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Les musardises de Parisianne

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Regarder Paris

21 Avril 2021, 22:03pm

Publié par Parisianne

Regarder Paris

Retrouver les bouquinistes, sur des quais encore peu fréquentés malgré le beau temps, leurs coups de cœur et leurs coups de blues, leur hargne et leurs espoirs mais toujours leur passion.

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Fondation Giacometti Paris 14e

24 Juin 2020, 14:17pm

Publié par Parisianne

Fondation Giacometti Paris 14eFondation Giacometti Paris 14e

Rue Victor Schoelcher, à Paris, dans le 14e arrondissement, se trouve un hôtel particulier Art Déco, construit en 1912, ayant appartenu à Paul Follot (1877-1941), artiste décorateur. 

Autrefois je voyais à travers l'écran des arts existants. J'allais au Louvre pour voir des peintures et des sculptures du passé et je les trouvais plus belles que la réalité. J'admirais plus les tableaux que la vérité.

Alberto Giacometti

Fondation Giacometti Paris 14e

Allons-y !

Ce n'est pas par cette porte, qui dessert les différents appartements, que nous entrerons.

Un accès est dédié à l'entresol qui servait déjà à Paul Follot de lieu d'exposition et où la Fondation Giacometti s'est installée depuis 2018.

L'endroit est superbe. Espace réduit mais élégant et raffiné parfaitement restauré pour notre plus grand plaisir.

Fondation Giacometti Paris 14e

Une exposition "Giacometti à la recherche des œuvres disparues", se tenait jusqu'au 21 juin. L'occasion pour moi de découvrir ce magnifique endroit. 

Je vous laisse admirer, nous parlerons de Giacometti ensuite.

Fondation Giacometti Paris 14e

Seule la réalité est capable d'éveiller l'œil, de l'arracher à son rêve solitaire, à sa vision, pour le contraindre à l'acte conscient de voir, au regard.

Fondation Giacometti Paris 14e
Fondation Giacometti Paris 14e
Fondation Giacometti Paris 14e
Fondation Giacometti Paris 14e
Fondation Giacometti Paris 14e
Fondation Giacometti Paris 14e

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Notre-Dame du Travail, Paris XIV

10 Mars 2020, 12:36pm

Publié par Parisianne

Notre-Dame du Travail, Paris XIV

Nous y voilà enfin devant cette belle église Notre-Dame du Travail. Je vous ai fait un peu patienter !

Pour cette promenade, j'emprunte encore quelques citations à Jean-Marie Palach et à ses Soeurs brisées, je suis certaine qu'il ne m'en tiendra pas rigueur. 

Et mes livres pour vous présenter cet édifice que personnellement j'aime beaucoup :

 Comprendre l'Architecture de Paris, Décoder la Ville Lumière, Chris Rogers, aux éditions Larousse.

Montparnasse 1900-1930 - Art Nouveau - Art Déco - AAM Editions

[...] l'église Notre-Dame du travail, rue Vercingétorix, le long de la coulée verte qui naît à Montparnasse et s'étend vers la banlieue sud, en couvrant les voies du TGV Atlantique.

Notre-Dame du Travail, Paris XIV

L'église est située 59, rue Vercingétorix. Elle a été construite entre 1897 et 1902 par l'architecte Jules-Godefroy Astruc (1862-1955). Je ne peux pas vous dire grand chose de plus que ce que vous trouverez sur Wikipédia à son sujet, à savoir qu'il a été élève de Victor Laloux (architecte de la gare d'Orsay) à l'Ecole de Beaux Arts de Paris, et qu'en plus de Notre-Dame du Travail il a dessiné les plans de la Cathédrale Notre-Dame du Liban, rue d'Ulm.

Notre-Dame du Travail, Paris XIV

La deuxième moitié du XIXe siècle voit l'émergence du fer, la Tour Eiffel en est bien sûr l'exemple le plus connu, mais n'oublions pas la Grande Halle de la Villette, la Bibliothèque Richelieu, puis plus tard, les Petit et Grand Palais ou le Pont Alexandre III, et bien d'autres. On associe souvent à ces constructions de belles verrières.

