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Les musardises de Parisianne

Les convalescentes, Michèle Gazier

25 Juin 2014, 09:45am

Publié par Parisianne

Les convalescentes, Michèle Gazier

Une découverte pour moi cet auteur, et je ne regrette pas. C'est par la voix que je suis entrée dans ce roman, grâce à l'association Textes et Voix dont je vous parle souvent, et c'est Irène Jacob qui nous a fait la lecture, en présence de l'auteur. Michèle Gazier a longtemps tenu la chronique littéraire de Télérama, elle a écrit plusieurs autres romans, et contribué à la découverte de la littérature espagnole contemporaine en traduisant certains auteurs.

 

Les convalescentes, ce sont trois femmes que le hasard met en présence. Deux sont dans une maison de repos pour soigner l'une sa dépression, l'autre son anorexie, la troisième, Daisy, un peu plus âgée, est clouée dans un fauteuil roulant suite à un accident de voiture qui a coûté la vie à l'ex-femme de son nouvel époux et l'empêche de rejoindre les Etats-Unis quittés pour de simples vacances. 

Des liens vont se tisser au fil des jours, des soins, de ce temps consacré à leur guérison, des liens forts et fragiles à la fois qui se dessinent autour d'une tension croissante, de drames en filigrane.

Lise, professeur en lycée a projeté sa voiture contre la grille de l'établissement dans lequel elle travaille. Arrêtée pour dépression, elle se retrouve donc seule à Saint-Libron dans le Sud de la France. D'après les médecins, elle soigne ce mal si fréquent chez les enseignants. Lise sait que c'est tout autre chose qui la ronge.

" Comment lui dire que son problème n'est pas lié à son métier ? Car c'est ce que Louise pense désormais. Elle a foncé dans la grille du lycée pour en sortir, pas pour y rentrer. Et si c'était regagner sa maison qui l'angoisse ? Et si son "problème", comme on dit ici, n'était pas celui d'un enseignant lambda que les élèves épuisent et qui n'en peut plus de les avoir devant lui mais celui d'une femme qui s'est trompée de vie ? "

Dans cet établissement Lise savoure sa solitude, " derrière sa fenêtre, Lise regarde passer le temps, les gens, avec une certaine sérénité... Être loin de sa vie ordinaire l'apaise. Le monde tourne sans elle et c'est tant mieux. Les nouvelles de son mari et de son fils lui parviennent à intervalles irréguliers. "

Un jour pourtant, Lise rencontre une jeune fille " Moi, c'est Oriane, parce que ma mère a trop lu Proust. (...) Je ne compte plus le nombre de fois où je suis venue ici. Je ne suis pas sûre que ça change grand chose. Je suis anorexique comme d'autres sont alcooliques? Dès que je rentre chez moi, j'arrête de manger." Et alors que Lise se désintéresse de son petit garçon de deux ans, elle va se prendre d'affection pour cette enfant gâtée par des parents fortunés mais inattentifs à la tragédie vécue par leur fille. Oriane, qui en général se ferme à tout pour refouler le drame de son enfance, s'ouvre alors doucement à Lise et s'accroche à la jeune femme, cherchant un appui, une présence et même une complice pour séduire l'homme mûr dont elle cherche à attirer le regard.

Cet homme, c'est Maxime, le mari de Daisy, si beau, si attentif au bien être de son épouse, si apparemment lisse, qu'il attire tous les regards, toutes les convoitises, sauf celle de Lise que cet homme étrange met très mal à l'aise parce qu'il lui rappelle quelqu'un sans qu'elle puisse se souvenir de qui il s'agit.

Entre drames et tensions, l'intrigue s'installe doucement, au rythme d'une maison de convalescence dans laquelle les journées sont monotones. Le doute plane de bout en bout sur les intentions de chacun, et l'observation des unes par les autres permet à chacune d'analyser sa propre histoire. 

La pièce met en scène quatre personnages. deux femmes amoureuses, une jeune, une vieille. Un homme qui joue avec les deux. Un témoin qui essaie de comprendre. Mais Lise n'est pas un témoin neutre -existe-t-il des témoins neutres ? -, elle cherche à protéger Oriane. Malgré tout ses défauts, cette fille l'a touchée au coeur, ouverte à une forme de sentiment amical, maternel - elle ne saurait dire. "

Avec une grande finesse et beaucoup de délicatesse, Michèle Gazier observe et analyse les sentiments, les blessures de ses personnages. Le style est sobre et le roman se lit très aisément. 

Un ami m'a dit à l'issue de l'écoute que c'était sans doute un livre de femme, pour les femmes ! Peut-être ! La lecture en tout cas est agréable et si l'on ne parvient pas à s'attacher aux personnages, c'est peut-être parce l'analyse est fine et sans parti pris.

