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Les musardises de Parisianne

Serge Joncour, Nature humaine

17 Mars 2021, 19:43pm

Publié par Parisianne

Serge Joncour, Nature humaine

Les grands moments de l'Histoire sont la consigne de nos souvenirs personnels.

Découverte de cet auteur à travers ce prix Femina 2020, un jour peut-être m'intéresserais-je au Femina créé en 1904 en réaction au Goncourt jugé misogyne ! 

Mais ce n'est pas le prix qui m'a fait m'intéresser à ce livre, plutôt les échos positifs entendus ici ou là. Et je ne regrette pas. Cette histoire qui s'étend de 1976 à 1999 est un peu la nôtre, je n'étais pas très grande en 76 mais je me souviens de cette année de sécheresse terrible. 

Serge Joncour nous entraîne donc dans une histoire simple, celle d'un jeune fermier qui reprend l'exploitation de ses parents, située dans le Lot, un peu par contrainte, beaucoup par amour pour sa terre et sa région préservée mais qui se trouve malgré lui au cœur de certaines des luttes qui ont jalonné la fin du XXe siècle. 

... toutes ces zones périphériques devenaient d'interminables successions d'hypermarchés, de magasins de sport, de bricolage, de jardineries et de grandes surfaces d'ameublement, et pour réguler la circulation née de tous ces parkings et de ces nouvelles routes on construisait des ronds-points tous les cinq cents mètres... Le paysage urbain changeait du tout au tout.

La politique (élection de Mitterand en 1981), les centrales nucléaires et la catastrophe de Tchernobyl (1986), la vache folle et l'apparition du SIDA, la chute du Mur de Berlin, bien sûr, l'évolution de notre société et la multiplication des grandes surfaces, jusqu'à la tempête de 1999, tout défile pour nous rafraîchir la mémoire et nous interroger.

L'histoire d'amour qui incite notre principal protagoniste, Alexandre, à revenir toujours vers Constanze, la belle Allemande, trouve son écho dans la nature préservée qui entoure la ferme et que la jeune femme évoque comme une sorte d'oasis à laquelle elle se rattache lors de ses combats pour d'autres terres, lointaines celles-là et sacrifiées, celles de l'Inde.

Un livre à lire assurément. 

 

Le plus fou c'est que toutes ces terres qu'ils bétonnaient, ces terres de sortie de ville, c'étaient des terres de bord de rivière ou de fond de vallée, autant dire les meilleures, c'étaient donc sur des terres agricoles de la plus haute qualité qu'on bétonnait à n'en plus finir pour y faire pousser des hypermarchés.

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M
Je ne l'ai pas encore lu car il est pris d'assaut à la médiathèque et la liste d'attente est fort longue ! Il faudra bien qu'un jour je puisse le lire. Je n'ai lu de lui que "l'écrivain national" et j'avais aimé ! Merci pour ta chronique
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P
A lire absolument. Je viens de le prêter à mon papa qui se régale de cette lecture qui lui rafraîchit la mémoire.
E
Je n'ai lu que "Repose-toi sur moi" de cet auteur. Curieusement, je ne me souviens de rien de cette lecture. C'est bizarre....
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Q
Je le note donc... :)
Très belle mise en valeur de ton livre, j'aime énormément l'image. :)
Je t'embrasse, passe une douce soirée.
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P
Merci, tu vois les fleurs sont partout :-)