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Les musardises de Parisianne

culture

"Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse" disait Musset... et bien non !

26 Septembre 2022, 09:00am

Publié par Parisianne

Jeux de couleurs façon ParisiAnne

Jeux de couleurs façon ParisiAnne

Contredire Musset, il faut oser me direz-vous ! Et bien j'ose parce que pour moi le "flacon" compte au moins autant, si ce n'est plus, que "l'ivresse" !

Et là, je vous sens perplexes. N'ayez pas peur de le dire, vous vous demandez sans aucun doute où je veux en venir, vous vous dites même "mais que lui arrive t-il, aurait-elle abusé des élixirs du flacon, serait-elle partie pour des paradis artificiels ?"

Que nenni, aujourd'hui, parlons : vaisselle ! Là, je reconnais que c'est un de mes (nombreux) points faibles, j'adore la vaisselle !

 

On les appelle les arts de la table. Inséparables d’un autre art, celui de la gastronomie, ils sont, depuis plus de trois siècles, le reflet d’un certain art de vivre à la française. La céramique, l’orfèvrerie et la verrerie expriment les innovations, les goûts et les mœurs des époques qui les ont vu vivre.

Inès Heugel, Les Arts de la table français

Hommage à la grand-mère de Gilles

Hommage à la grand-mère de Gilles

Mes grands-mères, ma maman, et maintenant ma belle-maman et sa maman (que je n'ai pas connue) - vous suivez ? - m'ont laissée gardienne de leur vaisselle !

Il faut dire que de toutes ces dames, en particulier du côté maternel - parce que par bonheur mon papa a des sœurs et j'ai donc la chance d'avoir deux tantes adorables - il n'en reste qu'une et je suis celle-là !

Donc voilà, la vaisselle encombre nos buffets et placards, certes, mais c'est tellement chouette de pouvoir profiter de ces héritages qui nous offrent de jolies tables que j'accorde aussi souvent que possible aux fleurs du jardin.

Hommage à ma grand-mère maternelle

Hommage à ma grand-mère maternelle

Saviez-vous que les fleurs n'apparaissent sur les tables qu'à la fin du XVIIe siècle ? Avant cela, pas réellement de décor, et avant le XIXe siècle pas non plus, dans les demeures, de pièce dédiée essentiellement à la salle à manger. Bien souvent, on installe les tables en fonction du nombre de convives, peut-être aussi de la saison, dans une pièce ou une autre.

Les nappes de couleurs font également une apparition tardive, vers les années 1920, on opte auparavant pour des nappes blanches, parfois monogrammées. 

C'est passionnant de voir l'évolution au fil des siècles. Vous aurez tous entendu parler des services dits "à la française" (tous les plats sont sur la table) ou "à la russe", le service est fait par des valets qui proposent chaque plat aux convives. 

J'ai pour habitude, pour des questions de pratique et de dressage des assiettes, de servir en cuisine la plupart du temps. Mais, pour être honnête, je ne fais jamais de grande tablée ! Et vous ?

"Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse" disait Musset... et bien non !

Les premiers modèles de tasses sont appelés « tasses à moka », du nom d’une variété de café originaire d’Arabie. En faïence ou en porcelaine, ces tasses sont cylindriques, assez hautes et disposent d’une anse verticale. Les lignes des tasses évoluent peu depuis leur naissance, mais une tendance s’affirme assez vite : les récipients réservés au chocolat ou au thé s’évasent davantage… D’une contenance plus importante, on parle de « tasses à déjeuner » ; plus petites, ce sont les modèles moka.

Clémentine Pileau-Peyre et Carine Albertus Photos Julien Chamou Vaisselle vintage, 200 ans de styles

Les assiettes, les couverts, les verres bien sûr et les plats de service, c'est un monde merveilleux ! Mais je reconnais une vraie faiblesse pour les services à thé et à café ! Rien de plus élégant qu'une jolie théière, une belle cafetière un peu ancienne, un sucrier et un pot à lait, non ? Et même les tasse à expresso que nous utilisons souvent aujourd'hui ne manquent pas d'un certain intérêt !

"Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse" disait Musset... et bien non !

Le premier vrai grand service est créé pour le roi Louis XV, par la manufacture de Vincennes. En faïence, sur fond bleu céleste, il a un succès immédiat, et son prix est bien inférieur à celui de la vaisselle d’or et d’argent. Les assiettes en céramique sont gaies et colorées, et ne risquent pas d’être fondues pour renflouer les caisses du royaume…

Vaisselle vintage, Christine Pomeau-Peyre et Carine Albertus

"Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse" disait Musset... et bien non !
Hommage à Belle-maman et à ses nombreuses pièces Arcopal ainsi qu'à ses talents de couturière

Hommage à Belle-maman et à ses nombreuses pièces Arcopal ainsi qu'à ses talents de couturière

Entre les grandes marques, Vincennes, qui deviendra Sèvres, Chantilly, Creil, Limoges bien sûr, mais aussi Sarguemines, ou Gien, et les nombreuses autres ; entre la porcelaine tendre et la faïence fine, il y a beaucoup à découvrir et je suis loin de maîtriser le sujet, mais nous y reviendrons sûrement parce que la question m'intéresse. 

