évidence la réelle capacité du jeune homme à comprendre ce Maître dont il a été l'assistant.

Un très joli moment de théâtre et le plaisir d'une rencontre avec l'auteurde la pièce et un spectateur ayant tenté une traduction difficile de la seule biographie de Constance Mozart, Constanze, Mozarts beloved, de Agnès Selby.

 

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Barbara et l'homme en habit rouge, Théâtre Rive Gauche

20 Novembre 2016, 08:41am

Publié par Parisianne

Barbara et l'homme en habit rouge, Théâtre Rive GaucheBarbara et l'homme en habit rouge, Théâtre Rive Gauche

Mis en scène par Eric-Emmanuel Schmitt, ce spectacle porté par Roland Romanelli et Rébecca Mai fait revivre Barbara au Théâtre Rive Gauche.

Roland Romanelli a accompagné Barbara en mots, en musique mais également dans la vie.

Qui mieux que lui pouvait nous offrir de traverser la vie de cette magnifique chanteuse. Il le fait avec sa compagne d'aujourd'hui, Rébecca Mai, qui ressemble étrangement à Barbara. Ce détail, je dois dire m'a d'abord troublée, mais le charme opère très vite et on se laisse totalement emporter.

Roland Romanelli nous raconte avec pudeur sa Barbara, celle qu'il a admirée, aimée et avec qui il a partagé succès, créations et doutes pendant 20 ans. Son récit est ponctué de chansons magnifiquement interprétées par Rébecca Mai et d'interviews de Barbara elle-même.

La musique occupe bien évidemment une grande place, rappelons tout de même que Roland Romanelli est avant tout accordéoniste (coupe mondiale d'accordéon 1961), alternant lui-même entre son accordéon et le piano, il est sur scène accompagné de Jean-Philippe Audin au violoncelle.

La mise en scène est délicate, jouant avec la lumière et des ombres chinoises.

Je l'ai dit, la magie opère, le final avec la participation du Choeur de France nous offre un Aigle noir poignant.

Une seule envie en sortant, réécouter la dame en noir, éternelle. 

 

Merci Jean de nous avoir entraînés, tu remercieras de notre part les intéressés pour ce beau moment d'émotion !

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"C'est mon fauteuil qui vous paralyse"

19 Novembre 2016, 18:50pm

Publié par Parisianne

"C'est mon fauteuil qui vous paralyse"

" Une vie sans rêves c'est comme un arbre sans racines "

Xavier Chezleprêtre de l'Agence Attitude, nous entraîne toujours dans des découvertes, et me pousse vers des choses qui ne retiendraient pas forcément mon attention. 

Cette fois, c'est au Casino de Paris que nous sommes allés pour voir, entendre et admirer la troupe de Timéo dans le spectacle du même nom.

Timéo, "circomédie musicale" d'après le conte initiatique de Jean-Jacques Thibaud, mis en musique par Julien Vallespi dans une mise en scène d'Alex Goude, est un joli spectacle plein de bons sentiments tout à fait adapté aux enfants.

Timéo, jeune garçon en fauteuil, n'a qu'un rêve : intégrer une troupe de cirque.

L'arrivée en ville du cirque dans lequel se produit son idole Melody Swann incite l'adolescent à tenter sa chance. La disparition de la vedette met en évidence les difficultés de la vie du cirque, la suspicion plane et les jalousies s'expriment. Timéo, au milieu de toutes ces tensions montre sa volonté et prouve qu'il ne faut pas se fier aux apparences.

Bien sûr, son handicap en arrête plus d'un et lui vaut quelques moqueries quand il évoque ses projets mais à force de volonté, il va prouver à tous "qu'être différent, c'est normal".

Funambule, trapézistes, jongleurs, cracheurs de feu, clowns et même Monsieur Loyal, tout est là pour raconter cette belle histoire et montrer qu'il ne faut jamais renoncer à ses rêves.

