De l’envie irrésistible de composer et de la spontanéité qu’offrent parfois les réseaux sociaux est né ce concept « sacrilège. Je prends un poème que j’adore. Je le déshonore ! Plusieurs mois plus tard, passés seul dans mon studio, dans un curieux mélange de livres, de posts Instagram, d’instruments acoustiques et de synthétiseurs, Sacrilèges était né. Et je n’en ai pas terminé...
Puisque nous parlons souvent poésie, une découverte grâce à Xavier de l'Agence Attitude qui, vous le savez déjà, m'entraîne souvent vers des univers qui me sont inconnus, en particulier en matière de musique, et plus spécifiquement de variétés.
Et il est vrai que j'ai manqué à tous mes devoirs et suis très en retard dans les publications de nouveautés musicales. J'écoute si peu de variétés que j'oublie souvent de vous en parler malgré toutes les nouveautés que Xavier me présente.
Alors aujourd'hui, une découverte surprenante et intéressante, une mise en chanson de grands poèmes qui a piqué ma curiosité.
La poésie en voix, on connaît, de nombreux grands acteurs s'y sont essayé, de grands chanteurs aussi avec plus ou moins de succès. Je reconnais mon ignorance en la matière, Monsieur Google m'a permis de découvrir des choses surprenantes.
Ecoutez cette version de La fin de journée de Charles Baudelaire.
Je vous partage le clip, tourné dans le magnifique Musée Carnavalet, où -honte à moi- je ne crois pas vous avoir jamais entraînés.Savourez les mots de Baudelaire dans un rythme innovant.
Vous trouverez ensuite le poème et enfin le communiqué de presse, parce que les spécialistes savent mieux que moi parler de musique ! Ce qui n'est pas de ma main est dans une autre police de caractères !
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Louis Arlette - La fin de la journée (Charles Baudelaire) Live au musée Carnavalet
Extrait de l'EP "Sacrilèges" (2023) Enregistré et filmé au musée Carnavalet Texte : Charles Baudelaire Musique : Louis Arlette Guitare : Jocelyn Dupuis Batterie : Marc Jacquemin Filmé et mont...
La fin de la journée
Sous une lumière blafarde
Court, danse et se tord sans raison
La Vie, impudente et criarde.
Aussi, sitôt qu'à l'horizon
La nuit voluptueuse monte,
Apaisant tout, même la faim,
Effaçant tout, même la honte,
Le Poète se dit : " Enfin !
Mon esprit, comme mes vertèbres,
Invoque ardemment le repos ;
Le cœur plein de songes funèbres,
Je vais me coucher sur le dos
Et me rouler dans vos rideaux,
Ô rafraîchissantes ténèbres ! "
Sur ce disque, La Ballade des Pendus de François Villon, le Spleen de Baudelaire, le romantisme de Gérard de Nerval, la mélancolie de Ronsard et la Tristesse de Musset se retrouvent transfigurés, rendus méconnaissables par le traitement musical que Louis Arlette leur a imaginé.
François Villon, poète truand à la vie tourmentée, a écrit sa ballade des pendus en 1462, dans sa geôle, la veille de sa pendaison. Il sera finalement gracié in extremis pour devenir le premier poète maudit de l’histoire. Je pourrais ajouter : la première rockstar sulfureuse
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La Ballade Des Pendus (François Villon)
Facebook : https://www.facebook.com/louisarlette Instagram : https://www.instagram.com/louisarlette Extrait de L' EP "Sacrilèges" Ballade des pendus de François Villon (1463) Frères humains, qui...
Je ne peux que vous inviter à aller voir sur YouTube les autres poèmes, j'ai personnellement un faible pour Musset et Tristesse merveilleusement mis en valeur par la voix et les images dont j'aime beaucoup l'esthétique en noir et blanc.
Mais il faut reconnaître que le clip de la Ballade des pendus est très intéressant également. Mon souvenir de la lecture par Gérard Philippe vient d'être sérieusement dépoussiérée, ce n'est pas pour me déplaire !
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