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Les musardises de Parisianne

Promenade en ville : la Cité des fleurs, 17e arrondissement de Paris

30 Juin 2019, 17:43pm

Publié par Parisianne

Promenade en ville : la Cité des fleurs, 17e arrondissement de Paris

Toujours très beau et très chaud à Paris aujourd'hui, l'heure n'est pas vraiment à la flânerie, malgré tout, quoi de mieux qu'une promenade immobile...

Suivez-moi, je vous emmène...

Promenade en ville : la Cité des fleurs, 17e arrondissement de Paris
Promenade en ville : la Cité des fleurs, 17e arrondissement de Paris
Promenade en ville : la Cité des fleurs, 17e arrondissement de Paris
Promenade en ville : la Cité des fleurs, 17e arrondissement de Paris

La cité des Fleurs se situe dans le 17e arrondissement de Paris, non loin du Square des Batignolles. C'est une voie privée accessible en semaine pour les promeneurs joyeusement curieux de mon espèces, mais sous l'oeil attentif d'un gardien qui veille avec beaucoup de gentillesse sur la tranquillité des habitants.

Créée en 1847 par Jean-Edmé Lhenry et Adolphe Bacqueville de la Vasserie, la cité des fleurs longue de 320 mètres est bordée de maisons et hôtels particuliers et rythmée par trois place circulaires. C'est un havre au coeur de la ville trépidante, nous sommes très près de la porte de Clichy, où les oiseaux couvrent le bruit des voitures. On y trouve une crèche et une école, et même une église, Saint-Joseph-des-Epinettes, consacrée en 1910, qui a une entrée rue Cardinet.

Sisley a vécu là, Catherine Deneuve et sa soeur Françoise Dorléac y sont nées, il y avait alors deux cliniques.

Lucien Fontanarosa et Annette Faive, artistes peintres y ont eu leur atelier. J'aime à imaginer que leurs enfants, Patrice, Frédérique et Renaud, respectivement violoniste, pianiste et violoncelliste, du trio Fontanarosa, ont offerts au silence leurs exercices musicaux aux voisins et passants.

Le quartier est en pleine mutation, à deux pas, le jardin Martin Luther King ouvre sur des constructions plus modernes les unes que les autres, le clou du spectacle étant le nouveau palais de justice dans sa robe de verre et de verdure, et pourtant là, Cité des Fleurs, le temps s'est arrêté.

 

Un réseau de Résistants y a été installé dans l'une des maisons, arrêtés par la Gestapo la plupart ont été déportés, une femme Colette Heilbronner qui en était responsable a été assassinée sur place comme nous l'indique la plaque que vous pouvez voir ci-dessous.

Promenade en ville : la Cité des fleurs, 17e arrondissement de Paris

Le quartier est en pleine mutation, à deux pas, le jardin Martin Luther King ouvre sur des constructions plus modernes les unes que les autres, le clou du spectacle étant le nouveau palais de justice dans sa robe de verre et de verdure, et pourtant là, Cité des Fleurs, le temps s'est arrêté pour notre plus grand bonheur.

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Sarah Lancman et Giovanni Mirabissi

28 Juin 2019, 19:31pm

Publié par Parisianne

Nouvel album Intermezzo  chez Jazz Eleven

Nouvel album Intermezzo  chez Jazz Eleven

Ce n'est pas une découverte cette fois puisque je vous ai déjà parlé de Sarah Lancman pour qui j'ai eu un vrai coup de coeur l'an dernier. Mais écoutez Senza Fine et laissez-vous emporter.

