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Les musardises de Parisianne

Marguerite Duras, Agatha

16 Octobre 2017, 14:05pm

Publié par Parisianne

Marguerite Duras, Agatha

Agatha, pièce de Marguerite Duras, 1981
mise en scène de Hans Peter Cloos avec Florian Carove et Alexandra Larangot.

Ce n'est que deux jours avant la dernière que j'ai pu voir cette pièce, grâce à Xavier de l'Agence Attitude, encore et toujours. Honnêtement, je ne me serais certainement pas laissée tenter par ce thème si Xavier ne m'y avait pas incitée. 

"L'inceste ne peut être vu du dehors. " Marguerite Duras

Et c'est bien ainsi que Cloos s'approprie ce texte si difficile, de l'intérieur, dans une forme de dialogue -presque un dialogue de sourds parfois- dans lequel les deux protagonistes évoquent la puissance de leur amour interdit et dévastateur s'exprimant à la première ou à la troisième personne, s'adressant l'un à l'autre ou relatant simplement des souvenirs.

Dans la maison vide et abandonnée de leur enfance, après la mort de leur mère, le frère aîné et sa jeune soeur se retrouvent. Elle lui a fixé rendez-vous pour lui annoncer son départ définitif et surtout loin de lui. Ils évoquent alors tantôt avec tendresse, tantôt violemment leurs souvenirs d'enfance et la naissance de cet amour que leur mère elle-même qualifie sur son lit de mort d'inaltérable :

"Vous avez la chance de vivre un amour inaltérable et vous aurez un jour celle d'en mourir".

Le texte se construit douloureusement nous enfermant nous-même dans une sorte d'étau, sentiment renforcé par la violence latente et les projections de scènes de films en noir et blanc (dont je serais bien incapable de vous donner les titres mais qui accentuent le sentiment de malaise). L'utilisation des nouvelles technologies (projections) mais aussi film fait directement par les acteurs que l'on voit donc en deux plans apporte une modernité incontestable toutefois un peu dérangeante.

Le thème est difficile, la performance des acteurs n'en est que plus grande. La jeune Alexandra Larangot, qui faisait là ses débuts sur les planches, irradie de sensualité et de volonté face à un Florian Carove déroutant de violence et de passion.

On ne peut rester insensible à ce thème porté par une écriture et une mise en scène très modernes, chacune dans son époque !

 

"D'autres que nous qui connaîtraient cette histoire pourraient dire "C'est cette impossibilité dans laquelle il se tenait, lui, de partir d'elle, qui a fait qu'elle, elle ait pu envisager de partir de lui".

La pièce n'est malheureusement plus à l'affiche mais surveillez le nom des acteurs et en attendant qu'elle revienne, lisez Duras ! 

Marguerite Duras, Agatha
Marguerite Duras, Agatha

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Et si vous partiez en voyage pour le bonheur d'offrir des Rêves

4 Octobre 2017, 10:16am

Publié par Parisianne

Et si vous partiez en voyage pour le bonheur d'offrir des Rêves

Nous ne sommes pas tous égaux devant les rêves, et encore moins devant la vie.

Depuis plusieurs années déjà, de nombreux blogueurs se sont réunis autour de Quichottine, instigatrice, réalisatrice, que dis-je Fée des Anthologies Ephémères, qui a eu cette merveilleuse idée de regrouper les talents dans un livre auto édité au profit de l'Association Rêves.

 

Aujourd'hui, ce n'est pas un livre qui a été édité mais 5, en suivant ce lien vous les trouverez tous.

Ces histoires qui courent à travers la blogosphère ont permis de réunir 8000, € et de réaliser 6 rêves d'enfants malades.

Sans nous connaître, pour la plupart, nous avons suivi l'enthousiasme de Quichottine (j'ai la chance de l'avoir déjà rencontrée) et c'est pour chacun une grande émotion de penser que nos mots, nos images, collages ou dessins permettent à un enfant d'oublier un instant sa maladie et de réaliser son rêve. Comment ne pas penser à Maguelone, Mériem, Anthony, Lucas, Hugo ou Victoria, et à tous ces enfants qui grâce à l'Association vivent quelques heures d'insouciance. Il n'est pas possible de ne pas penser également à leurs parents pour qui le rire dans les yeux de leur enfant malade doit être un baume sur la douleur du quotidien.

