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Les musardises de Parisianne

Articles avec #paris

Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton

30 Juillet 2016, 07:32am

Publié par Parisianne

Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton

"La couleur n'est peut-être pas le seul élément qui permette de faire exister l'oeuvre, mais c'est celui qui vient en premier à l'esprit." Daniel Buren

Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton

Vous m'aviez suivie l'an dernier dans ma découverte de ce navire flottant sur le Bois de Boulogne qu'est la Fondation Vuitton, conçue par l'architecte Franck Gehry.

Je vous invite à y retourner aujourd'hui pour une promenade dans L'Observatoire de la lumière, conçu par Daniel Buren.

Il y a quelques années, Daniel Buren s'était approprié la verrière du Grand Palais pour y faire parler ses couleurs, à l'occasion de Monumenta. Depuis le printemps, ce sont les voiles de verre de la Fondation Vuitton qui accueillent ses jeux avec la lumière, une façon très intéressante de dialoguer avec le bâtiment conçu par Franck Gehry, l'environnement naturel du Bois et bien entendu, ce roi soleil qui s'est fait remarquer par ses nombreuses absences en ce printemps 2016.

 

Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton

La beauté de ce bâtiment réside dans les jeux de transparence et de reflets, et en "version blanche", c'est déjà très impressionnant mais quand les couleurs répondent aux variations de lumière c'est une autre forme d'enchantement.

Daniel Buren est intervenu uniquement sur les voiles de verre, rappelons que cela représente 3600 panneaux de verre de formes différentes. 4884 lés de film PVC ont été installés. Couleurs claires au nord, plus sombres au sud, qui se rencontrent sans se chevaucher. Nous avons donc des bleus, des verts, des rouges, clairs et foncés, mais aussi du rose, du jaune et du orange. Et tout cela se répond pour le plus grand plaisir des visiteurs et souvent la surprise de ceux qui observent de loin ce magnifique édifice.

Je vous laisse regarder, les photos parlent d'elles-mêmes, mais le mieux est encore d'aller sur place !

 

 

Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton

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Pas de mots

19 Juillet 2016, 18:45pm

Publié par Parisianne

Pas de mots

Je n'ai pas de mots pour dire l'horreur.

Il y a fort à craindre que sur cette toile grâce à laquelle des amitiés se sont nouées, certains aient été éprouvés par le drame de Nice comme d'autres avant par celui de Paris ou de Bruxelles mais tous ceux aussi bien plus éloignés et dont nos médias ne parlent que peu.

Je veux simplement dire mes pensées les plus sincères aux victimes, aux familles et à tous ceux qui ont souffert, souffrent et souffriront encore de la folie de quelques uns. 

Je n'ai qu'un mot à dire, ce simple mot croisé sur un mur à Paris, VIVRE, c'est la seule réponse à donner pour lutter contre la barbarie.

Prenez soin de vous.

Amitiés

Anne

 

 

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Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture

16 Septembre 2015, 21:30pm

Publié par Parisianne

Henri Matisse - Atelier Bony - Chapelle du Rosaire du couvent des Dominicains à Vence

Henri Matisse - Atelier Bony - Chapelle du Rosaire du couvent des Dominicains à Vence

Il pleut, il fait gris, l'automne s'annonce ? Vite, vite, il est encore temps de vous rendre à la Cité de l'architecture pour faire le plein de couleurs.

Jusqu'au 21 septembre, La Cité de l'architecture et du patrimoine expose le vitrail contemporain.

Contemporain veut dire de 1945 à nos jours. Suite à la Seconde Guerre mondiale, de nombreux édifices religieux ont vu leurs vitraux dégradés voire anéantis. La question se pose alors de restaurer, refaire à l'identique, ou bien de proposer à des artistes contemporains de s'approprier les lieux et de leur donner un nouvel éclairage.

Des noms aussi connus que Chagall, Matisse, Soulage ou encore Braque et Le Corbusier apparaissent alors dans les édifices religieux, montrant que l'art du vitrail n'est plus réservé aux  seuls croyants et que l'on peut également envisager des vitraux non figuratifs.

Enfin, l'évolution verra des bâtiments civils, publics ou privés, s'orner de vitraux rivalisant de couleur et de techniques.

