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Les musardises de Parisianne

Plaisir d'hiver

24 Janvier 2017, 20:23pm

Publié par Parisianne

Plaisir d'hiver

Instants saisis,

Souffles figés,

Frissons d'hiver.

 

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Pascal Quignard, Les Larmes

14 Janvier 2017, 21:39pm

Publié par Parisianne

Saint-Riquier

Saint-Riquier

Pascal Quignard est un auteur que j'aime beaucoup, nous avions déjà parlé il y a quelques temps de Villa Amalia, ou bien encore des Solidarités mystérieuses, deux romans qui m'ont prodondément marquée. Vous connaissez tous le magnifique, Tous les matins du monde et certainemement bien d'autres ouvrages.

Quand j'ai entendu qu'il sortait un nouveau roman qui traitait en plus des origines de notre langue, et que j'ai eu le plaisir de l'entendre dans la Grande Librairie de François Busnel, forcément j'ai eu envie de retrouver cet auteur. Mon père Noël préféré m'a entendue et exaucé !

" C'est alors que, le vendredi 14 février 842, à la fin de la matinée, dans le froid, une étrange brume se lève sur leurs lèvres. On appelle cela le français. " N'est-elle pas magnifiquement écrite cette naissance ?

Nithard a pour mission de "fixer par écrit pour la postérité le récit des événements de son temps " ce sera en latin jusqu'à la mort de Charlemagne puis en Roman. Petit-fils de Charlemagne, neveu de Louis le Pieux et cousin germain de ses trois fils, Lothaire, Louis le Germanique et Charles le Chauve, il est abbé laïc de l'abbaye de Saint Riquier, non loin d'Abbeville dans la Somme pour ceux qui ne connaîtraient pas.

Louis et Charles s'allient contre leur frère Lothaire qui revendique le titre d'empereur d'Occident. Je ne rentrerai pas plus dans le détail mais voici un résumé rapide de la situation.

Dans son roman, Pascal Quignard met en scène les jumeaux Nithard, et Hartnid (anagramme du premier), l'un en quête de la langue, l'autre en quête d'un visage aimé.

Ce n'est pas un roman à proprement parler mais une succession de contes, légendes, récits, de tableaux avec ou sans liens apparents. C'est savant -pas mal de latin dans ces lignes - déroutant parce que parfois on s'y perd mais beau et on se laisse porter.

De nombreuses références m'ont sans aucun doute échappé, et je ne conseillerai pas ce livre à tout le monde de crainte d'effrayer ceux qui ne connaîtraient pas Pascal Quignard. Je m'y suis perdue parfois, mais j'ai tant aimé d'autres instants lire par exemple :

" La première trace écrite de la langue française date du vendredi 14 février 842, à Strasbourg sur les bords du Rhin.

La première oeuvre de la littérature française date du mercredi 12 février 881, à Valenciennes, sur les bords de l'Escaut."

 

"Saint Florent était si grand lettré qu'il avait le pouvoir d'accrocher, où qu'il se trouvât, son manteau aux rayons du soleil."

A défaut d'accrocher mon manteau aux rayons du soleil, je sais apprécier leur lumière ! 

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Jean-Michel Guenassia, La Vie rêvée d'Ernesto G.

11 Janvier 2017, 20:07pm

Publié par Parisianne

Jean-Michel Guenassia, La Vie rêvée d'Ernesto G.

lI n'y a pas si longtemps, je vous parlais du dernier roman de Jean-Michel Guenassia, La Valse des arbres et du ciel. J'ai eu la chance de rencontrer l'auteur au salon du livre du Touquet, peu de temps après avoir lu son livre, et le plaisir de l'entendre en parler de façon très intéressante. J'en ai donc profité pour m'offrir un autre roman, que j'ai fait dédicacer bien sûr, et que je me suis empressée de lire tant le commentaire de Jean-Michel Guenassia m'assurant que j'y retrouverais l'esprit du Club des incorrigibles optimistes m'avait mis l'eau à la bouche. 

