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Les musardises de Parisianne

culture

Femmes, femmes, femmes...

27 Avril 2015, 16:18pm

Publié par Parisianne

Paul Belmondo

Paul Belmondo

Non, ce n'est ni la Journée de la femme, ça devrait être tous les jours, ni une enseigne féministe ni même la chanson de Serge Lama ! C'est juste l'envie d'un clin d'oeil à Jacqueline qui a offert comme premier article à la communauté Les yeux ouverts, son regard sur une très belle exposition de Belles Italiennes, à Naples.

Muses ou artistes, les femmes occupent une place importante dans l'art, alors voilà, ma propre cueillette au cours de promenades dans les musées, les monuments ou certaines expositions, juste pour le plaisir des yeux.

Toulouse Lautrec

Toulouse Lautrec

Camille Claudel,
Camille Claudel,
Camille Claudel,
Camille Claudel,

Camille Claudel,

Henry Moore, Reclining Figure

Henry Moore, Reclining Figure

Maillol

Maillol

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A vol d'oiseau ça fait combien ?

21 Avril 2015, 21:17pm

Publié par Parisianne

A vol d'oiseau ça fait combien ?

A l'ombre du Théâtre Hébertot, au fond d'un passage, se niche une petite salle, le Petit Hébertot  où pendant une semaine encore, vous pouvez allez entendre Delphine Zana et Marc Bassler dans un face à face cinglant.

A vol d'oiseau ça fait combien ? présentée par la compagnie L'Azile une pièce de Marc Bassler et Philippe Sohier dans mise en scène par Philippe Sohier.

Merci à Marie-Paule Anfonsso pour son invitation, et à Alice et Guillaume pour leur participation :-)

 

Elle est femme d'affaire, citadine et autoritaire, il est misogyne, désabusé et en rupture avec la société, rien ne les prédestinait à priori à se rencontrer. Une panne de voiture la conduit pourtant à frapper à la porte de ce solitaire installé au milieu de nulle part avec un minimum de confort et surtout pas de moyen de communication. 

Dans un décor épuré et une mise en scène simple, les deux protagonistes vont s'affronter alternant dialogues vifs, presque violents, dans un langage parfois vulgaire, et monologues plus longs dans une langue plus soutenue, parfois même rimée. L'ensemble apporte une vivacité à la pièce, les jeux de scène contribuent à donner une impression de mouvement permanent. 

Si l'on a parfois l'impression - un brin agaçante - que les personnages sont sur-joués, ils n'en restent pas moins attachants et se découvrent peu à peu pour montrer les failles dans les carapaces et expliquer les raisons de certains comportements jusqu'à la chute finale un peu déconcertante mais plutôt surprenante.

Un bon divertissement pour une agréable soirée, 

 

 

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Mémoire d'un vieux Tzigane

31 Mars 2015, 09:23am

Publié par Parisianne

Mémoire d'un vieux Tzigane

Nous en avions déjà parlé , la générale de Mémoire d'un vieux Tzigane avait lieu hier au théâtre de Ménilmontant et je remercie Xavier de l'Agence Attitude pour son incitation à voir ce spectacle. 

 

Pétia Iourtchenko, d'origine tzigane, est professeur de danse à Paris. Il travaille sur la préparation d'un spectacle avec sa troupe lorsqu'arrive un soir son amie de jeunesse, la chanteuse Tzigane Motia, Matrena Iankovskaya, accompagnée à la guitare par Sacha Vallayes.

Les retrouvailles entre les deux amis vont faire ressurgir les souvenirs et renaître à travers différents tableaux dansés la vie de Pétia dans toutes ses joies et ses douleurs.

Accompagné de la troupe Romano Atmo, Pétia nous offre un spectacle coloré à l'encre de la vie ; tour à tour jaune lumière, noir violent, ou rouge passion. 

A travers ces chants et ces danses, nous traversons l'histoire d'un peuple au rythme intense du martèlement des talons sur la scène. Pas de danse ou pas des bourreaux, glissement langoureux des jeunes amants ou  pas hésitant de l'enfant à qui l'on transmet, l'ensemble est violent, sensible et joyeux à la fois.

