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Les musardises de Parisianne

De la Corse aux Goncourt !

1 Juin 2020, 14:42pm

Publié par Parisianne

Comment ne pas rebondir sur le voyage en Corse proposé par Isabelle, et surtout sur l'auteur de cette Chasse au mouflon, Emile Bergerat.

Monsieur Bergerat est élu

21 mai 1919 annonce du maître d'hôtel à la presse

Photo du Net

Photo du Net

Où Emile Bergerat a t-il donc été élu ? Mais à l'Académie Goncourt, voyons !

Emile Bergerat élu, au septième couvert, à la place de Paul Marguerite décédé en décembre 1918 est le gendre de Théophile Gautier, dont il a épousé la seconde fille, Estelle.

Rappelons que l'aînée, Judith, a été la première femme élue à cette même académie.

Emile Bergerat est élu au premier tour, par six voix, les trois autres ainsi réparties à Raoul Ponchon, Han Ryner et Romain Rolland. Le président de l'époque est Gustave Geffroy qui siège au huitième couvert.

Poète d'inspiration banvillesque et même parfois funambulesque [...] avait aussi fait oeuvre de romancier, d'auteur dramatique et de journaliste, mais sans jamais se soucier du "document humain" et sans témoigner beaucoup de sympathie aux Goncourt.

Léon Deffoux

Le témoignage que je vous cite ici est extrait de Chronique de l'Académie Goncourt par Léon Deffoux 1929.

Ce manque de sympathie pour les Goncourt, il s'agit bien ici des frères Edmond et Jules, ainsi que le prix Calmann-Lévy décerné, en 1895, par l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre n'arrête cependant pas les membres du jury qui élisent donc sans hésiter cet auteur reconnu qui ne siégera cependant que peu de temps puisqu'il mourra en 1923 à l'âge de 78 ans.

Emile Bergerat ne s'inscrit pas dans la veine naturaliste de certains de ses illustres prédécesseurs, je pense bien sûr à Huysmans.

Voyez plutôt ce que nous dit Léon Deffoux :

Il était le survivant d'une époque qu'il a lui même désignée, dans ses Souvenirs d'un enfant de Paris, par un de ces néologismes dont il était grand amateur : le "boulevardisme". Il fut le type même des poètes brillants et légers que Goncourt prisait peu et l'un des derniers chroniqueurs selon la formule du Second Empire.
Comme Aurélien Scholl et tous les boulevardiers de cet âge, il avait assisté avec dégoût aux succès du réalisme qu'il tenait pour une sorte de morphinomanie.

Poésie, théâtre, romans, témoignages, Emile Bergerat a été un auteur prolifique.

Il sera remplacé en 1924 par Raoul Ponchon, écrivain et chroniqueur à qui l'on doit le célèbre " quand mon verre est vide / je le plains / quand mon verre est plein / je le vide" !

 

Je remercie Isabelle qui une fois encore, et il y en aura d'autre je lui fais confiance, m'a incitée à plus de curiosité à l'égard d'un nom qui me parlait sans m'être familier.

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Café vagabond : mais où est donc Alice ? Isabelle lui aurait présenté le lapin ?

1 Juin 2020, 14:17pm

Publié par Parisianne

Le meilleur moyen de réaliser l'impossible est de croire que c'est possible.

Alice au Pays des Merveilles, Lewis Carroll

Café vagabond : mais où est donc Alice ? Isabelle lui aurait présenté le lapin ?

Si tu connaissais le Temps aussi bien que moi, tu ne parlerais pas de le perdre. Le Temps est un être vivant.

Alice au Pays des Merveilles, Lewis Carroll

J'emprunte à Isabelle ces belles photos, la broderie et l'illustration de Benjamin Rabier ont tout à fait leur place dans le jardin d'Alice !

Café vagabond : mais où est donc Alice ? Isabelle lui aurait présenté le lapin ?

S'il est impossible de ne pas penser à quelque chose, il reste encore possible de penser à autre chose.

Alice au Pays des Merveilles, Lewis Carroll

Café vagabond : mais où est donc Alice ? Isabelle lui aurait présenté le lapin ?

