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Les musardises de Parisianne

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A tables

10 Janvier 2023, 15:13pm

Publié par Parisianne

A tables

Il y a longtemps que nous n’avions pas parlé d’art de la table, pourtant la période des fêtes se prête aux tables joliment dressées. Voici un échantillon de nos tables de Noël et de l’an mais aussi de ce week-end.

J’aime particulièrement mettre à l’honneur les vaisselles des grands-mères, de toutes les grands-mères. Ce qui est amusant, c’est la différence de taille entre les assiettes en fonction des époques. Je devais passer voir une antiquaire de mon quartier pour l’interroger à ce sujet, et lui montrer quelques pièces pour avoir une idée de date, mais je n’ai pas encore eu le temps.

Et quand je peux, agrémenter la table d’une petite composition florale, je ne m’en prive jamais.
 

A tables
A tables
A tables
A tables

Mention spéciale pour la table de Noël dressée par mon papa pour me soulager pendant que j’étais en cuisine, encore épuisée par une attaque d’un virus très à la mode depuis quelques années maintenant !

A tables

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Du Bonheur des Dames au Bon Marché ou l'inverse !

29 Novembre 2022, 11:16am

Publié par Parisianne

Du Bonheur des Dames au Bon Marché ou l'inverse !

Vous en aurez sans doute entendu parler, le Bon Marché se met à l'heure du Bonheur des Dames.

A l'occasion des 170 ans de la création de ce mythique Grand magasin immortalisé par Emile Zola dans son célèbre roman Au Bonheur des Dames, le Bon Marché se transforme le temps de quelques soirées en théâtre immersif.

"Immersif" est un mot qui revient de plus en plus fréquemment au sujet des expositions notamment, je n'ai pour ma part jamais testé encore, faute de temps pour tout faire mais aussi parce que je préfère voir un tableau de Cézanne que la projection grand format de son œuvre. Mais j'irai, parce que malgré tout je suis curieuse !

Dans le cas présent, "immersif" signifie que nous sommes à un étage du grand magasin et que nous déambulons de scène en scène pour suivre les acteurs, chacun ayant un petit espace aménagé, un boudoir, un bureau, un espace de vente, etc. Les acteurs se déplacent d'un point à un autre en fonction de leurs interactions, libre à nous de suivre l'un plutôt que l'autre.

Pour l'intrigue, honnêtement, c'est parfois un peu compliqué d'être au bon endroit au bon moment ! Mais qu'importe, c'est très bien fait, merveilleusement original et nous avons passé un agréable moment. Il faut tout de même savoir qu'il est presque impossible de s'asseoir et que pendant presque trois heures nous avons déambulés. Il faut donc être bien sur ses jambes !

Inutile également d'espérer revivre le roman de Zola, il est en personne dans le spectacle en train de l'écrire ! Dommage, je n'avais pas pris l'exemplaire illustré par maman que je vous avais montré il y a quelques temps, ici, je lui aurais demandé une dédicace ! Nous retrouvons les personnages par leur nom et leur rôle mais l'histoire qui dans ce spectacle tourne à l'intrigue policière est une libre réinterprétation  du roman. Cela n'en est pas moins agréable !

Une découverte donc et c'est toujours un plaisir ! On trouve assez peu d'image en ligne, et les photos sont interdites, vous pouvez donc visualiser la présentation du Bon Marché que je vous ai mise ci-dessous mais surtout cette vidéo de Brut avec Augustin Trapenard.

Du Bonheur des Dames au Bon Marché ou l'inverse !

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Ugo Rondinone au Petit Palais

21 Novembre 2022, 10:00am

Publié par Parisianne

Monk and nuns

Monk and nuns

the water is a poem
unwritten by the air
no. earth is a poem
unwritten by the fire

Ugo Rondinone

Le Petit Palais accueille actuellement deux ensembles d'œuvres de l'artiste suisse de 57 ans, Ugo Rondinone. L'installation montre le corps humain au prise avec la nature, la terre, le ciel, l'air, l'eau et le feu sont convoqués dans leurs rapports aux êtres en mouvement ou non.

La première oeuvre qui nous accueille dans la voute d'entrée du musée est nommée Humansky. Ces corps suspendus dans leur camouflage bleu de ciel sont d'une grande poésie, je vous laisse admirer, il me semble que cela se passe de commentaires.

 

Humansky, Ugo Rondinone
Humansky, Ugo Rondinone
Humansky, Ugo Rondinone

Humansky, Ugo Rondinone

Les Nudes qui se trouvent dans l'autre partie du musée ont une dimension qui m'a semblé plus douloureuse. Ils représentent des danseurs et danseuses au repos, réalisés à taille humaine et qui au premier regard paraissent très réalistes mais au final, ils s'avèrent un peu désarticulés. 