Il va sans dire que faire accepter des vitraux contemporains dans des lieux aussi prestigieux et symboliques que Conques ou les cathédrales de Metz et de Nevers (1052 m2 de vitraux) ne s'est pas toujours fait sans quelques heurts et de nombreuses polémiques, mais l'aboutissement est là, dans une variété de démarches spirituelles ou purement esthétique et un déploiement de techniques qui évoluent bien sûr au fil des évolutions technologiques jusqu'à envisager un traitement informatique et l'utilisation de poudres de verres déposées en plusieurs passages par une imprimante sur du verre blanc (Gérard Collin-Thiébaut).

Georges Braque Chapelle St Bernard de la fondation Maeght atelier Simon Marcq

Georges Braque Chapelle St Bernard de la fondation Maeght atelier Simon Marcq

Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture
Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture
Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture
Carole Benzaken - Eglise Saint-Sulpice de Varennes-Jarcy (Essonne) - Atelier Duchemin

Carole Benzaken - Eglise Saint-Sulpice de Varennes-Jarcy (Essonne) - Atelier Duchemin

Carole Benzaken remporte le concours pour l'église Saint-Sulpice de Varennes-Jacy en 1998. Elle est très inspirée par Matisse et le motif végétal qui traduit selon elle "une foi luxuriante et sensuelle".

Avec les Ateliers Duchemin et Gilles Rousvoal, elle a travaillé en verres plaqués gravés à l'acide afin de réduire le nombre de plombs.

Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture
Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture

Les quelques exemples ci-dessus sont plutôt figuratifs. Ce n'est pas toujours le cas.

Ci-dessous, Composition de Serge Poliakoff, réalisé pour l'exposition Art français de Montréal en 1963. 

Et ensuite, fragment de l'Eglise du souvenir à Berlin par le peintre verrier Gabriel Loire. Choix du "Bleu de Chartres", l'artiste associe un bleu outre-mer pour le mur extérieur à un bleu au cobalt pour le mur intérieur afin d'exploiter la "superposition des vibrations" et ainsi créer des nuances de grande richesse.

Serge Poliakoff - Atelier Simon Marq

Serge Poliakoff - Atelier Simon Marq

Gabriel Loire claustras en dalles de verre Eglise du Souvenir à Berlin - Atelier Loire

Gabriel Loire claustras en dalles de verre Eglise du Souvenir à Berlin - Atelier Loire

Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture

Enchevêtrement de lignes pour Composition de Maria Helena Vieira da Silva à l'église Saint-Jacques de Reims par les ateliers Simon Marq où l'artiste venait peindre elle-même sur le verre.

Maria Elena Vieira da Silva - Atelier Simon Marq

Maria Elena Vieira da Silva - Atelier Simon Marq

L'évolution des techniques offre aussi de nouvelles possibilités. Les artistes travaillent alors sur la qualité du verre, le grain mais aussi sa transparence ou son relief. Le verre peut ainsi être peint, imprimé ou moulé au gré des inspirations.

Les photos des verres moulés ne rendent rien, regardez seulement celles-ci, de l'église abbatiale de Saint-Gildas-des-Bois en Loire-Atlantique. Pour évoquer le saint patron de l'église, Gildas invoqué pour la guérison des maladies mentales, l'artiste Pascal Convert, en collaboration avec le maître d'oeuvre Jean-Dominique Fleury et le verrier Olivier Juteau, utilise des photos d'enfants malades, les transposes en bas-reliefs de plâtres pour finir en ronde-bosse de cristal (selon une technique mise au point par René Lalique). Le résultat est surprenant. Personnellement, je trouve cela plutôt dérangeant.

"Ces vitraux, sans lien avec le récit biblique, montrent une Eglise engagée et soucieuse de dénoncer le sort de ces enfants devenis objets d'étude et condamnés par la société à une immense solitude au prétexte de travaus scientifiques."

 

Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture
Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture
Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture

Il y aurait encore beaucoup à dire, sur Matisse, Chagall et Soulage notamment, et à montrer, ce serait trop long.

Je ne peux qu'inviter les parisiens à aller voir cette exposition et pour ceux que ça intéresse, le catalogue de l'expo est très beau et très intéressant.

