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Les musardises de Parisianne

Résultat pour “ABS Multimedias”

Des livres à écouter

20 Juillet 2016, 07:00am

Publié par Parisianne

Des livres à écouter

Bonjour à tous,

Un mot pour vous tenir informés de l'actualité d'ABS Multimédias et de la mienne puisque Rama a eu la gentillesse de publier trois de mes nouvelles en livres numériques et livres audio.

Si vous êtes intéressés, vous pouvez donc trouver ces textes regroupés en un recueil sous le titre de Saisir l'Instant, sur le site d'ABS en version numérique, vous trouverez les liens vers Fnac Kobo, Amazon Kindle ou Ibook mais également en version ausio sur Audible, ou encore Book d'Oreille

 

La version audio lue par Véronique Groux de Miéri a été pour moi un grand moment d'émotion, je la remercie d'avoir su  s'approprier mes mots avec tant de talent.

Je remercie très sincèrement Rama pour le mal qu'il se donne pour diffuser nos textes et vous invite à partager son site, il y a des textes en libre écoute, et d'autres livres audio. N'hésitez pas. 

 

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Une nouvelle en libre écoute : La vie en rose lue par Thibaut Landier enregistrée par Rama Likibi

7 Janvier 2018, 19:34pm

Publié par Parisianne

Il y a longtemps que je ne vous ai pas parlé de Rama et de son site ABS Multimédias que je vous invite à découvrir ou redécouvrir et surtout à partager autour de vous.

Rama est éditeur de livres audio. Vous savez déjà, pour ceux qui me connaissent, qu'il y a quelques temps j'ai eu le privilège d'enregistrer avec ABS certains textes courts, mais vous n'ignorez pas non plus que Rama m'a offert de très belles émotions en enregistrant certaines de mes nouvelles avec des lecteurs de talent.

Une nouvelle émotion pour commencer l'année, celle de la très belle lecture de Thibaut Landier pour La vie en rose, ce texte qui a eu le bonheur de recevoir le premier Prix de la Villes de Mably en 2015.

La nouvelle est en libre écoute, une belle façon de vous rendre compte de la qualité du travail effectué.

Merci de votre attention, de vos partages et de vos commentaires !

Amitiés

Anne

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Des mots à la voix

17 Avril 2015, 12:49pm

Publié par Parisianne

La sculpture de couverture est de Jean-Paul PLOECKL

La sculpture de couverture est de Jean-Paul PLOECKL

 

Vous m'aviez suivi de près ou de loin dans l'aventure des Miniliv' aux Editions du Banc d'Arguin, vous êtes nombreux à m'avoir fait le grand bonheur de lire mes nouvelles et de me donner votre avis, je vous en suis très reconnaissante.

Aujourd'hui, une nouvelle revient sur le devant de la scène grâce à Rama Likibi et ABS Multimedia que vous connaissez déjà puisque vous savez que j'ai enregistré des textes pour et avec Rama. 
Rama a fait enregistrer Au doigt et à l'oeil par une voix que vous connaissez sûrement puisqu'il s'agit de Maïk Darrah, la voix française de Whoopi Golberg, entre autre. Maïk a offert sa voix à mes mots et c'est une grande émotion. On redécouvre toujours ses mots lorsque quelqu'un se les approprie, la dimension est très différente de notre propre lecture à voix haute et vraiment, l'émotion est toujours au rendez-vous. Je ne le dis pas que pour moi, c'est ce que je constate à chacune des lectures auxquelles je participe en tant que simple spectatrice.

Alors voilà, pour ceux qui souhaiteraient écouter plutôt que lire, la nouvelle est aujourd'hui accessible sur le site d'ABS dont vous avez le lien ci-dessus, mais également en téléchargement sur iTunes ainsi que sur Audible

Un vrai bonheur cette aventure, merci tout particulièrement à Rama et Maïk, sans oublier mon ami Jean-François Mouriot qui a eu la gentillesse de publier ces quelques nouvelles.


 

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Les mots à la bouche

17 Avril 2014, 20:12pm

Publié par Parisianne

Vous êtes nombreux à avoir remarqué qu'il était régulièrement question de livres "dits" et de lectures à voix haute, que ces lectures soient "spectacles" ou privées.

Je ne parlerai ici que de la lecture privée, c'est celle qui me concerne en tant qu'intervenant. Pour les lectures "spectacles", par le biais de l'association Textes et Voix, ou souvent au Musée Rodin, je suis simplement auditrice, et le plaisir est différent.

