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Les musardises de Parisianne

theatre

Soy de Cuba à Paris

17 Juin 2021, 10:09am

Publié par Parisianne

Soy de Cuba à Paris

Les voyages restent un peu compliqués mais les salles de spectacle nous attendent, et comme l'ensemble du monde de la cuture les artistes ont besoin de nous, alors pourquoi ne pas envisager partir à Cuba pour une soirée au Casino de Paris ! 

La troupe cubaine Soy de Cuba présente son nouveau spectacle de danse Viva la Vida ! Un titre bien d'actualité après les mois compliqués que nous venons de traverser.

C'est au Casino de Paris jusqu'au 30 juin, pas un instant à perdre si vous avez les pieds qui ne demandent qu'à bouger !

Je n'ai pas encore vu le spectacle mais c'est prévu pour très bientôt.

Pourquoi pas vous ?

 

Soy de Cuba à Paris

Quatorze danseurs cubains

Deux chanteurs,

Un orchestre de six musiciens

Pour faire d'une soirée un voyage à La Havane !

Soy de Cuba à Paris

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Novecento, quand Dussolier fait danser Baricco

14 Novembre 2017, 20:02pm

Publié par Parisianne

Novecento, quand Dussolier fait danser Baricco

"Dans les yeux des gens, on voit ce qu'ils verront, pas ce qu'ils ont vu."

Novecento : pianiste, c'est avant tout un court texte d'Alessandro Baricco, écrivain et musicologue italien, qu'il dit lui-même avoir écrit pour un comédien et un metteur en scène. C'est donc un texte écrit pour être écouté sans pour autant être qualifié par l'auteur de pièce de théâtre, malgré quelques didascalies.  Au-delà de la musique des mots, la musique présente tout au long de cette belle histoire joue un rôle important et s'invite tout naturellement sur scène.

Novenceto a été abandonné à sa naissance sur le piano d'un transatlantique duquel il ne descendra jamais. Elevé par l'équipage, il devient pianiste, LE pianiste de l' Atlantic Jazz Band.

"Il était vraiment, le plus grand. Nous, on jouait de la musique, lui c'était autre chose. Lui, il jouait... quelque chose qui n'existait pas avant que lui ne se mette à le jouer, okay ? Quelque chose qui n'existait nulle part. Et quand il quittait son piano, ça n'existait plus... ça n'était plus là, définitivement...".

Le jeune trompettiste engagé par Novecento lui-même est le narrateur de la vie de celui qui devient rapidement son ami, une vie sur les flots le regard tourné vers le monde. 

"Le monde, il ne l'avait peut-être jamais vu. Mais ça faisait vingt-sept ans que le monde y passait sur ce bateau : et ça faisait vingt-sept ans que Novecento, sur ce bateau, le guettait. Et lui volait son âme."

Vous l'aurez compris, le livre est plein de poésie, de tendresse, d'humanité.

"Il savait écouter. Et il savait lire. Pas les livres, ça tout le monde peut, lui, ce qu'il savait lire, c'était les gens."

Au théâtre du MontparnasseAndré Dussollier s’empare du texte, avec toute son énergie et son talent. Metteur en scène et interprète, il nous entraîne pour un pur moment de bonheur accompagné par des musiciens incroyables. Il suffit d'écouter, de laisser ses pieds danser et son cœur chavirer (je sais elle est facile) pour faire une traversée pleine de sourires et d'émotions ! 

Et pour accrocher un sourire à nos lèvres dès le début de la pièce, Stéphane De Groodt a concocté une introduction à sa façon, pleine de facéties.

Je vous recommande chaudement cette pièce !

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Marguerite Duras, Agatha

16 Octobre 2017, 14:05pm

Publié par Parisianne

Marguerite Duras, Agatha

Agatha, pièce de Marguerite Duras, 1981
mise en scène de Hans Peter Cloos avec Florian Carove et Alexandra Larangot.

Ce n'est que deux jours avant la dernière que j'ai pu voir cette pièce, grâce à Xavier de l'Agence Attitude, encore et toujours. Honnêtement, je ne me serais certainement pas laissée tenter par ce thème si Xavier ne m'y avait pas incitée. 