Pas question pour moi de suivre les personnages puisque l'action se déroule non pas dans des quartiers de Paris que je fréquente beaucoup mais en grande partie à Alger puis à Prague, néanmoins, le talent de l'auteur fait naître sans difficultés des images et des parfums, et renaître les événements ayant secoué l'Europe et le monde de 1910 à 2010.

J'ai retrouvé en effet l'esprit du Club des incorrigibles optimistes, les personnages ont de nombreux points communs dans leurs désillusions particulièrement.

Joseph Kaplan est médecin juif né à Prague en 1910, il marche dans les pas de son grand-père et de son père dont il est proche malgré leurs silences suite à la disparition brutale de l'épouse et mère chérie des suites d'une pneumonie.

"Souvent, Joseph s'était demandé s'il était responsable de ce silence ouaté qui s'était installé entre son père et lui ou peut-être l'un comme l'autre étaient-ils incapables de se parler, une forme de barrière affective (de ces mots qui n'arrivent pas à s'échapper, dissimulés derrière des sourires de connivence). On se dit, ces paroles vont blesser ou tout gâcher, on les enferme au fond de soi et, avec les années, on les empile jusqu'à dresser un mur infranchissable."

Brillant élève mais jeune garçon à la vie dissolue, son père finit par envoyer Joseph en France sous prétexte de faire une spécialisation en biologie dans la meilleure université au monde : à Paris.

"En application du principe qui veut que le jouir ait été créé pour travailler et la nuit pour s'amuser, Joseph sortait même quand la pluie et le froid vidait les rues des bourgeois et des manifestants ou quand il n'avait plus un rond à la fin du mois."

Fêtard autant que travailleur infatigable, Joseph poursuit alors son parcours aussi bien dans les domaines de la fête que de la biologie ! Infatigable danseur de tango, et passionné par Carlos Gardel, il fréquente tous les lieux de fête mais travaille comme un acharné, ne rentre pas à Prague fêter son succès universitaire, enchaîne voyages et conquêtes féminines aux visages oubliés sitôt séduites, se range un peu dans les bras d'une Viviane qui n'a rien d'une fée mais finit par disparaître et accepte un poste à l'Institut Pasteur d'Alger à un moment ou Hitler se fait de plus en plus pressant sur la politique européenne.

Les premières semaines de Joseph à Alger sont essentiellement centrées sur son travail, il doit faire ses preuves pour être accepté par les chercheurs de l'Institut, le voilà donc dans une vie rangée, jusqu'à sa rencontre avec le jeune Maurice chargé de lui trouver un appartement qui se charge aussi de lui présenter des amis, et des femmes, permettant à Joseph de renouer avec sa vie nocturne. De belles années d'insouciance jusqu'à la mission dans une zone abandonnée d'Algérie pour échapper aux rafles et poursuivre dans l'isolement le plus total les recherches de l'Institut puis le retour à Alger et enfin vers l'Europe, accompagné de celle qu'il a finalement aimé au premier regard.

Le retour à Prague est marqué par la découverte de la tragédie nazie, le pays se reconstruit peu à peu, l'idéalisme communiste s'installe, Joseph et son épouse s'investissent à corps perdu dans les causes du parti jusqu'à ce que doucement les choses basculent, les amis disparaissent accusés de trahison par le régime qu'ils ont contribué à mettre en place. La vie bascule à nouveau, l'épouse de Kaplan part voir sa mère en France et ne reparaît jamais, il est lui-même envoyé pour s'occuper d'un dispensaire au fin fond de la Bohème où il renoue avec une vie plus paisible entouré de sa fille Helena et de la femme d'un ami disparu. La vie est difficile mais apaisée jusqu'à l'arrivée d'un patient très particulier amené par les hautes instances dirigeantes qui chargent Joseph de le remettre sur pied malgré un état très critique.

Et la vie bascule à nouveau...

Si la surprise concernant l'identité du "patient" est amenée progressivement, le plus surprenant est la façon dont l'auteur le présente du point de vue de l'homme. C'est un peu déroutant mais c'est aussi tout l'art du roman de pouvoir rêver !