Et qui sait si un jour, à force de parler vaisselle, je ne finirai pas par parler cuisine ? 

Bibliographie, parce que forcément tout passe aussi par les livres !

Les Arts de la table français, Inès Heugel, Les Carnets du chineur. Editions du Chêne, 1998

La Passion des arts de la Table, Inès Heugel, photosChristian Sarramon. Editions du Chêne, 2005

Vaisselle vintage, Christine Pomeau-Peyre et Carine Albertus, photos Julien Chamoux. Editions Hoëbeke, 2009

 

Bien sûr je n'ai pas que la vaisselle des grands-mères, il faut bien aussi un peu de modernité !
Bien sûr je n'ai pas que la vaisselle des grands-mères, il faut bien aussi un peu de modernité !
Bien sûr je n'ai pas que la vaisselle des grands-mères, il faut bien aussi un peu de modernité !
Bien sûr je n'ai pas que la vaisselle des grands-mères, il faut bien aussi un peu de modernité !

Bien sûr je n'ai pas que la vaisselle des grands-mères, il faut bien aussi un peu de modernité !

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Faire revivre Françoise Sagan

19 Septembre 2022, 09:00am

Publié par Parisianne

1953 L'Opéra comique affiche une soirée lyrique consacrée à Maurice Ravel. [...] le programme obligé est comme toujours l'Heure espagnole, sur un livret de Franc-Nohain, et l'Enfant et les sortilèges, sur un livret de Colette.
A l'entracte vient s'asseoir près de moi une petite demoiselle dont je remarque tout de suite la vivacité du regard. [...] je me rends compte que cette jeune personne glisse discrètement un œil sur ma partition de l'Enfant et les sortilèges.
Quand nous quittons l'Opéra, elle me confie : "j'aime bien la musique de Ravel, mais c'est surtout pour Colette que je suis venue !"
Début d'une conversation qui se prolonge dans un café du boulevard des Italiens. Entretien fort agréable car elle pétille d'intelligence.
Nous nous reverrons de temps à autre, toujours avec plaisir

Jean Périsson, Une vie de héraut

Faire revivre Françoise Sagan

1956 Chez le coiffeur, je feuillette un magazine. En tournant une page, je suis tombé sur un grand article consacré à Françoise Sagan. Rien de remarquable à cela. L'article est d'ailleurs assez banal. Mais à la page suivante, une grande photo me saute aux yeux. Là, je crois défaillir. Françoise ! Ce n'est pas possible, Françoise... certes elle a changé de nom, mais c'est bien elle, Françoise, ma charmante rencontre de la soirée Ravel, et les longues conversations qui ont suivi...
J'ai lu Bonjour Tristesse [...]
Comment ai-je pu être aveugle pour ne pas faire le rapprochement ! Cette petite Françoise qui rêvait de devenir écrivain, ne méritait-elle pas que son rêve se réalisât ?

Jean Périsson, Une Vie de héraut

Si je commence en citant Jean Périsson dont je vous ai parlé dernièrement à propos de Carmen à Pékin, ce n'est pas un hasard.

Comme lui, comme beaucoup, j'ai lu Bonjour tristesse, et j'aime Françoise Sagan. Alors entendre Jean me raconter sa rencontre avec la jeune Françoise Quoirez me l'a rendue plus proche encore. 

En 2017, je travaillais avec Jean Périsson chaque mardi quand j'ai vu qu'au Théâtre du Petit Montparnasse se jouait une pièce Françoise par Sagan, d'après Je ne renie rien, une compilation des nombreux entretiens donnés par Françoise Sagan dans une trentaine de journaux et avec des journalistes différents, entre 1954 (date de parution de Bonjour Tristesse) et 1992 .

La presse, les gens ont parlé de phénomène. Je suis un écrivain dont on lit les livres. Cela n'a rien de phénoménal. C'est ce qu'on peut appeler un destin si l'on est romantique et un peu emphatique ; une carrière si l'on est cynique et pratique ; un accident si l'on n'aime pas mes livres ; une bonne chose si on les aime ; une réussite si on se place du point de vue du succès...

Françoise Sagan, Je ne renie rien

Pour mon travail de stimulation des grands seniors, je dois sans cesse trouver des sujets variés pour les intéresser. Je savais que Sagan était un sujet pour Jean, alors je suis allée voir la pièce et j'ai relu les entretiens. Et je me suis triplement régalée : de la magnifique interprétation de Caroline Loeb qui a rendu Françoise Sagan vivante ; de la lecture de ces entretiens pleins du facétieux esprit de l'auteure ; de moments privilégiés partagés avec Jean en lui lisant des extraits du livre et lui expliquant mon émotion pendant la représentation.

