Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Les musardises de Parisianne

Revenir...

10 Février 2021, 17:17pm

Publié par Parisianne

Revenir...

Chers tous,

je vous ai longtemps abandonnés une fois encore ! Je n'ai même pas pris le temps de venir vous adresser des vœux. La situation actuelle, qui nous impacte tous d'une manière ou d'une autre, m'a fait négliger cette tradition de début d'année, cela n'empêche aucunement les pensées amicales et chaleureuses, et j'espère sincèrement que vous êtes tous en forme et vos proches aussi.

Le printemps arrive, d'accord il prend son temps, mais tout de même, nous allons dans le bon sens. Alors la lumière me fera sortir de ma tanière et revenir vers vous !

Je ne fais pas de promesses, mon mouvement perpétuel ne m'incite pas à me poser souvent devant mon ordinateur, et la plateforme Overblog n'est pas simple pour les nomades.

Toutefois, je vais essayer de partager avec vous mes dernières découvertes en matière de lecture, et mes plaisirs fleuris. Je n'ai guère le temps de faire de longs commentaires de lecture pour le moment. Ne soyez donc pas surpris de ne voir passer que des images et des citations dans un premier temps au moins. Je m'amuse à partager avec un groupe sympathique sur Facebook, Un café, Un livre, Une ville. Ce sont donc les mêmes images et quelques citations que vous retrouverez ici.

Le besoin d'échapper à la grisaille ambiante m'a fait me pencher sur l'art floral japonais, autrement appelé ikebana. Je n'ai aucune prétention en la matière mais je savoure ces petits moments de recherche autour des fleurs qui m'apportent couleur et évasion. Ce sera donc aussi une occasion de vous offrir, à ma façon, quelques fleurs !

Faites bien attention à vous !

Amitiés

Anne

 

 

Voir les commentaires

Proust, Du côté de chez Swann

4 Octobre 2020, 19:41pm

Publié par Parisianne

Proust, Du côté de chez Swann

Un petit coup au carreau, comme si quelque chose l'avait heurté, suivi d'une ample chute légère comme de grains de sable qu'on eût laissé tomber d'une fenêtre au-dessus, puis la chute s'étendant, se réglant, adoptant un rythme, devenant fluide, sonore, musicale, innombrable, universelle : c'était la pluie.

Voir les commentaires

Marcel Proust, Du côté de chez Swann

28 Septembre 2020, 20:15pm

Publié par Parisianne

Marcel Proust, Du côté de chez Swann

Ces deux photos montrent l'évolution d'un même lieu. La première photo est issue du fond Albert Khan, Archives de la planète, un projet documentaire initié par le banquier et philanthrope avec pour objectif de filmer et photographier le monde. Les dernière inventions des frères Lumière, l'autochrome (photos couleurs) et le cinématographe nous offrent de voir Paris entre 1910 et 1937. C'est à la Cité de l'Architecture et c'est à la fois intéressant et émouvant, d'autant plus que les parisiens d'un certain âge n'hésitent pas à commenter, et cela contribue à rendre cette exposition vivante.

Mais mon titre fait référence à Marcel Proust, simplement parce que la citation qui suit s'est immédiatement imposée à mon esprit en association avec la confrontation de ces deux photos. La seconde ayant été prise par mes soins dans le XVe arrondissement.

 

 

« Le souvenir d’une certaine image n’est que le regret d’un certain instant ; et les maisons, les routes, les avenues, sont fugitives hélas, comme les années. »

Voir les commentaires

Marcel Proust, Du côté de chez Swann

27 Septembre 2020, 20:00pm

Publié par Parisianne

Marcel Proust, Du côté de chez Swann



« [...] je la voyais atteindre à cet or inaltérable et fixe des beaux jours, sur lequel l’ombre découpée de l’appui ouvragé de la balustrade se détachait en noir comme une végétation capricieuse [...] »

Voir les commentaires

Michel Déon, Les Poneys sauvages

20 Septembre 2020, 14:54pm

Publié par Parisianne

Gallimard, Michel Déon Les Poneys sauvages, 1970

Gallimard, Michel Déon Les Poneys sauvages, 1970

Ma bibliothèque regorge de livres plus ou moins vieux et de provenances diverses, souvenirs de famille, présents ou achats chez des bouquinistes ou en brocante.

Je me suis décidée dernièrement à regrouper la collection Blanche de Gallimard que j'aime beaucoup en raison de son élégante sobriété. Et pour la fête des mères, mes garçons m'ont offert un lot déniché chez un antiquaire, je l'avais repéré en passant, attirée par les noms d'auteurs, beaucoup ayant eu le prix Goncourt, et quelques autres. Cette variété m'a offert de belles découvertes pendant l'été. 