Les personnages sont forts, la traversée historique intéressante, et les désillusions nombreuses. Cela fait un chemin de vie riche de joies et de drames qui mènent Joseph jusqu'à ses cent ans et nous entraînent dans un tourbillon rondement mené par l'écriture de Jean-Michel Guenassia.

Vous l'aurez compris, j'aime !

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Jules et le vilain orchestra, Nos vedettes

7 Janvier 2017, 22:08pm

Publié par Parisianne

J'inaugure avec Jules une nouvelle rubrique : "Musique" ! En dehors d'un article sur Laurence Equilbey et Insula Orchestra, je n'avais jamais eu l'occasion de parler de musique, ce n'est pas le sujet qui m'est le plus familier, surtout lorsqu'il s'agit de "chanson française d'aujourd'hui".

Il se trouve que grâce à Xavier Chezleprêtre de l'Agence Attitude j'ai la chance de découvrir des univers qui ne me sont pas familiers, ce qui rend l'exercice intéressant.

Plusieurs disques de jeunes artistes seront donc évoqués dans les semaines à venir, juste pour le plaisir de la découverte, j'écoute plus souvent Radio Classique qu'autre chose, je n'aurai donc qu'une oreille de curieuse pour vous inviter à écouter aussi !

 

SI je commence par Jules, dont je n'avais jamais entendu parler, c'est parce que j'ai aimé vraiment ces sept chansons tantôt tendres, tantôt cyniques qui font l'album Vedettes.

Qui est Jules, et bien pour le savoir je vous invite comme je l'ai fait à lire sa biographie, d'un clic ici . Vous verrez que ce n'est pas un débutant, qu'il a croisé quelques inconnus aux doux noms de Bénébar, Catherine Ringer, Kent ou Jacques Higelin, même-moi je connais, c'est dire... avant de se lancer, et il aurait eu drôlement tort de ne pas le faire. 

Je n'ai qu'un seul regret puisque je lis partout que c'est un homme de scène et qu'il me semble que nous sommes voisins : n'avoir jamais eu l'occasion de le voir sur une scène francilienne. Je souris à cette façon dont il dit de lui "Je suis un "one man song" alors que je ne suis pas une grande gueule" et si en plus il poursuit en disant que "T'es chiante" est un pur rôle de composition puisqu'il n'a pas de soeur je craque ! Vous en connaissez beaucoup vous des chanteurs qui ont écrit sur leur soeur, surtout s'ils n'en ont pas ?

Les six autres chansons parlent de femmes également, de celle qui fait peur par sa présence de plus en plus marquée en politique, celles qui militent, celles qui ont des vies banales mais ne sont pas si banales que ça finalement, et une composition encore avec Ma vieille qui évoque la douleur de l'abandon 

"Tu n'as plus personne à qui parler / De compliments pour se maquiller / La mort est tête en l'air quelque fois / Elle a dû t'oublier ici bas..."

Voilà, un artiste à suivre sûrement, à vous...

 

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Delphine de Vigan, Rien ne s'oppose à la nuit

4 Janvier 2017, 17:51pm

Publié par Parisianne

 Delphine de Vigan, Rien ne s'oppose à la nuit

" Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inclassable des morts, le retentissement du désastre. Aujourd'hui, je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence."

A bien y réfléchir, cet extrait en page quatre du livre de poche aurait pu me faire fuir ! Les premières lignes encore plus qui évoquent la mort de la mère.

Je n'avais jamais lu de roman de Delphine de Vigan, c'est celui-ci qui m'est tombé sous la main en premier, je me suis dit "pourquoi pas ?".

Les échos que j'en avais eu, la critique de Mohammed Aïssaoui du Figaro Littéraire évoquant "le livre de ma mère" sujet bien souvent traité, n'y sont certainement pas pour rien. 

L'absence de lumière m'a gênée. En ce sens, le roman, puisque c'est bien ainsi qu'il est présenté, porte vraiment bien son titre, Rien ne s'oppose effectivement à la nuit qui s'immisce dans les journées les plus ensoleillées.