Je me souviens encore avec hilarité du jour où j'ai dit à Karajan que l'œuvre de Bruckner que je préférais, c'était La Truite !

Françoise Sagan, Je ne renie rien

Vous imaginerez sans difficultés la réaction d'un chef d'orchestre à ce souvenir de Françoise Sagan ! Pour nous aussi ce fut un moment d'hilarité !

Le seul sujet pour un écrivain, c'est ce qui se passe dans la tête et le cœur des gens. Le reste est anecdotique.

Faire revivre Françoise Sagan

Françoise la fragile, l'excessive, la noctambule, l'enfant gâtée, comme un fruit abîmé. Je pourrais vous mettre encore bien d'autre citations extraites de ces entretiens tant mon livre est annoté.

Ces entretiens, je les avais parcourus déjà mais voir la pièce, entendre Caroline Loeb faire revivre Françoise Sagan par la posture, l'expression, m'a donné envie de les relire pour pouvoir les partager avec Jean Périsson. 

Mon passe-temps favori, c'est laisser passer le temps, avoir du temps, prendre mon temps, perdre mon temps, vivre à contretemps. Je déteste tout ce qui réduit le temps, c'est pourquoi j'aime la nuit. Le jour, c'est un monstre, ce sont des rendez-vous. Le temps de nuit, c'est une mer étale. Cela n'en finit pas. J'aime voir le lever de soleil avant d'aller dormir.

Aujourd'hui, j'ai vu par hasard que la pièce revenait à Paris, alors si vous aimez Sagan, à vous d'aller voir cette interprétation magnifique.

Mon souvenir est de 2017 au théâtre du Petit Montparnasse, et il est  encore très présent alors foncez !

La seule terreur que puisse avoir un écrivain, c'est de ne plus entendre les voix qui l'habitent.

Françoise Sagan, Je ne renie rien

Pour entendre les mots de Françoise Sagan, n'hésitez pas, allez écouter Caroline Loeb, vous ne serez pas déçus.

Faire revivre Françoise Sagan

Caroline Loeb, Françoise par Sagan, mise en scène Alex Lutz à la Divine Comédie Paris 9e, du 3 septembre au 31 décembre.

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Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo

12 Septembre 2022, 09:00am

Publié par Parisianne

Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo

l'Hôtel Salé, le plus grand, le plus extraordinaire, pour ne pas dire extravagant des grands hôtels parisiens du XVIIe siècle.

Musée Picasso - Bruno Foucart 1985

Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo

Aujourd'hui, une échappée dans le Marais, au musée Picasso dans ce magnifique hôtel particulier qu'est l'Hôtel Salé où je vous ai déjà emmenés l'an dernier. Pour ceux qui auraient oublié c'est ici. Vous noterez que la photo de l'Hôtel n'est pas la même !

Je ne suis pas spécialiste de Picasso et pas toujours sensible à son travail mais les lieux sont superbes et ne me laissent jamais indifférente. N'oubliez pas de regarder également le mobilier et les lustres, ils sont l'œuvre de Diego Giacometti, c'est le cas de la chaise sur la photo ci-dessous.

Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo

Ce qui va nous occuper aujourd'hui, c'est la très belle exposition que se tient au premier étage de l'Hôtel Salé jusqu'au 31 décembre 2022, cette exposition qui nous montre le goût de l'artiste pour le thème de l'enfance. Et c'est très touchant.

Certains pourront objecter que Picasso a eu une vie personnelle certainement très perturbante pour ses enfants, j'en conviens, je n'ai d'ailleurs aucune sympathie pour l'homme. Mais en voyant les oeuvres exposées, nombreuses provenant de collections particulières, j'ai découvert la tendresse d'un père pour sa première fille (un fils Paulo était né 14 ans auparavant).

Michel Cot - Profil Pablo Picasso et Maya à côté de la sculpture Tête de femme (Dora Maar) 1955

Michel Cot - Profil Pablo Picasso et Maya à côté de la sculpture Tête de femme (Dora Maar) 1955

A voir cette photo, on pourrait se dire que le père et sa fille regardent vers l'avenir. Or en cette années 1955, alors qu'ils travaillent ensemble sur le film de Henri-Georges Clouzot, Le Mystère Picasso, ils ignorent encore qu'ils ne partageront plus que quelques années de complicité. Picasso n'accepte pas le mariage de sa fille chérie en 1960, et elle part pour ne jamais revenir. Un film très intéressant présenté en début de parcours nous explique que Maya a appris la mort de son père en écoutant les actualités avec ses enfants. 

Prenez quelques instants pour regarder cette courte présentation du film de Clouzot, et notez au passage la musique de Georges Auric du groupe des Six et Claude Renoir, fils de Pierre Renoir le peintre, pour la photo.

Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo

Avant d'aborder le sujet Maya, il faut bien sûr parler de sa mère, Marie-Thérèse Walter qui n'a que 17 ans quand Picasso fait sa rencontre en 1927. Il a 45 ans et est marié à Olga, il n'est donc pas envisageable de s'afficher avec cette très jeune fille qui restera cachée, mais évoquée dans l'œuvre du maître, vous pouvez dans les images ci-dessus voir deux portraits de Marie-Thérèse et ses initiales glissées dans la Guitare à la main blanche (1927).

Maya naît en 1935. Elle est la première fille de Picasso qui a déjà un fils, et aura ensuite Paloma et Claude.

Comment ne pas être sensible à la beauté des dessins ci-dessous qui dénotent une tendre attention portée au bébé et à sa jeune maman.

Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo

Les nombreux dessins que l'on peut admirer au long du parcours nous permettent de voir grandir Maya. Ce qui est frappant et qui a tout de suite interpellé "ma vieille dame" du mercredi, c'est l'absence de sourire sur le visage de la petite fille. Picasso demandait à Maya de ne pas sourire. Et pourtant, dans les nombreuses photos  présentées dans l'exposition, on voir que c'est une enfant lumineuse, extrêmement souriante.

Comment expliquer cette volonté de son père de la représenter le visage fermé ?

Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo

Quatorze portraits peints ! Maya est celle qui a été la plus représentée par son illustre papa !

Voyez la série qui suit, Maya au bateau, Maya à la poupée, Maya au tablier à carreaux, etc. 

Et, petite parenthèse, imaginez une jeune maman, américaine, faisant la visite avec son bébé dans les bras. Nous nous sommes arrêtées pour observer la manière dont cette toute petite fille était attirée par les couleurs des tableaux. C'était juste incroyable de voir l'attention et l'excitation d'un si jeune enfant ! J’ai échangé quelques mots avec la maman touchée de notre attention. Comme quoi, il n'y a pas d'âge pour réagir à l'œuvre de Picasso !

Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo

Des dessins, des peintures mais aussi des souvenirs. Souvenirs d'enfance prêtés par Maya pour enrichir cette exposition, des personnages de papier faits par son père pour distraire la petite fille pendant la guerre, une poupée de fortune, des assemblages étonnants, tout un monde de l'imaginaire porté par un père fasciné et fascinant !

Je vous épargne les photos de la dernière partie de l'exposition qui nous montrent les "reliques" : vieux manteaux, vieilles chaussures mais aussi ongles et cheveux de l'artiste qui, très superstitieux, les envoyait à Marie-Thérèse et Maya pour qu'elles les conservent pieusement... qu'elles se soient exécutées de son vivant, admettons. Que les ongles du maître soient aujourd'hui encore dans une petite boîte exposée en musée me dépasse un peu. Je n'ai d'ailleurs pas été voir de près, c'est le genre de chose qui m'indispose !

Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo
Maya et Marie-Thérèse

Maya et Marie-Thérèse

La visite est terminée, il temps d'emprunter le magnifique escalier dans l'autre sens !

Au Musée Picasso : Maya Ruiz-Picasso, fille de Pablo

Maya Ruiz-Picasso, Fille de Pablo, au Musée Picasso - 5, rue de Thorigny Paris

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De Séville à Pékin, le voyage de Carmen

29 Août 2022, 09:00am

Publié par Parisianne

Couverture du vinyle 33 tours Carmen à Pékin, éditions Stil

Couverture du vinyle 33 tours Carmen à Pékin, éditions Stil

1er janvier (1982). Le grand jour est arrivé. Ce soir sera l'aboutissement d'un an et demi de travail.

Jean Périsson, Une Vie de hérault, l'Harmattan

Parmi les nombreux grands seniors avec qui j'ai eu la chance de travailler, Jean Périsson (1924-2019), chef d'orchestre, restera à jamais dans mon cœur. J'ai eu la chance de partager avec Jean plusieurs années de bavardages curieux autour de la musique, bien sûr, mais aussi de la poésie, de la littérature, du cinéma, de l'art en général et de la vie avec l'art en particulier.

Nous avons eu des moments de grande complicité, et je suis encore aujourd'hui proche de son épouse et de son fils aîné qui comptent beaucoup pour moi.

 

 

(...) orchestre, choeurs et solistes ont donné le meilleur d'eux-mêmes. Sans la moindre baisse de tension, nos jeunes ont tenu bon jusqu'à l'affrontement terrible du duo final. La réaction du public est proprement indescriptible. On peut utiliser le mot de "triomphe" parce qu'il n'y en a pas de plus fort. Les musiciens de l'orchestre envahissent la scène pour se mêler aux artistes du plateau sous une avalanche de fleurs.

Jean Périsson, Une Vie de hérault, l'Harmattan

Je vous cite ici quelques extraits de son livre Une Vie de hérault qui retrace le parcours magnifique de ce grand chef qui a vécu dans la lumière sans la chercher et est aujourd'hui, malheureusement, oublié.

Bien que diminué par la maladie, Jean a toujours été très réactif à mes sollicitations, chaque semaine lorsque j'arrivais, je savais qu'il aurait préparé quelque chose à me montrer où qu'il aurait rebondi sur un sujet évoqué la semaine précédente.