Un élément intéressant, les sculptures sont de cire transparente mélangée avec de la terre prélevée sur sept continents.

Nus (danseurs au repos perdus dans un état méditatif)
Nus (danseurs au repos perdus dans un état méditatif)
Nus (danseurs au repos perdus dans un état méditatif)
Nus (danseurs au repos perdus dans un état méditatif)
Nus (danseurs au repos perdus dans un état méditatif)
Nus (danseurs au repos perdus dans un état méditatif)

Nus (danseurs au repos perdus dans un état méditatif)

Ces personnages sont accompagnés d'une création audiovisuelle que je n'ai pas eu le temps d'aller voir lorsque je suis passée mais j'ai l'intention d'y retourner. Le film Burn to shine, en première mondiale, est projeté dans un cylindre en bois calciné, on entend de l'extérieur les percussions. Le film montre les corps en mouvement dans une forme de transe ancestrale, un ensemble de danseurs et percussionnistes réunis dans le désert s'unissent à la nature du coucher du soleil jusqu'à l'aube.

 

Au premier regard, les installations sont un peu déroutantes puis finalement, il y a une grande poésie dans ces corps offerts au ciel pour les premiers, à la méditation pour les seconds. C'est intéressant et merveilleusement mis en scène. 

Les musées ont tous tendance aujourd'hui à confronter leurs collections à des artistes contemporains, je vous montrerai la semaine prochaine Kehinde Wiley au musée d'Orsay.

 

Ugo Rondinone au Petit Palais jusqu'au 8 janvier 2023

Ugo Rondinone au Petit Palais

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Claudie Gallay, Détails d’Opalka

15 Novembre 2022, 10:00am

Publié par Parisianne

Claudie Gallay, Détails d’Opalka

[...] un artiste qui travaille au plus près de sa vie peut rejoindre un universel qui nous bouleverse tous.

Le rendez-vous découverte-culture du lundi a été remplacé par le Prix Goncourt en soirée ! Pour ceux qui suivent, ce rendez-vous manqué ne vous aura pas déçus j'espère ! 

Trêve de plaisanterie, encore une page lecture mais celle-ci est en même temps une page découverte puisqu'il est ici question du récit de Claudie Gallay sur le peintre Roman Opalka.

Certains d'entre vous auront peut-être déjà entendu parler de ce peintre, pour ma part c'est une totale découverte, et je dois reconnaître que j'ai d'abord été décontenancée, je n'arrivais pas à comprendre son travail et encore moins la fascination de l'auteure.

Puis peu à peu, je suis entrée dans le texte de Claudie Gallay, j'ai fait quelques recherches sur Roman Opalka, et finalement, j'ai été très touchée par sa quête jusqu'à la fin, sa fin.

Il va capter le temps, le matérialiser, le magnifier en inscrivant son irréversible progression. Il avancera ainsi vers sa mort en la regardant en face et consacrera à ce tête-à-tête l'intégralité de sa vie.

Pour résumer en quelques mots bien insipides l'œuvre de Roman Opalka, je dirais simplement qu'il a passé sa vie a peindre en blanc des nombres qu'il comptait à voix haute, en s'enregistrant, que son support noir s'est éclairci toujours un peu plus jusqu'à devenir blanc... donc des nombres blancs sur fond blanc.

De plus Opalka à l'issue de chaque séance de travail se prenait en photo, un autoportrait vide de toute expression pour ne pas montrer des émotions mais bien la fuite du temps, ce temps compté comme les secondes d'un sablier infini.

Et une oeuvre multiforme : peinture, voix, photo.

Ses toiles s'appellent Détails suivi d'un nombre, le dernier sera  5 607 249 dans le 233e tableau.

Dans une époque avide de nouveautés, il marche à contre-courant, renonce à surprendre Il ne doute pas. Il érige un monument avec la légèreté d'un marcheur obstiné qui a enfin trouvé son souffle.

Cette découverte m'a particulièrement intéressée et m'a bien sûr donné l'envie de voir les toiles en vrai, j'irai chercher la prochaine fois que je me rendrai au Centre Pompidou, il me semble qu'il y en a au moins une et vraiment, je suis intriguée. 

La fascination de Claudie Gallay pour cet artiste est assez déroutante et en même temps j'ai beaucoup aimé les parallèles qu'elle fait avec son propre travail d'écrivain, non sans une certaine forme d'ironie parfois.

Mais le parallèle entre le peintre et l'écrivain est évoqué clairement, je ne résiste pas à vous citer ce passage :

"L'espoir de créer une œuvre extraordinaire accompagne tout peintre face à une toile "non touchée", une toile encore blanche." écrit Opalka.