"L'inceste ne peut être vu du dehors. " Marguerite Duras

Et c'est bien ainsi que Cloos s'approprie ce texte si difficile, de l'intérieur, dans une forme de dialogue -presque un dialogue de sourds parfois- dans lequel les deux protagonistes évoquent la puissance de leur amour interdit et dévastateur s'exprimant à la première ou à la troisième personne, s'adressant l'un à l'autre ou relatant simplement des souvenirs.

Dans la maison vide et abandonnée de leur enfance, après la mort de leur mère, le frère aîné et sa jeune soeur se retrouvent. Elle lui a fixé rendez-vous pour lui annoncer son départ définitif et surtout loin de lui. Ils évoquent alors tantôt avec tendresse, tantôt violemment leurs souvenirs d'enfance et la naissance de cet amour que leur mère elle-même qualifie sur son lit de mort d'inaltérable :

"Vous avez la chance de vivre un amour inaltérable et vous aurez un jour celle d'en mourir".

Le texte se construit douloureusement nous enfermant nous-même dans une sorte d'étau, sentiment renforcé par la violence latente et les projections de scènes de films en noir et blanc (dont je serais bien incapable de vous donner les titres mais qui accentuent le sentiment de malaise). L'utilisation des nouvelles technologies (projections) mais aussi film fait directement par les acteurs que l'on voit donc en deux plans apporte une modernité incontestable toutefois un peu dérangeante.

Le thème est difficile, la performance des acteurs n'en est que plus grande. La jeune Alexandra Larangot, qui faisait là ses débuts sur les planches, irradie de sensualité et de volonté face à un Florian Carove déroutant de violence et de passion.

On ne peut rester insensible à ce thème porté par une écriture et une mise en scène très modernes, chacune dans son époque !

 

"D'autres que nous qui connaîtraient cette histoire pourraient dire "C'est cette impossibilité dans laquelle il se tenait, lui, de partir d'elle, qui a fait qu'elle, elle ait pu envisager de partir de lui".

La pièce n'est malheureusement plus à l'affiche mais surveillez le nom des acteurs et en attendant qu'elle revienne, lisez Duras ! 

Marguerite Duras, Agatha
Marguerite Duras, Agatha

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Faites l'amour pas la guerre...

21 Septembre 2017, 19:16pm

Publié par Parisianne

Faites l'amour pas la guerre...

Nous avons tous un jour où l'autre entendu ce slogan, et pourtant...

Grâce à Xavier de l'Agence Attitude, nous avons pu hier rejoindre Woodstock pour deux heures de musique, et de sourires.

Welcome to Woodstock, le road trip musical et psychédélique de Jean-Marc Ghanassia mis en scène par Laurent Serrano nous a offert un voyage incroyablement planant, même sans substances illicites !

Partant de sa propre histoire, Jean-Marc Ghanassia nous fait vivre ou revivre ces années de révolutions et l'engouement des jeunes pour le pouvoir des fleurs ! 

Au lendemain de mai 68, Paul, Tom, Florence, Francis et Martine décident de partir pour le concert événement de Woodstock. Ils ont 20 ans, la liberté pour credo et de la musique plein la tête. Pantalons pattes d'eph, robes à grosses fleurs et guitare sur le dos, ils s'en vont à la rencontre de leurs chanteurs préférés.

En live et avec enthousiasme, les jeunes artistes secondés par des musiciens brillants, nous transportent sur des chansons de The Who, The Doors, Bod Dylan ou Joan Baez mais aussi de Jimmy Hendrix, Joe Cocker et Janis Joplin, et d'autres.

Ecoutez quelques extraits ici

Si vous aimez avoir les pieds qui bougent, n'hésitez surtout pas vous ne serez pas déçus, un vrai bon moment.

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Le Horla dans les yeux

4 Avril 2017, 09:24am

Publié par Parisianne

Le Horla dans les yeux

Le Horla investit le théâtre Michel le mardi et le mercredi à 19h.

Grâce à Florent Aumaître dans une mise en scène de Slimane KACIOUI, le texte de Guy de Maupassant prend vie et le Horla prend forme. 

De façon magistrale, le jeune acteur s'empare de la nouvelle pour nous faire vivre les émotions croissantes du narrateur et son entrée dans la folie.