La mise en scène est enlevée, la musique entraînante, les jeux de lumière très habiles, c'est moderne et nouveau.

Un très beau spectacle à voir avec des enfants. Ceux qui nous entouraient avaient les yeux pleins des lumières de rêves, ils auront je l'espère reçu le plus important, ce joli message de tolérance face à la différence.

 

 

 

" Les rêves c'est bien plus qu'on imagine "

"C'est mon fauteuil qui vous paralyse"
"C'est mon fauteuil qui vous paralyse""C'est mon fauteuil qui vous paralyse"

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Avis de tempête

19 Novembre 2016, 10:10am

Publié par Parisianne

Avis de tempête

Ecrire en lettres de vent,

Sur des sables mouvants,

Des histoires sans paroles,

Des attentes un peu folles...

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Grégoire DELACOURT, Les Quatre saisons de l'été

27 Octobre 2016, 10:16am

Publié par Parisianne

Grégoire DELACOURT, Les Quatre saisons de l'été

En y réfléchissant, je crois que c'est le titre qui m'a attirée dans ce livre. J'ai lu il y a quelques temps La liste de mes envies sans en avoir gardé aucun souvenir, je n'en ai même pas parlé ici, c'est que sûrement ce roman ne m'a pas touchée, il a pourtant rencontré un vaste succès je crois. C'est rarement ce qui m'influence dans mes choix. 

Les Quatre saisons de l'été, je n'en avais jamais entendu parler, ça m'a tentée !

J'ai beaucoup aimé la forme, ces nouvelles qui n'en sont pas vraiment, ce roman qui n'en est pas vraiment non plus, des histoires en écho, des phrases que l'on retrouve, des phrases parfois banales "l'amour c'est quand on a les mains qui piquent, les yeux qui brûlent, quand on n'a plus faim !" prononcée par une très jeune fille qui attend ses premiers émois, et répétée plus tard par une femme qui cherche à renouer avec les siens, d'autres légères, "Ici, des femmes qui sortent des goûters au chocolat. Là, quelques séducteurs en chasse. On aurait dit un Caillebotte joyeux.", et des personnages qui se croisent sans parfois même se parler.


Ces histoires d'amour aux différentes saisons de la vie, toutes mises en scène le dernier 14 juillet du siècle dernier, sur la plage du Touquet ont été une jolie découverte. Le langage des fleurs offre un parfum tantôt délicat, tantôt envoûtant voire écoeurant mais au final, le bouquet est harmonieux.

Un ensemble qui se lit avec facilité et une certaine tendresse à l'égard de quelques personnages. 

 

Grégoire DELACOURT, Les Quatre saisons de l'été

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Jean-Michel Guenassia, La Valse des arbres et du ciel

19 Octobre 2016, 19:19pm

Publié par Parisianne

Jean-Michel Guenassia, La Valse des arbres et du ciel

C'est avec une certaine impatience que je guettais le prochain Guenassia tant son Club des incorrigibles optimistes m'avait séduite, alors quand j'ai vu que son nouveau roman avait pour décor Auvers-sur-Oise et pour personnage central Vincent van Gogh, je me suis réjouie.

Je ne dirai pas que je suis tombée sous le charme comme c'était le cas pour le précédent mais l'alternance entre récit mené par Marguerite Gachet, fille du célèbre docteur, et documents d'époque, extraits de journaux, lettres de Vincent à son frère Théo, rend le roman vivant et donne un ton original.

"La toile, qui était grise à mon arrivée, parut animée d'un souffle de vie avec ses arbres et son ciel dansant une sarabande endiablée."

