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Les musardises de Parisianne

Clara lit Proust, Stéphane Carlier

4 Février 2023, 10:00am

Publié par Parisianne

Clara lit Proust, Stéphane Carlier

Coup de cœur ! Encore me direz-vous ! Oui, oui, j'ai un grand cœur !

Vous ne pouvez pas ne pas avoir remarqué dans la presse écrite ou télévisuelle qu'il est très à la mode de parler de Proust et de la Recherche du temps perdu avec une véritable intention de montrer que c'est un texte accessible au plus grand nombre. Il faut dire que 2022 s'y prêtait puisque nous célébrions le centenaire de sa disparition. Il y a donc eu une très belle exposition au musée Carnavalet, une autre à la Bnf, des pièces de théâtres, et bien sûr des livres.

Je ne suis pas proustienne, et si je savoure son esprit, sa phrase, et sa manière, il m'arrive de trouver le temps long à sa lecture... oui, oui, je n'ai pas peur de le dire ! 

Il est assez amusant d'ailleurs de voir parfois la surprise et l'ironie si vous avez un petit Proust en main et que l'on vous demande d'un air un peu suspicieux "tu lis Proust ?"... Oui, ça m'arrive, effectivement ! Je n'ai d'ailleurs pas encore tout lu, je me laisse pour cela quelques années, il y a des moments plus propices que d'autres à ce genre de lecture.

Mais si nous analysons les choses : dans les cercles littéraires, que je fréquente un peu, vous l'aurez deviné, ne pas avoir lu l'intégralité de la Recherche est un tantinet scandaleux, et ailleurs, lire Proust est un tantinet snob !

Vous notez la différence dans les appellations, les familiers parlent de la Recherche, les réfractaires de Proust. C'est un signe, je suis certaine que vous l'avez déjà remarqué !

Un peu de sérieux, Anne voyons ! Effectivement par ce que ce qui est important dans mon propos du jour, c'est qu'il n'est ni besoin d'aimer Proust, ni nécessaire d'avoir lu la Recherche pour apprécier ce petit livre de Stéphane Carlier Clara lit Proust.

Le rythme qu'il impose est ce qu'elle apprécie le plus chez lui. Il oblige à une lenteur mais aussi à une vigilance, c'est très particulier. Combien de fois, pendant sa lecture, son esprit a quitté les mots pour se lancer dans une liste de courses ou lui rappeler une conversation qu'elle avait eue dans la journée au salon. Lenteur et vigilance, détente et concentration. Proust, c'est son yoga.

L'histoire est très simple. Clara est coiffeuse dans un petit salon excentré d'une petite ville de Saône-et-Loire. Elle vit sa petite vie tranquille et sans passion, entre son petit ami beau comme un prince et son activité monotone, jusqu'au jour ou un grand et beau client fort élégant oublie un livre. Vous l'aurez deviné, ce livre c'est Proust bien sûr. Et il va changer la vie de Clara qui va progressivement sortir de sa chrysalide et s’en trouver grandie.

Vous avez vu l’effet là, plein de « petit » pour grandir… Décidément, j’ai l’humeur taquine aujourd’hui, ne m’en veuillez pas !

Bien le lire c'est aussi ne pas hésiter à sauter des passages. Ce sont quelquefois cinq pages qu'elle survole avant de reprendre sa lecture au début d'un nouveau chapitre. Sur les quatre mille pages au total de la Recherche, il y a de la marge. Elle le fait sans état d'âme, certaine que même Marcel, s'il se relisait aujourd'hui, se trouverait trop long par moments.

Au-delà du fait que Clara lise Proust, ce que j'ai aimé dans ce roman à la lecture très facile, c'est que Clara lise Proust à voix haute. Cela peut paraître surprenant, mais j'ai trouvé ça très beau, terriblement touchant. J'ai beaucoup aimé les passages où il est question de sa préparation, de ses annotations dans le texte pour, lors de sa lecture, "n'être qu'aux mots". 
Bien sûr, ceux qui me connaissent savent mon rapport particulier à la lecture à voix haute, j’en ai parlé il n’y a pas si longtemps dans Lignes d’horizons.