Et Claudie Gallay de poursuivre :

"Cette pensée éclaire mot pour mot ce que je ressens en début de chaque roman, la conviction, parce que le premier mot n'a pas encore été posé, parce que rien n'a encore été choisi, décidé, alors que les pages sont toutes vierges, qu'il est possible encore d'écrire un livre fabuleux. A chaque publication, je sais que ce livre parfait n'a pas été écrit et je repars à sa quête, comme Achille courant après sa tortue sans parvenir jamais à la rattraper, s'en approchant seulement. J'écris pour rejoindre une idée de livre idéal, tout mon parcours d'écrivain est lié à cette poursuite."

Ce n'est pas le seul rapprochement que l'auteure fait entre les deux manières de s'exprimer, et je trouve toujours très intéressant de créer des liens entre les arts.

Ses toiles sont la transposition de notre propre usure, elles sont des miroirs, des surfaces de méditation.

Pour établir moi-même un parallèle entre les deux œuvres, il me faudrait relire intégralement les romans de Claudie Gallay, ce que je ne ferai pas tout de suite faute de temps et par excès de gourmandise, il y a tant de découvertes à faire ! Alors si vous en lisez certains et qu'entre temps vous vous soyez penché sur l'œuvre d'Opalka, je compte sur vous pour partager votre ressenti !

Je note tout de même que l'auteure me conduit régulièrement vers la découverte d'artistes contemporains vers lesquels je ne me serais sûrement jamais tournée, je pense notamment à Marina Abramovic, qu'elle évoque dans La Beauté des jours. Mais autant Opalka m'intrigue, autant j'avoue une réticence totale, presque une allergie profonde, aux performances de Marina Abramovic, qui a le don de me mettre très mal à l'aise.

Un récit très intéressant donc, l'écriture de Claudie Gallay rend la lecture agréable malgré un sujet un peu ardu, il faut en convenir. 

Et vous, avez-vous été un jour mené vers un artiste par le biais de la littérature ? 

Je ne peux pas ne pas repenser à ma lecture de l'Oeuvre de Zola, sûrement mon premier choc artistique par les mots !

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La Pagode de la rue de Courcelles

7 Novembre 2022, 10:00am

Publié par Parisianne

@Anne Lurois-Delassise

@Anne Lurois-Delassise

Retour dans le cœur de Paris pour admirer une curiosité tout à fait intéressante, un grand écart avec notre précédent sujet dans le quartier moderne de la BnF site François Mitterrand ! 

Pour ceux qui connaissent mal la capitale, nous sommes aujourd'hui dans le 8e arrondissement, non loin de l'Arc de Triomphe et du Parc Monceau, donc plutôt Nord Ouest, à l'opposé de la Bnf qui est plutôt au Sud Est ! 

Un petit bain de foule dans le métro et nous y voilà !

@Anne Lurois-Delassise
@Anne Lurois-Delassise
@Anne Lurois-Delassise
@Anne Lurois-Delassise

@Anne Lurois-Delassise

Un quartier très intéressant du point de vue de l'architecture. La cathédrale orthodoxe Saint Alexandre Nevsky n'est pas très loin et les hôtels particuliers rivalisent d'élégance, nous sommes dans les beaux quartiers.

La Pagode, initialement hôtel particulier classique, est transformée dans les années 20, ces années dites "Folles" par un marchand et collectionneur d'art asiatique Ching-Tsai Loo. Monsieur Loo en fait un musée d'art asiatique qui perdurera après sa mort en 1957.

Aujourd'hui, communément appelée Pagoda, c'est un espace privé d'exposition et de vente. En général fermée au public, j'ai eu la chance de pouvoir y entrer lors d'une exposition l'été dernier. 

Vous remarquerez que l'intérieur n'a rien à envier à l'extérieur, tout est très beau !

@Anne Lurois-Delassise
@Anne Lurois-Delassise
@Anne Lurois-Delassise
@Anne Lurois-Delassise
@Anne Lurois-Delassise
@Anne Lurois-Delassise
@Anne Lurois-Delassise
@Anne Lurois-Delassise
@Anne Lurois-Delassise
@Anne Lurois-Delassise
@Anne Lurois-Delassise

@Anne Lurois-Delassise

Et pour la petite histoire, parce qu'il en faut bien une, si vous avez écouté le court reportage de France Bleu Paris, vous aurez entendu que la Pagode était ouverte au public à l'occasion de ses 100 ans pendant la durée du Salon des Arts Asiatiques.

Il se trouve que cette information a été relayée par tous les sites culturels parisiens et que l'évènement étant si rare de très nombreux parisiens se sont rendus dès l'ouverture. Sauf que l'information était une erreur de communication et que l'accès ne se faisait que sur invitation. J'ai eu beaucoup de chance de pouvoir y entrer. Je crois que devant l'affluence et la déception des visiteurs, les responsables ont finalement laissé entrer quelques heureux privilégiés. Il faut dire, vous pouvez le voir sur les photos, que les lieux ne se prêtent pas à la foule, et qu'il y avait là de véritables collectionneurs.