La vie de Pétia défile, malgré tout elle aurait pu être plus présente, dire plus clairement la vie de la communauté, l'enfance et le déchirement du déracinement. J'ai regretté qu'il n'y ait pas plus de chants et de musique "live" mais c'est uniquement par envie de prolonger le plaisir.

Un beau spectacle plein d'émotions et de joies. Un moment riche de rythmes, on se surprend à battre la mesure comme les battements des coeurs réunis.

Mémoire d'un vieux tzigane

Vous êtes parisiens, n'hésitez pas, allez-y ! c'est au théâtre de Ménilmontant

 

 


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Mémoire d'un vieux Tzigane

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Mémoire d'un vieux Tzigane

17 Février 2015, 19:33pm

Publié par Parisianne

Je ne sais pas vous mais moi quand j'entends "tzigane" j'entends une mélodie qui passe du rire aux larmes.C'est un peu réducteur me direz-vous ! 


Alors pour ouvrir mon esprit à ce qui se cache derrière ce mot finalement mystérieux, je me laisserai entraîner dans un voyage pour découvrir une culture, un peuple, des coeurs grâce à ce spectacle de Pétia Iourtchenko avec la troupe Romano Atmo.

Ci-dessous l'annonce presse.

Mémoire d'un vieux Tzigane

 

Ce spectacle s’inscrit dans mon ambition en tant qu’artiste de préserver et transmettre la richesse de la culture tzigane grâce à la danse. Depuis 1994, je mène cette mission avec toute mon âme, mes tripes et mon coeur, pour que la jeunesse s’y intéresse, et que la culture de mon peuple continue à vivre à travers les époques. J’ai pour espoir que, grâce à mes créations, l’opinion sur le peuple tzigane évolue dans le bon sens, celui du respect. Je pense que ce respect s’obtient grâce à la connaissance de l’histoire du peuple tzigane." Pétia Iourtchenko

 

Pétia Iourtchenko
Il est né à Donetzk en 1957, dans la tribu tzigane des «Vlach». A l’âge de 16 ans, il passe le concours du «Théâtre Romen» de Moscou. Dès son intégration, il participe aux spectacles et devient alors le plus jeune comédien, danseur, chanteur de la troupe.

Entre 1974 et 1988, Pétia se produit dans toute la Russie, ainsi qu’à l’étranger (Japon, Inde, Yougoslavie, France...) En 1994, Pétia fonde à Paris la compagnie ROMANO ATMO (l’âme tzigane), avec l’aide de sa femme Anne-Marie IOURTCHENKO. Au cinéma, il tourne avec ROMANO ATMO dans le film «Rires et châtiments» réalisé par Isabelle DOVAL, avec José GARCIA, dans le film «Rockstar», avec Ranbir KAPOUR et dans le film «Le Concert» réalisé par Radu Mihaileanu.

Mémoire d'un vieux Tzigane

" On croit connaître le peuple Rom. Mais qu'en sait on réellement ? On connaît sa musique, ses rythmes endiablés, ses chants puissants et entraînants, ses costumes colorés... Au delà des clichés, Pétia Iourtchenko raconte son peuple et son histoire. Et le chant, la danse et le théâtre sont autant de prétextes pour aborder des aspects méconnus du passé des tziganes et de leur culture : de l'évocation de la version tzigane de la Shoah (samaduripen), aux 1ers amours, en passant par les valeurs familiales et la transmission intergenerationnelle, Pétia Iourtchenko et la troupe Romano Atmo font un véritable devoir de mémoire, portés par les rythmes, la joie et les couleurs de ce peuple libre et flamboyant."

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Niki de Saint Phalle "Il faut faire saigner la peinture"

8 Janvier 2015, 18:16pm

Publié par Parisianne

Niki de Saint Phalle "Il faut faire saigner la peinture"

Niki de Saint Phalle, "Il faut faire saigner la peinture !", tel est le titre de la très intéressante biographie de l'artiste écrite par Elisabeth Reynaud aux éditions Ecriture.