 

J'ai suivi, sans pouvoir participer, les premières éditions, j'ai participé au Mariage en faisant la cloche nous étions alors 93 auteurs, illustrateurs, photographes.

Le dernier livre vient tout juste de sortir et nous comptons sur votre attention pour permettre à d'autres enfants malades de vivre leur rêve. 

Cette fois, ce sont 113 participants, dont des enfants, qui se sont embarqués pour un voyage merveilleux.

Le livre est en vente au prix de 15 €, les bénéfices sont intégralement reversés à l'Association Rêves, soit 6.32€ par livre.

Il suffit de vous rendre sur le site de The Book Edition, en suivant le lien ci-dessous

Anthologies Ephémères

Il y a tout un tas de buzz pour des choses futiles, alors agissez avec nous et participez, diffusez, partagez et faites rêver les enfants malades !

 

Anne 

 

Et si vous partiez en voyage pour le bonheur d'offrir des Rêves

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Faites l'amour pas la guerre...

21 Septembre 2017, 19:16pm

Publié par Parisianne

Faites l'amour pas la guerre...

Nous avons tous un jour où l'autre entendu ce slogan, et pourtant...

Grâce à Xavier de l'Agence Attitude, nous avons pu hier rejoindre Woodstock pour deux heures de musique, et de sourires.

Welcome to Woodstock, le road trip musical et psychédélique de Jean-Marc Ghanassia mis en scène par Laurent Serrano nous a offert un voyage incroyablement planant, même sans substances illicites !

Partant de sa propre histoire, Jean-Marc Ghanassia nous fait vivre ou revivre ces années de révolutions et l'engouement des jeunes pour le pouvoir des fleurs ! 

Au lendemain de mai 68, Paul, Tom, Florence, Francis et Martine décident de partir pour le concert événement de Woodstock. Ils ont 20 ans, la liberté pour credo et de la musique plein la tête. Pantalons pattes d'eph, robes à grosses fleurs et guitare sur le dos, ils s'en vont à la rencontre de leurs chanteurs préférés.

En live et avec enthousiasme, les jeunes artistes secondés par des musiciens brillants, nous transportent sur des chansons de The Who, The Doors, Bod Dylan ou Joan Baez mais aussi de Jimmy Hendrix, Joe Cocker et Janis Joplin, et d'autres.

Ecoutez quelques extraits ici

Si vous aimez avoir les pieds qui bougent, n'hésitez surtout pas vous ne serez pas déçus, un vrai bon moment.

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Dans les pas de Camille 2

11 Août 2017, 22:00pm

Publié par Parisianne

Hôtel de Valville

Hôtel de Valville

Poursuivons dans Nogent avant de rejoindre le but de notre balade, le musée Camille Claudel.

Ci-dessus, l'hôtel de Valville, qui a un temps abrité l'hôtel de ville ! cet hôtel particulier a été construit au XVIIIe siècle par Monsieur de Valville, receveur des taxes...

 

Dans les pas de Camille 2
Dans les pas de Camille 2
La maison Claudel et l'extension du musée

La maison Claudel et l'extension du musée

Vous ne serez pas surpris d'apprendre que j'étais impatiente de visiter le musée Camille Claudel. Il en était question depuis si longtemps de ce musée consacré à l'oeuvre de cette artiste longtemps ignorée.

J'ai eu la chance ces dernières années d'aller presque partout où elle a vécu, j'exclus les asiles dans lesquels elle a été internée, ils sortent de cette idée de "vécu" puisque non seulement elle y a terminé sa vie dans le plus grand dénuement mais en plus, à compter de son internement, Camille n'a plus jamais touché la moindre terre, caressé le moindre marbre. 

En 2011, suite à un concours de nouvelles sur le thème de la sculpture, j'ai eu le bonheur et l'émotion d'entrer dans sa maison de Villeneuve-sur-Fère et si les lieux étaient abandonnés (je n'y suis pas retournée depuis j'ignore donc si les projets ont pu aboutir) j'étais profondément touchée de voir ce Villeneuve dont il est si souvent question dans sa correspondance. J'ai eu également la chance de découvrir la Hottée du Diable, un site naturel dans lequel elle a incontestablement puisé certaines inspirations, situé non loin de Villeneuve. Et à Paris, le hasard m'a offert de pénétrer dans la cour de son dernier atelier (fermée au curieux en général) et même de résider à proximité d'un de ses premiers ateliers. 