L'écriture est plaisante, on se laisse entraîner malgré le malaise permanent. 

"Quoi que je dise et fanfaronne, il y a une douleur à se replonger dans ses souvenirs, à faire resurgir ce qui s'est dilué, effacé, ce qui a été recouvert."

La narratrice raconte sa mère, Lucile, troisième d'une famille de neuf enfants. Les grands-parents, Georges et Liane, "formaient un couple étrange : lui, si cérébral en apparence, mais totalement gouverné par ses affects, elle, si émotive en surface, solide comme un roc et intimement persuadée qu'elle était sotte."  Cette association de personnalités construit une famille en contrastes de joies et de douleurs. La troisième génération, celle de l'auteur n'a semble-t-il gardé que les noirs, hérités de Lucile, " cette enfant mystérieuse qui avait grandi trop vite et qu'elle (Liane) ne prenait plus dans ses bras. "

Ce que j'ai aimé dans ce texte, c'est la façon dont l'auteur se joue de nous lecteurs. C'est un roman à la première personne et tout prête à croire que Delphine de Vigan raconte l'histoire de sa mère, de sa famille. La frontière entre la fiction et la réalité est donc fragile. Sûrement s'en est-elle expliquée dans des émissions de télévision ou de radio, je n'en ai pour ma part entendu aucune.

C'est une manière que l'on retrouve chez de nombreux auteurs, je pense notamment au roman d'Edouard Louis qui a fait couler tant d'encre, En finir avec Eddy Bellegueule. Je m'interroge donc sur la classification dans le registre du "roman" qui reste pour moi  associé à une oeuvre d'imagination et non à un récit autobiographique !

Vous l'aurez compris, ce livre ne me laissera pas un souvenir impérissable. Toutefois, le plaisir de l'écriture élégante de Delphine de Vigan m'a donné envie de récidiver. Nous reparlerons donc de cette auteure prochainement !

"L'écriture ne peut rien. Tout au plus permet-elle de poser les questions et d'interroger la mémoire."

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Pour une belle année !

2 Janvier 2017, 17:40pm

Publié par Parisianne

Pour une belle année !

Difficile de savoir de quoi sera fait le chemin qui s'ouvre devant nous,

l'actualité se charge malheureusement des ombres,

Pour une belle année !

Mais gardons les yeux et le coeur ouverts aux beautés qui nous entourent,

Pour une belle année !

Soyons attentifs aux rencontres,

Pour faire de cette année

 une belle année, 

Pour une belle année !

Je souhaite à chacun d'entre vous une année pleine de paix,

de couleurs et de joies,

de découvertes et de surprises, 

Il y a forcément une lumière au bout du chemin.

Amicalement

Anne

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Quand les petites histoires se mêlent à l'Histoire

9 Décembre 2016, 19:52pm

Publié par Parisianne

Encore des gosses et des bonhommes . Cent dessins et l'histoire de Nénette et Rintintin. de Francisque Poulbot

Encore des gosses et des bonhommes . Cent dessins et l'histoire de Nénette et Rintintin. de Francisque Poulbot

A quoi pensez-vous si je vous dis Nénette et Rintintin ? 

Bon nombre de mes proches interrogés ont pensé au chien Rintintin, le berger allemand compagnon du jeune Rusty, dans la série américaine diffusée à la télévision dès 1958.

Le Rintintin auquel je fais allusion n'a qu'un rapport indirect et éloigné avec le chien, il s'agit en fait d'une création de Francisque Poulbot, oui, vous avez bien lu, Poulbot, l'affichiste à qui l'on doit les représentations des Titis Parisiens, ces gamins de la rue aux bouilles rondes et aux grands yeux malicieux. 

Avant la Première Guerre Mondiale, Poulbot crée un couple de poupées de porcelaine, les "Poupées Poulbot", Rintintin, une petite fille, et Nénette, un garçon. Non, je ne me suis pas trompée, c'est bien l'inverse de ce que nous pensons spontanément, du moins au début de l'aventure. 