Merci à Xavier, de l'Agence Attitude, de m'avoir envoyé ce livre. Je ne suis pas certaine que j'aurais eu toute seule l'idée de le lire, je serais passée à côté de quelque chose.

 

***

Alors que la monstruosité a frappé à Paris, et réduit au silence des dessinateurs, des artistes de la vie et de l'expression libre, et qu'une image court sur le net pour direc'est l'encre qui doit couler, pas le sang ", ce titre " faire saigner la peinture " a une résonnance bien particulière. 

Nous saignons tous aujourd'hui face à cette barbarie. 

Quelques heures après ce terrible attentat, j'étais à une lecture du Chef d'Oeuvre inconnu de Balzac au musée Rodin. Charles Gonzalès et Jean-Claude Drouot ont bien sûr exprimé leur douleur, ce dernier a émis le souhait que l'art soit le vecteur de la paix.

Puisse ce voeux être exaucé, et l'art transmettre la lumière.

***

Niki de Saint Phalle est souvent plus connue pour ses Nanas, personnages hauts en couleurs et en rondeurs que pour l'ensemble de son oeuvre souvent marqué par la violence et l'engagement féministe entre autre. Mannequin, sculpteur, peintre, écrivain mais également cinéaste, toute sa vie, elle a créé pour s'exprimer avec violence parfois, poésie ou candeur dans d'autres moments.

Fille de la noblesse, franco-américain, Niki sera en rupture permanente avec son milieu et avec sa famille ; victime de viol par son propre père et du silence de sa mère, elle n'aura de cesse de se battre par l'art pour exorciser cette douleur.

" Elle a compris que la peinture est sa botte secrète contre le mal. Quand elle peint, elle est maître de son destin, elle reprend le gouvernement de son âme en vrac. " écrit Elisabeth Renaud. Et de fait, la peinture de Niki de Saint Phalle est non seulement une explosion de couleurs qui tendent à la vie mais aussi l'expression d'une vraie violence, d'une grande souffrance que la jeune femme semble garder en respect par la puissance expressive et pourtant naïve de ces créations.

Sa rencontre avec l'artiste Jean Tinguely lui apportera le complément de folie qui lui manquait peut-être !

"Jean et Niki se prennent pour Bonnie & Clyde, s'admirent l'un l'autre, jouent à se faire peur, car Jean peut être violent et Niki, dans ce cas, feint la soumission. Elle est très belle, Tinguely est foncièrement amoureux, c'est une passion érotique intense, mais ils n'entreront jamais dans le costume abhorré du couple traditionnel. Tinguely ne tarit pas d'éloge sur sa compagne. (...)  Il aime sa force, connnaît ses blessures, la trouve virile et féminine à la fois." nous dit l'auteur qui cite ensuite ces propos de Jean Tinguely en 1988 " Niki est un monstre sacré. C'est une calamité... Elle a une énergie colossale et sait s'en servir. C'est parfois écrasant.  (...) Niki de Saint Phalle est le plus grand sculpteur de tous les temps... Face aux hommes sculpteurs couchés, César la Couille, Arman la Valise, Tinguely la vieille ferraille pourrie, Giacometti, Henry Moore, les bronzeurs, tous des escros culturels, parasites, Niki de Saint Phalle sort en grand vainqueur, puissante et libre, propre et folle, dingue et forte, superbe et sensible, écrasant tous ces petits mecs, Michel-Ange and Co." Elisabeth Reynaud d'ajouter "Pour Michel-Ange ça reste à voir, mais le portrait est si poignant qu'on en reste coi." Je dirais moi-même, ah l'amour ! ça rend parfois aveugle (non que j'admire le travail de Niki, attention) mais aussi grandiloquent ! 

Avec aussi Rico Weber, compagnon de route et sculpteur lui-même, Niki ne cessera de créer, de se battre pour parvenir à exprimer tout ce qu'elle a en elle et parvenir à offrir des oeuvres monumentales dont le Jardin des Tarots en Toscane est presque l'oeuvre ultime puisqu'il ouvrira en 1998 alors que Niki s'éteindra en 2002.

