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Les musardises de Parisianne

Promenade au jardin

28 Avril 2015, 21:38pm

Publié par Parisianne

Promenade au jardin

Mais pas n'importe quel jardin, il s'agit du Jardin Albert Khan, à Boulogne. Vous qui passez ici régulièrement, vous savez que la nature est une de mes sources d'émerveillement. J'aime les fleurs, les oiseaux, les plantes, les arbres, je suis donc toujours curieuse de la découverte de jardins ou d'espaces naturels, d'ailleurs, souvenez-vous, nous avions visité les Jardins de Valloires, et la réserve naturelle de la Baie de Canche et bien cette fois, nous irons au coeur de la ville, à quelques minutes de Paris et de Saint-Cloud, dans une propriété aménagée à partir de 1890 par Albert Khan, le jardin sera pris en charge dès 1994 par le paysagiste Eugène Deny

Promenade au jardin

D'abord locataire, Albert Khan va acquérir l'hôtel particulier qu'il habite ainsi que les parcelles attenantes jusqu'à constituer un jardin de près 4 hectares pour s'adonner à son goût pour l'horticulture et créer un jardin dit "de scènes", en vogue au XIXe siècle. Chaque scène faisant référence aux courants de l'art des jardins : style régulier dans le jardin français, paysager dans le jardin anglais ou encore japonisme dans le jardin japonais. 

Profondément humaniste, Albert Khan nourrit l'espoir de paix entre les peuples et considère que le meilleur moyen de s'entendre étant de se connaître, l'art des jardins fait partie de cette connaissance.

Promenade au jardin

Ruiné par la Crise de 1929, Albert Khan voit sa propriété sur le point d'être morcellée mais des admirateurs de son oeuvre incitent le département de la Seine à en faire l'acquisition. Albert Khan n'est plus propriétaire de sa maison mais en conserve l'usufruit jusqu'à sa mort en 1940.

 

 

Muscaris

Muscaris

Le jardin s'articule donc en sept espaces :

le Jardin japonais, conçu par le paysagiste Fumiaki Takano a été créé en 1989 à l'emplacement du jardin initial dont il ne reste que quelques vestiges. Il a été pensé comme une allégorie de la vie d'Albert Khan.

le village japonais, composé d'une maison de thé et de maisons traditionnelles, ce jardin représente une partie de l'Asie chère au propriétaire des lieux où mousses, rochers, azalées rivalisent de contrastes.

le jardin anglais, conserve le charme naturel propre à ce genre particulier.

la forêt vosgienne, souvenir de l'enfance d'Albert Khan né dans le Bas-Rhin 

la forêt dorée, dont le nom vient des bouleaux pleureurs qui se parent de jaune d'or à l'automne

la forêt bleue et le marais, réunissent des arbres d'Amérique et d'Afrique,

Et au coeur, le jardin à la française, conçu par les paysagistes Henri et Achille Duchêne (et oui, un nom prédestiné) met en scène une roseraie-verger qui plus tard en saison doit être absolument magnifique.

 

 

Dame de onze heures, ornithogale en ombelle

Dame de onze heures, ornithogale en ombelle

Azalées

Azalées

Voilà un lieu enchanteur où je vous invite à vous arrêter si vous passez dans le coin. Petit bémol, le bruit de la ville est partout présent et il faut faire preuve de volonté pour l'oublier mais la promenade offre de jolies surprises, tel cet Arbre aux mouchoirs, ou encore cette Dame de onze heures venue s'installer en douce au milieu des muscaris, mais aussi des arbres magnifiques, érables colorés, cèdres ou épicéas rivalisant de majesté.

Chaque saison doit apporter son lot de surprises, des textures à donner le frisson quand on pose la main sur les vieux arbres, des couleurs chaudes comme un regard, des parfums qui soudain vous surprennent aussi sûrement qu'un baiser dans le cou.

 

Toutes les informations sont sur le site internet Musée Albert Kahn, l'homme lui-même vaut qu'on se penche sur sa vie, proche d'Henri Bergson et Auguste Rodin, créateur de nombreuses fondations avec pour seul but de favoriser le dialogue entre les hommes sans jamais chercher à se montrer, un homme bon tout simplement.

 

« J’ai beaucoup voyagé, j’ai beaucoup lu et j’ai connu tous les grands hommes de mon époque […] ; ce que j’ai cherché, c’était le chemin de la vie et les principes de fonctionnement ; or, plus j’ai avancé dans la vie et plus j’ai vu la hardiesse et l’extrême difficulté de cette tâche […] Essayer de tâcher d’y arriver, reste le plus noble devoir de l’homme. » Albert Kahn 15 août 1938

 

Arbre aux mouchoirs

Arbre aux mouchoirs

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Femmes, femmes, femmes...