Pour conclure, une série d'images 

George Ettl, l'Apocalypse - Atelier Thomas

Gérard Garouste, Le couronnement de la Vierge - Atelier Parot

Jean-Michel Alberola - La création du monde - Atelier Duchemin

Jacques Le Chevalier, pour le choeur de l'église Saint-Pierre de Borny - Atelier Le Chevalier 

 

Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture
Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture
Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture
Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture

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Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton

25 Juin 2015, 08:31am

Publié par Parisianne

Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton

 

Le site de la Fondation Louis Vuitton est très beau et intéressant, je vous invite donc à aller y regarder de plus près, je ne vous proposerai pour ma part qu'une promenade des yeux pour vous donner, j'espère envie d'aller sur place admirer cette architecture surprenante.

 

"A l'image d'un monde qui change, nous voulions concevoir un bâtiment qui évolue en fonction de l'heure et de la lumière afin de créer une impression d'éphémère et de changement continuel. " Franck Ghery 

 

Photos personnelles et protégées, merci.

Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton

A l'initiative de Bernard Arnault, la Fondation Louis Vuitton est un magnifique centre d'art contemporain. Le bâtiment inauguré en 2014 a été conçu par l'architecte Franck Ghéry, c'est un navire de bois et de verre, de lumière, d'eau et d'air accosté dans le Bois de Boulogne, aux portes du Jardin d'Acclimatation.

 

Depuis plusieurs mois j'observais de loin cet édifice étrange que j'avais très envie de découvrir de l'intérieur. L'exposition Les Clés d'une passion m'attirait aussi beaucoup mais je n'avais pas pris le temps d'y aller. Lorsque j'ai constaté que l'expo touchai à sa fin, j'ai profité d'une fin de journée ensoleillée pour m'y rendre. Et non, rien de rien, non je ne regrette rien, même pas le prix d'entrée qui peut paraître élevé (14 €).

Je ne vous montrerai pas d'images de l'expo, les photos sont interdites. Sachez seulement que si vous êtes à Paris avant le 6 juillet, cela vaut vraiment la peine d'y aller.

Le fascicule distribué à l'entrée contient des extraits du catalogue pour éclairer les oeuvres et complèter les cartouches déjà très clairs. Pour résumer, il s'agit là d'une expo organisée en 4 séquences :

  • Expressionnisme subjectif, avec des oeuvres de Malévitch, Bacon, Munch, Giacometti, Dix et Schjerfbeck, réflexions sur la mort, l'angoisse, la solitude
  • Veine contemplative, méditation sur la nature dans laquelle on retrouvera notamment deux Nymphéas de Monet mais également des oeuvres de Mondrian, Hodler, Nolde etc. et évolution vers l'abstraction avec Malévitch, Mondrian, Brancusi et Rotkho puis dans une autre vision plus hédoniste (recherche du plaisir) avec Picasso (j'ai découvert la belle et sensuelle Dame aux cheveux jaunes)  et Bonnard.
  • La troisième séquence popiste, s'attache aux progrès de la vie moderne avec Léger, Delaunay et Picabia
  • Et enfin, la dernière salle concerne le rapport des artistes à la musique, grâce aux oeuvres de Kupka et Severini mais surtout Matisse avec La Danse et La Tristesse du roi et Kandinsky à travers quatre panneaux absolument magnifiques, je suis tombée en arrêt devant le N°4

Voilà pour ce qui est de l'exposition, il est encore temps si vous n'êtes pas trop loin, sinon, je vous conseille le Hors série de Connaissance des Arts qui a eu la bonne idée de mettre en pages 4 et 5 de couverture mais deux toiles préférées !

 

Assez bavardé, passons aux images de la Fondation, je n'ai pas eu le temps de faire le tour complet, juste la partie basse mais j'y retournerai ça c'est sûr !

 

Olafur Eliasson, Inside the horizon
Olafur Eliasson, Inside the horizon
Olafur Eliasson, Inside the horizon

Olafur Eliasson, Inside the horizon

L'impression est très forte de marcher la tête en bas ! c'est presque étourdissant parfois, mais incroyablement intéressant.

Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton
Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton
Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton
Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton
Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton
Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton
Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton
Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton
Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton
Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton
Soleil sur les voiles de verre de la Fondation VuittonSoleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton
Soleil sur les voiles de verre de la Fondation VuittonSoleil sur les voiles de verre de la Fondation VuittonSoleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton

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Au fond d'une impasse parisienne

23 Juin 2015, 19:32pm

Publié par Parisianne

15 Square des Vergennes

15 Square des Vergennes

Nous voici dans le 15e arrondissement, juste à la sortie du métro Vaugirard, sur l'avenue du même nom. Au fond d'une petite impasse verdoyante se niche un musée qui vaut le détour, le Musée Mendjisky, Ecoles de Paris. 

Je cherchais un petit musée à voir dans le quartier et je suis tombée par hasard sur celui-ci dont j'ignorais tout.

Ancien atelier d'artiste, celui du maître verrier Barillet, construit par l'architecte Mallet-Stevens en 1932, le musée est en lui-même intéressant dans sa conception "art total".

 

Au fond d'une impasse parisienne

Vitraux et mosaïques de Barillet contribuent à la beauté des lieux.

Vitraux et mosaïques de Barillet
Vitraux et mosaïques de Barillet

Vitraux et mosaïques de Barillet

Régulièrement le musée accueille des expositions temporaires. Quelques recherches ayant piqué ma curiosité, je venais là essentiellement pour découvrir Maurice Mendjizky, un peintre dont j'ignorais tout. Le plaisir a été au rendez-vous.

Né en 1890 en Pologne, Maurice Mendjizky arrive à Paris en 1906 pour intégrer l'école des Beaux Arts. Il travaillera dans l'atelier de Fernand Cormon, sera ami avec Renoir, Picasso mais aussi très proche de Soutine et Modigliani.

Il vivra un temps à La Ruche, entre 1908 et 1910, rejoindra Renoir sur la côte d'Azur en 1913, sera blessé pendant la guerre et renouera alors avec sa passion pour la musique avant de revenir à la peinture. De retour à Paris en 1919, il rencontre la sulfureuse Kiki de Montparnasse dont il partagera la vie pendant trois ans avant qu'elle ne le quitte pour Man Ray !

Remarqué par l'amateur d'art Léon Zamaron, Mendjizky expose et connaît un certain succès.

Profondément attentif à son époque, il fonde en 1933 avec Langevin, Signac et Joliot Curie le Mouvement des intellectuels pour la paix, rejoint par ses amis Picasso, Prévert et d'autres.

Lorsque la guerre éclate, la famille Mendjizky (Maurice, sa femme Rose et leurs deux fils)  s'engage dans la lutte contre le nazisme. Maurice fondera la 8e compagnie des Francs-Tireurs  et Partisans Français et contribue au journal Les Lettres françaises dans les Alpes Maritimes. Son fils aîné, résistant lui aussi sera fusillé juste avant la Libération. 

Profondément marqué par cette tragédie, il continuera de peindre et laissera un ensemble de dessins sur le ghetto de Varsovie, dont Picasso dira "C'est un chef-d'oeuvre, c'est une véritable symphonie en noir et blanc".

Maurice Mendjizky s'éteindra en 1951 à St Paul de Vence. Son fils Serge, artiste lui-même, est à l'origine de ce beau musée dans lequel sont exposées de nombreuses toiles de son père.

Je vous laisse admirer son travail, vous remarquerez les influences de ses amis cités plus haut. 

Un musée à voir si vous venez à Paris, le musée est intéressant, la collection riche et l'accueil sympathique. Personnellement, j'y retournerai volontiers.

Un clic sur les images pour les agrandir ! 

Au fond d'une impasse parisienne
Au fond d'une impasse parisienne
Au fond d'une impasse parisienne
Au fond d'une impasse parisienne
Au fond d'une impasse parisienneAu fond d'une impasse parisienneAu fond d'une impasse parisienne

De nombreuses autres toiles présentent les travaux de peintres de la même époque, dite Ecole de Paris, je ne peux pas vous les présenter tous, le mieux est d'aller voir sur place !

Kiki de Montparnasse

Kiki de Montparnasse

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L'Amour libéré !

11 Juin 2015, 10:45am

Publié par Parisianne

L'Amour libéré !
L'Amour libéré !

Vous aurez sûrement entendu aux actualités que les "cadenas d'Amour" qui avaient pris possession des ponts parisiens (entre autres), et principalement du Pont des Arts, avaient été enlevés au profit de panneaux de street art. Du point de vue esthétique, cette habitude était discutable, du point de vue technique, le poids des cadenas fragilisait la structure de la passerelle et un parapet était tombé l'été dernier, ne faisant par chance aucune victime.