Notre-Dame du Travail s'inscrit dans cette époque "fer et verre".

Notre-Dame du Travail, Paris XIV

Drôle de nom pour une église. Elle avait été dédiée à la classe ouvrière, bien représentée à la fin du XIXe siècle dans les immeubles modestes du quartier Plaisance.

Notre-Dame du Travail, Paris XIV
Notre-Dame du Travail, Paris XIV
Notre-Dame du Travail, Paris XIV
Notre-Dame du Travail, Paris XIV
Notre-Dame du Travail, Paris XIV
Notre-Dame du Travail, Paris XIV
Notre-Dame du Travail, Paris XIV

Chris Rogers dans Comprendre l'Architecture de Paris nous dit à son propos :

" On peut considérer Notre-Dame-du-Travail comme un hommage aux humbles ouvriers de Paris, spécialisés dans le travail des métaux et l'artisanat, mais aussi comme l'annonce du mouvement moderniste, dont les préceptes reposent sur l'authenticité de la structure et la profusion de décoration appliquée."

 

Notre-Dame du Travail, Paris XIV

l'architecte, Jules Astruc, a érigé un bâtiment élégant, simple, lumineux. Les arceaux métalliques et les colonnes de fer, récupérés des pavillons construits sur le Champs de Mars pour les expositions universelles, constituent une ossature légère à l’œil. La clarté inonde la grande nef. Dans les chapelles latérales, de grandes peintures murales de style "Art nouveau" atténuent l'austérité du métal nu.

Notre-Dame du Travail, Paris XIV

Les éléments métalliques sont des remplois du palais de l'Industrie, construit pour l'Exposition Universelle de 1855 et démoli comme toutes (ou presque toutes) les constructions éphémères des diverses expositions. 

Le XIVe arrondissement est un quartier ouvrier, l'idée est de construire pour eux une église à "l'esthétique usinière pour qu'ils se sentent dans un milieu familier".

Vous aurez bien sûr noté le contraste entre la façade en pierre d'inspiration romane avec peu d'ouvertures et l'intérieur élancé dont la structure s'apparente davantage à une gare qu'à une église.

Joseph Lefèvre 1898

Joseph Lefèvre 1898

Regardez - malgré une photo assez moyenne - le socle de la statue de Notre-Dame-du-Travail, vous voyez là aussi la référence au monde ouvrier, enclume; mouvement d'horlogerie mais aussi une locomotive à vapeur et une brouette, malheureusement pas visibles sur ma photo  !

Notre-Dame du Travail, Paris XIV

Si je vous avais montré cette image seule, auriez-vous imaginé qu'il s'agisse d'un décor d'église ?

Les décorations murales sont composées de motifs floraux tout à fait dans le style Art Nouveau, avec  l'élévation et la légèreté visuelle des fermes métalliques, cela rompt avec l'apparence plus austère de nombreuses églises vous ne trouvez pas ?

La Main créatrice, Michel Serraz, XXe siècleLa Main créatrice, Michel Serraz, XXe siècleLa Main créatrice, Michel Serraz, XXe siècle

La Main créatrice, Michel Serraz, XXe siècle

Jean-Jacques Bris, Colombe de la Paix et Christ en gloire, XXe siècle
Jean-Jacques Bris, Colombe de la Paix et Christ en gloire, XXe siècle

Jean-Jacques Bris, Colombe de la Paix et Christ en gloire, XXe siècle

Notre-Dame du Travail, Paris XIVNotre-Dame du Travail, Paris XIV

Et pour finir, voici l'orgue, construit par Théodore Haerpfer, mis en service en décembre 1990. Il paraît que l'acoustique est exceptionnelle, j'irai vérifier à l'occasion, je vous tiendrai informés !  