C'était un challenge magnifique, j'étais en veille permanente pour attirer son attention. Mon admiration pour ce grand homme était à la hauteur de l'affection qu'il me portait.

 

A l'issue de la dernière, une fois que le public s'est retiré, je garde l'orchestre dans la fosse et je leur fais un petit discours d'adieu, traduit par mon interprète. Puis je remets solennellement ma baguette, celle qui a dirigé les 6 premières, à Mme Zheng Xiaoying, qui va désormais prendre le flambeau.

Jean Périsson, Une vie de hérault, l'Harmattan

Bien sûr, cette expérience de Carmen en chinois a été souvent l'objet de nos bavardages. J'étais fascinée par ce travail, et je regrette vraiment que l'on ne trouve pas d'extrait en ligne. J'ai eu la chance d'écouter de nombreux morceaux et c'est impressionnant. Vous imaginez le travail ? Traduire Carmen, faire en sorte que la langue chinoise colle parfaitement à la musique. 

Entendre Jean Périsson en parler lui-même, riant des anecdotes nombreuses, fronçant le sourcil aux souvenir des difficultés rencontrées, restera parmi mes plus beaux souvenirs.

 

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Aqua mater, Sebastio Salgado

15 Août 2022, 09:00am

Publié par Parisianne

Aqua mater, Sebastio Salgado

Cette étrange construction en bambous est en bonne place au cœur du quartier d'affaires de la Défense. Le contraste est intéressant, n'est-ce pas ?

Mais ce contraste qui surprend, amuse, intrigue n'est rien à côté de celui qui nous saisit quand on entre.

Vous allez à Paris, n'hésitez pas, foncez voir cette magnifique exposition - qui se tient jusqu'au 22 septembre et dont une partie des bénéfices est reversée à L'Institutot Terra - des photos de Sebastio Salgado, ce photographe franco-brésilien né en 1944 parmi les plus grands artistes de sa discipline. Un humaniste qui nous fait découvrir la terre et ses merveilles autant que ses blessures.

Vous me suivez, on entre...

« Notre organisation à but non lucratif, l’Instituto Terra, a planté plus de 2,7 millions d’arbres appartenant à plus de 300 espèces endémiques. […] Le retour de ce microclimat tropical a attiré des oiseaux et des animaux qu’on n’y avait pas observés depuis plusieurs décennies. » - Sebastião Salgado

Aqua mater, Sebastio SalgadoAqua mater, Sebastio Salgado

Avant tout, écoutez ! Vous entendez le silence ? Nous sommes sur l'Esplanade de la Défense, il est midi, il fait beau et chaud, les gens qui travaillent dans les tours environnantes sont tous dehors, ça parle, ça joue, le métro gronde, la circulation n'est pas loin et pourtant... silence !

Croyez-moi sur parole, la sensation en entrant dans cet immense pavillon en bambou, imaginé par l'architecte colombien Simon Velez, est saisissante. Le silence et la fraîcheur qui nous accueillent sont très troublants. Puis en pénétrant plus avant, ce sont les bruits de l'eau qui viennent s'immiscer dans le parcours. La création sonore du compositeur François-Bernard Mâche vient ajouter à la plénitude apportée par les magnifiques photos.

Aqua Mater

Cette eau qui est la vie, le photographe nous la montre ici dans toutes ses formes mais aussi dans ses absences tragiques. En voici un bref aperçu.

Sebastio Salgado, Aqua Mater
Sebastio Salgado, Aqua Mater
Sebastio Salgado, Aqua Mater
Sebastio Salgado, Aqua Mater
Sebastio Salgado, Aqua Mater
Sebastio Salgado, Aqua Mater
Sebastio Salgado, Aqua Mater
Sebastio Salgado, Aqua Mater
Sebastio Salgado, Aqua Mater

Sebastio Salgado, Aqua Mater

Aqua mater, Sebastio SalgadoAqua mater, Sebastio SalgadoAqua mater, Sebastio Salgado

Avant de quitter ce silence de l'eau, quelques lignes de Pablo Neruda :

"Amazone" dans Chant Général 1950

"Amazone,
capitale des syllabes de l'eau,
père patriarche tu es
la mystérieuse éternité
des fécondations..."

 

Aqua mater, Sebastio SalgadoAqua mater, Sebastio Salgado
Aqua mater, Sebastio SalgadoAqua mater, Sebastio Salgado

Vous remarquerez dans les dernières photos des vues d'en haut. Ce sera l'occasion d'un autre sujet, une autre exposition magnifique des photos d'un grand humaniste, le moine bouddhiste Matthieu Ricard qui se tenait sur le toit de la Grande Arche, une occasion de prendre de la hauteur, au propre comme au figuré !