Mon goût pour son oeuvre est né d'une rencontre avec sa Petite Châtelaine à l'occasion d'une exposition au musée Marmottan en 2006, il y a donc plus de dix ans. J'ai lu beaucoup, en particulier sa correspondance, j'ai suivi sa trace dans les différentes expositions de Paris à Roubaix en passant par Chamerolles, dans le Loiret.

Alors ce musée ouvert cette année en mars, forcément, je ne pouvais le manquer ! 

Si Camille est, oserais-je dire, le produit phare du musée, il n'y a pas que son oeuvre à admirer dans ces murs. Il se trouve, je vous le disais précédemment, que trois autres sculpteurs l'ont précédée à Nogent, tous trois célèbres de leur vivant et liés les uns aux autres par leur enseignement (Ramus à formé Boucher qui a lui-même été le premier professeur de Camille et celui qui lui a présenté Rodin).

Le parcours est donc articulé en différentes sections : la sculpture au temps de Camille Claudel, avec notamment les commandes publiques, et la sculpture dans les intérieurs bourgeois nous offrant de découvrir de nombreuses oeuvres de sculpteurs plus ou moins célèbres. 

 

 

Dans les pas de Camille 2
Dans les pas de Camille 2
Dans les pas de Camille 2
Dans les pas de Camille 2
Dans les pas de Camille 2
Dans les pas de Camille 2
Dans les pas de Camille 2
Dans les pas de Camille 2
Dans les pas de Camille 2

La dernière section est consacrée à Camille elle-même dans la maison où elle a vécu avec sa famille avant de gagner Paris en 1881.

Pour ceux qui connaissent l'oeuvre de Camille, il n'y aura pas ou peu de surprises, elle a beaucoup détruit et nous connaissons tous son oeuvre mais qui se lasserait de l'admirer ?

Pas moi  !

Dans les pas de Camille 2
Dans les pas de Camille 2
Dans les pas de Camille 2
Dans les pas de Camille 2
Dans les pas de Camille 2
Dans les pas de Camille 2
Dans les pas de Camille 2
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Dans les pas de Camille 2
Dans les pas de Camille 2
Dans les pas de Camille 2

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Dans les pas de Camille 1

10 Août 2017, 17:44pm

Publié par Parisianne

Dans les pas de Camille 1

Traversée par la Seine, la ville de Nogent-sur-Seine, dans l'Aube, a non seulement servi de cadre à l'Education Sentimentale de Flaubert mais a également accueilli la famille Claudel de 1876 à 1879, permettant à Camille de rencontrer Alfred Boucher qui la présentera à Rodin.

Si la centrale nucléaire est bien présente dans le paysage, la ville est paisible et animée à la fois, la promenade estivale y est très agréable entre bords de Seine et ruelles bordées de maisons en pans de bois. 

La maison de la Turque

La maison de la Turque

Cette maison à pans de bois et meneaux a servi de cadre à l'Education Sentimentale, Flaubert écrit

" Ce lieu de perdition projetait dans tout l'arrondissement un éclat fantastique (...). Les fermières en tremblaient pour leur mari, les bourgeoises le redoutaient pour leur bonne, parce que la cuisinière de M. le sous Préfet y avait été surprise, et c'était bien entendu l'obsession secrète de tous les adolescents. "

Les Moulins Sassot enjambent la Seine

Les Moulins Sassot enjambent la Seine

Eglise Saint-Laurent

Eglise Saint-Laurent

L'église Saint-Laurent construite entre le XVe et le XVIe siècle a abrité le tombeau d'Héloïse et Abélard avant leur départ pour le Père Lachaise (et après un séjour à l'Abbaye de Paraclet dont nous parlerons plus tard).

L'église est ornée de sculptures des enfants (ou presque) du pays, Ramus (1805-1888), Paul Dubois (1829-1905) et Alfred Boucher (1850-1934)

Dans les pas de Camille 1Dans les pas de Camille 1
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Dans les pas de Camille 1
Dans les pas de Camille 1
L'orgue et buffet XVIe XVIIe

L'orgue et buffet XVIe XVIIe

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Pascal Quignard, Dans ce jardin qu'on aimait

24 Juillet 2017, 09:49am

Publié par Parisianne

"Pour la beauté de la nature cet homme d'Eglise avait délaissé Dieu"

"Pour la beauté de la nature cet homme d'Eglise avait délaissé Dieu"

Pascal Quignard, oui encore ! Plusieurs découvertes ces derniers mois, puisque dernièrement nous évoquions Les Larmes

Dans ce jardin qu'on aimait raconte dans un texte envoûtant, entre théâtre et litanie, le révérend Simeon Pease Cheney "premier compositeur moderne à avoir noté tous les chants d'oiseaux (...) entendus dans sa cure au cours des années 1860-1880", et sa fille unique qui n'aura de cesse de faire connaître l'oeuvre d'une vie, ces notes retranscrites par son père qui inspireront à Dvorak son quatuor à cordes n°12.