Je vous invite à vous rendre sur le site Patrimoine Histoire en suivant le lien, vous y verrez d'autres très belles photos, plus détaillées que les miennes.

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Paris XIV, rue Vercingétorix

9 Mars 2020, 20:02pm

Publié par Parisianne

Paris XIV, rue Vercingétorix

Puisque Jean-Marie Palach nous a invités à flâner dans le XIVe arrondissement de Paris dans son livre Soeurs brisées dont je vous parlais hier, emboîtons-lui le pas, objectif, la superbe église Notre-Dame du Travail, mais parlons d'abord un peu de la rue Vercingétorix.

Paris XIV, rue Vercingétorix

La rue Vercingétorix, initialement rue de Constantine, part de l'avenue du Maine, derrière la Tour Montparnasse.

Nous nous appuierons sur Promenades dans les Rues de Paris, un guide initialement rédigé vers 1910 par le Marquis de Rochegude, enrichi au fil des années. Ma version de 1958 concerne la Rive gauche, les deux auteurs sont Rochegude et Jean-Paul Clébert.

Et dans ce petit livre, il nous est dit :

"[...] elle compte encore des maisons anciennes à deux étages, évocatrices d'auberges ou de corps de ferme. Beaucoup de ses cours sont assez curieuses. Les rues qui affluent de chaque côté sont pittoresques, peuplées d'ateliers d'artiste. [...] La rue du Moulin-de-Beurre reste très attachante avec ses ateliers de peintres voisinant avec des jardins que picorent d'étiques volailles. Elle se termine malheureusement sur un paysage ferroviaire."

La photo ci-dessus vous montre la rue telle qu'elle est visible aujourd'hui depuis l'avenue du Maine, c'est une rue étroite en plein chantier. Allez, faites preuve d'un peu d'imagination et ouvrez grand les yeux, vous pourriez voir sortir Fujita qui en 1914 avait son atelier juste à gauche à l'entrée de la rue. On se plaît à imaginer la vie de ce quartier qui lorsque l'on s'éloigne un peu de la gare et des lignes ferroviaires, garde un charme fou.

Paris XIV, rue VercingétorixParis XIV, rue Vercingétorix

Poursuivons notre promenade, traversons sans nous arrêter la Place de Catalogne, elle sera l'objet d'un autre article à venir et passons devant Notre-Dame du Travail, non sans avoir traversé l'ensemble immobilier Les Échelles du Baroque.

L'immeuble de 91 est inscrit "Propriété de l'Epargne immobilière du XIVe arrondissement. Il a été construit en 1905. L'autre un peu plus bas n'a pas d'année visible mais fait référence à l'un des nombreux moulins que nous évoquions précédemment. 

Paris XIV, rue Vercingétorix
Paris XIV, rue Vercingétorix

Et un peu plus bas encore, ce sont des immeubles de l'Office Public d'HLM de la Ville de Paris, construits en 1940.

Je vous épargne ceux de 1980, ils sont d'une tristesse affligeante.

Je n'ai pas précisé que de l'autre côté de la rue Vercingétorix, se trouvaient des espaces verts aménagés pour la promenade, les jeux d'enfants ou les rendez-vous pétanque des anciens, le tout, longe les lignes qui arrivent gare Montparnasse. Il y a quelques années encore, un phare breton - publicité d'une poissonnerie- accueillait les voyageurs en provenance de l'Ouest, il a malheureusement été démoli dans le cadre de la modernisation du quartier (et je crois que j'ai supprimé mes photos par accident !).

Paris XIV, rue Vercingétorix
Paris XIV, rue Vercingétorix

Nous voilà arrivés au bout de la rue Vercingétorix, et nous trouvons ici l'ancienne gare d'Ouest-Ceinture. La desserte a été définitivement fermée à la construction du TGV Atlantique en 1986. Elle avait été ouverte en 1867 puis comme les gares de la Petite Ceinture, fermée au trafic en 1934.