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Manoir de Coecillian, pointe de Pen’Hat

8 Août 2022, 09:00am

Publié par Parisianne

Manoir de Coecillian, pointe de Pen’Hat

On le devine en fond, ce manoir en ruines, derrière ces alignements qui dans la brume lui font un enclos surréaliste, ce qui n'est pas anormal pour Saint-Pol-Roux, poète symboliste que l'on dit aussi père du surréalisme, mais poète oublié.

Son nom apparaît pourtant dans les œuvres de ses amis, André Breton lui dédie Clair de terre "au poète oublié... ainsi qu'à ceux qui comme lui s'offrent le magnifique plaisir de se faire oublier",

Vercors pour sa part lui dédie son magnifique Silence de la mer, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous prise dans le livre de Poche le plus ancien.

Manoir de Coecillian, pointe de Pen’Hat
Manoir de Coecillian, pointe de Pen’Hat
Manoir de Coecillian, pointe de Pen’Hat

Sur le site de Pen’Had, face à l’océan, les alignements de Lagatjar dans le dos, le manoir de Coecillian est une ancienne maison de pêcheur agrandie par Saint-Pol-Roux, poète symboliste.
Les ruines aujourd’hui ne sont habitées que par les corbeaux. Ils viennent aux visiteurs curieux signifier la présence permanente de l’âme meurtrie du maître des lieux, agressé en son domaine par un soldat allemand le 23 juin 1940 et décédé quelques mois après, des suites du traumatisme ( sa bonne a été tuée et sa fille sérieusement blessée). Victime d’une autre intrusion alors qu’il visite sa fille à l’hôpital, la destruction de son travail d’écriture achèvera le pauvre homme.

Nous avons visité ce site l'an dernier par temps gris et brumeux, je crois que finalement, c'était presque mieux que sous le soleil, surtout avec un corbeau pour compagnon !

Deux générations de livre de poche ! Deux générations de livre de poche !

Deux générations de livre de poche !

Manoir de Coecillian, pointe de Pen’Hat

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Le Bon Marché et le design

1 Août 2022, 07:00am

Publié par Parisianne

Le Bon Marché et le design

Si je vous dis Bon Marché, vous me répondez dans l’ordre :
-1er grand magasin du monde, 1852 (Aristide et Marguerite Boucicaut)
- Zola Au Bonheur des Dames

Et bien vous pourrez maintenant ajouter : vitrine d’art et de design !

Ce célèbre grand magasin de la Rive Gauche ne se contente pas d'arborer fièrement son architecture tout à fait intéressante, il est, au-delà d'un temple du shopping, un véritable musée vivant.

Je vous invite à lire l'histoire du Bon Marché sur le site dont je vous mets le lien ci-dessous.

Mais ce qui va nous occuper aujourd'hui, ce sont essentiellement les mobiliers utilitaires du magasin.

Le Bon Marché et le designLe Bon Marché et le design

Les collections du Bon Marché sont riches d’un très grand nombre d’œuvres et lorsque vous y flânez où y faites vos courses, vous passez, bien souvent sans le savoir, devant un trésor Art Déco.

Le mobilier fonctionnel et utilitaire constitue une part de la collection. Vous pouvez vous asseoir sur les sièges Jean Prouvé ou les banquettes de Ludwig Mies van des Rohe, dernier directeur du Bauhaus, lire sous un lustre Lalique, ou admirer une pile de pulls posés sur une table de jeu orange Guy Lefèvre pour la maison Jansen.

Je serais bien incapable malheureusement de vous légender chaque meuble, je vous laisse donc admirer tout simplement, et si vous êtes plus calés que moi sur le sujet, n'hésitez pas à apporter des infos que je me ferais un plaisir d'ajouter.

 

Série de tables
Série de tables
Série de tables
Série de tables
Série de tables
Série de tables
Série de tables

Série de tables

Aucun détail n'est laissé au hasard, des tapis aux lustres, le magasin rend ses lettres de noblesses aux designers du XXe siècle.

Les enfants ne sont pas oubliés, l'espace qui leur est dédié regorge de trésors. Vous reconnaitrez les éléments d'un manège qui jusqu'à la pandémie étaient en libre accès, ainsi que des chaises d'écoliers que vous avez peut-être connues.

Le Bon Marché et le design
Le Bon Marché et le design
Le Bon Marché et le design
Le Bon Marché et le design
Le Bon Marché et le design
Le Bon Marché et le design

J'ai eu la chance de suivre un formidable parcours vivant et original présenté par le passionné et passionnant Gilbert Kann, sur invitation du musée Rodin.

Ayant les magasins en horreur, j'ignorais tout cela mais je trouve l'idée géniale. Après tout, ces meubles ne sont-ils pas mieux dans ce lieu plein de vie que dans un musée ?

 

Ici Georges Mouille et Lalique pour les deux premiersIci Georges Mouille et Lalique pour les deux premiersIci Georges Mouille et Lalique pour les deux premiers

Ici Georges Mouille et Lalique pour les deux premiers

Que du design aujourd’hui, mais bien sûr, il y aurait beaucoup à voir encore au Bon Marché, à commencer par l'architecture mais aussi les collections d'art puisque la direction du magasin n'hésite pas à mettre dans les étages des œuvres d'artistes contemporains. Je tâcherai d'aller y regarder de plus près prochainement.
 