Marguerite Gachet vit à Auvers entre son père et son jeune frère, sa mère est morte alors qu'elle n'a que trois ans. Son père, médecin impécunieux, s'intéresse à la nouvelle peinture et n'hésite pas à accepter des toiles en guise de paiement ; Marguerite qui aime elle aussi dessiner et peindre manque d'originalité mais excelle à s'approprier le talent des autres en copiant les œuvres des clients de son père. La jeune fille rêve d'échapper à cette prison sans amour, de partir en Amérique pour y peindre en toute liberté, elle rêve surtout de trouver un moyen de fuir un mariage arrangé, qui rendrait un fier service à son père, puisqu'elle ne peut même pas s'échapper par l'étude ; malgré son baccalauréat elle ne peut prétendre faire des études puisqu'elle est née femme et que les femmes à cette époque n'avaient aucune raison d'étudier. Même l'école des Beaux-Arts leur est inaccessible.

Lorsque Vincent van Gogh vient frapper à la porte du Docteur Gachet, la vie de Marguerite bascule. Elle rejette le carcan imposé aux femmes, elle rejette la volonté de son père et tente vaille que vaille d'obtenir de Vincent des conseils pour ses propres toiles. Le peintre est attendri par cette très jeune fille qui se jette dans ses bras et s'invite dans son lit. Celui que l'on dit malade et démuni savoure son séjour à Auvers, il produit de nombreuses toiles et projette de rejoindre Gauguin en Bretagne. Marguerite est subjuguée par son talent.

Marguerite, profondément amoureuse est prête à tout pour partir avec Vincent qui refuse l'idée de partager sa vie. Il a le double de son âge, rien à lui offrir, il ne veut même pas d'enfant.

"A la lumière de la bougie qu'il tenait en l'air pour les éclairer, les fleurs semblaient vivantes. (...) je ne me souvenais pas avoir jamais vu de fleurs peintes de façon si humaine."

Fascinée par l'homme mais plus encore par le peintre, Marguerite n'aura qu'un seul amour.

La vie de Vincent s'est arrêtée là, à Auvers, brutalement alors que rien ne pouvait laisser présager que la maladie nerveuse dont il souffrait puisse resurgir.

Vincent s'est suicidé, c'est du moins la version officielle.

Le Docteur Gachet aura la chance d'avoir un certain nombre de ses oeuvres et personne ne saura que sa fille l'a déshonoré en se compromettant avec ce barbouilleur, si talentueux puisse-t-il être... Tout est bien qui finit bien...

Marguerite anéantie finit par reprendre le dessus en s'immergeant dans la peinture, sa peinture à la manière de...

*****

Mélangeant fiction et réalité, Jean-Michel Guenassia nous fait vivre les derniers 70 jours de Vincent à Auvers, son talent d'écrivain fait surgir les toiles célèbres qui se dessinent entre les lignes.

Je ne connais pas réellement les théories évoquées à propos de la mort de van Gogh, suicide ? accident ? assassinat ? quoiqu'il en soit, ses oeuvres lui ont offert l'éternité.

Le mystère reste entier et les blés qui frissonnent le long du cimetière d'Auvers où les deux frères reposent ne livreront jamais leur secret.

 

 

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La Peur, au théâtre Michel

17 Octobre 2016, 18:52pm

Publié par Parisianne

La Peur, au théâtre Michel

Après son succès au Festival d'Avignon, La Peur arrive à Paris au théâtre Michel.

Merci à Xavier Chezleprêtre de l'Agence Attitude de nous avoir permis de voir cette pièce inspirée de la nouvelle éponyme de Stefan Zweig adaptée et mise en scène par Elodie Menant.

Si Zweig excelle dans la description des tourments de l'âme, Hélène Degy, Aliocha Itovich et Ophélie Marsaud se glissent merveilleusement dans ces personnages évoluant sur un fil tendu.

 

"Quand la porte se referma il lui sembla que retombait le couvercle d'un cercueil. Le monde entier lui paraissait mort, seul son coeur, au fond de son corps glacé, battait farouchement dans le vide, et chaque battement augmentait sa souffrance." 