27 Avril 2015, 16:18pm

Publié par Parisianne

Paul Belmondo

Paul Belmondo

Non, ce n'est ni la Journée de la femme, ça devrait être tous les jours, ni une enseigne féministe ni même la chanson de Serge Lama ! C'est juste l'envie d'un clin d'oeil à Jacqueline qui a offert comme premier article à la communauté Les yeux ouverts, son regard sur une très belle exposition de Belles Italiennes, à Naples.

Muses ou artistes, les femmes occupent une place importante dans l'art, alors voilà, ma propre cueillette au cours de promenades dans les musées, les monuments ou certaines expositions, juste pour le plaisir des yeux.

Toulouse Lautrec

Toulouse Lautrec

Camille Claudel,
Camille Claudel,
Camille Claudel,
Camille Claudel,

Camille Claudel,

Henry Moore, Reclining Figure

Henry Moore, Reclining Figure

Maillol

Maillol

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La communauté "Les yeux ouverts" s'agrandit

26 Avril 2015, 20:24pm

Publié par Parisianne

La communauté "Les yeux ouverts" s'agrandit

Et bien voilà, nous sommes cinq à avoir "Les yeux ouverts". 

Je remercie Eglantine, qui nous régale toujours de belles recettes mais aussi de jolies histoires et de petits secrets tout droit venus de la Corse de son enfance,

Mare Nostrum, Jacqueline nous offre un voyage permanent. J'adore pour ma part flâner à ses côtés pour découvrir Rome et le bassin méditérranéen.

Passion sculpture, avec Maryvonne nous partageons le goût de la sculpture mais contrairemenr à moi, Maryvonne sculpter elle-même et elle attire sans cesse mon regard sur de nouveaux sculpteurs.

Et les Anthologies Ephémères, que Quichottine conduit avec patience et passion pour ouvrir aux autres et offrir à des enfants malades d'ouvrir grands les yeux à la réalisation de leurs rêves. Je crois que ces regards là valent plus que tout.

Merci à elles quatre de m'avoir emboîté le pas. Je complèterai cette liste au gré des arrivées mais je peux vous assurer que vous avez là un bel éventail de découvertes riches et variées.

 

Je profite de ce message pour saluer les nombreux abonnés à ce blog. N'hésitez pas à vous faire connaître, il est dommage que vous passiez en silence, un blog est un espace de partage alors offrez-nous de découvrir ! Et puis s'il y a des cinéphiles, dites-nous tout parce que c'est une rubrique que pour ma part j'alimente très peu, je ne vais presque jamais au cinéma.

Anne

 

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Les yeux ouverts

22 Avril 2015, 08:28am

Publié par Parisianne

Mésange bleue

Mésange bleue

Voilà, je me lance ! Je tente la création d'une "communauté".

Pourquoi ? mais par curiosité bien sûr !

J'aime regarder, découvrir et donc partager mais il y a tant de choses à voir ici et là que certaines nous échappent forcément.

J'invite donc ceux qui le souhaitent à pousser la porte de la communauté

"Les yeux ouverts"

pour y présenter leurs coups de coeur culturels mais aussi leurs découvertes dans tous les domaines, une plante, un oiseau, un petit coin de nature ou un site particulier.

Aucune contrainte, juste le plaisir de la découverte, alors n'hésitez pas, entrez, vous êtes les bienvenus.

Anne

 

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A vol d'oiseau ça fait combien ?

21 Avril 2015, 21:17pm

Publié par Parisianne

A vol d'oiseau ça fait combien ?

A l'ombre du Théâtre Hébertot, au fond d'un passage, se niche une petite salle, le Petit Hébertot  où pendant une semaine encore, vous pouvez allez entendre Delphine Zana et Marc Bassler dans un face à face cinglant.

A vol d'oiseau ça fait combien ? présentée par la compagnie L'Azile une pièce de Marc Bassler et Philippe Sohier dans mise en scène par Philippe Sohier.

Merci à Marie-Paule Anfonsso pour son invitation, et à Alice et Guillaume pour leur participation :-)

 

Elle est femme d'affaire, citadine et autoritaire, il est misogyne, désabusé et en rupture avec la société, rien ne les prédestinait à priori à se rencontrer. Une panne de voiture la conduit pourtant à frapper à la porte de ce solitaire installé au milieu de nulle part avec un minimum de confort et surtout pas de moyen de communication. 

Dans un décor épuré et une mise en scène simple, les deux protagonistes vont s'affronter alternant dialogues vifs, presque violents, dans un langage parfois vulgaire, et monologues plus longs dans une langue plus soutenue, parfois même rimée. L'ensemble apporte une vivacité à la pièce, les jeux de scène contribuent à donner une impression de mouvement permanent. 

Si l'on a parfois l'impression - un brin agaçante - que les personnages sont sur-joués, ils n'en restent pas moins attachants et se découvrent peu à peu pour montrer les failles dans les carapaces et expliquer les raisons de certains comportements jusqu'à la chute finale un peu déconcertante mais plutôt surprenante.