@Anne Lurois-Delassise

@Anne Lurois-Delassise

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BnF site François Mitterand et quartier en mouvement

31 Octobre 2022, 10:00am

Publié par Parisianne

BnF site François Mitterand et quartier en mouvement

Après avoir abordé le sujet de l'Art Nouveau samedi, il aurait été logique que je vous parle aujourd'hui de la magnifique exposition Art Déco Paris New York qui se tient actuellement à la Cité de l'Architecture. Mais voilà, je n'ai pas envie de logique ! Alors nous y reviendrons, soyez en assurés, mais plus tard, je n'ai pas encore parcouru tous les méandres de cette exposition !

BnF site François Mitterand et quartier en mouvement

C'est dans un quartier de Paris entièrement neuf que je vous entraîne aujourd'hui, et il sera encore question d'architecture, puisque nous nous dirigeons vers la Bibliothèque nationale, sur le site François Mitterrand qui se trouve dans le XIIIe arrondissement. C'est un endroit que j'aime beaucoup, forcément, une bibliothèque, c'est un temple du livre, me direz-vous ! C'est vrai, même si ce sont des lieux que je fréquente très peu en tant que lectrice.

BnF site François Mitterand et quartier en mouvement

Il n'est pas question de vous faire une présentation détaillée des lieux, mais quelques mots tout de même. La BnF François Mitterrand a été inaugurée en 1995, elle a été conçue par l'architecte Dominique Perrault, retenu à l'issu d'un concours international en 1989. On lui doit également, sans être exhaustive : le nouvel Hippodrome de Longchamp à Paris, la restructuration du Pavillon Dufour du Château de Versailles, le Grand Théâtre d'Albi ou encore le Palais des Sports de Rouen, mais aussi l'université des femmes de Séoul et quelques ouvrages en Espagne, pour ne citer que ceux-là et dans le désordre. Dominique Perrault est également acteur du projet de village Olympique et Paralympique pour les Jeux Olympiques Paris 2024.

BnF site François Mitterand et quartier en mouvement

Symétrie, clarté, rigueur, équilibre, monumentalité définissent l'architecture du bâtiment, dont les matériaux font la part belle au verre, à l'acier et au bois.

Ce n'est peut-être pas toujours évident pour tous mais la bibliothèque a été pensée comme quatre livres ouverts posés autour d'un socle, sept étages de bureaux et onze étages de magasins, au centre desquels se trouve un jardin forêt d'un hectare, initialement composé de 126 pins sylvestres de la forêt de Bord en Normandie.

Je m'en tiendrai là pour mon descriptif très général, toutes les informations sont faciles à trouver sur le net, je ne vais donc pas vus assommer.

Les Tours duo de Jean Nouvel
Les Tours duo de Jean Nouvel

Les Tours duo de Jean Nouvel

Une mer d'arbre, un moutonnement de feuillages.

BnF site François Mitterand et quartier en mouvement

Je lisais dernièrement que le jardin, géré écologiquement et fermé au public offrait un espace privilégié à la faune et la flore.

Je rebondis sur ce dernier point, je suis toujours sensible à la présence animale dans Paris, ne vous fiez pas à ce que vous pouvez lire, il n'y a pas que des rats, même s'il y en a, comme dans toutes les villes où des détritus sont jetés, parfois sans grand respect des lieux. 

Vous me croirez ou non, la diversité, en particulier en matière d'oiseaux, est plus grande dans les jardins parisiens que dans mon havre picard !

La semaine dernière, j'ai croisé avec bonheur de petites chauves-souris (Pipistrelle commune), l'une près de la gare Montparnasse, l'autre dans le quartier de la Défense.

Vous savez également que les toits de certains monuments parisiens abritent des ruches. Mais je m'éloigne de mon sujet !

BnF site François Mitterand et quartier en mouvement
BnF site François Mitterand et quartier en mouvement
BnF site François Mitterand et quartier en mouvement
BnF site François Mitterand et quartier en mouvement

La passerelle qui nous permet de rejoindre la Rive Droite de la Seine offre une belle promenade vers le Parc de Bercy et les anciens chais ou le Palais Omnisport.

L'ensemble de ce quartier, en particulier la rive Gauche est encore en pleine mutation, de nombreux bâtiments très modernes sont sortis de terre depuis mon dernier passage, l'esthétique est très intéressante. Les architectes jouent beaucoup avec des surfaces vitrées qui se jouent de la lumière, personnellement je trouve l'ensemble souvent assez élégant et toujours différent.