Nous sommes arrivés Boulevard Brune, là le périphérique fait entendre son bourdonnement habituel. Il est temps de faire demi-tour pour remonter vers Notre-Dame du Travail, mais comme il est déjà tard, ce sera pour demain !

Je laisse le mot de la fin au Marquis de Rochegude, à vous d'imaginer ! Bonne soirée.

Tout le quartier compris entre l'avenue du Maine, l'avenue de Châtillon, le boulevard Brune et la rue Vercingétorix n'est qu'un essaim de ruelles; de passages, de cours, de culs-de-sac qu'on pourra visiter au hasard des pas. La plupart datent du milieu du XIXe siècle et n'évoquent rien d'historique. Mais il s'en dégage le charme des vieilles remises, des îlots parisiens hors du temps.
On y trouve encore les vieux becs de gaz à coude, les vignes tenaces au flancs de talus déplumés, et aussi certaine atmosphère triste et fumeuse qui n'est pas sans rappeler l'insupportable East End de Londres.

Rochegude/Clébert Promenades dans les rues de Paris, Rive gauche 2 - Editions Denoël

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Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton

30 Juillet 2016, 07:32am

Publié par Parisianne

Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton

"La couleur n'est peut-être pas le seul élément qui permette de faire exister l'oeuvre, mais c'est celui qui vient en premier à l'esprit." Daniel Buren

Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton

Vous m'aviez suivie l'an dernier dans ma découverte de ce navire flottant sur le Bois de Boulogne qu'est la Fondation Vuitton, conçue par l'architecte Franck Gehry.

Je vous invite à y retourner aujourd'hui pour une promenade dans L'Observatoire de la lumière, conçu par Daniel Buren.

Il y a quelques années, Daniel Buren s'était approprié la verrière du Grand Palais pour y faire parler ses couleurs, à l'occasion de Monumenta. Depuis le printemps, ce sont les voiles de verre de la Fondation Vuitton qui accueillent ses jeux avec la lumière, une façon très intéressante de dialoguer avec le bâtiment conçu par Franck Gehry, l'environnement naturel du Bois et bien entendu, ce roi soleil qui s'est fait remarquer par ses nombreuses absences en ce printemps 2016.

 

Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton

La beauté de ce bâtiment réside dans les jeux de transparence et de reflets, et en "version blanche", c'est déjà très impressionnant mais quand les couleurs répondent aux variations de lumière c'est une autre forme d'enchantement.

Daniel Buren est intervenu uniquement sur les voiles de verre, rappelons que cela représente 3600 panneaux de verre de formes différentes. 4884 lés de film PVC ont été installés. Couleurs claires au nord, plus sombres au sud, qui se rencontrent sans se chevaucher. Nous avons donc des bleus, des verts, des rouges, clairs et foncés, mais aussi du rose, du jaune et du orange. Et tout cela se répond pour le plus grand plaisir des visiteurs et souvent la surprise de ceux qui observent de loin ce magnifique édifice.

Je vous laisse regarder, les photos parlent d'elles-mêmes, mais le mieux est encore d'aller sur place !

 

 

Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton
Daniel Buren, L'Observatoire de la lumière à la Fondation Vuitton

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Pas de mots

19 Juillet 2016, 18:45pm

Publié par Parisianne

Pas de mots

Je n'ai pas de mots pour dire l'horreur.

Il y a fort à craindre que sur cette toile grâce à laquelle des amitiés se sont nouées, certains aient été éprouvés par le drame de Nice comme d'autres avant par celui de Paris ou de Bruxelles mais tous ceux aussi bien plus éloignés et dont nos médias ne parlent que peu.

Je veux simplement dire mes pensées les plus sincères aux victimes, aux familles et à tous ceux qui ont souffert, souffrent et souffriront encore de la folie de quelques uns. 

Je n'ai qu'un mot à dire, ce simple mot croisé sur un mur à Paris, VIVRE, c'est la seule réponse à donner pour lutter contre la barbarie.