Lecteur apaisé dans son jardin normand surplombant la Seine, le narrateur regarde passer les bateaux, l'atmosphère douce et sereine se chargera bientôt d'une angoisse croissante évoquant la présence d'un être maléfique.

Peu à peu la tension monte et le jeu de Florent Aumaître devient nerveux pour nous faire ressentir tous les effets des tortures de l'esprit. 

Dans le respect du texte, la pièce nous offre une belle prestation d'artiste. Je ne saurais trop vous conseiller d'aller la voir et de suivre cet acteur prometteur.

Cette fois encore, je remercie Xavier Chezleprêtre de l'Agence Attitude de m'avoir permis de voir cette pièce? 

Le Horla dans les yeux

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Le dernier baiser de Mozart, théâtre du Petit Montparnasse

22 Novembre 2016, 19:13pm

Publié par Parisianne

Le dernier baiser de Mozart, théâtre du Petit Montparnasse

Un petit théâtre pour une grande et belle pièce. C'est sur Radio Classique, forcément, que j'ai entendu parler de cette pièce, la présentation m'a donné envie, je n'ai pas regretté. 

Parlons d'abord du théâtre, j'aime ces petites salles intimes dans lesquelles on se sent proches et donc au coeur de la pièce. En l'occurrence puisque l'intrigue se déroule dans l'intérieur simple de la famille Mozart, la proximité avait un certain charme, le décor de Catherine Bluwal est plein de délicatesse et la mise en scène de Raphaëlle Cambray tout en étant vivante rend la situation crédible.

Le dernier baiser de Mozart met en scène Constance Mozart, tout juste veuve, face à Franz-Zaver Süssmayer, ami, confident voire même un peu souffre-douleur de Mozart, venu apporter son soutien à la jeune veuve effondrée et lui faire part de son travail sur la fin du Requiem que l'illustre compositeur fauché brutalement n'a pas eu le temps d'achever.

Constance, sans revenus et acculée, a besoin de l'argent du Requiem pour vivre avec ses deux enfants et n'est pas en mesure d'en rembourser l'avance obtenue.

Süssmayer, profondément attaché à Mozart et peut-être amoureux de la jeune veuve dont le dernier enfant porte son prénom (la légende leur prête une idylle) se sent investi d'une mission et est surtout très imprégné du Requiem. 

En évoquant leur passé avec Mozart et leur avenir, les deux jeunes gens se livrent à une sorte de joute au long de laquelle Constance peut-être teste les capacités de Süssmayer de se substituer au compositeur, quant à Süssmayer, il sonde la jeune femme afin de savoir si peut-être elle lui est attachée. 

Le texte de Jean Teulié est sensible et vivant, il évoque la vie du Maître aussi bien que les affres de la création porté par des extraits de l'oeuvre bien sûr. 

Les jeunes acteurs en costumes sont très convainquants, Delphine Depardieu, en veuve raisonnablement éplorée sait nous faire passer par différents sentiments quant à Guillaume Marquet, il est un Süssmayer plein de sensibilité et d'ardeur au travail.

Personne ne sait avec certitude qu'elle partie du Requiem Süssmayer a réellement écrite puisqu'il savait imiter l'écriture de Mozart et que l'on ignore ce qui avait déjà été composé à la mort de ce dernier mais la pièce semble mettre en évidence la réelle capacité du jeune homme à comprendre ce Maître dont il a été l'assistant.

Un très joli moment de théâtre et le plaisir d'une rencontre avec l'auteurde la pièce et un spectateur ayant tenté une traduction difficile de la seule biographie de Constance Mozart, Constanze, Mozarts beloved, de Agnès Selby.

 

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Barbara et l'homme en habit rouge, Théâtre Rive Gauche

20 Novembre 2016, 08:41am

Publié par Parisianne

Barbara et l'homme en habit rouge, Théâtre Rive GaucheBarbara et l'homme en habit rouge, Théâtre Rive Gauche

Mis en scène par Eric-Emmanuel Schmitt, ce spectacle porté par Roland Romanelli et Rébecca Mai fait revivre Barbara au Théâtre Rive Gauche.

Roland Romanelli a accompagné Barbara en mots, en musique mais également dans la vie.