Irène jeune femme délaissée par son avocat de mari se console dans les bras d'un autre jusqu'au jour où en quittant ce dernier, elle est abordée par la jeune et désespérée Elsa qui se dit sa compagne et demande de l'argent sous la menace de tout dévoiler au mari trompé.

La peur s'empare peu à peu d'Irène, transformant la jeune femme gaie et vivante en une femme traquée, hantée et poursuivie par celle qu'elle nomme la sorcière. Son comportement étrange finit par alerter son époux.

La tension monte au fil des angoisses d'Irène, jusqu'à la chute finalement inévitable.

Le décor composé de structures mobiles évoquant l'intérieur du jeune couple accentue ce sentiment oppressant que l'on ressent très vite. La quasi omniprésence d'Elsa pourrait presque être assimilée à la voix de sa conscience qui la poursuit sans relâche.

Deux scènes se jouent en fait simultanément, nous interrogeant sur la lucidité d'Irène enfermée dans son mensonge et incapable de dialoguer avec son époux malgré les tentatives de ce dernier pour la faire parler et se rapprocher d'elle.

La tension est palpable et monte crescendo portée par le talent du trio d'acteurs.

"Le malheur, elle le sentait maintenant avec une netteté effroyable, était inévitable, la délivrance impossible."

La pièce, parue en France en 1935, a été transposée par Elodie Menant dans les années 1950, on frôle parfois une plus grande modernité dans les dialogues sans que cela soit gênant tant on est pris par le jeu des comédiens. Les deux femmes que tout oppose, l'une habillée de clair, l'autre des couleurs de l'ombre, tissent un dialogue sans échange, plein de la méfiance nerveuse de l'une et du calme pouvoir de nuire de l'autre.

Et lorsque l'on sort de ce huis clos, on est surpris de constater qu'un peu plus d'une heure seulement s'est écoulée. 

 

N'hésitez pas, allez-y, c'est au Théâtre Michel, 38 rue des Mathurins, un de ces jolis théâtres parisiens qui permettent d'arrêter le temps l'espace de quelques heures.

La Peur, au théâtre Michel
La Peur, au théâtre Michel
La Peur, au théâtre Michel
La Peur, au théâtre Michel

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Les Damnés de la mer, Ciane C.

11 Octobre 2016, 18:48pm

Publié par Parisianne

Une découverte, une émotion et l'envie du partage.

Le travail de Ciane C. me touche profondément, je ne doute pas qu'il en soit de même pour vous.

 

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James Holin, Un zéro avant la virgule

2 Septembre 2016, 16:08pm

Publié par Parisianne

James Holin, Un zéro avant la virgule

Vous ne connaissez pas James Holin ? Mais si bien sûr, nous en avons parlé l'an dernier à propos de son premier roman Sacré temps de chien.

Après nous avoir entraînés sur les plages de Picardie, avant qu'elles ne deviennent celles des Hauts de France, après avoir exploré les fonds marins qui n'ensevelissent pas que des trésors, et nous avoir conduits dans le milieu des mareyeurs et des marins capables d'être aussi gouailleurs que mutiques ; James Holin dans ce second roman nous guide dans un univers plus feutré si l'on ne se fie qu'aux apparences et c'est la Normandie qui lui sert de cadre. Oubliez les pommiers en fleurs et les vaches paisibles, prenons la route dans une Morgane décapotable aussi racée et nerveuse qu'un pur-sang...

***

Entre Cour des comptes et Musée de sculpture contemporaine, si le silence est roi, les parfums peuvent vite devenir plus nauséabonds qu'une baleine crevée dès lors qu'argent et politique s'immiscent dans l'histoire - coctail reconnu pour être explosif, ce n'est une surprise pour personne... Ajoutez à cela les paillettes du festival du film Américain de Deauville, et vous aurez un brillant aperçu des bijoux de noirceurs que l'auteur prend un plaisir visible à décrire dans un style qui s'est affirmé depuis le premier roman. 