L'idée du street art me semblait intéressante, confronter la vue historique de Paris avec la modernité ne me rebutait pas, au contraire. L'occasion m'a été offerte hier de passer par là, et... comment dire, je suis un brin sceptique.

Quatre street artistes, El Seed, Pantonio, Brusk et Jace, se sont emparés des parapets, de façon temporaire toutefois. L'idée ultime est de mettre en place des protections vitrées pour offrir aux flâneurs une des plus belles vues de la capitale.

Arrivant pas la rive gauche, voici ce que j'ai vu en premier, 

L'Amour libéré !
L'Amour libéré !
L'Amour libéré !
L'Amour libéré !
L'Amour libéré !

Côté rive droite, donc en allant vers le Louvre, ce sont des personnages surprenants qui accueillent les touristes. Personnellement, certaines mises en scène ne m'ont pas charmée, loin de là. Mais il en faut pour tous les goûts ! 

L'Amour libéré !
L'Amour libéré !
L'Amour libéré !
L'Amour libéré !
L'Amour libéré !
L'Amour libéré !
L'Amour libéré !
L'Amour libéré !
L'Amour libéré !
L'Amour libéré !
L'Amour libéré !

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Saint-Etienne du Mont

4 Avril 2013, 16:56pm

Publié par Parisianne

Saint-Etienne du Mont
Saint-Etienne du Mont

Nous voici dans le Ve arrondissement de Paris, juste derrière le Panthéon, à deux pas de la Sorbonne et de la bibliothèque Sainte-Geneviève. A l'origine, une église où fut enterré Clovis et son épouse Clothilde ainsi que Sainte-Geneviève elle-même. Au moyen âge, apparaît une grande abbaye royale. Cette église abbatiale servant aux habitants de la paroisse devenue trop petite, un nouvel édifice est élevé consacrée à Saint Etienne, le premier martyr, et accolé à l'abbatiale. Nous sommes au XIIIe siècle. L'église sera remaniée à différentes périodes notamment au XVIe siècle.

En 1744, Louis XIV décide de remplacer l'église abbatiale en mauvais état par une église grandiose, qui deviendra suite à de nombreuses péripéties l'actuel Panthéon.

L'abbaye détruite à la Révolution deviendra le lycée Henri IV et l'abbatiale démolie, il ne subsistera que le clocher, aujourd'hui visible dans la cour du lycée.

Intéressante à de nombreux égards, l'église Saint-Etienne du  mont a une caractéristique qui la différencie de ses nombreuses consoeurs parisiennes, elle est la seule à avoir conservé son jubé. Celui-ci allie une structure gothique à un décor Renaissance. 

Je laisse parler les images !

Saint-Etienne du Mont
Saint-Etienne du Mont
Saint-Etienne du Mont
Saint-Etienne du Mont
Saint-Etienne du Mont
Saint-Etienne du Mont
Saint-Etienne du Mont

Autres éléments caractéristiques de cette église, les vitraux du cloître du charnier (ancien petit cimetière). Réalisés au XVIIe siècle, avec pour thème commun l'Eucharistie.

 

Saint-Etienne du Mont
Saint-Etienne du Mont
Saint-Etienne du Mont
Saint-Etienne du Mont
Saint-Etienne du Mont

Egalementles vitraux du déambulatoire.

Cet ensemble de vitraux couvre toute la période "florissante" de cet art du début XVIe au premier quart du XVIIe. Et la plupart des vitraux sont aujourd'hui encore à leur place d'origine, ce qui est assez rare.

 

Saint-Etienne du Mont
Saint-Etienne du Mont

Un dernier diaporama pour les plus curieux dans lequel vous pourrez admirer une mise au tombeau de 1539, la chaire XVIIe, la clé de voûte, la chapelle et le reliquaire de Sainte Geneviève, l'orgue également XVIIe, juste pour le plaisir des yeux. Mais rien ne vaut l'atmosphère des lieux, je vous invite à vous y rendre si vous passez dans le quartier.