Dans cette belle biographie, Elisabeth Reynaud nous fait pénétrer l'univers intimement artistique de Niki de Saint Phalle, elle ne cache ni son admiration, ni sa reconnaissance pour l'artiste qui a ainsi su explorer les méandres de sa conscience pour en extraire le meilleur.

J'aime cette forme de conclusion dans les dernières pages du livre :

" Sans chercher de signification intellectuelles, on reçoit par les yeux une immense claque, d'amour et de beauté fantasque. Un parfum de liberté sans entraves et de folie puérile, comme une grande douche de merveilleux sur nos âmes en pénitence.

Niki a voulu nous offrir des jouets fantastiques, si démesurés, que l'on se retrouve devant tels des tout-petits émerveillés. Il fallait bien que ces sculptures soient gigantesques pour que nous retrouvions nos âmes d'enfants. "

Il faut que nos âmes d'enfants sachent voir et montrer les couleurs pour lutter contre la violence, la barbarie et ne pas sombrer dans la noirceur.

***

Un livre à lire absolument pour pénétrer plus avant le monde si particulier de Niki de Saint Phalle, la lecture en est plaisante et aisée, très documentée avec de nombreuses citations tirées des écrits de Niki elle-même. Merci Xavier, merci Elisabeth Reynaud de m'avoir ouvert les portes de cet univers là dont je ne connaissais presque que les Nanas et autres personnages aussi chaleureusement fantaisistes. Je n'aurai plus le même regard sur son oeuvre.

Et j'espère compléter prochainement par mes impressions sur l'exposition qui se tient en ce moment au Grand Palais.

 

Les photos ci-dessous ont été prises par un groupe de voyageurs en visite au Japon dans l'île de Naoshima, je les remercie de leur contribution. 

 

 

 

Oeuvres de Niki de Saint Phalle dans l'île de Naoshima au Japon
Oeuvres de Niki de Saint Phalle dans l'île de Naoshima au Japon
Oeuvres de Niki de Saint Phalle dans l'île de Naoshima au Japon
Oeuvres de Niki de Saint Phalle dans l'île de Naoshima au Japon

Oeuvres de Niki de Saint Phalle dans l'île de Naoshima au Japon

A propos des Tirs c'est ici

 

"J'ai tiré sur des tableaux parce que tirer me permettait d'exprimer mon agressivité. Un meurtre sans victime. J'ai tiré parce que j'aimais voir le tableau saigner et mourir. "

Niki de Saint Phalle

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Sans voix

8 Janvier 2015, 07:17am

Publié par Parisianne

Sans voix

 

Hier encore nous partagions des voeux de sourires, de sérénété et de joie,

Aujourd'hui le noir a pris possession des médias, des réseaux sociaux, des coeurs blessés de chacun d'entre nous.

De tout coeur avec ceux brisés par la tragédie,

Souhaitons la lumière pour que cesse l'obscurantisme qui mène à la barbarie.

 

Sans voix

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Parlons musique

23 Septembre 2014, 21:45pm

Publié par Parisianne

Parlons musique

Vous êtes surpris, je comprends, je parle rarement musique parce que je suis néophyte même si la musique occupe une grande place dans mon quotidien. Cependant, ce soir je souhaite vous parler d'un choeur que j'affectionne particulièrement, d'un ensemble que je découvre et surtout, d'un chef que j'admire. 

Grâce à Xavier Chezleprêtre, de l'Agence Attitude, j'ai eu le plaisir de découvrir le Requiem de Mozart enregistré par le choeur Accentus et Insecula Orchestra sous la direction de Laurence Equilbey. Les solistes : Sandrine Piau, soprano ; Sara Mingardo, contralto ; Werner Güra, tenor ; Christopher Purves, basse baryton

Mozart, le Requiem, il faudrait être difficile pour ne pas être touché mais je reconnais qu'au-delà de l'oeuvre, c'est l'association de Laurence Equilbey, du Choeur Accentus et d'un enregistrement dans la chapelle royale de Versailles qui m'a séduite.