Comme vous avez pu le voir sur la légende d'une photo, on aperçoit au loin les Tours Duo de l'architecte Jean Nouvel, je n'ai encore jamais été les voir de près, j'ignore d'ailleurs si le chantier est terminé mais je ne manquerai pas de m'y rendre à la première occasion, ne soyez pas trop impatients cependant ! 

Merci de m'avoir suivie !

BnF site François Mitterand et quartier en mouvement
BnF site François Mitterand et quartier en mouvement
BnF site François Mitterand et quartier en mouvement
BnF site François Mitterand et quartier en mouvement

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Paul Greveillac, Art Nouveau

29 Octobre 2022, 09:00am

Publié par Parisianne

Paul Greveillac, Art Nouveau

Aucun art, semble-t-il, n'a tout à la fois réifié, aimé, idéalisé, sanctifié les femmes autant que l'"art nouveau". Il s'est épanoui dans une débauche de sensualité et de vie, avant que de pourrir dans l'horreur et la mort de la guerre. Comme si la balance de l'Histoire avait, sur un coup de tête, décidé qu'il était grand temps de mettre fin aux frivolités.

Le goût de l'architecture me vient de mon Papa qui m'a toujours appris à "regarder pour voir". J'ai bien retenu la leçon, et je ne me lasse jamais de flâner le nez en l'air pour admirer ce qui m'entoure. Il faut dire que j'ai de la chance, à Paris, la diversité architecturale est grande.

Alors un roman qui parle d'architecture forcément, je ne pouvais qu'être attirée. Vous l'aurez deviné, il est ici question d'Art Nouveau, cette période qui va de la fin du XIXe siècle au début du XXe, environ de 1880 à 1910.

De nombreux exemples sont visibles à Paris, ne serait-ce que dans les stations de métro dont les édicules art nouveau ont été conçus par le célèbre Hector Guimard. Vous pouvez voir sur ma vilaine photo ci-dessous son Castel Béranger, communément appelé Castel Dérangé par ses contemporains.

Paul Greveillac, Art Nouveau

Le bâti, s'il remplissait sa fonction, sa mission, de confort, n'avait pas besoin d'exister autrement que par lui. Si tel n'était pas le cas, il fallait, au contraire, qu'il s'ornât - afin, en quelque sorte, de dérober ses insuffisances. Aussi, le progrès technique signifiait-il l'obsolescence croissante de l'ornement. Les déploiements de l'électricité, de l'eau courante, étaient les accélérateurs de sa mise à mort.

Mais quittons Paris pour Budapest où se déroule l'action de notre roman. 

Lagos Ligeti, jeune architecte viennois quitte sa ville natale, et l'officine que son père pharmacien rêve de lui voir reprendre, pour s'installer à Budapest où tout est à faire. Mais les choses ne sont pas si simples quand il s'agit de changer les regards, de se faire connaître et de percer. Le jeune et ambitieux rêveur se heurtera bien entendu à beaucoup de difficultés que sa judéité ne fera qu'accentuer. 

Paris XVe - Architecte Alfred Wagon - 1905
Paris XVe - Architecte Alfred Wagon - 1905
Paris XVe - Architecte Alfred Wagon - 1905
Paris XVe - Architecte Alfred Wagon - 1905
Paris XVe - Architecte Alfred Wagon - 1905

Paris XVe - Architecte Alfred Wagon - 1905

Ce roman foisonnant mêle la réalité et la fiction. On y croise des architectes connus comme Ödön Lechner (1845-1914), Gyula Partos (1845-1916), Marcel Komor (1868-1944) mais aussi Auguste Perret (1874-1954) et quelques autres, on y trouve également l'évocation de livre ou traités faisant référence dans le monde de l'architecture comme le Modern Architektur d'Otto Wagner (1841-1918), lui-même architecte viennois considéré comme un des pionniers de l'architecture moderne à qui la Cité de l'architecture de Paris à rendu un bel hommage lors d'une magnifique exposition il y a peu. Ou encore l'Art de bâtir les villes, de Camillo Sitte (1843-1903), encore un Autrichien.

Des évocations de monuments que l'on peut voir à Budapest aussi bien sûr, mais également ailleurs en Europe, ce qui a rendu ma lecture un peu longue puisque ponctuée de nombreuses recherches ! Je n'ai pas la chance de connaître Budapest.

Et bien sûr qui dit architecture dit art !  Ce n'est donc pas un hasard de croiser également dans ces pages des personnages comme Alfons Mucha (1860-1939) ou Béla Bartok (1881-1945).

Vous l'aurez compris, un roman très riche et extrêmement intéressant qui ne nécessite cependant aucun connaissance particulière pour être apprécié.