Qui mieux que lui pouvait nous offrir de traverser la vie de cette magnifique chanteuse. Il le fait avec sa compagne d'aujourd'hui, Rébecca Mai, qui ressemble étrangement à Barbara. Ce détail, je dois dire m'a d'abord troublée, mais le charme opère très vite et on se laisse totalement emporter.

Roland Romanelli nous raconte avec pudeur sa Barbara, celle qu'il a admirée, aimée et avec qui il a partagé succès, créations et doutes pendant 20 ans. Son récit est ponctué de chansons magnifiquement interprétées par Rébecca Mai et d'interviews de Barbara elle-même.

La musique occupe bien évidemment une grande place, rappelons tout de même que Roland Romanelli est avant tout accordéoniste (coupe mondiale d'accordéon 1961), alternant lui-même entre son accordéon et le piano, il est sur scène accompagné de Jean-Philippe Audin au violoncelle.

La mise en scène est délicate, jouant avec la lumière et des ombres chinoises.

Je l'ai dit, la magie opère, le final avec la participation du Choeur de France nous offre un Aigle noir poignant.

Une seule envie en sortant, réécouter la dame en noir, éternelle. 

 

Merci Jean de nous avoir entraînés, tu remercieras de notre part les intéressés pour ce beau moment d'émotion !

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"C'est mon fauteuil qui vous paralyse"

19 Novembre 2016, 18:50pm

Publié par Parisianne

"C'est mon fauteuil qui vous paralyse"

" Une vie sans rêves c'est comme un arbre sans racines "

Xavier Chezleprêtre de l'Agence Attitude, nous entraîne toujours dans des découvertes, et me pousse vers des choses qui ne retiendraient pas forcément mon attention. 

Cette fois, c'est au Casino de Paris que nous sommes allés pour voir, entendre et admirer la troupe de Timéo dans le spectacle du même nom.

Timéo, "circomédie musicale" d'après le conte initiatique de Jean-Jacques Thibaud, mis en musique par Julien Vallespi dans une mise en scène d'Alex Goude, est un joli spectacle plein de bons sentiments tout à fait adapté aux enfants.

Timéo, jeune garçon en fauteuil, n'a qu'un rêve : intégrer une troupe de cirque.

L'arrivée en ville du cirque dans lequel se produit son idole Melody Swann incite l'adolescent à tenter sa chance. La disparition de la vedette met en évidence les difficultés de la vie du cirque, la suspicion plane et les jalousies s'expriment. Timéo, au milieu de toutes ces tensions montre sa volonté et prouve qu'il ne faut pas se fier aux apparences.

Bien sûr, son handicap en arrête plus d'un et lui vaut quelques moqueries quand il évoque ses projets mais à force de volonté, il va prouver à tous "qu'être différent, c'est normal".

Funambule, trapézistes, jongleurs, cracheurs de feu, clowns et même Monsieur Loyal, tout est là pour raconter cette belle histoire et montrer qu'il ne faut jamais renoncer à ses rêves.

La mise en scène est enlevée, la musique entraînante, les jeux de lumière très habiles, c'est moderne et nouveau.

Un très beau spectacle à voir avec des enfants. Ceux qui nous entouraient avaient les yeux pleins des lumières de rêves, ils auront je l'espère reçu le plus important, ce joli message de tolérance face à la différence.

 

 

 

" Les rêves c'est bien plus qu'on imagine "

"C'est mon fauteuil qui vous paralyse"
"C'est mon fauteuil qui vous paralyse""C'est mon fauteuil qui vous paralyse"

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Les lois de la gravité, théâtre Hébertot

12 Avril 2015, 08:56am

Publié par Parisianne

Les lois de la gravité, théâtre Hébertot

Le théâtre Hébertot reçoit actuellement deux pièces, la première Des gens biens avec la magnifique Miou-Miou fait la une de tous les journaux. La seconde, Les Lois de la gravité est plus discrète, et pourtant c'est à la fois une belle prestation d'acteurs et une belle histoire pleine de questionnements. C'est donc de celle-ci dont il sera question, la première ne m'ayant séduite que par la remarquable interprétation des acteurs, beaucoup moins par son sujet.