Le nom de Laurence Equilbey ne doit pas vous être inconnu, elle a dirigé de nombreux orchestres (Lyon, Bucarest, Varsovie etc.) et dirige également régulièrement l'orchestre de l'opéra de Rouen.

En plus de ses activités de chef, Laurence Equilbey est directrice artistique et pédagogique du département supérieur de jeunes chanteurs. Ce sont peut-être ces dernières fonctions qui l'ont incitée, avec le Conseil Général des Hauts-de-Seine, à fonder en 2012 Insula Orchestra dont le projet artistique réunit des musiciens confirmés de la jeune génération, travaillant sur des instruments d'époque.

Le Choeur Accentus quant à lui a été fondé il y a plus de 20 ans. C'est un orchestre de chambre professionnel très connu pour son répertoire a cappella. Vous aurez sûrement eu le bonheur d'écouter les Transcriptions et si ce n'est pas le cas, je vous conseille vivement de combler cette petite lacune.

Vous comprendrez donc que ce très beau Requiem de Mozart est particulièrement bien servi par cet ensemble choeur et orchestre sous la baguette d'un si grand chef.

En parallèle du CD distribué par Naïve, Laurence Equilbey et son équipe ont réalisé de petits reportages menés par Lorenzo, un jeune garçon passionné de musique classique. Ces petits films sympathiques donnent un autre regard sur l'oeuvre et la formation, rendant peut-être plus accessible l'ensemble en nous faisant pénétrer les coulisses de l'enregistrement sous le regard fasciné et un tantinet maladroit de Lorenzo. Je vous mets le premier opus, n'hésitez pas à regarder les autres. 

Pour conclure, je voulais vous raconter une petite anecdote. Il y a quelques temps déjà, je cherchais des infos sur les concerts d'Accentus (vous aurez compris que j'aime beaucoup ce choeur et que les Transcriptions m'accompagnent depuis longtemps déjà avec un plaisir sans cesse renouvellé) et je suis tombée par hasard sur une video. En y regardant de plus près, j'ai reconnu dans le choeur un copain de fac perdu de vue depuis de nombreuses années et qui déjà à l'époque chantait dans une formation parisienne, je me souviens être allée l'écouter dans une église de la capitale. J'ai été ravie de constater par hasard qu'il avait réalisé son rêve !

 

Xavier, merci ;)

 

 

  

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De l'ère des dinosaures à l'ère de glace

29 Juillet 2014, 14:02pm

Publié par Parisianne

Grâce à Xavier Chezleprêtre, de l'agence Attitude, je suis retombée en enfance, dans mes années de curiosité pour tout ce qui concerne la préhistoire. Je reconnais n'avoir plus le même goût pour cette époque aujourd'hui ! C'est en curieuse cependant que je me suis rendue à cette expo, De l'ère des dinosaures à l'ère de glace qui a lieu Porte de Versailles et que je vous conseille vivement de voir avec vos enfants et petits-enfants. 

Le début du parcours nous plonge dans l'ère glaciaire, au milieu de toutes sortes d'animaux plus gros les uns que les autres mais dont bon nombre nous rappellent qu'ils sont bien les ancêtres de certains que nous connaissons encore aujourd'hui.

Dans une succession des scènes représentant l'habitat naturel, nous pouvons voir et entendre (dans une belle cacophonie) les mamiphères et les hommes qui les entourent : Homo Erectus,  Homme de Neanderthal et Homme de Cro-Magnon.

Un petit bonheur pour les plus jeunes attirés par ces grosses bêtes au regard bien doux qui reconnaissent avec bonheur les personnages de leurs dessins animés. Moi-même j'en ai reconnu certains, c'est dire !

De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace

La deuxième partie de l'exposition nous transporte à l'ère secondaire, il y a 150 millions d'années.

Et nous voilà plongés au milieu des dinosaures, du plus petit au plus gros et effrayant. Terreur assurée pour les plus jeunes, mais c'est bien connu, les enfants aiment se faire peur, et j'en ai vu plus d'un se sauver en courant pour revenir à pas de loup observer par en-dessous l'énorme Tyrannosaure.

