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Les musardises de Parisianne

Art Nouveau et Art Déco à Beauvais

28 Février 2014, 17:29pm

Publié par Parisianne

Beauvais, bien connue pour sa cathédrale recèle aussi quelques surprises architecturales, avec notamment l'utilisation de céramiques produites dans le Beauvaisis.

Ci-dessous, quelques détails de maisons dans le style art nouveau.

Art Nouveau et Art Déco à Beauvais
Art Nouveau et Art Déco à Beauvais
Art Nouveau et Art Déco à Beauvais
Art Nouveau et Art Déco à Beauvais
Art Nouveau et Art Déco à Beauvais
Art Nouveau et Art Déco à Beauvais
Art Nouveau et Art Déco à Beauvais
Art Nouveau et Art Déco à Beauvais

Autres détails, piochés sur une série de façades. Faïences de Ponchon ?

Art Nouveau et Art Déco à Beauvais
Art Nouveau et Art Déco à Beauvais
Art Nouveau et Art Déco à Beauvais
Art Nouveau et Art Déco à Beauvais

Et une maison Art déco

Art Nouveau et Art Déco à Beauvais
Art Nouveau et Art Déco à Beauvais

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Les solidarités mystérieuses, Pascal Quignard

19 Février 2014, 12:51pm

Publié par Parisianne

Les solidarités mystérieuses, Pascal Quignard

Nous avions déjà suivi Pascal Quignard dans son très beau roman Villa Amalia, nous le retrouvons ici avec ce non moins beau livre,  Les Solidarités mystérieuses, un roman très fort, le roman de la quête, quête d'apaisement, de racines, d'identité, d'amour. Chacune des parties porte le nom d'un protagoniste, on découvre peu à peu les personnages, vus les uns par les autres, liés les uns aux autres par les liens du sang et de la mer ; et le portrait de l'un dévoile l'autre en filigrane.

Claire, jeune linguiste d'une quarantaine d'année, revient dans le village de son enfance pour un mariage. Ce petit village de Bretagne, non loin de Saint-Malo, elle y a grandi avec son frère Paul, élevés par un oncle et une tante après le décès accidentel de leurs parents. C'est là qu'elle a rencontré son premier et seul amour, Simon,  installé avec son épouse et leur fils, devenu maire et pharmacien. 

Claire retrouve avec bonheur ces lieux, la rencontre avec Madame Ladon, son professeur de piano l'incite à rester.

" Sur la falaise, immobile, le corps dans le vent, dans le ciel, elle redevient heureuse."

Claire n'a pas toujours été heureuse en ces lieux, on lit entre les lignes une tension dans la famille de sa tante, on lit cet éloignement avec son frère envoyé en pension et qu'elle semble connaître peu mais, rapidement, la lande s'empare d'elle. Elle marche pendant des heures pour se l'approprier, faire corps avec elle, jusqu'à finir par s'installer dans une petite maison isolée où son frère la rejoindra bientôt.

Elle aimait ce lieu. Elle aimait cet air si transparent, par lequel tout était plus proche. Elle aimait cet air si vif, où tout s'entendait davantage. Elle éprouvait le besoin de reconnaître tout ce qu'elle avait découvert du monde, ici, jadis. (...) Elle aimait ce pays. Elle aimait cette grève si violemment escarpée, si noire, tellement raide, tellement à l'aplomb du ciel. Elle aimait cette mer. "

Au milieu d'une nature très présente, Claire se rapproche de Simon. Ils se sont aimés. Ils s'aiment encore.

 Elle l'observe de loin, partout, tout le temps. 

" Et il suffisait qu'elle crût qu'il la rejoignait pour se mettre à lui parler, dans son coeur, sans finir, comme s'il était là, et lui raconter tous les événements du jour. "

Elle l'aime encore et cela tourne à l'obsession.

" Elle pensait tellement à lui qu'elle n'était jamais seule. " voilà comment Paul, le petit frère de Claire analyse cette passion. Il viendra rejoindre sa soeur, veiller sur elle et faire lui-même sa vie dans cette lande balayée par les vents. Là, il va observer la passion, et vivre la sienne avec le jeune curé. Là, il va nouer avec sa soeur des liens extrêmement forts, ces solidarités mystérieuses qui font la beauté de ce livre.

Ce n'était pas de l'amour, le sentiment qui régnait entre eux deux. Ce n'était pas non plus une espèce de pardon automatique. C'était une solidarité mystérieuse. C'était un lien sans origine dans la mesure où aucun prétexte, aucun événement, à aucun moment ne l'avait décidé ainsi. "

Porté par la nature et la musique, ce très beau roman nous entraîne au plus intime des liens que l'on tisse. L'écriture est sobre, en totale harmonie avec le décor. 

 

Pascal Quignard, Les solidarités mystérieuses, Gallimard 

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Fugue

12 Février 2014, 08:51am

Publié par Parisianne

 

En duo, trio, quatuor ou quintet, nous n’avons connu, au fil des générations, que de petites formations et, malgré le nombre de chefs, avons toujours marché à l’unisson !

Si aujourd’hui ta voix s’est tue, si ton regard ne guide plus les nôtres vers toutes ces choses qui retenaient ton attention, si nos routes, quelques temps, ne seront plus les mêmes, tes chemins de traverse seront toujours les nôtres ; nos cheminements seront toujours les tiens.

Derrière tes paupières closes ; c’est un peu de nous qui s’échappe. Nos rires et nos larmes, nos découvertes et nos querelles, nos lires et nos dires auront d’autres saveurs.

Notre quatuor est aujourd’hui bien démuni mais la partition n’est pas achevée, la musique se poursuit… pour toi qui l’aime tant.

Fugue

De près, de loin, vous avez été nombreux à nous manifester ces derniers mois de très touchantes marques de sympathie. 

Pour toutes ces attentions, sincèrement merci.

Anne

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