Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Les musardises de ParisiAnne

Les musardises de ParisiAnne

Culture, littérature et découvertes. © Les musardises de ParisiAnne


Eugène de Mirecourt, Delacroix

Publié par Parisianne sur 6 Janvier 2025, 20:36pm

Catégories : #Livres anciens, #ART

Eugène de Mirecourt, Delacroix

J'évoquais hier les petits fascicules Les Contemporains avec Balzac, et il me semblait avoir déjà partagé Delacroix, mais honte à moi, il était resté dans les brouillons ! Voici donc un aperçu du contenu.

J'ai retrouvé en fouillant dans la mémoire du blog, la photo du Delacroix avec un bouquet de pivoines et la main heurtoir, offerte par une amie chère, l'ensemble pour illustrer quelques mots écrits en mai 2020, vous pouvez les trouver ici

Et maintenant place à Delacroix, Eugène de Mirecourt et des considérations personnelles sur la vie des livres parce que finalement les livres, c'est aussi la vie !

Jamais artiste, à ses débuts, ne souleva plus d’opposition que Delacroix.
Sa peinture, hardie jusqu’à l’insolence, folle, échevelée, renversait toutes les règles prescrites et détrônait le genre grec par l’audace du dessin, par l’intrépidité de la couleur.

Eugène de Mirecourt, Delacroix

Retrouvons Eugène de Mirecourt, ici dans une biographie de Delacroix, parue en 1856. 

Pour les lecteurs et amateurs d’art, je vous invite, si ce n’est déjà fait, à lire également les carnets de Delacroix, ce n’est pas pour rien qu’Alfred de Musset disait à son propos,

« il a un joli brin de plume à son pinceau » !
 

Eugène de Mirecourt, Delacroix
Eugène de Mirecourt, Delacroix

Eugène de Mirecourt n'a pas la réputation d'un biographe scrupuleux, je dois dire que je m'en moque un peu.

Notez à nouveau l'application mise à la réalisation de ces recueils de tout petit format : une gravure de l'artiste est présentée au début de l'ouvrage, et un fac-simile nous permettant de connaître écriture et signature vient clore le livre. N'est-ce pas charmant ?

Eugène de Mirecourt, Delacroix

Enfin regardez la photo ci-dessus, vous devinerez peut-être la main qui a écrit avec tant d'application les dates de Delacroix, cette même main qui a noté, en page 2 de couverture, "15.VIII.1952" et laissé quelques traces dans les marges.

Ces annotations ont pour moi valeur inestimable. Ceux qui me connaissent le savent, pour les autres peut-être l'ai-je déjà mentionné dans de précédents articles, j'aime plus que tout ces livres qui ont, sur ou entre leurs pages, trace de leur vie antérieure avant l'entrée dans ma bibliothèque. 

J'annote moi-même mes livres au crayon. Ils sont d'abord marqués au timbre sec. Puis j''écris mon prénom et la date de lecture, éventuellement un avis sur les premières pages, et j'invite ceux qui les lisent aussi à le faire également. C'est un bonheur de trouver dans certains ouvrages la griffe de maman, le commentaire de papa et même quelques mots d'amies (très très rares, la fourmi n'est pas prêteuse de ses livres).

Enfin, au fil du livre, il n'est pas rare que je souligne des phrases, que je note des définitions ou des dates dans la marge ou que j'inscrive une remarque. C'est ma façon à moi de les faire vivre !

Eugène de Mirecourt, Delacroix

Revenons à notre Delacroix. Le présent ouvrage date de 1856 et porte le numéro 58. C'est la troisième édition à laquelle a été ajoutée une lettre à Jules Janin, écrivain et critique dramatique pour plusieurs journaux, surnommé "le prince des critiques".

Je vous livre le début de la lettre qui vous fera sans doute sourire et vous donnera une idée de la verve d'Eugène de Mirecourt, et je vous assure que ceci est bien doux au regard de la suite ! 

Règlement de compte entre gens de lettres ! Je m'en tiendrai là pour ce soir, nous aurons l'occasion d'évoquer à nouveau cette collection plus en détail.

Monsieur,
Vous avez publié dans le journal des Débats un nouvel article où vous traînez les biographes dans tous les égouts de votre style, et où vous exhalez contre eux une rage voisine de l'hydrophobie.
[...] Il est impossible que l'orgueil blessé d'un critique descende à ce comble de sottise et d'ignominie.

Eugène de Mirecourt, A Jules Janin

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
G
Tu en parles également très bien
Répondre
B
Des trésors, des pépites.<br /> Et ce début de lettre! <br /> Tellement dommage qu'aujourd'hui le dictionnaire s'appauvrisse pour laisser place à des onomatopées .. Tristesse<br /> Merci Anne
Répondre
L
joli billet , merci.
Répondre
V
Des petits bijoux ces fascicules, j'aime beaucoup. gros bisous Anne. cathy
Répondre
M
Bonjour anne,<br /> <br /> Il ne mâchait pas ses mots ce monsieur de Mirecourt de ce je peux découvrir à la fin de ton billet<br /> :)<br /> Gros bisous
Répondre

Archives

Articles récents