 

Paul Greveillac, Art Nouveau - Gallimard

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"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e

17 Octobre 2022, 06:56am

Publié par Parisianne

"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e

Chana Orloff est née en 1888 dans un village d'Ukraine et morte en 1968. Vous vous doutez donc bien que le choix du verbe "rencontrer" dans mon titre est une image. C'est un choix totalement assumé tant, lorsque l'on entre dans l'atelier de cette merveilleuse artiste, on entre dans son univers.

J'ai souvent croisé des œuvres de Chana Orloff dans diverses expositions parisiennes, ou au Centre Pompidou, et chaque fois l'émotion a été la même tant son travail est criant de sincérité, et d'une apparente simplicité.

7 et 7 bis Villa Seurat, maison atelier de Chana Orloff

7 et 7 bis Villa Seurat, maison atelier de Chana Orloff

Un mot pour commencer sur la Villa Seurat, Cité d'artistes créée par Jean Lurçat, peintre et tapissier, et son frère André, architecte. Ils parviennent à convaincre quelques amis, Marcel Gromaire, Robert Couturier ou encore Chana Orloff de les suivre. Plus tard, ce sont Dali, Chaïm Soutine, Anaïs Nin et Henri Miller qui s'installeront là.

Chana Orloff fera construire sa maison-atelier par Auguste Perret, avec pour cahier des charges la fonctionnalité des lieux permettant de conjuguer vie familiale et professionnelle. Les travaux commenceront en 1926. Chana y passera le reste de sa vie avec sa famille qui aujourd'hui encore occupe les lieux et nous ouvre les portes de l'atelier tous les week-end et occasionnellement, lors des journées du patrimoine et comme c'était le cas la semaine dernière pour les Journées de l'architecture.

Je vous mets ci-dessous quelques photos de la Villa Seurat, la maison recouverte de vigne vierge est l'atelier de Jean Lurça, actuellement en restauration.

"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e

Mais revenons à Chana Orloff, qui a adopté ce prénom suite à l'erreur d'un policier sur sa fiche d'entrée en France en 1910, alors qu'elle vient se former à la couture chez Paquin. La jeune fille a 22 ans, elle vient seule à Paris, sa famille est restée dans la banlieue de Tel-Aviv où le père les a entraînés pour fuir les pogromes, en 1905 dans leur village ukrainien, leur maison a été mise à sac et incendiée.

La jeune fille montre de réelles aptitudes au dessin, un de ses professeurs aux cours de formation professionnelle qu'elle suit le soir après ses heures à l'atelier Paquin l'incite à s'inscrire en école d'art, c'est ainsi qu'elle intègre La Petite Ecole, qui deviendra plus tard L'Ecole des arts décoratifs, gratuite et ouverte aux filles. Vous savez que même si les jeunes filles commencent à avoir accès aux écoles d'art, c'est un tour de force pour y entrer.

C'est par une rencontre de hasard que Chana vient à la sculpture, elle ne cessera plus. Elle entre à l'Académie Vassilieff, à Montparnasse, et commence à se faire des relations, Soutine, Modigliani, Pascin, Zadkine. Elle se lie d'amitié avec Jeanne Hébuterne.

Chana apprend, découvre, se forme au contact des autres, mais c'est son oeuvre qu'elle construit, sa personnalité qu'elle découvre.

"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e

Chana Orloff presque autodidacte rencontre rapidement le succès, elle épouse le poète Ary Justman, Elie, leur fils naît en janvier 1918 mais un an après, Ary meurt de la grippe espagnole à trente ans.

Chana ne renonce pas, malgré le contexte difficile, malgré les supplications de sa famille. Elle reste à Paris, sculpte et parvient à vivre de son travail.

Nuit. Les étoiles sont éteintes.
Le vent mène sa danse
Comme sur la scène : il hurle, siffle et fracasse.

Ary Justman, Vision 1917 - Extrait

Gravures sur bois des artistes de l'époque pour le recueil Figures d'aujourd'hui qui paraît en 1923, expositions aux différents salons ou dans des galeries, Chana travaille et se tisse un réseau d'amitiés. Pierre, bois, marbre, bronze, elle s'essaie à tous les matériaux.

Elle excelle dans les portraits bien sûr mais ses maternités, ses enfants, ou les scènes familiales autant que les animaux rencontrent beaucoup de succès. Elle expose aux Etats-Unis, où elle restera presque une année. Une salle lui est réservée au Petit Palais en 1937, l'Etat achète La Grande Baigneuse accroupie pour le Musée d'Art Moderne.

Rattrapée par les lois antijuives de 1942, Chana et Elie se plient aux contraintes de plus en plus nombreuses et vivent dans la crainte avant de parvenir à fuir en Suisse. Là encore, Chana réagit, se remet au travail pour parvenir à vivre et sourire autant que faire se peut.