Mais les personnages évoluent et en 1918, ce sont deux poupées de laine, rapidement considérées comme porte bonheur pour échapper au canon ou aux gaz qui vont fleurir et jouer un rôle pour le moral des troupes et des civils. 

Attention, Nénette et Rintintin ne veilleront sur vous qu'à condition d'avoir été faits avec une attention particulière et offerts. On n'achète pas sa bonne étoile !

Le succès de ces poupées et leur illusoire protection conduiront même l'église à mettre en garde contre ce fétichisme.

Pour en savoir plus, un petit reportage sur Arte vous donnera toute l'histoire.

Et pour les plus habiles d'entre vous : quelques brins de laine et vous pourrez confectionner des Nénette et des Rintintin à distribuer autour de vous !

Je vous laisse faire, j'ai deux mains gauche, mais si vous m'envoyez des photos de vos réalisations, nous pourrons les montrer !

 

Quand les petites histoires se mêlent à l'Histoire

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Le dernier baiser de Mozart, théâtre du Petit Montparnasse

22 Novembre 2016, 19:13pm

Publié par Parisianne

Le dernier baiser de Mozart, théâtre du Petit Montparnasse

Un petit théâtre pour une grande et belle pièce. C'est sur Radio Classique, forcément, que j'ai entendu parler de cette pièce, la présentation m'a donné envie, je n'ai pas regretté. 

Parlons d'abord du théâtre, j'aime ces petites salles intimes dans lesquelles on se sent proches et donc au coeur de la pièce. En l'occurrence puisque l'intrigue se déroule dans l'intérieur simple de la famille Mozart, la proximité avait un certain charme, le décor de Catherine Bluwal est plein de délicatesse et la mise en scène de Raphaëlle Cambray tout en étant vivante rend la situation crédible.

Le dernier baiser de Mozart met en scène Constance Mozart, tout juste veuve, face à Franz-Zaver Süssmayer, ami, confident voire même un peu souffre-douleur de Mozart, venu apporter son soutien à la jeune veuve effondrée et lui faire part de son travail sur la fin du Requiem que l'illustre compositeur fauché brutalement n'a pas eu le temps d'achever.

Constance, sans revenus et acculée, a besoin de l'argent du Requiem pour vivre avec ses deux enfants et n'est pas en mesure d'en rembourser l'avance obtenue.

Süssmayer, profondément attaché à Mozart et peut-être amoureux de la jeune veuve dont le dernier enfant porte son prénom (la légende leur prête une idylle) se sent investi d'une mission et est surtout très imprégné du Requiem. 

En évoquant leur passé avec Mozart et leur avenir, les deux jeunes gens se livrent à une sorte de joute au long de laquelle Constance peut-être teste les capacités de Süssmayer de se substituer au compositeur, quant à Süssmayer, il sonde la jeune femme afin de savoir si peut-être elle lui est attachée. 

Le texte de Jean Teulié est sensible et vivant, il évoque la vie du Maître aussi bien que les affres de la création porté par des extraits de l'oeuvre bien sûr. 

Les jeunes acteurs en costumes sont très convainquants, Delphine Depardieu, en veuve raisonnablement éplorée sait nous faire passer par différents sentiments quant à Guillaume Marquet, il est un Süssmayer plein de sensibilité et d'ardeur au travail.

Personne ne sait avec certitude qu'elle partie du Requiem Süssmayer a réellement écrite puisqu'il savait imiter l'écriture de Mozart et que l'on ignore ce qui avait déjà été composé à la mort de ce dernier mais la pièce semble mettre en évidence la réelle capacité du jeune homme à comprendre ce Maître dont il a été l'assistant.

Un très joli moment de théâtre et le plaisir d'une rencontre avec l'auteurde la pièce et un spectateur ayant tenté une traduction difficile de la seule biographie de Constance Mozart, Constanze, Mozarts beloved, de Agnès Selby.