C'est une belle manière d'entrer dans la langue de Proust que de l'écouter. Je vous confie une petite anecdote, l'an dernier, j'ai entraîné Gilles au théâtre pour un seul en scène, une traversée de la Recherche du temps perdu par David Legras, c'était juste magique ! Et même Gilles a apprécié, bien qu'il ait commencé par râler un peu... il est assez coutumier de mes fantaisies, mais il a la gentillesse de me suivre !  Donc si vous avez l'occasion, n'hésitez pas à aller écouter Proust.

Le secret, c'est la lenteur. Elle permet de limiter les risques de bafouillement, de basculement en lecture automatique et, surtout, autorise la personne qui écoute à goûter toute la saveur du texte.

Voici donc un livre à mettre entre toutes les mains parce qu'en plus de nous offrir quelques belles citations de ce grand auteur du XXe siècle que je ne nommerai plus, son nom doit apparaitre au moins dix fois dans les lignes qui précèdent, c'est une ode à la vie, à la confiance en soi, à l'amitié sans préjugés. Et ça fait beaucoup de bien. 

Et pour finir, je lui laisse le mot de la fin, à qui ? A Marcel bien sûr !

"Il en est ainsi pour tous les grands écrivains, la beauté de leurs phrases est imprévisible, comme est celle d'une femme qu'on ne connaît pas encore ; elle est création puisqu'elle s'applique à un objet extérieur auquel ils pensent - et non à soi - et qu'ils n'ont pas encore exprimé."

Marcel Proust, A l'Ombre des jeunes filles en fleurs

Stéphane Carlier, Clara lit Proust. Gallimard collection Blanche

Le temps passé à lire Proust, c'est du temps gagné, volé par l'intelligence et non à elle.

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Les Mots dans les yeux

1 Février 2023, 18:00pm

Publié par Parisianne

©Yves Lacoutière

©Yves Lacoutière

- Pourquoi murmures-tu ?

- Pour ne pas dissiper les chants et les voix des enfants qui hier encore dévalaient l’escalier.

- Pourquoi chuchotes-tu ? Je suis seul à t’écouter !

- Pour ancrer dans nos vides le souvenir des rires.

- Mais que susurres-tu que les murs ne peuvent pas renvoyer en écho ?

- Ma douleur de l’absence.
 Mais toi, que fais-tu avec tant de patience ?

- Un pipeau de sureau pour les prochains petits qui viendront bien un jour réveiller nos silences !

©Anne Lurois-Delassise

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Xavier-Marie Garcette, La Vierge noire et le voyou

30 Janvier 2023, 18:00pm

Publié par Parisianne

Xavier-Marie Garcette, La Vierge noire et le voyou

Il y a 60 ans aujourd'hui, le 30 janvier 1963, disparaissait Francis Poulenc, né en 1899.

Hasard du calendrier, enfin pour moi puisque le livre sort ce lundi en librairie, je termine ce jour  La Vierge noire et le voyou, Une brève histoire de Francis Poulenc, de Xavier-Marie Garcette

J'avais très brièvement évoqué Poulenc dans ma chronique du Groupe de Six de Pierre Brevignon, un livre passionnant, mais je vous l'accorde un peu ardu. 

Comme tout le monde, je connais Poulenc par le Dialogue des Carmélites, Les Mariés de la Tour Eiffel, Babar ou encore quelques poèmes d'Eluard, Apollinaire, Desnos, ou Radiguet mis en musique, mais ce n'est pas connaître, je l'ai vite compris en lisant cet  ouvrage. J'avais un léger a priori, je crois. sa musique ne me semble pas toujours très accessible et trop aux portes de la modernité parfois. 