Copyright Hubert Caldaguès

Copyright Hubert Caldaguès

Présentation :

Sarah Lancman et Giovanni Mirabassi se retrouvent sur l'album Intermezzo qui sort le 7 juin sur le label Jazz Eleven. Sarah Lancman au chant, Giovanni Mirabassiau piano, ensemble, ils rendent hommage à la chanson italienne en reprenant et en adaptant des titres immortels comme Senza Fine, Sabato Italiano, Il Poeta, Estate, Vedrai Vedrai ou encore Ach, Che Sera, Che Sera, soit neuf titres italiens rassemblés sur un album hors du temps. On retrouve en invité le saxophoniste Olivier Bogé venu prêter main forte au duo. Leçon de style, Intermezzo est une vraie redécouverte du répertoire italien. En se parant de couleurs jazz, les reprises prennent tout au long de l'album l'allure de standards intemporels.

 

Pour découvrir un extrait d'Intermezzo, voici la vidéo de Senza Fine, un titre composé par Gino Paoli, et aujourd'hui repris par Giovanni Mirabassi, Sarah Lancman, et Olivier Bogé.

 

Quelques critiques :

"Un timbre aux graves envoûtants, une retenue nimbée de mystères, un charme jamais appuyé et qui évite toute vulgarité : Sarah Lancman possède bien des qualités. Il faut découvrir ses compositions intimistes bénéficiant du toucher délicat du pianiste Giovanni Mirabassi." TÉLÉRAMA

 

"Dans le jeu du pianiste Giovanni Mirabassi, il y a du contrepoint, de l'ornementation, un toucher au détaché précieux. Elle, Sarah Lancman, du velours dans la voix, le souffle des grandes, la respiration juste des mots et des intentions. " André Manoukian - FRANCE INTER

 

Sarah Lancman & Giovanni Mirabassi et en invité spécial Olivier Bogé au saxophone, c'est à découvrir avec l'album Intermezzo.

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Boule - Appareil Volant Imitant l'Oiseau Naturel

26 Juin 2019, 19:35pm

Publié par Parisianne

Credit Photo-Mac

Credit Photo-Mac

Vous ne connaissez pas Boule ? Je vous rassure, c'est une découverte tardive pour moi aussi, mais suivez le lien et vous en saurez tout de suite davantage. Merci encore à Xavier Chezleprêtre de l'Agence Attitude de bousculer mes habitudes et de m'inviter à toujours plus de découvertes.

Je dois avouer avoir eu un premier contact difficile avec Boule, tout simplement parce que la première chanson que j'ai écoutée met en voix un vocabulaire que j'ai du mal à accepter en poésie, mais vous me connaissez, je suis un peu vieux jeu... mais plutôt curieuse, alors j'ai poussé plus avant mon écoute, et j'ai aimé la poésie un peu décalée, le bestiaire attendrissant, et finalement ces chansons engagées sur un sujet qui nous concerne tous : notre planète.

 

 

je prends le temps d'être en retard, pas de quoi se mettre en pétard, si tout le monde en f'sait autant, tout le monde arriverait en même temps

Je prends le temps

J'ai beaucoup de retard dans mes publications donc vous devriez découvrir d'autres artistes dans les semaines qui viennent, après tout, des nouveautés pour l'été c'est bien non ?

Allez, on s'envole avec Boule et Jeanne Rochette, bras grands ouverts pour faire l'oiseau ou l'AVION...

Je vous copie la présentation de l'album :

Boule est de retour avec son nouvel album Appareil Volant Imitant L'oiseau Naturel, Avion autrement dit ! Boule, c'est comme une évidence qui en dit court sur les idées longues de cet artiste fantasque à la plume aiguisée.

Ses chansons promènent le public dans un univers où jeux de mots rivalisent avec tendresse pour faire passer les cruautés du quotidien. Avec sa guitare et sa gueule d'atmosphère, Boule réjouit le cœur et l'esprit. Un peu clown, vraiment classe, Boule a un charme singulier, léger et piquant. Il raconte au fil de ses chansons le parcours d'un artiste en route vers le succès.

