Le spectacle de la beauté continuait de m’impressionner. Je demeurais interdit devant les arbres, la montagne, le passage des saisons. C’était, je le savais à présent, ce que l’on appelait la beauté. J’en éprouvais un sentiment de libération. J’étais devenu capable d’identifier à tout moment ce qu’il convenait de qualifier de « beau ». [...] Il me semblait porter en moi un coffre à trésor, dont il me suffisait de soulever le couvercle. [...]
Si le piano était capable, miraculeusement, de faire ressortir la beauté tapie dans l’ombre pour me la rendre audible, alors j’acceptais volontiers de m’en faire le serviteur.
Un roman japonais ! Vous verrez qu'il y a en beaucoup dans mes lectures de ces derniers mois. Ce n'est pas une nouveauté mais il est vrai que j'en ai lu plus qu'à l'accoutumée. Celui-ci est superbe sur un jeune accordeur de piano. Beaucoup de poésie toujours, un rapport très particulier à la nature et un attachement à la famille sont parmi les thèmes les plus fréquents.
/image%2F0404793%2F20210210%2Fob_f131c6_img-0794.jpg)