A la rosée du matin, je me suis épanouie comme les fleurs de printemps. Fraîche, prête à te suivre pour que main dans la main nous affrontions les mondes bras ouverts à l’enfance intrépide.
La pluie d’automne venue, fermer les yeux pour écouter son chant, en retenir les crépitements comme des battements de cœurs, palpitations des jours vécus à l’unisson des adultes que nous étions devenus.
Au miroir de tes larmes, un jour enfin, j’ai vu ma beauté fanée glisser sur ta joue, se perdre dans ton cou.
Et j’ai frissonné de nos jeunesse enfuies.
©Anne Lurois-Delassise
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