A travers des anecdotes autobiographiques, il propose un récit détaillé, entre humour et émotion. Avec ses chansons poétiques, parfois surréalistes, un jeu de guitare précis et riche en influences (Brésil, Irlande, Grèce,...), le musicien s'impose comme un auteur compositeur à découvrir de toute urgence. Après avoir dévoilé le clip de L'ours polaire,Boule nous offre la vidéo d'Avion en duo avec Jeanne Rochette, qui donne le titre au nouvel album.

Je reviendrai dans le désert sur un grain de sable doré... atome par atome je me recycle en plein de petits rien du tout, je m'éparpille partout...

Atome par atome

BOULEPHOTO_creditThibautDerien

BOULEPHOTO_creditThibautDerien

Quelques infos et concerts :

Déjà disponible chez Cholbiz / L'Autre Distribution

www.appareil-volant.fr

 

Prochains concerts :

  

06/07 DOIGNIES (59) Les Scènes du Haut Escaut
08/07 PARIS (75) L'Auguste Théâtre

09/07 SAINT PAIR SUR MER (50) Les Renk’arts

12/07 LE BLANC (36)

25/07 au 02/08 ROUEN (76) Un soir au Jardin, l'Orangerie du Jardin des Plantes

BOULEPHOTO_creditThibautDerien

BOULEPHOTO_creditThibautDerien

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Promenade en ville : Villa Gabriel Paris 15

26 Juin 2019, 16:06pm

Publié par Parisianne

Promenade en ville : Villa Gabriel Paris 15

Dans le 15e arrondissement de Paris, rue Falguière, non loin du musée Bourdelle, et à l'ombre de l'imposante Tour Montparnasse, se trouve une petite impasse privée, la Villa Gabriel.

Promenade en ville : Villa Gabriel Paris 15

Elle doit son nom au fils du premier propriétaire du terrain, je n'avais jamais osé pousser la porte, jusqu'au jour où ma curiosité a pris le pas sur ma timidité ! Bien m'en a pris ! J'y suis d'ailleurs retournée, aujourd'hui même.

Vous venez !

Promenade en ville : Villa Gabriel Paris 15Promenade en ville : Villa Gabriel Paris 15Promenade en ville : Villa Gabriel Paris 15

La Mairie de Paris nous dit que cette voie est longue de 238 m et large de 4.2 m. De façon beaucoup plus simple, je suis tentée de dire que c'est un de ces lieux où il fait bon flâner pour rêver les échanges d'un atelier à l'autre puisque ce sont, bien sûr, des artistes qui étaient installés là. Il y avait de nombreux ateliers dans ce quartier de Montparnasse.

Je n'ai pas (encore) fait de recherches très poussées et suis incapable de vous dire qui a réellement vécu et travaillé ici mais l'atelier d'Antoine Bourdelle est à deux pas, Modigliani, Foujita, Soutine et bien d'autres ont beaucoup fréquenté le quartier, l'atelier de Brancusi, impasse Ronsin,  n'était pas non plus très loin... il ne reste qu'à faire fonctionner notre imaginaire pour entendre des conseils d'artistes, des échanges d'amis et le bourdonnement d'un quartier.

Et puisque nous faisons revivre un passé qui n'est plus, imaginez encore : presque face à la Villa Gabriel, un restaurant, Aux Bonnes choses, tenu par  Madame Pannetrat ; regardez par la fenêtre, vous y verrez Mermoz et Kessel, c'est là qu'ils se sont rencontrés pour la première fois !

Promenade en ville : Villa Gabriel Paris 15Promenade en ville : Villa Gabriel Paris 15Promenade en ville : Villa Gabriel Paris 15
Promenade en ville : Villa Gabriel Paris 15

Tirons la grille sur ce petit coin de silence, la chaleur aujourd'hui est écrasante et la plupart des persiennes sont tirées mais un piano laisse tomber quelques notes rafraîchissantes, savourons encore...

Promenade en ville : Villa Gabriel Paris 15

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Heurts du jour

17 Juin 2019, 16:16pm

Publié par Parisianne

Heurts du jour

Nature, art, Art, nature,
D’un même regard embrasser la beauté,
Réconfort du beau.