Saint-Etienne du Mont
Saint-Etienne du Mont
Saint-Etienne du Mont
Saint-Etienne du Mont
Saint-Etienne du Mont
Saint-Etienne du Mont
Saint-Etienne du Mont

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Ouvrir les yeux

28 Mars 2013, 15:39pm

Publié par Parisianne

La promenade aujourd'hui sera parisienne. Marcher dans Paris, si l'on ouvre grand ses yeux est un plaisir dont on ne se lasse pas. Dans le XIVe arrondissement dernièrement, j'ai eu la chance d'emprunter la rue Cassini (du nom de la famille d'astronomes et cartographes d'origine clermontoise). Dès son entrée par la rue du Faubourg Saint-Jacques, cette rue a attiré mon attention par la variété de son architecture.

 

Ouvrir les yeux

Une plaque commémorative au numéro 2 indique qu'Alain-Fournier y a vécu et écrit le Grand Meaulnes, ce très beau roman qui a bercé mon adolescence et qu'il m'arrive encore de relire aujourd'hui aveccertes, un regard différent mais toujours la même tendresse.

 

Balzac bien avant y a également vécu sous le nom de Monsieur de Surville pour fuir ses créanciers après la faillite de sa fonderie de caractères d'imprimerie.

Ouvrir les yeux

Au numéro 3, un bel immeuble de l'architecte Jules Saulnier (1817-1881) offre au-dessus de la porte un élégant bas-relief sculpté par André Vermare, élève de Falguière en 1891, grand prix de Rome en 1897.

Vous pouvez voir la façade de cet immeuble sur la première photo.

Ouvrir les yeux
Ouvrir les yeux
Ouvrir les yeux
Ouvrir les yeux

Viennent ensuite trois hôtels-ateliers Art nouveau construits par Louis Süe et Paul Huillard pour les peintres Lucien et Jeanne Simons au numéro 3bis, Jean-Paul Laurens au numéro 5 et enfin Czernichowski au numéro 7, ce dernier bâtiment est impressionnant de constrastes tant par rapport aux deux premiers que du point de vue de sa structure propre  mélangeant les compositions classiques ! 

Ouvrir les yeux
Ouvrir les yeux
Ouvrir les yeux

Pour finir, un immeuble typiquement Art déco inscrit à l'inventaire des monuments historiques en béton avec des petits cailloux (ça doit porter un nom mais je l'ignore, n'hésitez pas à me renseigner !) de l'architecte de Charles Abela.

C'est le bas relief qui a attiré mon attention, une fresque sculptée assez surprenante, vous jujerez vous-même, cette oeuvre de l'artiste Xavier Haas (1907-1950) est la seule de ce type qu'on lui connaisse. Souffrant de polyiomélite il participera à la fondation de l'Association des paralysés de France. Son oeuvre restera inachevée.

Je n'ai rien trouvé de particulier concernant cette fresque, j'y vois moi une représentation des arts, avec la sculpture, la peinture, l'écriture, la musique et la poésie mais c'est une interprétation très personnelle ! Si vous en savez davantage, je serai ravie de vos informations.

Notre promenade dans cette rue s'arrêtera là, le froid ayant eu raison de ma curiosité ! 

Ouvrir les yeux
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850 ans et toujours de la voix

2 Mars 2013, 16:27pm

Publié par Parisianne

850 ans et toujours de la voix

Si dans la nuit du 25 février les neuf cloches se sont envolées pour rejoindre leur emplacement, ce n'est que le 23 mars qu'elles nous offriront de concert leur première volée !

Notre-Dame a 850 ans et pour cette occasion, de nombreux travaux ont été entrepris, dont celui de lui rendre sa voix telle qu'elle était au XVIIIe grâce à l'arrivée de 9 nouvelles cloches, huit fondues dans la Manche à Villedieu-les-Poêles et un petit bourdon fondu aux Pays-Bas. Le nettoyage complet de l'orgue étant aussi au programme des réjouissances, la vieille dame va pouvoir s'en donner à "choeur joie1".

Une très belle émission Des racines et des ailes a été consacrée à Notre-Dame, si vous ne l'avez pas vue, je ne saurais trop vous inviter à la regarder en replay, c'est vraiment intéressant et émouvant de voir le plaisir des fondeurs et de la jeune femme (Virginie Bassetti) qui a travaillé les décors.

Les huit cloches ont été fondues dans la Manche, à Villedieu-les- Poêles, le bourdon a été fondu aux Pays-Bas. 