Prenez soin de vous.

Amitiés

Anne

 

 

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Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture

16 Septembre 2015, 21:30pm

Publié par Parisianne

Henri Matisse - Atelier Bony - Chapelle du Rosaire du couvent des Dominicains à Vence

Henri Matisse - Atelier Bony - Chapelle du Rosaire du couvent des Dominicains à Vence

Il pleut, il fait gris, l'automne s'annonce ? Vite, vite, il est encore temps de vous rendre à la Cité de l'architecture pour faire le plein de couleurs.

Jusqu'au 21 septembre, La Cité de l'architecture et du patrimoine expose le vitrail contemporain.

Contemporain veut dire de 1945 à nos jours. Suite à la Seconde Guerre mondiale, de nombreux édifices religieux ont vu leurs vitraux dégradés voire anéantis. La question se pose alors de restaurer, refaire à l'identique, ou bien de proposer à des artistes contemporains de s'approprier les lieux et de leur donner un nouvel éclairage.

Des noms aussi connus que Chagall, Matisse, Soulage ou encore Braque et Le Corbusier apparaissent alors dans les édifices religieux, montrant que l'art du vitrail n'est plus réservé aux  seuls croyants et que l'on peut également envisager des vitraux non figuratifs.

Enfin, l'évolution verra des bâtiments civils, publics ou privés, s'orner de vitraux rivalisant de couleur et de techniques.

Il va sans dire que faire accepter des vitraux contemporains dans des lieux aussi prestigieux et symboliques que Conques ou les cathédrales de Metz et de Nevers (1052 m2 de vitraux) ne s'est pas toujours fait sans quelques heurts et de nombreuses polémiques, mais l'aboutissement est là, dans une variété de démarches spirituelles ou purement esthétique et un déploiement de techniques qui évoluent bien sûr au fil des évolutions technologiques jusqu'à envisager un traitement informatique et l'utilisation de poudres de verres déposées en plusieurs passages par une imprimante sur du verre blanc (Gérard Collin-Thiébaut).

Georges Braque Chapelle St Bernard de la fondation Maeght atelier Simon Marcq

Georges Braque Chapelle St Bernard de la fondation Maeght atelier Simon Marcq

Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture
Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture
Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture
Carole Benzaken - Eglise Saint-Sulpice de Varennes-Jarcy (Essonne) - Atelier Duchemin

Carole Benzaken - Eglise Saint-Sulpice de Varennes-Jarcy (Essonne) - Atelier Duchemin

Carole Benzaken remporte le concours pour l'église Saint-Sulpice de Varennes-Jacy en 1998. Elle est très inspirée par Matisse et le motif végétal qui traduit selon elle "une foi luxuriante et sensuelle".

Avec les Ateliers Duchemin et Gilles Rousvoal, elle a travaillé en verres plaqués gravés à l'acide afin de réduire le nombre de plombs.

Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture
Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture

Les quelques exemples ci-dessus sont plutôt figuratifs. Ce n'est pas toujours le cas.

Ci-dessous, Composition de Serge Poliakoff, réalisé pour l'exposition Art français de Montréal en 1963. 

Et ensuite, fragment de l'Eglise du souvenir à Berlin par le peintre verrier Gabriel Loire. Choix du "Bleu de Chartres", l'artiste associe un bleu outre-mer pour le mur extérieur à un bleu au cobalt pour le mur intérieur afin d'exploiter la "superposition des vibrations" et ainsi créer des nuances de grande richesse.

Serge Poliakoff - Atelier Simon Marq

Serge Poliakoff - Atelier Simon Marq

Gabriel Loire claustras en dalles de verre Eglise du Souvenir à Berlin - Atelier Loire

Gabriel Loire claustras en dalles de verre Eglise du Souvenir à Berlin - Atelier Loire

Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture

Enchevêtrement de lignes pour Composition de Maria Helena Vieira da Silva à l'église Saint-Jacques de Reims par les ateliers Simon Marq où l'artiste venait peindre elle-même sur le verre.