Pascal Quignard définit ainsi son texte : " Cette double histoire (...) prit en moi la forme non pas d'un essai ni d'un roman mais d'une suite de scènes amples, tristes, lentes à se mouvoir, polies, tranquilles, cérémonieuses, très proches des spectacles de nô1 du monde japonais d'autrefois".

Installé dans l'Etat de New York, le révérend Cheney se partage entre ses paroissiens et son épouse. Cette dernière accorde toute son attention à son jardin "elle était heureuse en poussant sa brouette, avec sa bêche à la main, ses ciseaux, sa serpette, son arrosoir...".

Ces beaux jours s'assombrissent à la naissance de Rosemund, la jeune mère ne se relève pas de ses couches. Ses cendres sont dispersées dans le jardin.

"Elle est disparue la femme que tu aimes,
dans la mare,
près du canot,
au coeur du jardin qu'elle aimait.
"

C'est dans ce jardin que le révérend poursuit sa vie en sortant de la vie, il délaisse jusqu'à sa fille qu'il invitera à partir dès lors qu'elle sera plus vieille que sa mère à sa mort.

"Le merveilleux jardin de mon épouse, pour moi, est devenu une prison dont il faut que tu t'échappes."

Au-delà de l'histoire tragique de cet amour fauché par la naissance, et de la douleur de celle qui vit et partira enseigner le violoncelle avant de revenir à la cure, Pascal Quignard nous invite à écouter, écouter toujours, écouter plus profondément la nature qui nous entoure.

"C'est exactement ainsi que murmure la fraîcheur,
l'été,
quand la grenouille quitte son chapeau de feuilles à la fin du crépuscule,
et hèle son amour.
"

Un très beau livre, je ne peux que conclure en citant Pascal Quignard lui-même 

"J'ai été ensorcelé par cet étrange presbytère tout à coup devenu sonore, et je me suis mis à être heureux dans ce jardin obsédé par l'amour que cet homme  portait à sa femme disparue."

Laissez-vous ensorceler par la musique des mots, et celle de Dvorak (1841-1904) mais aussi de Messiaen (1908-1992) qui plus tard s'attachera aussi à écrire le chant des oiseaux.

 

1-    styles traditionnels du théâtre japonais venant d'une conception religieuse et aristocratique de la vie. Le nô allie des chroniques en vers à des pantomimes dansées

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La musique entre en Seine

23 Juillet 2017, 19:05pm

Publié par Parisianne

« La Seine Musicale sera la porte d'entrée de la Vallée de la Culture » déclare Patrick Devedjian, Député et Président du Département des Hauts-de-Seine

« La Seine Musicale sera la porte d'entrée de la Vallée de la Culture » déclare Patrick Devedjian, Député et Président du Département des Hauts-de-Seine

Pour ceux qui ne sont pas sur Facebook, voici un aperçu de ma dernière découverte. Vous savez que j'aime l'architecture, et que la Fondation Vuitton m'a séduite. J'étais donc très impatiente de découvrir la Seine Musicale récemment ouverte sur l'Ile Seguin. Je n'ai pas été déçue.

Entre Boulogne-Billancourt, rive droite, et Sèvres rive gauche, l'Ile Seguin s'étend sur 11,5 hectares. Pour beaucoup, ce nom est associé aux usines Renault qui y ont été installées de 1929 à 1992.

Depuis avril de cette année, l'Ile a vu naître un projet artistique et culturel porté par les architectes Shigeru Ban et Jean de Gastines dans le respect de son environnement.

Principalement dédiée à la musique, la Seine Musicale accueille en résidence Insula Orchestra, l'orchestre de Laurence Equilbey, la Maîtrise des Hauts-de-Seine ainsi que l'Académie Philippe Jaroussky.