 

 

 

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Elle marchait sur un fil, Philippe Delerm

15 Juin 2014, 16:53pm

Publié par Parisianne

Elle marchait sur un fil, Philippe Delerm

" Il n'y a que des destins singuliers, au théâtre et partout. Elle remet ses écouteurs. Chaque vie mérite sa musique. La mélodie du Roi de coeur est sa musique. Elle dit que tout est beau quand la folie commence. Mais la folie ne gagne pas. "

Marie, la cinquantaine dynamique se retrouve seule, son compagnon de vie est parti avec une femme plus jeune, leur fils Etienne et son épouse ont leur vie, elle s'occupe de sa petite fille Léa mais tout est à reconstruire et tel un funambule, elle oscille sur ce nouveau fil tendu devant elle.

Entre sa maison de Bretagne et son appartement parisien, elle ne sait trop où se réfugier. En Bretagne elle a son amie de toujours, Agnès, comme elle séparée de son conjoint, avec qui elle travaille dans le restaurant galerie, ainsi qu'André, son voisin qui l'âge venant a décidé de s'installer en maison de retraite pour regarder venir sa fin. A Paris, Marie a son travail d'attachée de presse dont elle se détache peu à peu fuyant les succès fabriqués, et surtout sa petite-fille, Léa, dont elle est très proche.

Alors qu'elle séjourne dans sa maison bretonne, Marie fait la connaissance des enfants des nouveaux propriétaires de la maison d'André venus, avec des compagnons de travail, préparer le concours du Conservatoire. Pour Marie, c'est un retour en arrière, un retour à l'époque où Etienne préparait le même concours, une époque où il souhaitait devenir acteur et où sa mère rêvait pour lui avec l'espoir de lui écrire un texte qui le conduirait au succès.

Grisés par l'attention qu'elle leur porte, les jeunes comédiens se laissent guider et Marie se lance dans l'écriture de ce spectacle qu'elle porte en elle depuis si longtemps. Elle s'immerge totalement dans ce projet au point d'en perdre le contact avec la réalité, de couper le fil qui la relie au monde des vivants.

Dans un style à la fois poétique et fluide, Philippe Delerm nous invite à emboîter le pas à Marie nous offrant de progresser avec elle sur ce fil tendu à l'extrême. Et ce sont en effet vers des extrémités que ce chemin nous entraîne, les extrémités du coeur, de l'engagement, de la vie tout simplement.

Avec de nombreuses références à Proust et à sa Recherche du temps perdu, Philippe Delerm offre ici un roman plein de délicatesse et de souffrance. Les personnages nous laissent à distance, on ne sent pas d'empathie pour Marie qui vit par procuration, ni pour Etienne qui refuse d'avouer son échec à poursuivre ses rêves mais on se sent entraîné vers ces rêves que chacun porte en lui sans être certain de pouvoir jamais les atteindre.

 

 

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Mon amour ma vie, Claudie Gallay

11 Juin 2014, 16:16pm

Publié par Parisianne

Mon amour ma vie, Claudie Gallay

Ce roman de Claudie Gallay, son 2e en fait, sorti en 2002, est, pour moi, à rapprocher de la noirceur du premier, l'Office des Vivants ainsi que du 4e Les années cerises

Dans ces trois livres, c'est un enfant qui fait l'histoire. Une enfant illégitime abandonnée par sa mère pour l'Office des vivants, un petit garçon au surnom évocateur, l'Anéanti, dans Les années cerises et ici, un enfant du cirque, un nomade aux ailes clouées au bord d'un périphérique et qui rêve de voir un jour la mer.

Dan, dernier né d'une famille rom, les Pazzati, grandit entouré de cinq adultes, ses parents, ses deux oncles et le vieux Chicot. Le cirque installé dans un terrain vague en bordure de périphérique n'a plus le lustre d'antan, le chapiteau fuit, les rares animaux ne suffisent plus à attirer les spectateurs, oisiveté et misère cohabitent, incitant les membres du clan à vivre de petits expédients. Le père de Dan, joueur incorrigible, pense que la chance va tourner et lui sourire. Il n'arrête ses folies que lorsque sa femme le prive de son corps pour le punir.

Dan pousse là comme une mauvaise herbe que l'on ignore ou écrase. Ses parents ne lui prêtent guère d'attention, ses oncles parfois semblent s'apercevoir qu'il existe, et Chicot, qui aime les fleurs et les oiseaux, partage avec lui ses rêves.

La seule compagne de Dan est sa guenon.

" Ma guenon s'appelle Tamya.

Tamya, ça veut dire né le même jour. La guenon et moi, on ne s'est jamais quittés. "

Dan a beau vouer une admiration sans borne à sa mère, c'est sa guenon qui lui est le plus attaché, puis la jeune Zaza, une enfant solitaire atteinte de polio et recueillie par un mendiant. Les deux enfants uniront leurs espoirs pour tenter d'échapper malgré tout à la folie des grands.