Maria Elena Vieira da Silva - Atelier Simon Marq

Maria Elena Vieira da Silva - Atelier Simon Marq

L'évolution des techniques offre aussi de nouvelles possibilités. Les artistes travaillent alors sur la qualité du verre, le grain mais aussi sa transparence ou son relief. Le verre peut ainsi être peint, imprimé ou moulé au gré des inspirations.

Les photos des verres moulés ne rendent rien, regardez seulement celles-ci, de l'église abbatiale de Saint-Gildas-des-Bois en Loire-Atlantique. Pour évoquer le saint patron de l'église, Gildas invoqué pour la guérison des maladies mentales, l'artiste Pascal Convert, en collaboration avec le maître d'oeuvre Jean-Dominique Fleury et le verrier Olivier Juteau, utilise des photos d'enfants malades, les transposes en bas-reliefs de plâtres pour finir en ronde-bosse de cristal (selon une technique mise au point par René Lalique). Le résultat est surprenant. Personnellement, je trouve cela plutôt dérangeant.

"Ces vitraux, sans lien avec le récit biblique, montrent une Eglise engagée et soucieuse de dénoncer le sort de ces enfants devenis objets d'étude et condamnés par la société à une immense solitude au prétexte de travaus scientifiques."

 

Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture
Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture
Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture

Il y aurait encore beaucoup à dire, sur Matisse, Chagall et Soulage notamment, et à montrer, ce serait trop long.

Je ne peux qu'inviter les parisiens à aller voir cette exposition et pour ceux que ça intéresse, le catalogue de l'expo est très beau et très intéressant.

Pour conclure, une série d'images 

George Ettl, l'Apocalypse - Atelier Thomas

Gérard Garouste, Le couronnement de la Vierge - Atelier Parot

Jean-Michel Alberola - La création du monde - Atelier Duchemin

Jacques Le Chevalier, pour le choeur de l'église Saint-Pierre de Borny - Atelier Le Chevalier 

 

Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture
Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture
Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture
Le vitrail contemporain à la Cité de l'architecture

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Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton

25 Juin 2015, 08:31am

Publié par Parisianne

Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton

 

Le site de la Fondation Louis Vuitton est très beau et intéressant, je vous invite donc à aller y regarder de plus près, je ne vous proposerai pour ma part qu'une promenade des yeux pour vous donner, j'espère envie d'aller sur place admirer cette architecture surprenante.

 

"A l'image d'un monde qui change, nous voulions concevoir un bâtiment qui évolue en fonction de l'heure et de la lumière afin de créer une impression d'éphémère et de changement continuel. " Franck Ghery 

 

Photos personnelles et protégées, merci.

Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton

A l'initiative de Bernard Arnault, la Fondation Louis Vuitton est un magnifique centre d'art contemporain. Le bâtiment inauguré en 2014 a été conçu par l'architecte Franck Ghéry, c'est un navire de bois et de verre, de lumière, d'eau et d'air accosté dans le Bois de Boulogne, aux portes du Jardin d'Acclimatation.

 

Depuis plusieurs mois j'observais de loin cet édifice étrange que j'avais très envie de découvrir de l'intérieur. L'exposition Les Clés d'une passion m'attirait aussi beaucoup mais je n'avais pas pris le temps d'y aller. Lorsque j'ai constaté que l'expo touchai à sa fin, j'ai profité d'une fin de journée ensoleillée pour m'y rendre. Et non, rien de rien, non je ne regrette rien, même pas le prix d'entrée qui peut paraître élevé (14 €).

Je ne vous montrerai pas d'images de l'expo, les photos sont interdites. Sachez seulement que si vous êtes à Paris avant le 6 juillet, cela vaut vraiment la peine d'y aller.