 

La musique entre en Seine
La musique entre en Seine
La musique entre en Seine
La musique entre en Seine
La musique entre en Seine
La musique entre en Seine
La musique entre en Seine
La musique entre en Seine
La musique entre en Seine
La musique entre en Seine
La musique entre en Seine

Dotée d'une Grande Seine pouvant accueillir 6000 personnes, et d'un Auditorium de 1500 places, la Seine musicale a pour ambition de mêler les genres.

Vous aurez forcément entendu parler du concert d'inauguration par le Prix Nobel de littérature, je parle bien sûr de Bob Dylan, vous avez peut-être vu les affiches pour Le Requiem de Mozart par Bartabas et Marc Minkowski, ou encore celles de West Side Story mais il ne faut pas oublier la magnifique programmation établie par Laurence Equilbey et son orchestre, et j'en oublie forcément.

J'ai eu la chance d'assister à la présentation d'Insula Orchestra par Laurence Equilbey elle-même dans l'Auditorium, alors voici quelques images.

J'ai beaucoup aimé cet endroit, j'ai bien l'intention d'y retourner très vite, d'ici là, les jardins auront retrouvé un peu de verdure, ils étaient fermé le jour où j'y suis allée.

La musique entre en SeineLa musique entre en SeineLa musique entre en Seine

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Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie

21 Juillet 2017, 09:41am

Publié par Parisianne

Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie
Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie

Chose promise...

S'il est une expo à voir à Paris en ce moment, si vous avez déjà fait 21 rue la Boétie qui se termine le 23 juillet, Jardins au Grand Palais (24 juillet) et Rodin l'expo du centenaire (31 juillet), bien sûr, c'est celle qui se tient à l'Orangerie jusqu'au 21 août, ça vous laisse un peu de temps. 

Tokyo Paris réunit les chefs-d'oeuvre de la collection du Bridgestone Museum of Art, il s'agit de la collection de la Fondation Ishibashi. Quel rapport entre les pneus et l'art me direz-vous ? Un homme ! Shôjirô Ishibashi (1889-1976) qui alors qu'il s'apprête à reprendre l'atelier de confection paternel se tourne vers le caoutchouc et se lance dans la fabrication de pneus. Au moment de l'ouverture du Japon au monde, l'entreprenant entrepreneur occidentalise son nom de famille ishi "pierre", bashi "pont" devient Bridgestone, l'entreprise prospère et son heureux fondateur s'intéresse à l'art occidental, particulièrement à l'impressionnisme. Nous sommes plus habitués à parler du phénomène inverse, observez les nombreuses références au Japon dans les oeuvres de la même époque !

De nombreuses oeuvres d'artistes japonais contemporains d'Ishibashi rejoignent ses collections et nous sont présentés ici, on constate aisément le style occidental dans les oeuvres de Hanjitô Sakamoto et Takeji Fujishima. Je n'ai pas de photo, beaucoup trop de monde dans la première salle, il vous aller voir sur place :)
 

Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie
Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie
Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie
Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie
Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie

La suite de l'exposition nous offre un parcours dans l'histoire de l'art, de nombreux impressionnistes, Monet, Renoir, Caillebotte, Degas, mais bien d'autres aussi plus ou moins proches du mouvement viendront enrichir les collections au fil des années et des générations puisque les héritiers d'hishibashi poursuivent leurs achats d'oeuvres. On peut donc voir le seul autoportrait en pied de Manet mais aussi un Cerf courant dans la neige de Courbet ou La Traite des vaches à Gréville de Millet ainsi que des toiles de Sisley et Pissarro.

Le postimpressionnisme est également représenté par de magnifiques Cézanne, dont un autoportrait et une Montagne Saint-Victoire, mais également Gauguin, Van Gogh et Gustave Moreau.

On entre ensuite dans la modernité avec Signac, Dufy, Rousseau, Soutine, Modigliani, Picasso puis Matisse, Mondrian, Klee, et je n'ai pas parlé des sculptures ! On peut voir des oeuvres de Rodin, Bourdelle, Zadkine mais aussi un Baiser de Brancusi. Bref, presque tous sont là dans un parcours chronologique qui nous conduit ensuite à l'abstraction avec quelques artistes japonais et bien sûr Pollock, Soulage et d'autres que j'oublie.

Un parcours riche et un plaisir immense. 

J'ai pour ma part découvert avec émotion un Toulouse-Lautrec  Au cirque dans les coulisses, traité en grisaille, simplement superbe.