Homme orchestre sous la fenêtre,
Roméo des temps modernes
Tend la main à tous les cœurs généreux,
Derrière les volets clos.

Silence de la ville écrasée de chaleur,
Les esprits échauffés ferment les âmes
Vieilles folies agressives,
Repères enfouis,
Mondes perdus...

© Parisianne 17/06/19

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Sylvain Tesson, Notre-Dame ô reine de douleur

9 Juin 2019, 21:37pm

Publié par Parisianne

Sylvain Tesson, Notre-Dame ô reine de douleur

L’effroi, c’est l’impensable mêlé au sublime. Les images du brasier sont belles. Beauté horrifique, gravure en fusion de Gustave Doré.

Le 15 avril dernier, nous assistions consternés et impuissants à l’embrasement de Notre-Dame.

Au lendemain de cette tragédie - je sais, il n’y a pas mort d’homme - tout et n’importe quoi a été dit, redit et commenté et re-commenté pour notre goût de la polémique et du sensationnel.

Voir Notre-Dame meurtrie reste pour moi une souffrance. Je passe souvent devant, je l’ai photographiée cent fois, j’y suis entrée à plusieurs reprises, en touriste, pour des offices, un concert, un mariage et la dernière fois, avec ma maman, pour admirer les cloches.

Je crois à la mémoire des pierres. Elles absorbent l'écho des conversations, des pensées. Elles incorporent l'odeur des hommes. Les pierres sauvages des grottes et les pierres sages des églises rayonnent d'une force mantique. On est toujours saisi quand on pénètre sous une voûte de pierre qui a abrité les hommes.

En lisant le livre de Sylvain Tesson paru aux éditions Équateurs (bénéfices reversés à la Fondation du Patrimoine), j’ai été touchée par les mots de cet homme que j’admire.

Notez en passant cette magnifique autodérision de celui qui, victime d'un accident, souffre aujourd'hui d'une paralysie faciale

"Les portraits de Picasso  consolaient les sujets atteints de paralysie faciale. Les premiers signifiaient aux seconds que la laideur peut irradier une force".

Mais revenons à Notre-Dame. Sylvain Tesson, a eu pour activité la stégophilie (passion pour l'escalade des toitures), c'est je crois ce qui lui a valu cet accident qui l'a laissé meurtri. Il a donc escaladé Notre-Dame, entre autres monuments, apprivoisé les hauteurs, rencontré la faune et la flore des sommets mais aussi les travailleurs de l'ombre, les Compagnons du devoir chargés de certains travaux. On pourra s'interroger sur ce drôle de passe-temps mais j'ai aimé lire "Nous grimpions parce que c'était beau et plus utile à nos âmes que de reposer notre corps dans un lit". 

Dans un premier texte écrit dans les années 2000, l'auteur explique sa passion, ses rencontres et la beauté des lieux, notamment l'art de faire tenir la "forêt" cette charpente en châtaignier sans aucun clou qui était celle de Notre-Dame. Le second texte de 2015 explique comment monter par le chemin officiel dans les tours de la cathédrale l'a aidé à se reconstruire physiquement après son accident,, le dernier date de la nuit de l'incendie et se termine sur ses mots :

Peut-être un peuple va-t-il se porter au chevet de sa reine ? Peut-être va-t-il se souvenir qu'il n'est pas né d'hier ? Mais peut-être rien ne changera-t-il et continuerons-nous à nous espionner les uns les autres, à nous haïr, à nous conspuer.
Alors on se dira que la flèche a bien fait de se retirer.

J'aimerais pouvoir dire comme Gérard de Nerval dans son poème Notre-Dame de Paris (Odelettes, 1834) :

" — Alors ils croiront voir la vieille basilique,
Toute ainsi qu’elle était, puissante et magnifique,
Se lever devant eux comme l’ombre d’un mort ! "

Sylvain Tesson, Notre-Dame ô reine de douleur

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