Découverte de ce livre sur la page Instagram de Karine Dijoud, Les parenthèses élémentaires, que j'aime beaucoup, ma curiosité a été piquée, et je ne regrette pas.
Vilma, écrivain, est une jeune femme fragile qui souffre de problèmes respiratoires sérieux. Elle accompagne son grand-père dans ses derniers instants lorsqu'elle l'entend murmurer à l'oreille de son épouse "Empêche-là... elle va finir comme ma mère".
Il n'en faut pas plus pour déclencher chez la jeune femme une quête désespérée pour comprendre ce que son cher grand-père a voulu dire et quels secrets se cachent derrière une filiation incertaine.
Le temps des quelques jours entre le décès et les obsèques, Vilma reste aux côtés de sa grand-mère avec la ferme intention de trouver des réponses à toutes ses questions qui restent lettres mortes.
Etouffée autant par sa maladie que par une histoire familiale pleine de non-dits, la jeune femme va mener chercher les vérités comme si sa vie en dépendait.
- Si je n'ai pas le temps de rien, ni de rêver plus grand ni d'atterrir plus loin, si toutes ces choses me sont interdite, à quoi ça sert tout ça, que je continue à y croire et que je me lève le matin ?
- Le temps, ma chérie, ce ne sont pas les choses, a-t-il dit, ce sont les gens, ceux qu'on perd et ceux qu'on aime, et rien d'autre que ça.
Ce roman court se lit avec beaucoup de facilité tant l'écriture est plaisante et fluide.
La quête de Vilma, dans cette maison d'enfance où les indices semblent glissés au hasard des piles de toutes ces choses inutiles conservées par sa grand-mère, nous mène dans les méandres d'une histoire familiale compliquée qui se dénoue au fil des pages comme on desserrerait un corset trop serré.
Sans excès et avec sensibilité et délicatesse l'auteure nous entraîne dans la quête de cette respiration coupée par les non-dits malgré un amour familial très présent.
Un très beau moment de lecture.
Chez moi, l'écriture est une respiration, au sens littéral du terme, je veux dire par là qu'elle me permet de m'appartenir pleinement et d'oublier le reste.