Les Poneys sauvages de Michel Déon en font partie. J'étais persuadée d'avoir partagé avec vous ma lecture du célèbre Taxi mauve, l'an dernier, il n'en est rien ! Je vous invite donc simplement à le lire ou le relire, et éventuellement à regarder le superbe film avec l'inoubliable Philippe Noiret, l'énigmatique Charlotte Rampling et bien sûr Peter Ustinov et Fred Astaire même si le film est un peu loin du livre à mon goût.

Les Poneys sauvages est un roman d'un tout autre genre même si certains paysages sont familiers

Heureusement, il y avait eu les réveils dans l'auberge de Miss Rose Huntington, à Calgate, et les poneys sauvages broutant l'herbe humide de rosée dans la clairière, un monde pur et préserver qui lavait les corps et les cœurs...

Il s'agit là d'une traversée de notre histoire depuis l'avant deuxième guerre mondiale jusqu'aux années 70, vue par cinq jeunes gens qui se sont connus à Cambridge, trois britanniques et deux français, dont le narrateur qui est un témoin un peu extérieur et écrit leur histoire.

Michel Déon, Les Poneys sauvages

Entre récit et correspondances, la vie tumultueuse des quatre principaux protagonistes et de leur professeur retiré dans sa campagne anglaise se déroule sous nos yeux. Nous traversons ainsi la Seconde Guerre Mondiale, mais aussi la guerre froide, la guerre d'Algérie dans le portrait d'une société en pleine mutation portée par ses contradictions et ses renoncements.

Qu’avez-vous besoin de vous promener partout dans le monde pour vous assurer de ce que vous savez déjà depuis toujours : que les hommes sont bêtes et méchants, et que c’est pour cela que Dieu (que les Dieux aient Son âme !) n’a pas voulu qu’ils fussent immortels.

Les personnages sont très forts, chacun dans un genre particulier, l'amitié tient un rôle essentiel malgré des convictions parfois très différentes.

Le style d'une grande fluidité rend la lecture agréable et le récit reste par certains côtés très actuel. 

Partout dans le monde, il devenait de plus en plus difficile d'exprimer une vérité qui ne cadrât avec aucune politique. Il était possible que la vérité ne servît plus à rien, sinon à fausser des rapports de force, autre vérité profonde dont, un jour, sortirait un nouvel équilibre, une nouvelle paix qui n'auraient rien à voir avec notre conception abstraite de la Justice et nos ridicules amours-propres.

Et pour finir une dernière citation. Toute ressemblance...

Un roman de 1970 !

L'homme n'est pas de taille à lutter. La civilisation l'a rendu plus grand, plus fort, moins laid, mais aussi plus vulnérable aux épidémies d'origine inconnue. Il peut se battre contre un lion, un tigre, contre son semblable, mais quand un virus l'attaque, il a la fièvre, les jambes molles, le cœur chancelant et il se couche. Son courage ne lui sert plus à rien.

Voir les commentaires

Soyons sérieux...

19 Septembre 2020, 18:46pm

Publié par Parisianne

Une fois n'est pas coutume, je voulais vous parler d'un sujet qui m'inquiète. 

Je ne vous donnerai pas une énième théorie sur le virus qui nous (pré)occupe depuis quelques mois, si vous manquez d'avis sur la question, allumez la télé ou foncez sur les réseaux sociaux, vous y trouverez de très nombreux et éminents spécialistes, je leur laisse volontiers la place.

Ce qui m'inquiète est d'un autre ordre, plus esthétique, vous qui passez ici ne pouvez pas ignorer que je suis assez attentive à la beauté, que je vais même jusqu'à la considérer comme le meilleur remède à tous les maux, surtout ceux d'aujourd'hui.

A moins de vivre sur une île déserte (ce qui ne serait pas pour me déplaire, je l'avoue), personne ne peut avoir échappé au dernier ornement à la mode (j'avais écrit "fashion" mais par respect pour notre belle langue, je reviens à "mode").

Je veux parler du masque bien sûr. Ceux qui vivent dans les grandes villes en ont fait leur parure quotidienne, ceux qui ont la chance de demeurer dans des lieux moins fréquentés le laissent accroché à leurs clés pour ne pas l'oublier en sortant faire leurs courses, mais personne ne peut s'en passer.

Il n'est pas permis de dire que ça nous empêche de respirer, les soignants en portent depuis toujours et ils respirent encore - j'en profite pour leur dire tout mon respect dans la tourmente actuelle. Il est préférable de ne pas dire trop fort que vous jugez ce masque indispensable, ou totalement inutile, de toute façon, personne n'est jamais d'accord.