 

D'après un roman de Jean Teulé adapté par Marc Brunet et mis en scène par Anne Bourgeois, les Lois de la Gravité est interprêtée par Dominique Pinon, Florence Loiret Caille et Pierre Forest chacun merveilleusement dans son rôle.

J'ai été un peu déroutée au départ par le jeu de Florence Loiret Caille dont la rapidité d'élocution donne le sentiment qu'elle est en permanence à bout de souffle. Finalement, c'est exactement ça ! Comment ne pas avoir le souffle court et coupé par la tension et l'émotion lorsque l'on vient, à quelques heures de la prescription, avouer le meurtre de son mari, crime parfait dont le dossier a été bouclé. Mais il ne suffit pas de fermer une enquête pour que la culpabilité s'éteigne et la vie de cette femme, pourtant libérée d'un mari alcoolique et violent, est devenue impossible.

C'est un policier épuisé et désabusé qui accueille, dans le commissariat fatigué d'une ville portuaire, cette jeune femme en rupture avec elle-même. Elle vient se livrer, incapable de vivre plus longtemps avec cette culpabilité qu'elle traîne depuis dix ans et qui a rongé sa vie sans parvenir à s'estomper malgré ses trois enfants. 

Le policier, Dominique Pinon, tente l'impossible pour la dissuader et devant la détermination de la "coupable" il fait durer dans l'espoir de dépasser le délai légal. La grandeur d'âme de l'une n'a d'égale que celle de l'autre qui tente de la protéger d'elle-même en lui décrivant ce qui l'attend en prison, en lui parlant de la violence et de la misère de ce métier qu'il exerce par défaut mais aussi de ce que sont les vrais criminels auxquels il est chaque jour confronté. 

Passant discret mais régulier son collègue de l'accueil, Pierre Forest, joue aussi de sa présence rassurante, il a également senti la détresse de cette jeune femme et lui accorde une attention délicate.

Un jeu d'acteurs plein de sensibilité, un Dominique Pinon très convaincant tant dans ses colères que dans ses délires poétiques ou ses ras-le-bol font de cette pièce un moment extrêmement agréable nous faisant osciller en permanence entre rires et larmes.

 

 

Les lois de la gravité, théâtre Hébertot

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Mensonges d'Etats

3 Décembre 2013, 17:24pm

Publié par Parisianne

Il était temps, cette pièce n'est aujourd'hui plus à l'affiche à Paris. J'espère qu'elle va tourner en province et que certains d'entre vous auront le plaisir de la voir et de nous en parler.

Au théâtre de la Madeleine, j'ignore si c'est un hasard ou une volonté mais les dernières pièces que nous y avons vu avaient toutes pour sujet la deuxième guerre mondiale : Collaboration en février dernier, avec Michel Aumont et Didier Sandre, Diplomatie en 2011, avec André Dussolier et Niels Arestrup. Cette fois encore, le thème était donc la guerre mais il s'agissait plus précisément de l'opération Fortitude, cet incroyable mensonge mis au point pour tromper Hitler en lui faisant croire que le débarquement du 6 juin n'était qu'une ruse pour l'éloigner du Pas-de-Calais ou aurait lieu un mois plus tard le vrai débarquement sous le commandement du général Patton.

Samuel Le Bihan, Marie-Josée Croze, Jean-Pierre Malo, Bernard Malaka, Aurélien Wiik, Pierre-Alain Leleu et Eric Prat, dans une mise en scène de Nicolas Briançon nous entraînent dans cette partie de roulette russe.

Une interprétation dynamique pour un sujet grave qui plus que l'opération en elle-même met en évidence la difficulté de monter une telle opération sans causer de dommages irréparables. A qui peut-on faire confiance ? jusqu'à quel point ? Et surtout, jusqu'où peut-on aller dans le sacrifice ?

Un rebondissement peut-être un brin mélo nous montre combien, pour libérer du joug allemand les pays occupés et mener l'Allemagne nazie à sa perte, il a fallu condamner de milliers de soldats ou de civils.

Un beau moment de théâtre pour une évocation d'une tragédie toujours très présente dans les esprits. Je vous invite d'ailleurs à lire cet article et à visualiser cette vidéo d'une initiative de deux artistes anglais Jamie Woldley et Andy Moss.

L'image de la colonne Morris a été prise sur le site du théâtre de la Madeleine.

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