Chaque cloche porte un nom rendant hommage à des saints ou des personnages ayant marqué la vie du diocèse ou de l'église.

Le petit bourdon se prénomme Marie, en l'honneur de la Vierge Maris bien sûr mais également parce que le premier bourdon fondu en 1378 portait déjà ce nom. 

Ensuite, viennent par ordre de taille décroissant : Gabriel, Anne-Geneviève (Geneviève est la patronne de Paris), Denis (en l'honneur du premier évêque de Paris), Marcel, Etienne, Benoît-Joseph, Maurice et  Jean-Marie.

Exposées dans la nef pendant quelques semaines, les cloches ont attiré de nombreux croyants mais aussi simplement des touristes et des curieux ravis de les admirer. Elles sont allées rejoindre le gros bourdon Emmanuel. Les deux bourdons se trouvent dans la tour sud, les huit cloches dans la tour Nord.

Il ne nous reste plus qu'à attendre le 23 mars à 17h.

 

*************

1- Vous me pardonnerez cette facétie orthographique, l'expression véritable à "coeur joie" née au XVIIe signifie que l'on accomplit quelque chose avec la joie au coeur. Mais pour ce qui est de donner de la voix, j'ai volontairement opté pour le mot choeur ! 

850 ans et toujours de la voix
850 ans et toujours de la voix
850 ans et toujours de la voix
850 ans et toujours de la voix
850 ans et toujours de la voix
850 ans et toujours de la voix
850 ans et toujours de la voix
850 ans et toujours de la voix
850 ans et toujours de la voix
850 ans et toujours de la voix

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Henri IV et son cheval

15 Février 2013, 16:53pm

Publié par Parisianne

Après Ugolin qui dévore ses enfants, Le Horla et sa folie suicidaire ou encore les Cris de 1914 (je vais bien ne vous inquiétez pas), je vous dois bien une petite pause plus légère !

 

Henri IV et son cheval

Alors puisque l'actualité nous parle à nouveau de sa tête, je vous invite moi à voir ce qu'il a dans le ventre ! Même si ce n'est pas du ventre d'Henri IV mais de celui de son cheval,  dont il sera question, vous ne m'en voudrez pas j'espère !

A Paris, la construction du Pont Neuf, dont Henri III avait été le principal instigateur, a été poursuivi par son successeur, Henri IV, le légendaire bon roi Henri dont la statue équestre trône en bonne place sur ce fameux pont. Ce bon roi nous montre aujourd'hui son vrai visage grâce aux découvertes des scientifiques, et aux reconstitutions possibles, reconnaissons que c'est impressionnant.

La statue en place aujourd'hui date de 1818, érigée à la demande de Louis XVIII à l'emplacement de celle détruite par les révolutionnaires.

La première statue avait été commandée par Marie de Médicis à Jean de Bologne, son compatriote qui s'était distingué dans la réalisation des monuments des grands ducs de Toscane. La commande date de 1604. La statue, fondue en Italie, est acheminée par bateau mais elle fait naufrage en Sardaigne. Repêchée, elle n'arrivera à Paris qu'en 1614... Henri IV a été assassiné en 1610.

Initialement, le socle était entouré de quatre captifs de bronze réalisés par Pierre Francqueville et son élève Francesco Bordoni, ils sont aujourd'hui exposés au Louvre. On peut toujours admirer les bas-reliefs sur le socle. 

1792 la Révolution fait rage et détruit sur son passage toutes les statues royales - y compris celles de Notre-Dame qui n'avaient pourtant aucun rapport avec les rois de France.  Henri IV n'échappe pas au massacre, seuls les captifs sont sauvés (libérés en quelque sorte...), il ne reste que des fragments de cette statue exposés au musée Carnavalet.

L'Empire va utiliser le bronze de certaines statues royales pour en fondre de nouvelles à l'effigie de l'empereur mais, retournement de situation, la monarchie reprend le pouvoir et fait fondre les statues de Napoléon 1er pour refaire des statues royales... l'histoire est un éternel recommencement !

1818 une première statue en plâtre est érigée avant l'installation de celle en bronze, si lourde que les chevaux et les boeufs s'y épuisent. On dit que le peuple de Paris, celui-là même qui l'a mise à terre, a retroussé ses manches pour pousser le chariot qui conduira cette oeuvre grandiose jusqu'au Pont Neuf.