Donc, on en parle du matin au soir, entre deux, dix, cent, etc. nouveaux contaminés, et quelques morts, paix à leur âme ; on déplore l'absence de sourires, même si nous avons appris à lire dans les regards, ce qui n'est finalement pas une mauvaise chose, non ? Il faut le mettre convenablement, l'enlever convenablement, ne jamais le toucher... que celui qui n'a jamais remis son masque en place parce qu'il a de la buée plein les lunettes me jette la première pierre... 

Bref, ces masques nous occupent beaucoup. Mais il est un sujet dont on ne parle pas, un sujet grave qu'aucun média n'a abordé (et pourtant ils en disent des choses), un drame que seuls les sourires féminins peuvent comprendre, pardon messieurs.

Soyons sérieux...

Je veux parler bien sûr de la lipstick dépression... voilà qu'un anglicisme me reprend mais vous reconnaîtrez que ça percute plus que la dépression du rouge à lèvres...

Que sont nos rouge à lèvres devenus depuis que les masques ont pris possession de nos sourires ? Oubliés au fond de notre sac à main dans lequel ils auront coulé pendant les fortes chaleurs de l'été ? Enfermé dans le placard de la salle de bain ou négligemment posé sur la coiffeuse de la chambre entre deux colliers et trois paires de boucles d'oreilles ? Imaginez leur état d'anxiété. Déjà qu'avec les composants toxiques qui les composent ils étaient certainement un peu inquiets, ils doivent fondre de désespoir.

Alors mesdames, sortez chez vous vos rouge à lèvres et souriez des yeux à l'extérieur !

Soyons sérieux...

Mais c'est un masque pour les yeux ?

Bien sûr ! Non qu'il faille fermer les yeux sur une situation sérieuse mais pour garder le sourire !

Faites attention à vous avec bon sens, sûrement la chose la plus utile aujourd'hui !

Voir les commentaires

Marcel Proust, Du côté de chez Swann

19 Septembre 2020, 05:00am

Publié par Parisianne

Marcel Proust, Du côté de chez Swann

et la demeure que j’avais rebâtie dans les ténèbres était allée rejoindre les demeures entrevues dans le tourbillon du réveil, mise en fuite par ce pâle signe qu’avait tracé au-dessus des rideaux le doigt levé du jour.

Voir les commentaires

Marcel Proust, Du côté de chez Swann

18 Septembre 2020, 16:32pm

Publié par Parisianne

Marcel Proust, Du côté de chez Swann

Tâchez de garder toujours un morceau de ciel au-dessus de votre vie...

Voir les commentaires

Petit bavardage entre amis...

18 Septembre 2020, 16:27pm

Publié par Parisianne

Petit bavardage entre amis...

Marcel Proust, A la recherche du temps perdu

Du côté de chez Swann

Pourquoi soudain cette lecture ? Je serais bien en peine de l'expliquer. Je venais de terminer une de mes nombreuses lectures de l'été, Anatomie d'un chœur de Marie Nimier, et j'hésitais entre plusieurs livres un peu anciens, nombreux dans ma bibliothèque quand Proust s'est imposé en rentrant d'un adieu à la maman d'amis partie brutalement. Un départ qui me laisse le goût amer d'un rendez-vous manqué puisque nous devions nous retrouver, le contexte et quelques autres circonstances ont mis un grain de sable de trop dans la coupe du temps. Je ne garderai qu'une voix pleine de chaleur et des souvenirs de jeunesse bien ancrés au cœur.

Peut-être le titre, A la Recherche du temps perdu, a t-il joué son rôle ? Je ne saurais dire. Toujours est-il qu'il m'était impossible de résister à l'appel de Proust ! 

Ne trouvez-vous pas ce titre incroyable dans notre époque où l'on se demande s'il existe encore un instant perdu ? N'avez-vous pas le sentiment parfois d'aller si vite que ce sont plusieurs vies que vous vivez en une journée ? Les sollicitations sont telles. Que garderons-nous de ces journées accélérées ? Quelles seront nos madeleines glissées sur un réseau social entre une tablette et un smartphone, un fast-food et un drive ? Nos enfants reverront-ils surgir la table familiale et l'écran géant de la télé dans le parfum d'un hamburger ?

Je plaisante... à peine...

Mais revenons à ce cher Marcel.