De retour à Paris dans son atelier saccagé, Chana reprend sa vie, se remet au travail mais l'époque a changé et son art est moins prisé, sauf en Israël où elle fait de nombreux séjours et d'importantes expositions, et où elle mourra brutalement en 1968.

"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e
"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e

L'oeuvre de Chana Orloff m'a toujours beaucoup touchée, il y a une expression très forte et que je trouve sincère dans ses portraits, ses maternités, danseuses ou autres sujets sont d'une grande pureté. Vous l'aurez compris, j'aime beaucoup ! J'étais d'autant plus heureuse de pouvoir enfin découvrir son atelier. 

C'est toujours avec bonheur que je découvre des artistes que l'histoire de l'art a un peu oubliés, en particulier des femmes. Le Musée du Luxembourg a récemment organisé de belles expositions sur ces grands oubliées qui ont pourtant eu beaucoup de succès de leur vivant. Je vérifie toujours dans les nombreux livres d'art dont je dispose, et bien souvent, aucune trace de ces femmes. Chana Orloff ne fait pas exception à la règle ! Absente d'un livre sur la sculpture, absente des anthologies d'histoire de l'art. Je vais finir par croire comme l'évoque le livre de Laure Adler et Camille Viéville (dans lequel Chana Orloff n'apparaît pas non plus, mais ce n'est pas une militante) : Les Femmes artistes sont dangereuses !

Et vous, vous connaissiez Chana Orloff ?

Je remercie sincèrement sa famille qui nous ouvre les portes de l'atelier et fait rayonner son travail, et son petit-fils, Monsieur Eric Justman qui nous accueillait la semaine dernière et répondait à nos questions.

"Rencontrer" Chana Orloff dans son atelier maison de la Villa Seurat, Paris 14e

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Sam Szafran, Obsessions d'un peintre au Musée de l'Orangerie

10 Octobre 2022, 09:00am

Publié par Parisianne

Sam Szafran, Obsessions d'un peintre au Musée de l'Orangerie

Encore une découverte, Sam Szafran, un peintre parisien né en 1934 et décédé en 2019, un contemporain donc, présenté aujourd'hui au musée de l'Orangerie, à quelques pas des Nymphéas de Monet.

Contrairement à André Devambez dont nous parlions la semaine dernière, Sam Szafran est un autodidacte. Rescapé des rafles durant la seconde Guerre Mondiale, il est accueilli en Suisse en 1944 puis partira en Australie, en 1947, avec sa sœur et sa mère, seules rescapées des camps où les autres membres de la famille ont été massacrés.

Lorsqu'il regagne la France en 1951, il est un pur autodidacte. Il suit les cours de la Grande Chaumière, rencontre Nicolas de Staël, Joan Michell (expo à venir à la Fondation Vuitton), Yves Klein, Jean Tinguely et de nombreux autres.

Un temps tenté par l'abstraction, il revient vers la figuration et lorsque en 1960 il se voit offrir une boîte de pastels, il en fait son outil de prédilection. Sa rencontre avec Alberto Giacometti en 1964 est déterminante. Le sculpteur qui mourra deux ans plus tard sera officieusement son maître.

Du beau monde dans l'univers de cet artiste, non ? Giacometti, est un artiste que j'aime particulièrement, et dont j'aurai sûrement l'occasion de vous reparler puisque je vais suivre une série de cours sur les artistes du Montparnasse à la Fondation Giacometti.

Sam Szafran, Obsessions d'un peintre au Musée de l'Orangerie
Sam Szafran, Obsessions d'un peintre au Musée de l'Orangerie
Sam Szafran, Obsessions d'un peintre au Musée de l'Orangerie
Sam Szafran, Obsessions d'un peintre au Musée de l'Orangerie
Sam Szafran, Obsessions d'un peintre au Musée de l'Orangerie

C'est curieux la vie. Ce n'est pas drôle mais c'est curieux.

Sam Szafran dans le film de Antoine Cretton, Sam Szafran - ni dieu ni maître, 2013

Je vous le disais en démarrant, Sam Szafran est un autodidacte, il a connu beaucoup de galères avant de percer, c'est à son obstination et à son travail qu'il doit son succès. 

De grands "genres" se détachent dans son œuvre, l'exposition met en avant les Ateliers, les Escaliers et les Feuillages.

Maître du fusain et du pastel, Sam Szafran utilise aussi la photo pour juxtaposer, notamment les escaliers, afin de donner différents points de vue.

Mes photos ne sont pas très belles, les œuvres sont sous verre donc beaucoup de reflets, et je ne sais pas très bien comment parler de cette découverte qui m'a autant charmée que déroutée.

 

La vraie problématique consiste à unir la lumière et la couleur à travers la forme et le dessin. Par conséquent, le dessin est le vrai problème.