Disons que le matin est de juin mais tout aussi fleuri !

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Bonheur du jour

30 Mai 2020, 09:00am

Publié par Parisianne

Bonheur du jour

Flâner dans le jardin le matin au réveil et s’arrêter devant cette petite merveille, juste pour le plaisir, juste pour savourer cet instant magique.

Comme je comprends le Petit Prince si attaché à sa rose.

Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu’elle vous ressemble... on ne voit bien qu’avec le cœur...

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La carte postale d'Eugénie

29 Mai 2020, 17:14pm

Publié par Parisianne

Les gorges du Tarn

Les gorges du Tarn

Eugénie nous envoie un petit coucou de sa Lozère, qu'elle retrouvera je l'espère bientôt, avec ces photos prises dans les Gorges du Tarn.

Et comme il fait beau et chaud aujourd'hui, nous en savourons toute la fraîcheur !

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Les regards d'Isabelle : ne pas se mélanger les pinceaux

29 Mai 2020, 10:17am

Publié par Parisianne

Les regards d'Isabelle : ne pas se mélanger les pinceaux

Pour peindre il vous faudra des couleurs et des pinceaux au choix :

A pointe plate,  effilée, bombée, usée, ronde,  fine  ou biseautée

A lavis,  rechargeables ou  à réservoir, à jupon ou en éventail

En soie ou en poils de martre,  de mangouste,  de blaireau, de poneys, de chèvre du Tibet ou de putois.

Et surtout pour ne jamais être à court, un pinceau de poche et un de voyage .

Les regards d'Isabelle : ne pas se mélanger les pinceaux

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Carte postale ParisiAnne !

28 Mai 2020, 12:52pm

Publié par Parisianne

Il faut reconnaître que l’envoi de cartes postales se fait de plus en plus rare. Je n’en écris plus que quelques unes destinées à des proches ou des amis, souvent sans raison particulière, et mes cartes postales de vacances sont devenues quasi inexistantes. Les mails ou autres textos ont remplacé les jolies cartes mais aussi les longues lettres.

Je suis pourtant une épistolière convaincue, et je souris parfois en retrouvant dans mes papiers, ou glissées dans des livres, des brouillons de lettres, souvent fragmentaires, destinées à des amis de jeunesse.

Aujourd’hui, les rares correspondants avec lesquels j’échange encore reçoivent les mots de mon clavier mais parfois aussi quelques traces griffonnées de ma main sur une carte bien souvent attrapée à la volée dans un kiosque. Pourquoi à la volée ? Simplement parce que je ne les cherche pas réellement, ce sont elles qui m’appellent en passant !
Et vous Envoyez-moi vos cartes postales, je les publierai !

Allez, jouons le jeu ! J’ai pris ces photos ce matin. Qu’auriez-vous pu y lire si elle s’était trouvée dans votre boîte à lettres ?

Paris 14e

Paris 14e

Flânerie matinale dans ce Paris pas si secret entre tours et jardins sauvages.

La belle endormie sort peu à peu de son pesant sommeil ; si les terrasses sont encore désertes et les chaises empilées dans les cafés fermés, les vitrines ouvrent doucement leurs yeux douloureux. Le soleil brille et la ville est belle, brassées d’espoirs pour des jours meilleurs.
À pied, à vélo, en bavardant ou en chantant, je vous attends pour d’autres promenades curieuses, les yeux grands ouverts sur tant de beautés.

Prenez soin de vous.

Amitiés 

Anne

 

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A la table du coquelicot !

27 Mai 2020, 11:00am

Publié par Parisianne

A la table du coquelicot !

Nous l'avons lu, entendu, vu, cette période de confinement semble avoir été favorable à la nature qui aura, je n'en doute pas apprécié cette courte trêve.

Chez moi, le jardin est plutôt sauvage, parisienne à temps travaillé, donc plutôt majoritairement en période normale, mon petit coin de Picardie, où se trouve mon papa, reste mon havre et il n'est pas question de policer les jardins. Les très beaux et très organisés parterres parisiens me suffisent, chez moi fouillis assuré ! 