Je ne vais pas vous raconter ni même vous commenter La Recherche, d'autres l'ont fait avant moi et bien mieux. Ce sont des citations soulignées au fil de ma lecture que je partagerai avec vous, ses mots à lui sont tellement plus parlants.

Peut-être au fil de ces citations, retrouverez vous la saveur de votre madeleine !

Petit bavardage entre amis...

Voir les commentaires

Victoria Mas, Le Bal des folles

9 Août 2020, 13:14pm

Publié par Parisianne

Victoria Mas, Le Bal des folles

Difficile de sortir un tel livre après le superbe roman d'Anna Hope La Salle de bal. J'ai d'ailleurs longuement hésité avant de me lancer dans cette lecture.

Victoria Mas, dont c'est le premier roman, nous offre là un ouvrage bien documenté et bien mené. Je n'ai cependant pas adhéré avec l'histoire d'Eugénie qui parle aux défunts et se retrouve internée par son père et son frère, dans une famille de notaires, ce genre de dons est plutôt malvenu, même en 1885, époque où l'on aime faire tourner les tables.

- Pourquoi faire interner votre fille, si vous n'attendez pas qu'elle soit soignée ? Nous ne sommes pas une prison. Nous oeuvrons à guérir nos patientes.
Le notaire réfléchit. Il se lève de sa chaise, époussette son hait-de-forme d'un geste résolu.
- On ne converse pas avec les morts sans que le diable y soit pour quelque chose. Je ne veux pas de cela dans ma maison. A mes yeux, ma fille n'existe plus.

L'internement psychiatrique du XIXe siècle, ce n'est une surprise pour personne, pouvait relever de raisons que l'on jugerait aujourd'hui insuffisantes pour justifier un tel châtiment. Nous avons bien sûr en tête l'internement de Camille Claudel qui par la seule volonté de sa mère et de son frère a terminé sa vie en hôpital psychiatrique après trente années d'isolement.

Les femmes sont bien entendu les plus vulnérables, sous le nom d'hystérie on place beaucoup de symptômes, on trouve donc dans le roman de vraies folles mélangées à de pauvres femmes placées là par un parent, un mari, ou ramassées dans la rue.

Le professeur Charcot vient révolutionner le monde de la psychiatrie en proposant des séances d'hypnose avec pour motivation de soigner. L'idée est louable, les moyens ne le sont peut-être pas toujours autant.

 

[...] les folles pouvaient désormais susciter le désir. Leur attrait était paradoxal, elles soulevaient les craintes et les fantasmes, l'horreur et la sensualité. Lorsque, sous hypnose, une aliénée plongeait en crise d'hystérie devant un auditoire muet, on avait parfois moins l'impression d'observer un dysfonctionnement nerveux qu'une danse érotique désespérée. Les folles n'effrayaient plus, elles fascinaient.

Fort de cette attirance, malsaine, je vous l'accorde, le bal de la mi-Carême est organisé chaque année à la Salpêtrière et réunit le gratin parisien et les aliénées lors d'une soirée costumée durant laquelle les notables viennent avec le fol espoir d'assister en direct à une crise de folie.

On cherche un défaut, une tare, on remarque un bras paralysé sur la poitrine, des paupières qui se referment un peu trop fréquemment. Mais ces aliénées offrent un spectacle de grâce surprenant. [...] Peu a peu les murmures reprennent, des rires éclatent, on se bouscule pour voir de plus près ces animaux exotiques, car c’est comme si l’on était dans une cage du Jardin des Plantes, en contact direct avec ces bêtes curieuses. Pendant que les aliénées prennent place sur la piste ou sur les banquettes, les invités se relâchent et gloussent, s’esclaffent et crient lorsqu’ils effleurent la manche d’une folle, et si l’on venait à entrer dans cette salle de bal sans en connaître le contexte, on prendrait pour fous et excentriques tous ceux qui, ce soir, ne sont pas censés l’être.

Le bal n'arrive qu'en toute fin du livre, il n'est donc a priori pas le sujet essentiel même si les préparatifs jalonnent le roman, avec tout l'enthousiasme que le choix des costumes et la perspective de voir et d'être vue peut susciter chez les femmes internées.

Le personnage essentiel de ce roman, est l'infirmière Geneviève qui en rencontrant la jeune Eugénie et ses fantômes, se met à douter et prend conscience de la vulnérabilité des femmes dans une société d'homme régie par des hommes.

Si le sujet vous intéresse, je vous invite à lire ce livre à l'écriture agréable et qui se lit très bien. Mais s'il fallait n'en choisir qu'un, je vous inciterai davantage à vous tourner vers le roman d'Anna Hope.

Lire les deux est aussi une bonne alternative !

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 > >>