Un bon divertissement pour une agréable soirée, 

 

 

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Des mots à la voix

17 Avril 2015, 12:49pm

Publié par Parisianne

La sculpture de couverture est de Jean-Paul PLOECKL

La sculpture de couverture est de Jean-Paul PLOECKL

 

Vous m'aviez suivi de près ou de loin dans l'aventure des Miniliv' aux Editions du Banc d'Arguin, vous êtes nombreux à m'avoir fait le grand bonheur de lire mes nouvelles et de me donner votre avis, je vous en suis très reconnaissante.

Aujourd'hui, une nouvelle revient sur le devant de la scène grâce à Rama Likibi et ABS Multimedia que vous connaissez déjà puisque vous savez que j'ai enregistré des textes pour et avec Rama. 
Rama a fait enregistrer Au doigt et à l'oeil par une voix que vous connaissez sûrement puisqu'il s'agit de Maïk Darrah, la voix française de Whoopi Golberg, entre autre. Maïk a offert sa voix à mes mots et c'est une grande émotion. On redécouvre toujours ses mots lorsque quelqu'un se les approprie, la dimension est très différente de notre propre lecture à voix haute et vraiment, l'émotion est toujours au rendez-vous. Je ne le dis pas que pour moi, c'est ce que je constate à chacune des lectures auxquelles je participe en tant que simple spectatrice.

Alors voilà, pour ceux qui souhaiteraient écouter plutôt que lire, la nouvelle est aujourd'hui accessible sur le site d'ABS dont vous avez le lien ci-dessus, mais également en téléchargement sur iTunes ainsi que sur Audible

Un vrai bonheur cette aventure, merci tout particulièrement à Rama et Maïk, sans oublier mon ami Jean-François Mouriot qui a eu la gentillesse de publier ces quelques nouvelles.


 

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Les lois de la gravité, théâtre Hébertot

12 Avril 2015, 08:56am

Publié par Parisianne

Les lois de la gravité, théâtre Hébertot

Le théâtre Hébertot reçoit actuellement deux pièces, la première Des gens biens avec la magnifique Miou-Miou fait la une de tous les journaux. La seconde, Les Lois de la gravité est plus discrète, et pourtant c'est à la fois une belle prestation d'acteurs et une belle histoire pleine de questionnements. C'est donc de celle-ci dont il sera question, la première ne m'ayant séduite que par la remarquable interprétation des acteurs, beaucoup moins par son sujet.

 

D'après un roman de Jean Teulé adapté par Marc Brunet et mis en scène par Anne Bourgeois, les Lois de la Gravité est interprêtée par Dominique Pinon, Florence Loiret Caille et Pierre Forest chacun merveilleusement dans son rôle.

J'ai été un peu déroutée au départ par le jeu de Florence Loiret Caille dont la rapidité d'élocution donne le sentiment qu'elle est en permanence à bout de souffle. Finalement, c'est exactement ça ! Comment ne pas avoir le souffle court et coupé par la tension et l'émotion lorsque l'on vient, à quelques heures de la prescription, avouer le meurtre de son mari, crime parfait dont le dossier a été bouclé. Mais il ne suffit pas de fermer une enquête pour que la culpabilité s'éteigne et la vie de cette femme, pourtant libérée d'un mari alcoolique et violent, est devenue impossible.

C'est un policier épuisé et désabusé qui accueille, dans le commissariat fatigué d'une ville portuaire, cette jeune femme en rupture avec elle-même. Elle vient se livrer, incapable de vivre plus longtemps avec cette culpabilité qu'elle traîne depuis dix ans et qui a rongé sa vie sans parvenir à s'estomper malgré ses trois enfants. 

Le policier, Dominique Pinon, tente l'impossible pour la dissuader et devant la détermination de la "coupable" il fait durer dans l'espoir de dépasser le délai légal. La grandeur d'âme de l'une n'a d'égale que celle de l'autre qui tente de la protéger d'elle-même en lui décrivant ce qui l'attend en prison, en lui parlant de la violence et de la misère de ce métier qu'il exerce par défaut mais aussi de ce que sont les vrais criminels auxquels il est chaque jour confronté. 

Passant discret mais régulier son collègue de l'accueil, Pierre Forest, joue aussi de sa présence rassurante, il a également senti la détresse de cette jeune femme et lui accorde une attention délicate.

Un jeu d'acteurs plein de sensibilité, un Dominique Pinon très convaincant tant dans ses colères que dans ses délires poétiques ou ses ras-le-bol font de cette pièce un moment extrêmement agréable nous faisant osciller en permanence entre rires et larmes.

 

 

Les lois de la gravité, théâtre Hébertot

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Rencontre parisienne

8 Avril 2015, 20:45pm

Publié par Parisianne

Rencontre parisienne

Paris réserve toujours de jolies surprises, aujourd'hui c'est un cadran solaire signé Dali qui s'est montré sous un ciel de printemps. Un cadeau du maître, qui a demeuré à procimité, à des amis tenant boutique rue Saint Jacques. Et bien sûr, façon Dali, ce visage très épuré a tout de même des allures de coquille !  

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