"Lectrice", cette activité a pris une réelle importance pour moi au point que j'ai suivi, avec un grand plaisir, un atelier de lecture à voix haute par le biais de l'Association l'Age d'Or de France. Le but était, avant tout, de me confronter à des écoutes extérieures au cercle privé dans lequel je pratiquais la lecture afin d'apprendre encore davantage et de pratiquer la lecture à voix haute.

Partager le plaisir des mots par la lecture, découvrir en duo un roman, une nouvelle, voire même un poème offre un nouveau regard sur les textes, une approche différente et une attention particulière. Permettre à une personne, qui se trouve dans l'incapacité de lire, de pénétrer un univers par la voix est une émotion que j'ai découverte dans des circonstances particulières mais qui sont aujourd'hui une nouvelle lumière. 

Mes recherches menées dans ces domaines m'ont permis de rencontrer un jeune garçon sympathique et volontaire qui a créé sa structure, ABS multimédias pour offrir au plus grand nombre un accès à la culture littéraire, sonore et multimédias ainsi que des conseils en MAO (musique assistée par ordinateur) à l'attention des non-voyants. 

Nous nous sommes rencontrés une première fois, puis une seconde pour faire une première séance d'enregistrement. Lire à quelqu'un est un exercice qui demande de l'attention mais lire devant un micro est autrement plus difficile. Il a fallu la gentillesse et la patience de Rama pour mener à bien cette première expérience.

Ce n'est pas sans une certaine émotion que je vous emmène aujourd'hui vers le site d'ABS sur lequel vient de paraître notre première collaboration. Cette courte nouvelle écrite sur le thème de la jalousie est paru le mois dernier dans la revue du Traversier dont je vous ai parlé dernièrement. Voici donc la version audio en écoute libre mise en musique par Rama lui-même. 

Nh'ésitez pas à diffuser autour de vous le lien vers le site de Rama, n'hésitez pas à écouter le facétieux génius qui répondra à des questions variées, et à parcourir la bibliothèque dont vous pouvez aisément devenir membre. Il faut simplement s'inscrire. Rassurez-vous, vous ne recevrez pas de publicités invasives, juste l'annonce des nouveautés. C'est une manière d'encourager le travail fait par Rama.

Quant à moi, je poursuis mon propre travail sur la lecture et sur la voix, avec le désir toujours plus fort de partager de nouvelles émotions.

Pour découvrir le site, c'est par . Vos commentaires et avis sont importants, n'hésitez pas. 

Merci

 

Les mots à la bouche

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Toujours sur le Pont des Arts

24 Juillet 2015, 08:17am

Publié par Parisianne

Toujours sur le Pont des Arts

Vous serez sûrement tentés de dire "encore" ! c'est vrai, il en a été question souvent ces derniers temps de cette passerelle pleine de charme et victime d'assauts tantôt pesants tantôt lourds... J'ai décrit ses maux en mots dans Transparence à la clé et L'Amour en cage, chanté l'amour libre en vous montrant le remplacement des cadenas dans l'Amour libéré, cette fois, c'est une nouvelle référence aux nouveaux parapets et au street art actuellement présent vers laquelle je vous invite à aller.

C'est un lien qu'il faudra suivre pour vous rendre sur le site d'ABS Multimédias, précédemment évoqué dans Les Mots à la bouche et dernièrement dans Des mots à la voix

Vous savez que je participe dans la mesure de mes disponibilités avec Rama pour l'enregistrement de livres audio ou de mes propres textes en écoute gratuite pour les non-voyants, entre autre.

Cette fois, Rama a mis en place sur le site de son association une rubrique Vos P'Tits papiers que j'ai inaugurée. Le but est de présenter un sujet quel qu'il soit pour le rendre accessible au plus grand nombre et notamment à des non ou malvoyants. Vous me direz que pour quelqu'un qui illustre ses articles de photos c'est un peu surprenant, et bien c'est justement là tout l'intérêt de la chose ! Dans le cas de découvertes, par exemple Chantilly et le Pont des Arts pour les deux premiers articles, je me suis appliquée à décrire les images autant que possible pour permettre à ceux qui ne le peuvent pas de les visualiser. C'est un exercice un peu compliqué mais quelle satisfaction quand on y parvient.

Alors pour encourager Rama dans son travail, pour motiver d'autres participants aux P'Tits Papiers, pourquoi n'iriez-vous pas tout simplement faire un tour sur son site en n'hésitant à laisser des commentaires, vous savez comme moi combien les signes des visiteurs font plaisir !