Le plus fou est le père qui à force de jouer finit par jouer avec la vie du clan. Au milieu de ces êtres perdus, Dan seul peut-il espérer des jours meilleurs ? Il s'y emploie avec toute la force et la volonté d'un enfant.

"Maintenant c'est fini, jusqu'à la fin de ma vie je ne pleurerai plus. Je vais exploser.

Je regarde le ciel, droit devant. Je n'ai pas peur.

Je vivrai."

Un texte dur dans lequel la violence physique, morale plane comme une ombre menaçante éclairée pourtant par des instants de grâce. Un très beau texte porté par l'écriture sobre et très rythmée de Claudie Gallay. Un style épuré pour dire la douleur, ça fonctionne d'autant mieux que Claudie Gallay aime ceux qu'elle sauve.

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Le Principe de Pauline, Didier van Cauwelaert

8 Juin 2014, 06:56am

Publié par Parisianne

Le Principe de Pauline, Didier van Cauwelaert

Didier van Cauwelaert fait partie de ces auteurs vers lesquels je reviens souvent.

Ces derniers temps pourtant, il m'est arrivé d'être déçue. Malgré tout, avec l'espoir de retrouver les émotions des premiers romans, et parce que j'aime bien sa façon d'écrire, lorsqu'un roman sort, je finis toujours pas le lire.

Mon sentiment sur ce dernier, Le Principe de Pauline, est mitigé. Tantôt amusée, tantôt surprise, tantôt agacée, je ne sais finalement pas dire ce qui domine et si je garderai longtemps en mémoire cette lecture. J'ai retrouvé cependant avec plaisir l'aisance d'écriture de cet auteur, ce roman se lit facilement. Il faut juste aimer les histoires un peu tirées par les cheveux et les personnages, limite caricature, mais attachants malgré tout.

***

Quincy Farriol est un écrivain resté sans avenir malgré le prix de la maison d'arrêt de Saint-Pierre-des-Alpes attribué à son premier roman. A défaut de lui ouvrir la porte du succès, ce prix lui offre les rencontres de sa vie, des personnages décalés auxquels il va, un peu malgré lui, s'unir pour le meilleur et pour le pire.

La clé de voûte de ce roman, est la jeune Pauline, tête bien faite et bien pleine, surdouée de l'informatique et profondément amoureuse de Maxime, voyou au grand coeur, incarcéré à la maison d'arrêt pour abus de silence. Pauline voit en Quincy le meilleur messager pour approcher Maxime, président du jury désigné pour interviewer l'écrivain lors de la remise de son prix. Les deux amants font de Quincy la passerelle entre leurs doutes, Maxime offrant Quincy à Pauline pour qu'elle l'oublie et ne se consacre qu'à la bourse d'études qu'elle a obtenue pour intégrer Oxford. 

C'est ainsi, dans des conditions particulières que les protagonistes  vont se lier les uns aux autres pour des vies qu'ils ne partageront pas.

Lorsque vingt ans après cette rencontre, Quincy trouve chez le bouquiniste qu'il fréquente son livre dédicacé à Pauline et Maxime, avec dedans un mot de cette dernière, son passé le rattrape et l'histoire se tisse pour nous.

Alternant entre les hésitations de l'homme (raté) qu'il est devenu et le récit de ces années ou de loin en loin leurs chemins se sont croisés, Quincy nous raconte à la première personne l'histoire de sa vie menée à distance avec Pauline et Maxime. 

"(...) Les mains dans le dos, elle contemplait d'un air à la fois coquin et embarrassé l'état dans lequel elle m'avait mis.

- Je suis désolée si je vous ai choqué, ce n'était pas du tout pour vous proposer un plan cul...

- Non, non ai-je répondu à contretemps.

- ... mais je suis très émue que vous le preniez comme ça. J'ai un grand principe, dans la vie : l'amour, ça sert à fabriquer de l'amitié. Sinon on se plaît, on couche, on se lasse, on se quitte pour aller voir ailleurs, et on s'oublie. Quel intérêt ?

Elle me prenait à témoin. J'ai opiné avec la même conviction : aucun. Elle a renchéri :

- Tandis que faire l'amour avec un véritable ami, c'est génial. "

Après cette rencontre terriblement marquante pour le jeune auteur, la vie reprend son court chaotique ; Maxime derrière ses barreaux, refuse de trahir les secrets de l'homme politique qui lui a permis d'être quelqu'un, Quincy reprend son travail de poseur de moquette et tente désespérément d'écrire le roman de sa vie, alors que Pauline entame un brillant cursus universitaire. C'est à l'occasion de sa remise de diplôme que leurs chemins se croisent à nouveau.