C'est donc avec curiosité que je me suis plongée dans la biographie romancée de Xavier-Marie Garcette, que je dois d'abord remercier pour notre sympathique entretien grâce à Média Livres. J'étais désolée de jouer les mauvaises élèves, je n'avais pas eu le temps de lire le livre, et je ne suis pas la plus habile aux entretiens impromptus, ni aux entretiens tout court, d'ailleurs, il faut bien le reconnaître ! 

Certains critiques semblent ne pas admettre que Poulenc, qui depuis 1936 compose des œuvres religieuses admirables, et vient ainsi renouveler de façon marquante le répertoire de la musique chorale, ait pu se laisser aller à composer cette musique pourtant charmante mais qui sent un peu le voyou justement, avec quelques clins d'œil à des thèmes populaires ou jazzy dans le troisième mouvement.

Peut-être aurez-vous pris le temps d'écouter, au moins partiellement, ce Concerto pour piano mal jugé à sa présentation en 1950, et qui vaudra au critique Claude Rostand, cette petite phrase mainte fois reprise.

Il y a deux personnes chez Poulenc : il y a, si j'ose dire, du moine et du voyou.

Claude Rostant cité par XM Garcette

Avec beaucoup d'habileté, Xavier-Marie Garcette nous offre de suivre Francis Poulenc en nous présentant ses deux facettes d'ange et de démon, et c'est passionnant.

Dans un style agréable, l'auteur nous conduit de Paris au Quercy en passant par la Touraine, il nous ouvre les portes des salons, des salles de concert et fait revivre une époque riche d'autant de drames que de créations. C'est agréable, curieux, enlevé et surtout bien sûr, musical !

Comment lire un tel livre sans se plonger dans l'écoute. Lors de notre rencontre, j'ai demandé à l'auteur si une pièce en particulier avait guidé sa main, mais non, c'est l'œuvre tout entier qui est au cœur de ce récit, l'œuvre d'un homme traversé par ses passions et ses doutes, ses élans de l'âme et du cœur. Un homme qui vit difficilement son homosexualité qui lui semble parfois en totale contradiction avec sa foi née d'une rencontre avec la Vierge Noire de Rocamadour, mais un homme qui vit dans l'effervescence artistique, intellectuelle et engagée de son temps.

J'ai été très sensible au découpage du livre par référence aux différentes créations de Poulenc, à commencer par Les Biches (impossible de ne pas penser à la toile de Marie Laurencin), en 1924, jusqu'au Dialogue des Carmélites, d'après le texte de Bernanos, en 1957.

Poulenc déteste les tendances qui commencent à poindre : atonalité, dodécaphonisme, musique sérielle, rien de tout cela ne trouvera jamais grâce à ses yeux. Il est et demeurera jusqu'à la fin de sa vie un mélodiste.

Vous l'aurez compris, un livre qui m'a totalement séduite, brisant mes préjugés en me forçant à écouter plus attentivement et surtout à découvrir vraiment le travail de Francis Poulenc.

J'aime particulièrement ce type d'ouvrage qui convie l'histoire de l'art à la table des lettres, avec La Vierge noire et le voyou, Une brève histoire de Francis Poulenc sous la plume de Xavier-Marie Garcette, j'ai eu un festin de reine !

Suivre Francis Poulenc et croiser Georges Auric, Max Jacob, Cocteau, Eluard, Ginette Neveu et tant d'autres, c'est traverser une époque foisonnante et c'est un réel bonheur. 

Alors, je n'ai qu'un mot à dire, foncez chez votre libraire, même si la musique de Poulenc ne vous parle spontanément pas, je suis certaine que vous vous laisserez entraîner.

Je ne résiste pas à la tentation de vous partager ce montage dédié à Jean Périsson qui me manque tant.

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Dessinez-moi Paris !

29 Janvier 2023, 18:26pm

Publié par Parisianne

© Anne Lurois-Delassise

© Anne Lurois-Delassise

Dessinez-moi Paris !

Une tour éphémère qui bravera le temps,
des rues interminables, des jardins enchantés,
Un fleuve à robe longue, pour les oiseaux des nuits.