Sam Szafran, Entretiens avec Alain Veinstein, Flamarrion 2013

Sam Szafran, Obsessions d'un peintre au Musée de l'OrangerieSam Szafran, Obsessions d'un peintre au Musée de l'Orangerie
Sam Szafran, Obsessions d'un peintre au Musée de l'OrangerieSam Szafran, Obsessions d'un peintre au Musée de l'Orangerie

J'aime beaucoup les Ateliers et Escaliers, ces derniers sont quasiment tous habités, je veux dire par là qu'un personnage apparaît presque systématiquement.

L'artiste, dans un entretien avec Jean Clair pour un catalogue d'exposition en 1999, dit : "J'ai toujours vécu dans l'escalier." On le surnomme parfois d'ailleurs "le Maître de l'escalier", je n'irai pas dire le contraire tant ses œuvres m'ont frappée.

J'aime aussi beaucoup les escaliers, petite, chez ma grand-mère, la marche la plus large, celle du virage, était ma place pour lire. J'adorai me réfugier là, à la fois à l'écart et au centre de la maison dont je voyais la vie à travers la balustrade. Mais en voyant les escaliers de Szafran, c'est au magnifique livre du regretté Carlos Ruiz Zafon, L'Ombre du vent que j'ai pensé. Il y a un côté fantastique dans son découpage des espaces, dans ses ponts entre les différentes vues, c'est très intéressant.

Sam Szafran, Obsessions d'un peintre au Musée de l'Orangerie
Sam Szafran, Obsessions d'un peintre au Musée de l'Orangerie
Sam Szafran, Obsessions d'un peintre au Musée de l'Orangerie
Sam Szafran, Obsessions d'un peintre au Musée de l'Orangerie
Sam Szafran, Obsessions d'un peintre au Musée de l'Orangerie
Sam Szafran, Obsessions d'un peintre au Musée de l'Orangerie

Le pastel me touche particulièrement, j'aime le côté sensuel, le velouté de cette technique aux couleurs souvent très belles. Vous remarquerez dans une des photos de feuillages, une jolie touche de couleurs, ce sont les pastels de l'artiste, joli, non ?

Il me semble que ce sont ces feuillages qui m'ont pourtant le plus dérangée dans cette exposition. J'ai eu l'impression d'étouffer. J'ai tout de suite pensé à Boris Vian et à l'Ecume des jours. Pourtant, j'ai trouvé la technique fascinante, le rendu magnifique. Je crois que j'aurais besoin de revoir cette exposition, et peut-être même de suivre une visite guidée qui m'ouvrirait quelques portes à la compréhension ! Alors ne soyez pas surpris si un jour je parle à nouveau de Sam Szafran !

Et vous, vous connaissiez ? Quel est votre ressenti face à son œuvre ? Votre avis m'intéresse, je m'interroge en fait sur la faisabilité de cette expo avec certaines de mes Vieilles Dames. Agréable ou oppressant ? c'est assez rare que je sois si partagée sur une expo. Ma curiosité personnelle est piquée, mon intérêt pour l'art me conduit à toujours trouver intéressantes les différentes manières, même celles que je goûte moins mais je sais en général ce que je peux, ou non montrer aux personnes fragiles que j'accompagne. Mais là... je doute !

Sam Szafran, Obsessions d'un peintre

Musée de l'Orangerie jusqu'au 16 janvier 2023.

Commissaires : Julia Drost et Sophie Eloy

Sam Szafran, Obsessions d'un peintre au Musée de l'Orangerie

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Ouvrez grand vos oreilles : Turquoise M revient avec un nouveau titre

6 Octobre 2022, 16:02pm

Publié par Parisianne

Crédit Photo Charlotte Lindet

Crédit Photo Charlotte Lindet

Découverte pour moi, merci Xavier Chezleprêtre de l'Agence Attitude, mais vous avez peut-être déjà entendu le précédent titre Ce célibat, que vous pouvez écouter sur toutes les plateformes.

Turquoise M sort un nouveau titre très touchant, plein de fragilité, de poésie et de lumière. Ce n'est pas facile d'aborder un thème si douloureux que la perte d'un être cher avec tant de délicatesse, et bien le pari est réussi.

Le clip est très beau, j'aime la sensualité qui s'en dégage, la liberté de mouvement, le jeu du vent comme le souffle de l'absent qui insuffle une force légère. 

La demoiselle ne manque ni de volonté ni de talents, auteure, compositrice, interprète, danseuse et comédienne, c'est une artiste complète, j'admire.

Ecoutez, regardez, diffusez !

 

Ouvrez grand vos oreilles : Turquoise M revient avec un nouveau titre

Turquoise M

Nouveau single 15 ans plus tard

Disponible en digital chez Avantage Musique

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