***

Jean-François Lacroix, magistrat scrupuleux de la Cour des comptes, se voit associé à la jeune et imprévisible Eglantine de Tournevire pour mener un contrôle au Musée de la sculpture contemporaine de Deauville, dirigé par l'envoûtante Madame Bokor. A peine sont-ils en place et plongés au coeur des ronds de jambes et autres superficialités d'usage lors de l'inauguration d'une sculpture réalisée par le père du maire en exercice, que l'agent comptable du musée s'écroule victime d'empoisonnement. Il n'en faut pas plus à la charmante Eglantine pour entraîner son collègue dans une enquête qui les sortira de leurs livres de comptes, secondés en cela par Arnaud Serano, le beau capitaine qui a tout pour plaire.

Détournements d'argent public, réseaux de prostitution, compromissions politiques, etc. tout est là pour ce beau monde et James s'amuse à brosser des portraits à l'acide.

D'une plume alerte et avec beaucoup d'humour, James Holin nous entraîne pour notre plus grand plaisir. Ses personnages, toujours nombreux, ne manquent pas de caractère, on se prend de tendresse pour le maladroit Lacroix et on ne peut que s'amuser de l'attention toute particulière portée aux femmes, fatales ou fatalement irrésistibles, que James met en scène avec un sens de l'observation incontestable.

L'auteur prend du plaisir à jouer avec les mots et les événements. C'est communicatif, la lecture est aisée alors pourquoi s'en priver ! L'écriture s'est affirmée je l'ai déjà dit, le rythme s'est accéléré, la fréquentation de l'hippodrome peut-être !

Vous aimez les polars ? Et bien vous savez ce qu'il vous reste à faire. A ne pas mettre entre toutes les mains toutefois, âmes sensibles s'abstenir, James à le sourire charmeur et le rire cruel !

 

 

 

James Holin, Un zéro avant la virgule

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Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton

30 Juillet 2016, 07:32am

Publié par Parisianne

Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton

"La couleur n'est peut-être pas le seul élément qui permette de faire exister l'oeuvre, mais c'est celui qui vient en premier à l'esprit." Daniel Buren

Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton

Vous m'aviez suivie l'an dernier dans ma découverte de ce navire flottant sur le Bois de Boulogne qu'est la Fondation Vuitton, conçue par l'architecte Franck Gehry.

Je vous invite à y retourner aujourd'hui pour une promenade dans L'Observatoire de la lumière, conçu par Daniel Buren.

Il y a quelques années, Daniel Buren s'était approprié la verrière du Grand Palais pour y faire parler ses couleurs, à l'occasion de Monumenta. Depuis le printemps, ce sont les voiles de verre de la Fondation Vuitton qui accueillent ses jeux avec la lumière, une façon très intéressante de dialoguer avec le bâtiment conçu par Franck Gehry, l'environnement naturel du Bois et bien entendu, ce roi soleil qui s'est fait remarquer par ses nombreuses absences en ce printemps 2016.

 

Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton

La beauté de ce bâtiment réside dans les jeux de transparence et de reflets, et en "version blanche", c'est déjà très impressionnant mais quand les couleurs répondent aux variations de lumière c'est une autre forme d'enchantement.

Daniel Buren est intervenu uniquement sur les voiles de verre, rappelons que cela représente 3600 panneaux de verre de formes différentes. 4884 lés de film PVC ont été installés. Couleurs claires au nord, plus sombres au sud, qui se rencontrent sans se chevaucher. Nous avons donc des bleus, des verts, des rouges, clairs et foncés, mais aussi du rose, du jaune et du orange. Et tout cela se répond pour le plus grand plaisir des visiteurs et souvent la surprise de ceux qui observent de loin ce magnifique édifice.

Je vous laisse regarder, les photos parlent d'elles-mêmes, mais le mieux est encore d'aller sur place !

 

 

Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton

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