Au-delà de ce côté ludique pour les enfants, le parcours est intéressant et les audioguides fort utiles pour nous (r)enseigner.

N'hésitez donc pas à profiter des vacances pour vous y rendre, avec des enfants c'est encore mieux !

 

De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glace
De l'ère des dinosaures à l'ère de glaceDe l'ère des dinosaures à l'ère de glaceDe l'ère des dinosaures à l'ère de glace

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Caprices, Marguerite Duras

30 Avril 2014, 08:18am

Publié par Parisianne

Il ne vous aura pas échappé que l'année 1914 ne commémore pas simplement la tragédie de la Première Guerre Mondiale. Dans un registre moins dramatique, ceux qui s'intéressent à la littérature auront bien entendu noté les hommages rendus à Marguerite Duras - pseudonyme de Marguerite Donadieu le 4 avril 1914- à l'occasion du centenaire de sa naissance.

L'Association Textes et Voix ne pouvait manquer cet événement littéraire, nous avons donc eu le plaisir d'entendre une lecture d'un texte inédit, attribué à Marguerite Duras, Caprices, écrit en 1943 comme un texte "alimentaire" et publié l'année suivante aux Editions Nicéa dans la collection Visages de femmes, série de romans à l'eau de rose non signés par les auteurs. Voilà donc la raison qui explique que Caprice ne sera pas édité et qu'il n'apparaît pas dans l'intégrale de l'oeuvre de Duras aux éditions La Pléiade. S'il n'est pas accessible à tous, ce texte se dévoile par la voix, c'est Marie-Christine Barrault qui nous en a offert une très belle lecture.

Présenté (à tort) comme un roman de gare, ce texte -qui montre effectivement quelques travers de midinette- n'en est pas moins intéressant et s'il n'atteint pas la qualité de l'écriture de Duras, il laisse entrevoir de belles perspectives. J'ai pour ma part eu la tentation de le rapprocher de Moderato Cantabile, ce roman très fort paru en 1958.

Je ne vous fais pas languir plus longtemps, voici un petit résumé de l'histoire.

Bernard et Babeth, mariés depuis deux ans, sont en vacances à Biarritz avec la mère et le frère de cette dernière. Alors que ses proches partent pour une excursion, Babeth refuse de les suivre. Elle passe la journée sur la plage où elle aperçoit (par hasard) un jeune homme qui après avoir beaucoup nagé s'allonge non loin d'elle. Troublée par cette présence, elle n'a de cesse de se faire remarquer par lui, sans arrière pensée, juste parce qu'elle est femme et que ce n'est pas parce qu'elle est mariée qu'elle n'a pas le désir de plaire. Ils ne s'adressent pas la parole, se regardent à la dérobée ; rentrée à l'hôtel, Babeth confie son émoi inexplicable à son journal. Elle rencontrera de nouveau le jeune homme en se rendant à la foire pour y chercher des sucres d'orge, le trouble sera plus grand encore.

A quelques jours du retour à Paris, le couple va passer une soirée au casino. L'apparition est là, Bernard lui autorise une danse avec son épouse, ce mari très sûr de sa possession et fier de la beauté de sa compagne n'a aucune raison d'être jaloux voir même méfiant. Il aime Babeth, Babeth l'aime, il n'a pas grand chose à lui dire en dehors de l'évocation de ses affaires professionnelles et de son amour sincère, mais leur vie est parfaite.

Bernard s'absente une semaine pour se rendre, seul, chez sa mère. Babeth ne peut s'empêcher d'appeler le numéro de téléphone parisien que lui a confié le jeune homme au cours de leur danse. Irrésistiblement attirés l'un par l'autre, ils deviennent amants le temps de quelques jours. Celui dont nous apprenons qu'il s'appelle Jean repartira pour Biarritz au jour du retour de Bernard.

En quittant son amant, Babeth, effondrée, se demande comment elle va pouvoir reprendre sa vie auprès de son mari. Mais lorsque celui-ci la serre dans ses bras, " Elle pense qu'elle pourra rester avec lui, qu'elle est maintenant en règle avec la vie ".