Le Bon Marché et le design
Le Bon Marché et le design
Le Bon Marché et le design
Le Bon Marché et le design
Le Bon Marché et le design
Le Bon Marché et le design
Le Bon Marché et le design

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Picasso-Rodin exposition au musée Picasso

26 Août 2021, 19:24pm

Publié par Parisianne

Picasso-Rodin exposition au musée Picasso

Les musées Rodin et Picasso présentent chacun une exposition permettant une rencontre entre les deux artistes qui ne se sont sûrement jamais rencontrés.

Nous savons cependant que Picasso a visité, en 1900, l’exposition Rodin au pavillon de l’Alma. C’est là qu’il a découvert le foisonnement d’idées de son aîné.

Picasso-Rodin exposition au musée Picasso
Picasso-Rodin exposition au musée Picasso
Picasso-Rodin exposition au musée Picasso
Picasso-Rodin exposition au musée Picasso
Picasso-Rodin exposition au musée Picasso
Picasso-Rodin exposition au musée Picasso

Leurs postures d’artistes sont vraiment proches. Ils sont des défricheurs, des découvreurs, des expérimentateurs. Dès que quelque chose passe à leur portée, ils s’en saisissent et essayent d’en faire autre chose, d’en faire de l’art. Ils réinventent totalement le système de création avec ce qui vient à eux.

Beaux Arts, propos de Catherine Chevillot, Directrice du musée Rodin

Picasso-Rodin exposition au musée Picasso
Picasso-Rodin exposition au musée Picasso
Picasso-Rodin exposition au musée Picasso
Picasso-Rodin exposition au musée Picasso
Picasso-Rodin exposition au musée Picasso
Picasso-Rodin exposition au musée Picasso
Picasso-Rodin exposition au musée Picasso

L’idée de cette confrontation n’est pas de montrer l’influence de l’un sur l’autre mais bien de nous donner à voir les similitudes dans leur manière de concevoir la création.

Vous pouvez à travers les photos vous rendre compte de leur goût pour les séries, mais aussi pour l’utilisation de toute sorte de supports ou encore le non finito que l’on associe à Rodin mais que Picasso utilisera également, n’hésitant pas à dire que « terminer une œuvre veut dire en finir avec un objet, le tuer’ lui enlever son âme. » 

Picasso-Rodin exposition au musée Picasso
Picasso-Rodin exposition au musée Picasso
Picasso-Rodin exposition au musée Picasso
Picasso-Rodin exposition au musée Picasso
Picasso-Rodin exposition au musée Picasso

Picasso et Rodin ne sont pas des artistes qui conçoivent puis exécutent. Ils essayent quelque chose et regardent ce que ça donne. Ça leur apporte une autre idée, alors il y a une autre étape qui devient elle-même le point de départ d’autre chose. Ils ne considèrent pas  leurs créations comme des œuvres abouties, mais plutôt comme des arrêts sur image. Cette notion de flux est primordiale chez eux.

Beaux Arts, propos de Catherine Chevillot, Directrice du musée Rodin

Picasso-Rodin exposition au musée Picasso
Picasso-Rodin exposition au musée Picasso
Picasso-Rodin exposition au musée Picasso
Picasso-Rodin exposition au musée Picasso
Picasso-Rodin exposition au musée Picasso
Picasso-Rodin exposition au musée Picasso

Une très belle et très riche exposition que je vous invite à aller admirer.

Je n’aborde ici que la partie du musée Picasso, elle m’a paru plus accessible et je l’ai vue plus récemment ! 

Picasso-Rodin exposition au musée Picasso
Picasso-Rodin exposition au musée Picasso
Picasso-Rodin exposition au musée Picasso

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Peintres femmes, 1780-1830 - Naissance d'un combat

19 Juin 2021, 08:54am

Publié par Parisianne

Peintres femmes, 1780-1830 - Naissance d'un combat

Au musée du Luxembourg jusqu'à fin juillet (à vérifier), cette magnifique exposition ne se contente pas de nous présenter de belles toiles, elle nous offre une réflexion sur les artistes femmes.

En travaillant le sujet, j'ai été surprise de découvrir des noms de peintres que je ne connaissais pas ou à peine, et qui pourtant sont des artistes qui dans leur époque ont été connues et reconnues ! Pourquoi diable sont-elles soudains devenues invisibles ?

Je viens de pousser la curiosité jusqu'à prendre une Petite encyclopédie de la peinture qui est dans ma bibliothèque... trop petite sans doute... même Elisabeth Vigée Lebrun n'y apparaît pas, pas plus qu'Artémisia Gentileschi (mais son père y est).

Il faut que je sorte ma grande encyclopédie... 