 

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Barbara et l'homme en habit rouge, Théâtre Rive Gauche

20 Novembre 2016, 08:41am

Publié par Parisianne

Barbara et l'homme en habit rouge, Théâtre Rive GaucheBarbara et l'homme en habit rouge, Théâtre Rive Gauche

Mis en scène par Eric-Emmanuel Schmitt, ce spectacle porté par Roland Romanelli et Rébecca Mai fait revivre Barbara au Théâtre Rive Gauche.

Roland Romanelli a accompagné Barbara en mots, en musique mais également dans la vie.

Qui mieux que lui pouvait nous offrir de traverser la vie de cette magnifique chanteuse. Il le fait avec sa compagne d'aujourd'hui, Rébecca Mai, qui ressemble étrangement à Barbara. Ce détail, je dois dire m'a d'abord troublée, mais le charme opère très vite et on se laisse totalement emporter.

Roland Romanelli nous raconte avec pudeur sa Barbara, celle qu'il a admirée, aimée et avec qui il a partagé succès, créations et doutes pendant 20 ans. Son récit est ponctué de chansons magnifiquement interprétées par Rébecca Mai et d'interviews de Barbara elle-même.

La musique occupe bien évidemment une grande place, rappelons tout de même que Roland Romanelli est avant tout accordéoniste (coupe mondiale d'accordéon 1961), alternant lui-même entre son accordéon et le piano, il est sur scène accompagné de Jean-Philippe Audin au violoncelle.

La mise en scène est délicate, jouant avec la lumière et des ombres chinoises.

Je l'ai dit, la magie opère, le final avec la participation du Choeur de France nous offre un Aigle noir poignant.

Une seule envie en sortant, réécouter la dame en noir, éternelle. 

 

Merci Jean de nous avoir entraînés, tu remercieras de notre part les intéressés pour ce beau moment d'émotion !

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"C'est mon fauteuil qui vous paralyse"

19 Novembre 2016, 18:50pm

Publié par Parisianne

"C'est mon fauteuil qui vous paralyse"

" Une vie sans rêves c'est comme un arbre sans racines "

Xavier Chezleprêtre de l'Agence Attitude, nous entraîne toujours dans des découvertes, et me pousse vers des choses qui ne retiendraient pas forcément mon attention. 

Cette fois, c'est au Casino de Paris que nous sommes allés pour voir, entendre et admirer la troupe de Timéo dans le spectacle du même nom.

Timéo, "circomédie musicale" d'après le conte initiatique de Jean-Jacques Thibaud, mis en musique par Julien Vallespi dans une mise en scène d'Alex Goude, est un joli spectacle plein de bons sentiments tout à fait adapté aux enfants.

Timéo, jeune garçon en fauteuil, n'a qu'un rêve : intégrer une troupe de cirque.

L'arrivée en ville du cirque dans lequel se produit son idole Melody Swann incite l'adolescent à tenter sa chance. La disparition de la vedette met en évidence les difficultés de la vie du cirque, la suspicion plane et les jalousies s'expriment. Timéo, au milieu de toutes ces tensions montre sa volonté et prouve qu'il ne faut pas se fier aux apparences.

Bien sûr, son handicap en arrête plus d'un et lui vaut quelques moqueries quand il évoque ses projets mais à force de volonté, il va prouver à tous "qu'être différent, c'est normal".

Funambule, trapézistes, jongleurs, cracheurs de feu, clowns et même Monsieur Loyal, tout est là pour raconter cette belle histoire et montrer qu'il ne faut jamais renoncer à ses rêves.

La mise en scène est enlevée, la musique entraînante, les jeux de lumière très habiles, c'est moderne et nouveau.

Un très beau spectacle à voir avec des enfants. Ceux qui nous entouraient avaient les yeux pleins des lumières de rêves, ils auront je l'espère reçu le plus important, ce joli message de tolérance face à la différence.

 

 

 

" Les rêves c'est bien plus qu'on imagine "

"C'est mon fauteuil qui vous paralyse"
"C'est mon fauteuil qui vous paralyse""C'est mon fauteuil qui vous paralyse"

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