***

L'histoire, vous en conviendrez est assez banale et son traitement dévoile une écriture rapide, sans recherche attentive. Malgré tout, et la salle hier était quasi unanime, il y a de l'esprit durassien dans ces lignes, une richesse de l'analyse des sentiments. Il est aussi très surprenant de se dire que ce texte assez osé est paru en 1944, Marguerite Duras a toujours osé quelques provocations dans sa façon de traiter de sujets humains, c'est ce qui fait d'elle peut-être la plus accessible des auteurs apparentés au Nouveau roman ?

Et pour conclure, cette citation extraite de Marguerite Duras, La passion suspendue, entretiens avec Leopoldina Pallotta della Torre, au Seuil, entretiens avec une jeune journaliste italienne traduits par René de Ceccatty dont je vous conseille la lecture.

"Leopolidina : Quelle est selon vous la tâche de la littérature ?

Marguerite Duras : De représenter l'interdit. De dire ce que l'on ne dit pas normalement. La littérature doit être scandaleuse : toutes les activités de l'esprit, aujourd'hui, doivent avoir affaire au risque, à l'aventure. Le poète même est en soi ce risque même, quelqu'un qui contrairement à nous, ne se défend pas de la vie. (...) "

 

Trouville, Hôtel des Roches noires

Trouville, Hôtel des Roches noires

Je vous rappelle que dans la rubrique Pages, vous trouverez le sommaire des lectures classées par ordre alphabétique d'auteurs.

 

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Bavardage au bord des mots...

25 Mars 2014, 12:11pm

Publié par Parisianne

Bavardage au bord des mots...

Un traversier est un petit navire destiné à relier deux points proches, mais Le Traversier qui nous occupe aujourd'hui n'offre pas une simple traversée, plutôt un voyage, un voyage immobile, un voyage en mots. 

***

Le Traversier est une revue littéraire à parution trimestrielle animée par une équipe désireuse de promouvoir l'écriture. Si je vous parle de cette revue aujourd'hui, c'est non seulement parce que j'ai la chance d'y avoir embarqué mais surtout parce que ma motivation est née de la très belle idée de concours  "A haute voixqu'ils ont proposé l'an dernier.

Il s'agissait d'écrire un texte court destiné à être lu à voix haute dans une maison de retraite ou une association pour malvoyants. A un moment où je découvrais moi-même le partage de la lecture par la voix, je ne pouvais rester indifférente. L'originalité de ce concours, dont le thème était libre, a séduit 64 participants, vous pouvez lire les textes lauréats en suivant le lien ci-dessus. Ils ont certainement été écrits pour l'écoute mais ont, là c'est une certitude, été choisis à l'écoute par des non-voyants.

A l'issue de ce concours, j'étais sur le quai, j'ai donc décidé de monter à bord pour expérimenter ce genre de traversée, et me forcer à écrire un peu. Si le concours n'a pas de thème, la publication, elle, en a un. La jalousie devait cette fois s'immiscer au sein de l'équipage. Heureusement, personne ne s'est retrouvé poussé à l'eau malgré un crime passionnel, une rivalité toute féminine et d'autres sentiments extrêmes, violents, à commencer par ceux évoqués dans l'édito. 

Alors voilà, j'ai embarqué pour ce voyage au long cours, de ces périples qui vous entraînent au-delà de vos horizons connus pour répondre à l'appel des mots et se laisser porter par ceux des autres. Bien au-delà du plaisir de voir son texte retenu, c'est là que se trouve tout l'intérêt d'une revue littéraire, dans la découverte d'univers, de styles différents dans des textes de format court.

Le Traversier accueille à son bord prosateurs et poètes, tous amoureux des mots et désireux de les partager. Alors, si le coeur vous en dit, embarquez vous aussi, et évadez-vous !

Vous trouverez toutes les informations sur le site et si vous avez des questions, une adresse mail est à votre disposition dans la rubrique "qui sommes-nous".

Bon voyage !

 

 

Bavardage au bord des mots...

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