Dessinez-moi Paris mais de grâce mon ami,
Mouillez votre pinceau aux couleurs d’arc en ciel,
Faites-moi la ville belle et la vie souriante.

Éclairez-moi Paris et dessinez nos jours !

© Anne Lurois-Delassise

© Anne Lurois-Delassise
© Anne Lurois-Delassise

© Anne Lurois-Delassise

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Ariane Bois, Ce pays que l'on appelle vivre

28 Janvier 2023, 10:00am

Publié par Parisianne

Ariane Bois, Ce pays que l'on appelle vivre

A l'occasion d'une rencontre Babelio Plon, j'ai eu le plaisir de découvrir Ariane Bois, journaliste et romancière que je ne connaissais pas, au cours d'un échange très sympathique.

Ce Pays qu'on appelle vivre a pour cadre le camps des Milles, ce camp, situé en zone libre, non loin d’Aix en Provence, dont on parle finalement assez peu, dans lequel ont été envoyés les Allemands et étrangers ayant fui le régime nazi, juifs, tziganes, engagés dans les combats politiques contre le fascisme, tous les condamnés de la barbarie.

Beaucoup d'artistes, considérés comme dégénérés sont venus se réfugier en zone libre, certains ont pu quitter la France pour les Etats-Unis ou d'autres pays outre-mer qui, pendant un temps, ouvraient leurs frontières.

D'autres, connus ou inconnus, ont été livrés comme beaucoup d'anonymes, hommes, femmes et enfants, à l'enfer des camps.

Le camp avale les hommes, en commençant par leur esprit, et recrache des êtres brisés, à la limite de la folie.

Ariane Bois fait du camp un personnage à part entière de son roman, c'est en grande partie là que se déroule l'action sur fond de noirceur malgré le rouge des tuiles fabriquées sur place avant guerre ; par opposition, Marseille, non loin, joue le rôle de la lumière, de l'espoir, puisque les prisonniers sont parfois autorisés à s'y rendre pour tenter d'obtenir un visa vers un avenir meilleur, et c'est à Marseille que le principal protagoniste Léo, rencontrera Margot, son soleil, son grand amour.

Mais c'est également à Marseille que sont retenues les femmes et les enfants, pour lesquels Margot se bat, afin de leur procurer le minimum de confort dans des foyers de fortune, hôtels ou immeubles réquisitionnés. Séparées de leurs époux et vivant dans des conditions difficiles, elles sont la garantie que les hommes ne chercheront pas à fuir.

Les hommes eux, sont donc aux Milles, ce camp de transit qui reçoit les ennemis du Reich en attente d'un départ. Vous aurez peut-être en mémoire l'épisode du train des Milles, mis sur le devant de la scène par un film avec Jean-Pierre Marielle, je vous mets un cours extrait.

Comme dans de nombreux camps, certains acteurs de ce terrible épisode (gardiens pasteurs, curés ou simples civils), se sont battus au péril de leur vie pour sauver ces hommes, ces femmes et ces enfants livrés en masse à l'Allemagne nazie en 1942. On dénombre plusieurs Justes, certains cités par Ariane Bois dans son roman.

[...] toutes les silhouettes se ressemblent, comme s'il s'agissait du même homme multiplié à l'infini. Le camp détruit ainsi toute individualité, toute velléité de se démarquer des autres. On fait partie d'un troupeau, celui des internés.

Le parti pris de l'auteur d'écrire un roman, et la fluidité de son écriture, rendent la lecture aisée, et si quelques invraisemblances - mais n'est-ce pas là tout le charme du roman ? - ponctuent le texte, elles n'enlèvent rien à l'intérêt historique. Ariane Bois maîtrise parfaitement son sujet, elle mêle habilement fiction et réalité pour nous dépeindre des situations dramatiques, de vains espoirs, et la force de l'art pour tenir face à l'horreur.

Léonard Stein, caricaturiste de presse juif allemand n'a de cesse de s'échapper, et devant son impossibilité de fuir, il s'évade par ses dessins.