Alors n'hésitez pas, profitez des vacances avant que tous ces chefs-d'oeuvre ne rentrent au Japon pour n'en pas ressortir de si tôt, où que vous soyez, Paris reste moins loin !

Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie
Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie
Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie
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Tokyo Paris, voyage pour les yeux à l'Orangerie
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Images et couleurs en musique s'il vous plaît !

20 Juillet 2017, 16:11pm

Publié par Parisianne

Images et couleurs en musique s'il vous plaît !

Dans la famille Caillebotte, je demande le frère ! 

Oui, mais lequel, me direz-vous ? Et bien justement, cette fois ce ne sera pas Gustave que tout le monde connaît (qui n'a pas été admiratif devant ses Raboteurs de parquet ?), une fois n'est pas coutume, il s'agira ici de Martial que je savais photographe mais dont j'ignorais totalement les talents de musicien.

L'exposition Tokyo Paris au musée de l'Orangerie m'a offert de découvrir cette toile, Jeune homme au piano, ou Martial au piano et le hasard m'a permis d'entendre Michel Piquemal parler de Martial, compositeur, sur Radio classique (podcast du 29 juin Passion classique, l'émission d'Olivier Bellamy).

La curiosité aidant, je me suis penchée sur la carrière de Martial dans l'ombre de son illustre peintre de frère.

Quatre garçons chez Caillebotte, Alfred, l'aîné (1834-1896), né d'un premier lit, était abbé à Notre-Dame-de-Lorette, paroisse très en vue à la fin du XIXe siècle. Gustave (1848-1894) le peintre impressionniste et généreux mécène, célèbre pour ses toiles et son legs à l'Etat français de nombreuses oeuvres impressionnistes - cadeau embarrassant pour l'époque. René le troisième mort prématurément en 1876 et dont on ne sait rien. Martial enfin (1853-1910) proche de ses deux aînés partageait avec Gustave son goût des arts, la passion de la philatélie et de l'horticulture ainsi que le yachting, et composait pour la paroisse d'Alfred. 

Leur père, marchand de draps, originaire de Domfront dans l'Orne a fort bien réussi, laissant à sa disparition en 1874 ses enfants hors du besoin.

Mais revenons à Martial. Elève du Conservatoire National de Musique de Paris, il sort en 1874 avec un deuxième accessit d'harmonie. La fortune laissée par son père ne le contraint pas à faire éditer sa musique qui restera longtemps dans sa famille et sera donc peu jouée. 

Personnellement, je ne connaissais pas du tout ce talent de Martial, et j'écoute aujourd'hui avec bonheur la Messe Solennelle de Pâques, dirigée par Michel Piquemal avec le Choeur régional Vittoria d'Ile-de-France et l'Orchestre Pasdeloup. Vous pouvez écouter le final, et suivre le lien vers le choeur pour en connaître le programme. 

Et pendant que vous vous délectez de la musique, je vais vous parler de l'exposition du Musée de l'Orangerie qui se tient à Paris jusqu'au 21 août et que je vous invite à voir !

 

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En avant la musique !

19 Juin 2017, 13:57pm

Publié par Parisianne

Je vous avais promis de parler de musique et depuis janvier, plus rien ! Honte à moi, d'autant que j'ai reçu plusieurs disques et que je n'ai pas été capable de trouver le temps de vous les présenter. 

Mais puisqu'il fait très chaud aujourd'hui et que Xavier Chezleprêtre de l'Agence Attitude vient d'attirer mon attention sur un album rafraîchissant, prenons de l'altitude et volons vers Tahiti, ou bien prenons la mer et voguons, portés par Vaiteani.

Luc et Vaiteani viennent l'un d'Alsace, l'autre de Tahiti, ils se rencontrent à Strasbourg, elle apprend l'anglais pour enseigner, lui la musicologie ; ils s'unissent en "Polynesian Folk", sont lauréats du concours "9 semaines et un jour" qui les conduit aux Francofolies où Laurent Voulzy les prends sous son aile mais ils savent se mettre en avant l'un l'autre. Presque un conte de fée, mais la fée a des choses à dire et c'est agréable de l'écouter.  Je vous laisse lire leur bio sur leur site.

Laissez-vous bercer par la voix suave de Vaiteani dans Silver Ocean, c'est le mieux pour patienter jusqu'à la sortie de leur premier album en août prochain. Et puis profitez du site pour regarder les quelques vidéos, c'est juste beau, et ça fait du bien.

En avant la musique !
En avant la musique !

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