Au théâtre de la vie, pour les jeunes premiers chargés de tenir les grands emplois d’amoureux, il n’existe jamais, au cours des siècles, de silhouette aussi avantageuse que celle d’un artiste de 1830 ni de spécialisation artistique plus opportune que celle de musicien. Car si l’amour est aveugle, il n’est ni muet ni sourd et la période romantique, fertile en effusions et extériorisations véhémentes, était particulièrement favorable à la culture intensive d’un sentiment qui fait à la technique théâtrale des emprunts beaucoup plus Importants qu’on ne le suppose.
Émile Vuillermoz, La Vie amoureuse de Chopin, 1927
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