L'auteure qui connaît manifestement bien les lieux, évoque la fresque Le Banquet des Nations, dans le réfectoire des gardiens, une partie est l'œuvre du peintre Karl Bodek, qui sera déporté des Milles et mourra à Auschwitz.

Les rapports entre ces hommes certains combattifs d'autres résignés, la difficulté de leur vie difficile mais oisive, est terriblement bien présentée, nous rendant certains protagonistes attachants, d'autres méprisants.

Vous l'aurez compris, un texte riche d'informations qui donne véritablement envie d'approfondir le sujet.

Je vous invite à suivre le lien ci-dessous vers le site du Camp des Milles.

La réputation de Varian Fry s'est vite étendue. Ce journaliste de gauche avait été missionné dès l'été 40 par l'American Emergency Comittee pour permettre à des intellectuels, des écrivains, des artistes en danger dans le sud de la France de rallier les Etats-Unis grâce à un visa d'urgence. Eleanor Roosevelt elle-même, la femme du Président, courageuse dans sa lutte contre le racisme et le fascisme, militante des droits des noirs et des droits des femmes, l'aide dans ses démarches.
Varian Fry a déjà secouru l'écrivain André Breton, le peintre André Masson, Konrad Heiden, le biographe de Hitler, dont le dictateur veut la peau, le prix Nobel de physiologie Otto Meyerhof, et l'immense Marc Chagall, ou encore Hannah Arendt. De manière légale lais aussi clandestine...

Un autre personnage, bien réel celui-là aussi, apparaît dans le roman d'Ariane Bois, il s'agit de Varian Fry, ce journaliste américain qui en 1935 à Berlin, est témoin de la maltraitance d'un vieil homme juif roué de coups dans la rue. Outré il tente dès son retour d'alerter les puissances étrangères et l'opinion publique sur les dangers imminents que représente Hitler. Il aura du mal à se faire entendre mais finira par arriver en France avec une liste de nom de personnalités à sauver.

Très honnêtement, j'ai découvert il y a peu l'existence de Varian Fry à l'occasion d'une conférence à la Fondation Giacometti sur les artistes de Montparnasse dans les années 1940. L'homme m'a immédiatement intéressée. Et j'ai fait quelques recherches. Il y a plusieurs livres, je n'ai pas encore trouvé celui qui pourrait m'éclairer, mais vous pouvez visualiser sans peine quelques vidéos sur le net, notamment une visite virtuelle de la Villa Bel Air, qui a abrité André Breton, son épouse et sa fille, ainsi que Max Ernst, entre autres.

Varian Fry dont le Centre Américain deSsecours de Marseille dérange les autorités françaises et inquiète les autorités américaines sera renvoyé aux Etats-Unis. Il n'aura de cesse d'interpeller le monde pour tenter de sauver les hommes de la barbarie.

Que dire de plus ? Il y aurait beaucoup de choses à évoquer encore. Le rôle des femmes, leur combativité, leur force, la bonté des uns face à la cruauté des autres, des thèmes qui restent tristement d'actualité en somme. J'aurais également pu vous raconter un peu l'histoire entre Léo et Margot, leur lutte commune pour la liberté et les enfants mais est-ce bien utile de vous raconter ?

Alors, il me reste simplement à vous inviter à lire ce beau roman plein d'humanité, ce roman riche d'enseignements sur un pan très sombre de notre histoire, pour ne jamais oublier.

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Les Mots dans les yeux

25 Janvier 2023, 17:13pm

Publié par Parisianne

©Yves Lacoutière

©Yves Lacoutière

Partir à la venvole*, glisser sur la ligne d’horizons inconnus,
A l’onde des nuages, faire courir ton regard au fil de tous les beaux
Pour saisir en passant des images impromptues.
Il est venu le temps de te laisser porter par un souffle nouveau !

Elle a sonné enfin l'heure de la liberté,
Des pendules oubliées, des journées sans soucis, 
Te voilà, aujourd’hui, des contraintes affranchi,
Pour, à ton art tout entier, pouvoir te consacrer !