Le fascicule distribué à l'entrée contient des extraits du catalogue pour éclairer les oeuvres et complèter les cartouches déjà très clairs. Pour résumer, il s'agit là d'une expo organisée en 4 séquences :

  • Expressionnisme subjectif, avec des oeuvres de Malévitch, Bacon, Munch, Giacometti, Dix et Schjerfbeck, réflexions sur la mort, l'angoisse, la solitude
  • Veine contemplative, méditation sur la nature dans laquelle on retrouvera notamment deux Nymphéas de Monet mais également des oeuvres de Mondrian, Hodler, Nolde etc. et évolution vers l'abstraction avec Malévitch, Mondrian, Brancusi et Rotkho puis dans une autre vision plus hédoniste (recherche du plaisir) avec Picasso (j'ai découvert la belle et sensuelle Dame aux cheveux jaunes)  et Bonnard.
  • La troisième séquence popiste, s'attache aux progrès de la vie moderne avec Léger, Delaunay et Picabia
  • Et enfin, la dernière salle concerne le rapport des artistes à la musique, grâce aux oeuvres de Kupka et Severini mais surtout Matisse avec La Danse et La Tristesse du roi et Kandinsky à travers quatre panneaux absolument magnifiques, je suis tombée en arrêt devant le N°4

Voilà pour ce qui est de l'exposition, il est encore temps si vous n'êtes pas trop loin, sinon, je vous conseille le Hors série de Connaissance des Arts qui a eu la bonne idée de mettre en pages 4 et 5 de couverture mais deux toiles préférées !

 

Assez bavardé, passons aux images de la Fondation, je n'ai pas eu le temps de faire le tour complet, juste la partie basse mais j'y retournerai ça c'est sûr !

 

Olafur Eliasson, Inside the horizon
Olafur Eliasson, Inside the horizon
Olafur Eliasson, Inside the horizon

Olafur Eliasson, Inside the horizon

L'impression est très forte de marcher la tête en bas ! c'est presque étourdissant parfois, mais incroyablement intéressant.

Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton
Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton
Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton
Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton
Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton
Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton
Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton
Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton
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Soleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton
Soleil sur les voiles de verre de la Fondation VuittonSoleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton
Soleil sur les voiles de verre de la Fondation VuittonSoleil sur les voiles de verre de la Fondation VuittonSoleil sur les voiles de verre de la Fondation Vuitton

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Au fond d'une impasse parisienne

23 Juin 2015, 19:32pm

Publié par Parisianne

15 Square des Vergennes

15 Square des Vergennes

Nous voici dans le 15e arrondissement, juste à la sortie du métro Vaugirard, sur l'avenue du même nom. Au fond d'une petite impasse verdoyante se niche un musée qui vaut le détour, le Musée Mendjisky, Ecoles de Paris. 

Je cherchais un petit musée à voir dans le quartier et je suis tombée par hasard sur celui-ci dont j'ignorais tout.

Ancien atelier d'artiste, celui du maître verrier Barillet, construit par l'architecte Mallet-Stevens en 1932, le musée est en lui-même intéressant dans sa conception "art total".

 

Au fond d'une impasse parisienne

Vitraux et mosaïques de Barillet contribuent à la beauté des lieux.

Vitraux et mosaïques de Barillet
Vitraux et mosaïques de Barillet

Vitraux et mosaïques de Barillet

Régulièrement le musée accueille des expositions temporaires. Quelques recherches ayant piqué ma curiosité, je venais là essentiellement pour découvrir Maurice Mendjizky, un peintre dont j'ignorais tout. Le plaisir a été au rendez-vous.

Né en 1890 en Pologne, Maurice Mendjizky arrive à Paris en 1906 pour intégrer l'école des Beaux Arts. Il travaillera dans l'atelier de Fernand Cormon, sera ami avec Renoir, Picasso mais aussi très proche de Soutine et Modigliani.