Isabelle Pinson, L'Attrapeur de mouche, 1808

Isabelle Pinson, L'Attrapeur de mouche, 1808

Comment ne pas vous inviter à vous rendre au Musée du Luxembourg si vous êtes à Paris, vous y verrez des merveilles. Sinon, je vous mets quelques-unes de mes photos et le lien vers la présentation par Martine Lacas, commissaire de l'exposition. On trouve sur le net d'autres vidéos, notamment chez le Scribe Accroupi qui nous offre souvent des visites guidées passionnantes. Régalez-vous !

Peintres femmes, 1780-1830 - Naissance d'un combat
Peintres femmes, 1780-1830 - Naissance d'un combat
Peintres femmes, 1780-1830 - Naissance d'un combat
Peintres femmes, 1780-1830 - Naissance d'un combat
Peintres femmes, 1780-1830 - Naissance d'un combat
Peintres femmes, 1780-1830 - Naissance d'un combat
Peintres femmes, 1780-1830 - Naissance d'un combat
Peintres femmes, 1780-1830 - Naissance d'un combat
Peintres femmes, 1780-1830 - Naissance d'un combat
Peintres femmes, 1780-1830 - Naissance d'un combat
Peintres femmes, 1780-1830 - Naissance d'un combat
Peintres femmes, 1780-1830 - Naissance d'un combat
Peintres femmes, 1780-1830 - Naissance d'un combat

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Alberto Giacometti, A la recherche des oeuvres disparues

25 Juin 2020, 15:14pm

Publié par Parisianne

1925 - Autoportrait

1925 - Autoportrait

Giacometti, comme beaucoup d'artistes, a détruit de nombreuses œuvres de sa première période, notamment celles réalisées à son arrivée à Paris alors qu'il suivait les cours d'Antoine Bourdelle à l'Académie de la Grande Chaumière.

Cet Autoportrait de 1925 fait partie des œuvres qui ont échappé à la destruction grâce à une acquisition rapide.

L'Oiseau silence 1933

L'Oiseau silence 1933

L'Oiseau silence a été créée lors de la période surréaliste de l'artiste, il s'agit d'un assemblage bois et plâtre exposé lors du 6e salon des Surindépendants.

Cette oeuvre stockée chez Max Ernst subira des avaries accidentelles et finira par disparaître.

Mannequin et Femme qui marche

Mannequin et Femme qui marche

Mannequin que nous voyons au premier plan de la photo ci-dessus, disparaîtra pour devenir Femme qui marche, que vous verrez mieux sur les photos suivantes.

Voici donc la troisième illustration de ce que sont les œuvres dites disparues.

Alberto Giacometti, A la recherche des oeuvres disparuesAlberto Giacometti, A la recherche des oeuvres disparues
Alberto Giacometti, A la recherche des oeuvres disparuesAlberto Giacometti, A la recherche des oeuvres disparues

On peut comparer le monde à un bloc de cristal aux facettes innombrables. Selon sa structure et sa position, chacun de nous voit certaines facettes. Tout ce qui peut nous passionner, c'est de découvrir un nouveau tranchant, un nouvel espace.

Alberto Giacometti

Lorsque Giacometti arrive à Paris en 1922, le cubisme n'est plus un mouvement en vogue même s'il connaît encore un certain succès auprès des collectionneurs. Giacometti estime que "tout le monde devait toucher au cubisme", il travaille donc lui-même dans ce sens. La plupart de ces œuvres ont disparu, encore jeune et méconnu, les œuvres de Giacometti ne rencontrent pas nécessairement le succès et se perdent où sont détériorées sans avoir eu le temps d'être moulées en plâtre, pour ce qui est des terres. 

Alberto Giacometti, A la recherche des oeuvres disparues
Alberto Giacometti, A la recherche des oeuvres disparues

Vous vous interrogez bien sûr, comme moi, sur le titre de l'exposition. Comment peut-on exposer des œuvres disparues ?

Comme vous l'avez vu, les causes des disparitions sont multiples. Si quelques rares pièces ont pu être retrouvées, d'autres sont des reconstitutions rendues possibles par les nombreux documents, photos, dessins, articles de presse qui ont permis aux spécialistes de les reconstituer.

Alberto Giacometti, A la recherche des oeuvres disparues
Alberto Giacometti, A la recherche des oeuvres disparues

Pour finir, ci-dessus la reconstitution de l'atelier de Giacometti aujourd'hui visible à l'entrée de la fondation. Annette Giacometti a veillé à ce que l'atelier de son époux soit intégralement récupéré, jusqu'aux murs sur lesquels il crayonnait et reconstitué afin d'être visible du plus grand nombre. On voit ici les œuvres sur lesquelles il travaillait avant sa mort en 1966, la plupart trop fragiles pour être déplacées ne bougeront donc pas. 

Alberto Giacometti, A la recherche des oeuvres disparues

Et l'aventure, la grande aventure, c'est de voir surgir quelque chose d'inconnu chaque jour, dans le même visage.

Alberto Giacometti

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