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Les musardises de ParisiAnne

Les musardises de ParisiAnne

Culture, littérature et découvertes. © Les musardises de ParisiAnne


Le roman du café, Pascal Marmet

Publié par Parisianne sur 10 Avril 2014, 19:44pm

Catégories : #lecture

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Si vous cherchez un roman pour les vacances, passez votre chemin, par contre si vous êtes amateur de parfums, que vous aimez les couleurs et que vous êtes curieux, installez-vous, prenez un café et suivez Pascal Marmet.

Lorsque l'équipe Babelio m'a invitée à participer à Masse critique et à recevoir un livre à commenter, mon choix s'est porté sur celui-ci, par curiosité d'abord, mais aussi parce que je connaissais Le roman de la Russie insolite de Vladimir Fédorovski et que ce dernier est directeur de cette collection aux éditions du Rocher.

Et puis, comment résister aux parfums du café !

C'est donc avec enthousiasme que je me suis plongée dans cet ouvrage, ne sachant pas très bien à quoi m'attendre. Le côté roman est totalement anecdotique, et s'il donne un côté sympathique, il m'a semblé que cela manquait un peu de "liant" pour faire de ce livre un vrai roman du café.

Julien a vingt ans, il devient non-voyant à l'âge de 9 ans, il est élévé par un grand-père épouvantable qui l'accuse d'avoir tué sa fille chérie, morte en donnant la vie. La meilleure amie de Julien, Johanna est journaliste et "regard" pour le jeune homme.

Julien est donc élevé par son grand-père mais malgré ses mauvais travers, ce brave homme exerce un métier magique, il est torréfacteur rue du Four, à Paris, le petit garçon grandit donc dans les parfums de café et devient vite un expert.

"Je me rappelle que je noyais mon nounours dans les sacs de café pour m'endormir enveloppé de cette odeur consolante. " Qui a dit que le café empêchait de dormir !

Un jour qu'il vante les qualités des petites capsules colorées dont Monsieur Clooney est l'ambassadeur de charme, le grand-père horrifié et fou de rage met Julien à la porte. Viré comme un malpropre et sans un sou ! Voilà qui fait basculer une vie, et pas qu'une puisque après cet acte d'une grande cruauté le grand-père tombe malade, les clients fuient la boutique et Julien et Johanna décident de partir sur les traces du café pour rejoindre Sao Paulo, ou un des fournisseurs de la brûlerie est tout prêt à les accueillir à bras ouverts. Quelques péripéties semées de grains noirs après, nous retrouvons nos deux protagonistes à Paris, près à rouvrir la brûlerie familiale et à en faire le temple du café équitable et social. 

"Sans un maître torréfacteur, point de bon café. C'est l'artisan, l'artiste et le créateur du goût. Il lui faut un "nez" pour ressentir le caractère de la fève, de l'oreille pour entendre psalmodier le grain cuit au plus juste parce que rôti deux secondes de trop, votre lot se transforme en une infâme boisson."

Je vous le disais, le côté roman est assez anecdotique et si les jeunes gens sont plutôt attachants, ils manquent un peu de saveur.

Ce n'est pas le cas de l'aspect document parce que c'est, finalement, ce qu'est ce livre, un véritable documentaire sur le café.

Tout y est, l'histoire du breuvage à travers les siècles ("si j'ai bien compris, le jeune chevrier Kaldi se fait piquer sa trouvaille au Yemen par des moines qui se la font voler par des Arabes, qui se la font chouraver par des Hollandais, qui se la font repiquer par la France, qui se fait enfumer par le Brésil, qui lui se fait rouler par l'Amérique centrale ? " une synthèse façon Johanna), les origines du nom et les différentes appellations dans le monde, les zones de production bien sûr et même des informations sur les problèmes rencontrés aujourd'hui pour protéger cet "or noir" et ceux qui le cultivent. Une véritable mine de renseignements tous plus intéressants les uns que les autres, agrémentés de citations savoureuses et de bonnes adresses que j'ai très envie de tester maintenant que les femmes peuvent sans honte s'asseoir dans un café !

" En Europe, la présence des femmes s'est longtemps limitée à la cafetière, qui servait les clients et tenait la caisse. "

"Furetière, l'un des premiers dictionnaires de la langue française, signale en 1884 l'apparition du mot "cafetière" "

Et pour finir, Pascal Marmet termine son ouvrage par les "Vertus et recettes du marc de café" que vous pourrez Mesdames utiliser comme produit de beauté mais aussi comme répulsif à insectes ou encore engrais pour vos jardins. 

Ne boudez pas votre plaisir, embarquez pour un tour du monde, humez ces parfums chauds et plongez-vous dans ce qui s'apparente plus à un guide du café qu'à un roman mais n'en reste pas moins fort savoureux   !

 

Merci à Babélio et à Pascal Marmet de m'avoir permis de découvrir cet univers là, c'est sûr, je ne savourerais plus mon expresso de la même manière maintenant !

 

Les trois grains de café, offert par un jardinier des Serres d'Auteuil et qui grandissent tranquillement sur mon bureau depuis un peu plus d'un an

Les trois grains de café, offert par un jardinier des Serres d'Auteuil et qui grandissent tranquillement sur mon bureau depuis un peu plus d'un an

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A
En effet, les personnages sont anecdotiques. Mais on apprend pleins de choses sur le café.
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É
Bonjour Anne. Tu m as donné envie d en apprendre plus sur le café. J utilise aussi le marc pour entretenir les canalisations. Je le mets dans évier ou baignoire et je fais couler un peu d eau chaude. Bisous
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M
j'aime beaucoup le café alors, pourquoi pas le lire !<br /> je ne savais pas que l'on pouvait faire germer des graines de café mais, pourquoi pas !<br /> bises
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E
Oh merci Anne pour cet article toujours aussi bien amené. <br /> Grâce à toi, je vais me laisser tenter par ces arômes enchanteurs.<br /> Je suis fan de café, de parfums, de lectures...<br /> <br /> Bon week-end,<br /> eMmA
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P
Bonne dégustation, alors eMmA :)<br /> <br /> Anne
M
Le matin un grand bol, après le repas de midi une tasse avec un carré de chocolat, c'est tout, jamais davantage, car plus tard il perturbe mes nuits, et je n'aime pas prendre un déca. Je ne saurais m'en passer, mais surtout surtout c'est l'odeur qui m'enchante , l'odeur en effet... C'est un peu comme le tabac blond, je ne fume pas mais l'odeur m'enveloppe de volupté !<br /> Belle analyse Anne, bonne soirée
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P
Bonsoir Marine,<br /> Avant je ne regardais pas l'heure pour un ptit noir mais maintenant je fais un peu plus attention : )<br /> Grosses bises<br /> Anne

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