© Anne Lurois-Delassise

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Les Mots dans les yeux

18 Janvier 2023, 18:00pm

Publié par Parisianne

©Yves Lacoutière

©Yves Lacoutière

Vouloir toucher le ciel à en perdre la tête, 
S’immerger dans l’écume des nuages
Si haut, toujours plus haut, jusqu’au vertige, 
Tutoyer le soleil, et s’y brûler les ailes.
 
Anne Lurois-Delassise

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Michel Pastoureau, Dominique Simonet, Le Petit livre des couleurs

14 Janvier 2023, 10:00am

Publié par Parisianne

Michel Pastoureau, Dominique Simonet, Le Petit livre des couleurs

Michel Pastoureau, historien, anthropologue, se prête dans ce petit recueil au jeu des questions posées par l'écrivain Dominique Simonet et c'est un plaisir à consommer sans modération surtout quand il fait gris !

A force de les avoir sous les yeux, on finit par ne plus les voir. En somme, on ne les prends pas au sérieux. Erreur ! Les couleurs ne sont pas anodines...

Comment résister à une telle introduction ! J'écoutais dernièrement un petit reportage qui disait que nous avions fait disparaître les couleurs, que nous étions presque uniformément en noir, gris ou jean, que nos murs étaient tous blancs etc. Ce qui n'est pas totalement faux.

Les couleurs sont pourtant partie intégrante de nos vies et dans cet essai dont vous aurez sûrement entendu parler, Michel Pastoureau nous explique leurs origines, leurs rôles à travers l'histoire, leur évolution.

C'est passionnant, de lecture facile et légère. On se prend à sourire devant certaines évidences.

Je n'ai qu'un mot à dire, n'hésitez pas, si ce n'est déjà fait, à vous plonger dans ce petit livre joyeux, et dites-nous donc qu'elle est votre couleur préférée ! 

Je fais partie de la catégorie des consensuels, mais j'ai un goût commun avec Michel Pastoureau, et pour le côté élégant, le noir est mon meilleur ami ! Je vous ai donné des pistes là !

 

La leçon que nous tirons ici est réjouissante : une couleur n'existe que parce qu'on la regarde. Elle n'est en somme qu'une pure production de l'homme. A méditer.

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Les Mots dans les yeux

11 Janvier 2023, 18:00pm

Publié par Parisianne

©Yves Lacoutière

©Yves Lacoutière

Dos aux planches inégales, écouter le silence.

Ne saisir que le souffle de la montagne qui s’engouffre dans les bardeaux disjoints, les craquements des branches sous le poids de la neige alourdie par la fonte, et soudain, le sifflement d’une marmotte.

Le printemps est là, la vie renaît et la vieille masure retrouvera bientôt le tintement des clarines, les voix des randonneurs.

Je voudrais rester là, savourer cette pause, sentir sous mes doigts l’herbe brûlée renaissante, respirer la terre.

Respirer le vent.

Anne Lurois-Delassise

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A tables

10 Janvier 2023, 15:13pm

Publié par Parisianne

A tables

Il y a longtemps que nous n’avions pas parlé d’art de la table, pourtant la période des fêtes se prête aux tables joliment dressées. Voici un échantillon de nos tables de Noël et de l’an mais aussi de ce week-end.

J’aime particulièrement mettre à l’honneur les vaisselles des grands-mères, de toutes les grands-mères. Ce qui est amusant, c’est la différence de taille entre les assiettes en fonction des époques. Je devais passer voir une antiquaire de mon quartier pour l’interroger à ce sujet, et lui montrer quelques pièces pour avoir une idée de date, mais je n’ai pas encore eu le temps.

Et quand je peux, agrémenter la table d’une petite composition florale, je ne m’en prive jamais.
 

A tables
A tables
A tables
A tables

Mention spéciale pour la table de Noël dressée par mon papa pour me soulager pendant que j’étais en cuisine, encore épuisée par une attaque d’un virus très à la mode depuis quelques années maintenant !

A tables

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