Ce qui n'est pas parfois sans causer quelques cocasseries, je suis incapable d'arracher une fleur... et si c'est un coquelicot malheur à celui qui y touche. 

L'un d'entre eux, ils sont nombreux dans le jardin, s'est donc invité à notre table ! Et lorsqu'il s'est épanoui, dimanche dernier, j'étais fort contrariée, il n'avait pas respecté le dress code du jour.

A la table du coquelicot !

Bien sûr, devant mon embarras, il en a souri de plaisir !

A la table du coquelicot !

Alors pour ne pas être en reste, cette semaine, je me suis adaptée et c'est nous qui nous sommes mis à ses couleurs !

A la table du coquelicot !

C'est un cri, c'est un appel, c'est un mot de joues rouges et de course folle dans les blés, de mollets piqués par les chardons, de roulage et de cul par-dessus tête dans le fossé.

Anne Sylvestre, Coquelicot et autres mots que j'aime chez Point

A la table du coquelicot !

C'est un mot claquant, insolent, cueille-moi si tu l'oses, je me fanera aussitôt mais regarde : je suis légion. Je pousse et je re-pousse, et dans cette flaque rouge tu ne sais plus où poser les yeux. Coquelicots, cavalcade, concours à qui sera le plus rouge, tes joues ou moi.

Anne Sylvestre, Coquelicot et autres mots que j'aime chez Point

A la table du coquelicot !

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D'une académie à l'autre, concurrence oblige !

27 Mai 2020, 07:00am

Publié par Parisianne

D'une académie à l'autre, concurrence oblige !

Renouer avec Paris en marchant le matin tôt le long de la Seine, c'est goûter la beauté et l'histoire à la fois.

La bibliothèque Mazarine vue du Quai François Mitterand, créé grâce aux collections du cardinal Mazarin est ouverte aux savants dès 1643, il s'agit à l'origine de l'hôtel particulier de Mazarin. Elle sera ainsi la  première bibliothèque publique de France. 

Aujourd'hui rattachée à l'Institut de France, qui regroupe vous le savez les cinq académies :

  • L'Académie française,
  • L'Académie des inscriptions et belles-lettres
  • L'Académie des sciences
  • L'Académie des beaux-arts
  • L'Académie des sciences morales et politiques

 

 

D'une académie à l'autre, concurrence oblige !

Je ne résiste jamais à cette vue, et c'est toujours avec un plaisir non dissimulé que je flâne sur le Pont des Arts, heureusement libéré de ces cadenas d'amour que je m'étais amusée à ouvrir en mots pour libérer tous les pauvres cœurs serrés dans Mon Amour en cage.

Notre langue française s'abîme
Comme un vieux livre de cuisine

Julien Clerc, Gilles Etienne Roda

Jean-Lou Dabadie qui a tant écrit pour Julien Clerc, entre autre, n'a pas écrit ce texte là, pourtant, il aurait pu.

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Café grand-mère !

26 Mai 2020, 13:00pm

Publié par Parisianne

Café grand-mère !

Tout ce qui reluit n'est pas d'or.

Emile Zola, Au Bonheur des Dames

Le café du jour est un clin d'oeil à des femmes de la famille. Mon arrière grand-mère, et sa magnifique machine à coudre Singer, que je ne me risquerai pas à utiliser bien qu'elle soit en parfait état de fonctionnement. Je dispose même du mode d'emploi !

Ma maman, qui était nulle en couture mais très douée en dessin et qui aimait illustrer ses livres. Ce Bonheur des Dames en est un témoignage que je conserver avec... bonheur ! 

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Les regards d'Isabelle : café numismate et coloré

26 Mai 2020, 07:49am

Publié par Parisianne

Les regards d'Isabelle : café numismate et coloré
Les regards d'Isabelle : café numismate et coloré
Les regards d'Isabelle : café numismate et coloré

Pour le plaisir des yeux, la stimulation des papilles et du regard, Isabelle nous offre ce matin sont café acidulé pour une journée pétillante.

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