"- C'est moi qui ai choisi cette suite, m'a précisé Pauline en glissant ses doigts dans les miens. On va dire adieu au passé, ce soir.

C'était bien mon problème. Même si le velouté de sa voix exerçait déjà sur moi lepouvoir éphémère des sirènes, l'"adieu au passé" ne faisait que souligner mon absence de futur. "

De façon surprenante, Pauline scelle alors son union avec les deux hommes de sa vie, les laissant l'un et l'autre totalement désemparé. La séparation aurait pu être définitive si la vie ne s'était chargée de les mettre à nouveau en présence, finalement réunis dans une happy end tout à fait morale ! 

L'éloge de l'amitié comme ciment de l'amour, ou de l'amour comme ancrage de l'amitié, voilà donc le joli message délivré par ces pages ? Les personnages sont attachants dans leurs maladresses, surtout les garçons aussi opposés que l'ombre et la lumière, et si l'histoire se perd parfois dans les aventures politico-mafio-abracadabrantesques de Maxime, le tout offre un moment plaisant malgré tout !

A lire également chez L'Irrégulière, chez Cunéipage ou encore chez Clara

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Moderato Cantabile, Marguerite Duras

5 Juin 2014, 10:07am

Publié par Parisianne

Moderato Cantabile, Marguerite Duras

Moderato cantabile, ce roman de 1958 est celui par lequel je suis entrée dans le monde de Marguerite Duras, c'était il y a longtemps, pour le bac de français. Notre professeur nous avait fait travailler ce texte avec son enthousiasme communicatif. Je garde de cette période un excellent souvenir et puisqu'il est beaucoup question de Marguerite Duras cette année, j'ai eu envie de relire ce roman court.

Si le regard est forcément différent de celui que j'avais à 16 ans, la magie de l'écriture opère toujours et c'est avec un grand plaisir que j'ai retrouvé ce style si particulier et ces personnages si énigmatiques.

***

Anne Desbaredes, épouse du Directeur des fonderies d'une ville côtière, est avec son petit garçon pour la leçon de piano de ce dernier. Alors que l'enfant, buté, refuse de répondre à la question de son professeur qui l'interroge sur le sens de "moderato cantabile" inscrit sur la partition qu'il travaille, un cri de femme vient ajouter à la tension.

Dans la rue, en bas de l'immeuble, un cri de femme retentit. Une plainte longue, continue, s'éleva et si haut que le bruit de la mer en fut brisé. Puis elle s'arrêta net. "

Et la vie d'Anne Desbaresde bascule tout à coup, dans le rouge du sang versé.

Un crime passionnel a été commis dans le café d'en face. Une femme, tuée par son amant. Ce fait divers tragique exerce une véritable fascination sur la jeune femme qui revient dès le lendemain et les jours suivants dans ce café où elle n'a rien à faire. Les ouvriers la connaissent, elle n'est pas à sa place, là, devant son verre de vin. Pourtant elle vient, et revient, jour après jour, faisant abstraction de tout, sauf d'un homme avec qui elle entame un dialogue silencieux, Chauvin, un ouvrier.

Anne et Chauvin évoquent le crime, tentent de comprendre avant de laisser place à leur imagination. Ils créent une histoire qui peu à peu, par les effets du vin devient leur histoire. Se noue alors entre eux un lien très fort, presque violent, terriblement bien évoqué par l'écriture froide de Duras. Une situation de tension de passion, portée par la couleur rouge, celle du sang, celle du vin, celle du magnolia qu'Anne porte accroché entre ses seins, celle du soleil couchant et jusqu'au tricôt rouge de la patronne du café. 

Ce texte court porté par une grande tension et pose de nombreuses questions laissées sans réponse, à travers ces lignes, Duras semble esquisser simplement l'idée que la mort peut ne pas être uniquement physique. Le crime qui porte l'histoire ne fait que montrer la mort sociale, psychologique dans laquelle sombrent les deux principaux protagonistes.

"- Je voudrais que vous soyez morte, dit Chauvin.

- C'est fait, dit Anne Desbaresdes.

(...)

Elle se retrouva face au couchant, ayant traversé le groupe d'homme qui était au comptoir, dans la lumière rouge qui marquait le terme de ce jour là."

A lire assurément !

A la fin de ma vieille édition, j'espère que les éditions suivantes ont conservé ces pages, on trouve quelques critiques de l'époque, je vous livre les premières lignes de celle de Claude Roy pour Libération, le 1er mars 1958

" Le nouveau roman de Marguerite Duras, Moderato Cantabile, pourrait se définir : Madame Bovary réécrite par Bela Bartok - s'il ne n'agissait, avant tout, d'un roman de Marguerite Duras (qui ne ressemble finalement à personne) et de son meilleur livre (ce qui est dire beaucoup). "

Toutes les critiques ne sont pas du même avis, bien entendu !

Sommaire des lectures, ici

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