Il vivra un temps à La Ruche, entre 1908 et 1910, rejoindra Renoir sur la côte d'Azur en 1913, sera blessé pendant la guerre et renouera alors avec sa passion pour la musique avant de revenir à la peinture. De retour à Paris en 1919, il rencontre la sulfureuse Kiki de Montparnasse dont il partagera la vie pendant trois ans avant qu'elle ne le quitte pour Man Ray !

Remarqué par l'amateur d'art Léon Zamaron, Mendjizky expose et connaît un certain succès.

Profondément attentif à son époque, il fonde en 1933 avec Langevin, Signac et Joliot Curie le Mouvement des intellectuels pour la paix, rejoint par ses amis Picasso, Prévert et d'autres.

Lorsque la guerre éclate, la famille Mendjizky (Maurice, sa femme Rose et leurs deux fils)  s'engage dans la lutte contre le nazisme. Maurice fondera la 8e compagnie des Francs-Tireurs  et Partisans Français et contribue au journal Les Lettres françaises dans les Alpes Maritimes. Son fils aîné, résistant lui aussi sera fusillé juste avant la Libération. 

Profondément marqué par cette tragédie, il continuera de peindre et laissera un ensemble de dessins sur le ghetto de Varsovie, dont Picasso dira "C'est un chef-d'oeuvre, c'est une véritable symphonie en noir et blanc".

Maurice Mendjizky s'éteindra en 1951 à St Paul de Vence. Son fils Serge, artiste lui-même, est à l'origine de ce beau musée dans lequel sont exposées de nombreuses toiles de son père.

Je vous laisse admirer son travail, vous remarquerez les influences de ses amis cités plus haut. 

Un musée à voir si vous venez à Paris, le musée est intéressant, la collection riche et l'accueil sympathique. Personnellement, j'y retournerai volontiers.

Un clic sur les images pour les agrandir ! 

Au fond d'une impasse parisienne
Au fond d'une impasse parisienne
Au fond d'une impasse parisienne
Au fond d'une impasse parisienne
Au fond d'une impasse parisienneAu fond d'une impasse parisienneAu fond d'une impasse parisienne

De nombreuses autres toiles présentent les travaux de peintres de la même époque, dite Ecole de Paris, je ne peux pas vous les présenter tous, le mieux est d'aller voir sur place !

Kiki de Montparnasse

Kiki de Montparnasse

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L'Amour libéré !

11 Juin 2015, 10:45am

Publié par Parisianne

L'Amour libéré !
L'Amour libéré !

Vous aurez sûrement entendu aux actualités que les "cadenas d'Amour" qui avaient pris possession des ponts parisiens (entre autres), et principalement du Pont des Arts, avaient été enlevés au profit de panneaux de street art. Du point de vue esthétique, cette habitude était discutable, du point de vue technique, le poids des cadenas fragilisait la structure de la passerelle et un parapet était tombé l'été dernier, ne faisant par chance aucune victime.

L'idée du street art me semblait intéressante, confronter la vue historique de Paris avec la modernité ne me rebutait pas, au contraire. L'occasion m'a été offerte hier de passer par là, et... comment dire, je suis un brin sceptique.

Quatre street artistes, El Seed, Pantonio, Brusk et Jace, se sont emparés des parapets, de façon temporaire toutefois. L'idée ultime est de mettre en place des protections vitrées pour offrir aux flâneurs une des plus belles vues de la capitale.

Arrivant pas la rive gauche, voici ce que j'ai vu en premier, 

L'Amour libéré !
L'Amour libéré !
L'Amour libéré !
L'Amour libéré !
L'Amour libéré !

Côté rive droite, donc en allant vers le Louvre, ce sont des personnages surprenants qui accueillent les touristes. Personnellement, certaines mises en scène ne m'ont pas charmée, loin de là. Mais il en faut pour tous les goûts ! 

L'Amour libéré !
L'Amour libéré !
L'Amour libéré !
L'Amour libéré !
L'Amour libéré !
L'Amour libéré !
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L'Amour libéré !
L'Amour libéré !

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