" Par mille bras traîné, ce lourd colosse roule… tout un peuple a voué ce bronze à ta mémoire… " (Victor Hugo, odes et ballades, « le rétablissement de la statue de Henri IV », 1819).

Ces retournements de situation présentent un avantage, ils font naître les légendes...

Ainsi, notre statue cacherait en son sein des trésors...

Il est d'usage d'insérer à l'érection d'une statue des "boîtes" contenant le procès verbal de l'événement, la liste des souscripteurs et quelques grandes oeuvres de la personnalité concernée.

Officiellement, il doit donc y avoir quatre boites en cèdre dans le cheval d'Henri IV. Or, il se trouve qu'au moment de la restauration de la statue ce ne sont pas quatre mais sept boites qui ont été trouvées... dont trois dans la tête du cavalier.

Une légende courait que le ciseleur Mesnel, bonapartiste convaincu, choqué de la fonte des effigies de son idole aurait caché une statuette de l'empereur dans la nouvelle statue... mais preuve est faite cette fois que ce n'était qu'une légende.

Le contenu des boîtes :

Boîte 1 : - Récit du transport et de la mise en place de la statue de la Fonderie du Roule au Pont Neuf. Liste des membres du comité sur peau de vélin

- " Archives du Royaume " : ampliation sur parchemin du procès verbal dressé le 23 août 1614 lors de l'inauguration de l'ancienne statue

- Procès verbal de l'inauguration du 25 août 1818 pour l'inauguration de la nouvelle statue en présence de Louis XVIII et de la famille royale

- " Notice des objets renfermés dans le corps de la statue " détaillant le contenu des quatre boîtes

Boîte 2 : " Les économies royales " de Sully, 2 volumes in-folio, édition connue sous le titre de W. Verts, reliées en veau fauve avec dentelle compartimentée aux armes de France par Simier.

Boîte 3 : Un exemplaire de " La Henriade " 2 volumes, peau de vélin, édition de Beaumarchais, reliés par Simier, en maroquin bleu avec dentelle…

Boîte 4 :- Un exemplaire de la " Vie de Henri IV " par Péréfixe, édition Renouard, exemplaire sur vélin papier, reliure en chèvre grain long vert, filet et roulette, dos orné 5 nerfs avec inscription Simier R (relieur)

- 2 rangées superposées de 26 médailles en tout

Inventaire des médailles : Médailles de 18 lignées (taille des médailles), comptabilité des exemplaires en argent et en en bronze : retour de Louis XVIII, entrée du roi dans Paris, charte constitutionnelle, la Légion d'honneur, le 3 mai 1814, les pompes funèbres de Louis XVI, Marie Antoinette, mariage du duc de Berry, portrait de Malherbe,

Médailles de 22 lignées, comptabilité des exemplaires en argent et en bronze : Paix du 12 mai 1814, 20 mai 1815, retour du 8 juillet 1815, 21 janvier 1815, la statue équestre d'Henri IV

Boîte 5 : Boîte cylindrique en plomb à couvercle, à l'intérieur papier collé contre la paroi à la colle

Boîte 6 : Petite boîte cylindrique à couvercle, à l'intérieur papier roulé, peut être sorti mais pas déplié

Boîte 7 : Etui en bois, à l'intérieur, parchemin roulé peut être sorti mais pas déplié.

Cet article que certains d'entre vous avaient peut-être déjà lu m'a conduit à faire de nouvelles recherches. J'espérais savoir enfin ce que contenaient les documents des boîtes 6 et 7, il n'en est malheureusement rien ! Mais réjouissons-nous tout de même de cette découverte annoncée aujourd'hui et dont je parlais en introduction, nous pouvons aujourd'hui mettre un visage sur ce bon roi Henri !

 

Sources : Canal Académie - Jean-Pierre Babelon
ThesauMag.fr et tous les livres qui remplissent ma bibliothèque

Photos maisons comme d'habitude !

 

Henri IV et son cheval
Henri IV et son cheval
Henri IV et son cheval
Henri IV et son cheval
Henri IV et son cheval
Henri IV et son cheval
Henri IV et son cheval
Henri IV et son cheval
Henri IV et son cheval
Henri IV et son cheval
Henri IV et son cheval
Henri IV et son cheval
Henri IV et son cheval

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