Vos P'tits Papiers, c'est par ici

Pour l'écouter libre de textes audio, il vous suffit de renseigner votre adresse mail, vous verrez que vous ne recevrez aucun autre message que ceux d'ABS, Rama ne vend pas son carnet d'adresse aux multiples listes de diffusion qui inondent nos boîtes mail, il bichonne ses adhérents au contraire ! 

Bonne visite, je compte sur vous pour me faire part de vos découvertes !

Merci

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La fleur à la boutonnière

8 Novembre 2018, 17:46pm

Publié par Parisianne

Comment ne pas penser, en ces périodes de commémoration du Centenaire de la Grande Guerre, à toutes ces vies brisées.

Ma façon à moi de les honorer par ce texte écrit il y a quelques temps, publié dans la revue Le Traversier et enregistré avec Rama et en libre écoute sur ABS-Multimédias en suivant le lien.

La fleur à la boutonnière

La fleur à la boutonnière

 

L’été offrait ses derniers fruits à la promesse d’ivresses joyeuses. Les belles journées faisaient oublier les prémices de l’automne dans les parfums que la terre chaude exhalait à l’approche du soir. Le village entier chantait la gloire d’une moisson généreuse, source de paix pour l’hiver.

Chez nous, la joie résonnait de pièce en pièce. Jeunes et vieux étaient réunis pour le mariage de mon cadet, dernière grande fête familiale à laquelle tout le village participerait avant les vendanges. La fiancée, un joli brin de fille, était radieuse dans la rondeur de ses dix-huit ans. Blonde comme ces fleurs de garance qui éclairaient les haies, rose comme le soleil au couchant, elle n’avait pas manqué de prétendants, qu’elle avait eu l’art d’éconduire avec la fermeté et la gentillesse d’une femme au caractère heureux et bien trempé. Mon frère à l’inverse était brun et ténébreux, roi du silence et des secrets. Ils formaient un de ces couples qui vous laissent muet d’envie et à qui le destin semble toujours sourire.

Les sombres rumeurs d’un monde éloigné du nôtre n’arrivaient pas à entacher l’allégresse de notre campagne en cette fin d’été triomphant. Il restait encore assez de bras jeunes et vigoureux pour mener à bien l’entretien des terres. Nous nous sentions hors d’un siècle devenu fou. L’animation régnait partout, les plus jeunes habillaient de gaîté la carriole qui le lendemain conduirait –sur ce chemin joliment orné par les dames– les mariés vers leur nouvelle demeure ; la petite jument grise avait été brossée pour l’occasion. Les cœurs étaient à la joie.

La dernière discussion que j’avais eue avec mon frère me laissait pourtant un goût amer que ne parvenaient pas à estomper les relents sucrés de la fête. Il me fallait lui parler. Notre récent entretien me perturbait et cet argent qu’il m’avait emprunté sans m’accorder d’explications me dérangeait plus encore. Je voulais comprendre. Ne l’ayant pas trouvé à l’extérieur, je montai à sa chambre dans cette grande maison refuge de nos rires et querelles d’enfants. Nos univers sacrés étaient côte à côte et nos lits, séparés par une maigre cloison, nous offraient toujours le plaisir des confidences sans face à face gênant. Nous avions passé l’âge des petits secrets chuchotés avant de s’endormir.

Dans la bâtisse fermée pour conserver la fraîcheur, le silence soudain pesant ne laissait présager rien de bon. J’entrai dans l’antre de mon frère. Sur le lit, un livre ouvert ondulait tel un drapeau blanc sur le champ de bataille des couvertures en désordre.

Au sol, un havresac vomissait des effets assemblés à la hâte. Et sur la chaise, posé sur une capote aussi bleue que notre ciel d’été, un pantalon garance laissait couler le sang de ses jambes désarticulées sur des brodequins flambant neufs.

Dehors les préparatifs de la fête tonnaient à mes oreilles. Mon frère se tenait devant moi, droit, fier, le regard conquérant déjà prêt à combattre mes arguments.

Il allait être heureux ! La comédie de la vie en avait décidé autrement. J’ignorais à qui irait le triomphe mais pressentais une inévitable tragédie. Un froid glacial s’était emparé de moi malgré la chaleur. Ma jambe folle m’empêchait une nouvelle fois de suivre les autres dans leurs plus terribles équipées.

Ils partaient la fleur au fusil, je restai, avec pour seule fleur celle qui fanerait bien vite à la boutonnière de ma veste de noces en cet été 1914.

 

© Parisianne

 

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